Témoignage d’un fan: Se foutrait-on un peu de notre gueule ?


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Excusez d’avance la vulgarité du titre. La suite de l’article sera dans la même lignée. Cet article n’aura aucune introduction, comme Arsenal samedi, mené 2-0 après 8 minutes. Il n’aura aucune organisation précise, comme Arsenal samedi. Il sera triste, comme Arsenal samedi.

Vous l’avez compris, nous allons – très brièvement – revenir sur la débâcle d’Arsenal contre Chelsea ce weekend. J’ai décidé d’opter pour un coup de gueule. Je ne souhaite aucunement jouer la carte du pamphlet, je préfère laisser cela à ceux qui le maîtrisent : prenez plutôt cela comme le témoignage d’un fan – et j’ose dire que ma vision englobe celle de pas mal de fans d’Arsenal – encore complètement sous le choc.

Pour débuter, j’ai cherché la définition de « honteux » dans le dictionnaire. C’est totalement futile. On s’en fout, cela colle avec la performance d’Arsenal. Mais en rédigeant cet article je me sens fainéant, un peu comme Arteta ou Chamberlain ou Mertesacker ou… bref, vous avez compris. Donc j’ai décidé de « copier-coller » la définition d’un dictionnaire en ligne : « qui éprouve un sentiment de honte, d’humiliation, de gêne, du fait d’une action ou d’une situation dont il est responsable ». Point à la ligne.

Aujourd’hui, je vais faire l’impasse totale sur la tactique. Je tiens ainsi à m’excuser auprès de ceux qui attendaient une analyse exhaustive en 3 parties du positionnement d’Alex Oxlade Chamberlain. Toujours dans le processus de recherche inutile dans le dictionnaire, je vous propose une palette de mots pour décrire la « performance » des « Gunners » : abjecte, avilissante, dégoûtante, déshonorante, infâme, inqualifiable, penaude, révoltante ou encore scandaleuse.

Trêve de palabres. Pour faire un navet, il faut généralement des acteurs du même acabit que le film dans lequel ils jouent (on généralise, tant pis). Pour se prendre 6-0, il faut des tocards. CQFD. Lançons-nous donc dans la chasse aux responsables à l’image des réseaux sociaux où l’on fusille à tout va. Car oui, il va falloir les pointer, ces responsables.

« J’assume entièrement la responsabilité de cet échec » dit Arsène Wenger après le match au micro de Canal +. Oui tonton, tu as tes torts, comme ta composition de départ. Si Arsenal est totalement ravagé par les blessures, Wenger opte pour une paire Arteta/Chamberlain au milieu de terrain. Suicidaire, se disent beaucoup de fans en voyant cela avant le match. La titularisation de Flamini semblait être une évidence, pourtant non, le Français débute sur le banc. Il y a cependant plusieurs explications à ce choix (qui n’explique sans doute pas tout) : le côté décérébré de l’ancien marseillais et sa fâcheuse tendance à accumuler plus de cartons jaunes que de bons matches. Aussi, récemment, le bruit court que Wenger et Flamini seraient en froid, le dernier aurait déçu à plusieurs reprises son manager. Pour finir, Flamini n’a plus ses canes du jeunot qu’il était il y a dix ans : sa capacité à finir les matchs est de plus en plus remise en cause. Mais à l’inverse, son impact physique et sa discipline tactique auraient certainement été un véritable plus pour Arsenal dans l’entrejeu, compte tenu de la capacité des joueurs de Mourinho à se projeter vers l’avant et à profiter de la moindre faille. Et bien cela n’a pas loupé.  Si je voulais être pointilleux je dirai que si Wenger ne pouvait pas prévoir la flopée de blessures qui lui tombe dessus, certains postes apparaissent comme étant pauvres qualitativement ou quantitativement. On peut par exemple mentionner le manque d’options devant et la non-présence d’un véritable milieu défensif. Oui, absolument, c’est une attaque directe envers les choix de Wenger lors du/des dernier(s) mercato(s).

Néanmoins, est-ce qu’une sélection d’équipe un tantinet bancale explique une pareille mésaventure ? Au-delà du résultat en soi, il y a la manière. Et là, il n’y a qu’un seul responsable, ou plutôt 14 : les joueurs. Le spectacle affligeant proposé par les joueurs est la cause majeure de l’incroyable déroute subie par Arsenal ce samedi. Jadis, d’anciens joueurs d’Arsenal parlaient de « fierté » et « d’honneur » quand leur venait la chance de porter le maillot de leur club. Aucune envie, pas le moindre signe d’une quelconque volonté de bien faire. C’est vrai, il n’y avait aucune raison d’être sur-motivé : la possibilité de relancer la course au titre en cas de victoire mais surtout la 1000e de Wenger. Rien que cela. Et même si les joueurs n’en ont foutrement rien à faire du club voire du football en général, le minimum aurait été de faire semblant de s’y intéresser pour remercier la personne qui a fait d’eux ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Wenger voit ses joueurs comme ses petits protégés voire ses enfants. Naïf, il l’est peut être, protégeant ses joueurs au maximum. Il se bat pour que chacun d’eux réussissent et fait tout ce qui est en son pouvoir pour leur permettre de réussir.

Un immense manque de respect. Du dégoût. Voilà ce qu’a dû ressentir Wenger après la rencontre. Mais en brave homme qu’il est, il s’est contenté de prendre la totale responsabilité du massacre. En plus de cela, un blackout total a été décrété après la rencontre : conférence de presse d’après match annulé, ainsi que la traditionnelle conférence d’avant match (se tenant normalement ce Lundi) pour faire le point sur les blessures, notamment. Il a également interdit toute communication des joueurs pendant 24h, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la presse. Je n’ose même pas imaginer le climat à Colney.

Car oui, les joueurs sont très forts pour communiquer d’ordinaire. Ah, qu’ils étaient heureux de pouvoir représenter Arsène Wenger pour sa 1000e apparition sur le banc des Gunners ! A coup de tweets vaseux ou de photos sur Instagram, ils y sont allés de leur petite touche personnelle pour rendre hommage à celui qu’ils considèrent comme leur « maître ». Qu’est-ce que cela aurait été s’ils avaient du mépris pour lui ! En effet, sur le terrain, la donne n’était plus la même. La motivation, disparue. Comme par enchantement. Tous les bons engagements sont partis aussi vite qu’Eto’o a trouvé la lucarne opposée de Szczesny. Ce dernier qui, au bout de 4 buts encaissés, a dû se dire qu’il était grand temps de se réveiller. Manque de pot, le ballon il rebondit. Une défense aux abois qui encaisse une nouvelle fois 6 buts. Une nouvelle déconvenue magistrale après les deux déplacements à Manchester City et Liverpool. Un travail de long-terme bousillé en trois matchs : 17 buts concédés. Oh, tiens ! Trois déplacements, trois adversaires du top 4…

Passons très rapidement en revue les autres personnages de ce cauchemar. Une nouvelle fois, cela est totalement inutile et arbitraire. Lukas Podolski qui malheureusement pour lui n’est pas resté longtemps sur le terrain : assez pour qu’on se rende compte une nouvelle fois que ce joueur a tout bonnement le niveau pour prendre place sur le banc, au fond à gauche. Un autre allemand maintenant, le soi-disant leader de la défense des Gunners. J’ai nommé Per Mertesacker, le vice-capitaine du vice-capitaine. Leader de la crétinerie défensive en l’occurrence, samedi. Difficile ensuite de ne pas mentionner l’absurdité du geste de Chamberlain, sans parler de la suite des événements encore plus risible, quant à elle. A n’en pas douter, l’Anglais a voulu remplacer son compère polonais dans les buts. Il était associé à Arteta qui lui aussi a été d’un niveau effrayant. Le Basque a non seulement tout raté, enchaînant les pertes de balles, il n’a absolument rien fait pour se rattraper. Plus les jambes ou la flemme ? Il n’a même pas fait l’effort de courir ni de trottiner. Et deux qui font la paire.

Chelsea et José Mourinho n’avaient pas besoin d’une telle aide pour battre Arsenal sur ce match. Une millième gâchée et une rouste en prime. Un sentiment de honte qui plane au-dessus des supporters d’Arsenal. Le titre semble être hors de portée il s’agit maintenant de se focaliser sur la FA Cup et tenter de bien finir la saison. Une très grosse échéance attend Arsenal dès samedi prochain : la réception de Manchester City et l’obligation de rebondir.

Si vous en voulez plus, vous pouvez aller lire les coups de gueule de Horsjeu.net et sa Gunners Academy par @LePereFidalbion: http://horsjeu.net/academies/gunners-academy/chelsea-arsenal-6-0-la-gunners-academy-livre-ses-notes/ ou celui de @GrooverBlog ici: http://arsenal-fc.fr/2014/03/chelsea-6-0-arsenal-destruction-derby/

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5 commentaires sur “Témoignage d’un fan: Se foutrait-on un peu de notre gueule ?

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  1. Sacrément bien résumé. La honte, mais surtout la tristesse : encore une fois,
    Arsenal laisse filer son destin. Mais surtout, je pense qu’il faut changer de préparateur physique. C’est plus possible la.

  2. Je pense qu’il y a un point qui n’est pas mentionné dans l’article : les trois valises encaissées à City, à Liverpool et à Chelsea ont eu lieu sur des matches disputés le samedi à 12h45 (heure anglaise). N’y aurait-il pas un problème également de préparation pour ces matches décalés ?

  3. Très intéressant en effet. Je ne sais pas à quel point cela influe par rapport à la préparation mais c’est un point que j’avoue n’avoir jamais remarqué.

  4. L’article ne se veut pas axé sur ce point: la supériorité aussi présente soit-elle (sur le papier du moins) n’explique aucunement la manière dont les joueurs ont joué ce match…

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