André Ayew & Swansea : les raisons d’une union


Jeudi 11 Juin 2015, le site de Swansea City Football Club dévoilait au grand nombre ce qui était devenu soit un secret de polichinelle, soit une épée de Damoclès : André Ayew signe chez les Swans. Dans le premier des deux cas, l’observateur du marché des transferts de la Premier League montrera quelques réserves et un certain degré d’incompréhension face à un tel choix. Les médias sportifs, français ou non, avares en données footballistiques, donnent volontiers les chiffres des futurs émoluments du fils d’Abédi Ayew, dit Abédi Pelé : le verdict tombe, la guillotine tranche, ça y est, un club moyen de Premier League surpasse financièrement le 4ème de Ligue 1. C’est sur ces chiffres que rebondiront les plus furieux supporters marseillais, voire des suiveurs franco-français, soucieux de l’équité financière dans le football professionnel européen. Il ne s’agira pas ici de dénoncer la paresse compréhensible de ces dits-médias, qui donnent à la majeure partie de leurs lecteurs ce dont ils ont envie, mais d’exposer les raisons qui sous-tendent – et non justifient – la ratification d’un tel contrat. Le transfert d’André Ayew à Swansea n’est-il que l’histoire de gros sous d’un joueur voulant à tout prix rejoindre la Premier League ?

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André Ayew veut prendre exemple sur Didier Drogba, mais en quel sens?

Quelles raisons derrière le choix d’André Ayew ? Quand les médias surévaluent la puissance financière de Swansea…

Pour mieux comprendre l’engagement d’André Ayew pour le club Gallois, il faut revenir deux jours auparavant. Le mardi 9 Juin. Ce jour-là, c’est Slaven Bilic qui est annoncé par la direction de West Ham : il devient le nouvel entraîneur de West Ham, il devra diriger les Hammers pour leur dernière saison à Boleyn Ground avant le déménagement au stade olympique. Nous sommes alors au plus fort de la rumeur André Ayew, à la croisée des chemins : l’un menant à Swansea, l’autre à Londres, dans l’est plus précisément, au district de Newham. C’est cette nomination qui, vraisemblablement, impactera directement le choix d’André Ayew : Bilic, dans l’hypothèse, aurait apposé son veto dans le transfert du Ghanéen, alors que celui-ci était tout proche de s’engage avec West Ham, le club est-londonien proposant 100,000£/semaine. Une proposition sur laquelle ne peuvent s’aligner les Swans, qui paient Sigurdsson 33k£/s, ou qui payaient Bony 50£k/s. Le salary cap respecté au club était de 35k£/s en 2013. Ce qu’ont proposé les Hammers à A. Ayew, c’est ce que Bony touche désormais dans son nouveau club. C’est alors que le joueur qui aura joué, en cumulé, 7 ans pour l’OM en séniors, n’a plus d’autres choix en Premier League que de signer pour les Swans. Ce qu’il fait. Un choix financièrement bien moins intéressant, puisque son salaire y sera, selon le Telegraph, de 60k£/s. Quasiment équivalent à celui qu’il touchait à Marseille, et surtout une sorte de record pour le club. Alors, quels avantages avait-il à signer à Swansea, s’il n’en tire aucun économiquement ? (bien qu’on puisse douter qu’il aurait été prolongé à Marseille à une même hauteur de salaires, étant donné les difficultés financières de l’OM, mis en garde récemment par la DNCG)

Ayew signe à Swansea2

Pour ce qui est de West Ham et de leur nouvel entraineur, l’ex-sélectionneur de la Croatie, Slaven Bilic, les emplettes devraient toujours se faire du côté de Marseille. Cependant, le coach Croate préfère à André Ayew des profils moins versatiles tactiquement, en les personnes d’André-Pierre Gignac et Dimitri Payet. Swansea n’a pas battu, ce qui aurait en fait été irréaliste, les Hammers, dans cette course pour convaincre le joueur, mais ceux-ci ont déclaré forfait, leur nouvel entraîneur avortant les pourparlers. Retournons à notre cas André Ayew, pourquoi venir à Swansea n’est pas un choix nécessairement par défaut, même si à l’échelle de la Premier League cela y ressemble ?

… et sous-évaluent l’attractivité de la Premier League…

Pour André Ayew, les raisons de devenir un des Swans sont aussi diverses que variées. Comme il a pu le répéter, comme l’eau à la bouche, lors de la conférence de presse suivant sa présentation, le joueur voulait venir en Premier League et c’est de cette volonté qu’est venue sa signature à Swansea. En Premier League, il retrouvera un championnat supérieur à celui de la Ligue 1, et ce pas uniquement d’un point de vue sportif. Si comparer culturellement ou sportivement Série A, Bundesliga, Liga et Premier League peut s’avérer être un exercice d’équilibriste souvent perpétué par des suiveurs boutiquiers ou sur-spécialisés dans un de ces championnats, il est indéniable aujourd’hui que la Ligue 1 est, à minima, un cran en-deçà sportivement parlant de la Premier League. Et même en dehors du contexte sportif, dans lequel André Ayew se retrouvera mieux (joueur collectif, polyvalent, versatile, sans vrai défaut) que dans celui où il a travaillé à Marseille (même si sa versatilité était aussi un avantage en Ligue 1, tandis qu’un joueur technique mais unilatéral souffre en Ligue 1), il a soigné ses performances pour pouvoir rejoindre un championnat plus intense, plus spectaculaire, mais surtout plus compétitif. Il aurait également pu choisir, à ce titre, des championnats très différents, comme ceux d’Allemagne, d’Espagne ou d’Italie. Il s’y serait également plu sportivement, étant donné l’adaptabilité d’André Ayew, à la fois petit et au bon jeu de tête, technique et trapu, fin et battant, dribbleur et tacleur. Que ne sait-il pas faire ? N’importe quel technicien rêve de disposer de ce genre de joueurs, le côté humain mis à part, sur lequel nous ne pouvons dire grand-chose de certain : si André Ayew a toujours montré sur le terrain un comportement exemplaire et fait même preuve d’un certain charisme, son rôle dans le vestiaire marseillais face aux méthodes d’entrainement originales de Bielsa n’était pas clair. Sur le terrain, il aura toujours donné satisfaction, soucieux qu’il est de son avenir. Par ailleurs, André Ayew est né en France, à Seclin près de Lille où jouait alors son père. Il fut formé en France, à l’OM. Ce qui nous ramène au soi-disant rêve légitime de tout joueur formé par un club Français : la Premier League. Si ses origines ghanéennes, un pays anglophone, peuvent avoir une influence dans son choix de carrière, c’est surtout l’influence d’un milieu et même d’un agent, qui touchera 2M£ de prime à la signature, qui a du s’exercer dans ledit rêve d’Angleterre d’André Ayew : il y a une émulation positive autour du foot anglais en France, qui fait fantasmer les joueurs français. Si André Ayew joue pour l’équipe du Ghana, il est né en France et y a grandi. Il est donc culturellement très rattaché à la France.

C'est au Rayo Vallecano que Kakuta vient de réussir la meilleure saison de sa carrière
C’est au Rayo Vallecano que Kakuta vient de réussir la meilleure saison de sa carrière

En outre, si André Ayew pourrait aller dans les autres championnats majeurs et n’y va pas, ça n’est pas parce que « le jeu » y est moins bon en Italie, Espagne ou Allemagne : c’est tout simplement impossible à déterminer, si ce n’est faux. Ces pays ont moins d’argent à distribuer, et les clubs espagnols de « bas de haut de tableau » préfère former pour revendre, car ils n’ont pas – encore, l’Espagne tendant à s’aligner sur le système de redistribution des droits TV Anglais – les moyens de signer, même gratuit, un André Ayew pour 4 saisons. Les agents, qui toucheront moins de primes, sont moins friands de ce genre de signature, même si sportivement cela peut-être parfois plus souhaitable, à l’exemple d’un Kakuta épanoui au Rayo. L’Allemagne, elle, propose pourtant un championnat sportivement équivalent, et même culturellement peut-être plus spectaculaire. Les stades, plus grands, y sont tout aussi pleins. Les publics sans aucun doute plus bruyants. Pour l’Italie, André Ayew fut un temps annoncé vivement à la Roma de Rudi Garcia. Il y aurait joué la Ligue des Champions mais aussi s’y serait frotté à une plus grande concurrence. Et ça n’est pas ce qu’il voulait : ce qu’il voulait, c’était la Premier League. Ayew a côtoyé tant de joueurs français, qui eux-mêmes sont influencés par leurs agents prompts à rediriger leurs joueurs vers les prés soigneusement entretenus de Villa Park, Carrow Road ou White Hart Lane. Cependant, André Ayew a au moins un mérite. Il a choisi Swansea, et va donc trouver un club très structuré, qui ne gâche pas la fameuse manne financière, toujours plus grande, que la machinerie Premier League lui octroie depuis 4 saison maintenant.

… où des clubs comme Swansea se font une place intermédiaire

À Swansea, comme à Southampton ou Stoke, depuis maintenant 3 saisons, chacune d’elle est l’occasion d’une stabilisation toujours plus grande. Qui passe par, soit une absence de régression, c’est-à-dire une régularité dans le milieu de tableau de la Premier League, soit par une progression, même minime. En 2013, les Swans remportaient la League Cup. L’année suivante, Bony les rejoignait pour une campagne européenne qui les fatigue. Les Swans, à l’instar de Stoke, finaliste déchu de la FA Cup en 2011, bouclent difficilement le championnat mais parviennent à assurer leur maintien en PL assez aisément. Un passage obligé mais ardu pour ces deux clubs, que ne connaitront pas les Saints l’an prochain. L’Europa League rapporte toujours trop peu, malgré une augmentation des rémunérations, ne vaut toujours pas le détour financièrement parlant à court terme. Remporter le trophée après avoir passer chaque tour rapporte à peu près autant qu’une simple qualification à la phase de poules de Ligue des Champions. Cela ne compense pas les efforts consentis.

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Monk, tueur en série?

Swansea a, lors du dernier exercice, le premier sous le joug de Garry Monk, ex-joueur Swans pour les 10 dernières années de sa carrière, battu le record de points du club en Premier League. Malgré le départ durant le mercato hivernale de Wilfried Bony. Une soustraction amortie par un effectif de qualité. Une qualité supérieure à celle, par exemple, de celui de l’Olympique de Marseille. Sigurdsson, Ki, Shelvey, Routledge, Ashley Williams, Neil Taylor, Fabianski. Autant de joueurs qui ont joué une grande majorité des matchs comme titulaires. D’autres aussi. Mais ceux-là sont performants et sûrs. Jonjo Shelvey est pourtant un joueur fou, capable de marquer des 25 mètres avec aisance comme d’offrir des balles de but à l’adversaire avec nonchalance. Ses absences, son caractère passionné, qu’il traine avec flegme en ferait un joueur instable dans beaucoup de clubs. Mais à Swansea, il est mis dans des dispositions à la fois exigeantes mais tranquilles, où un crâne déchevelé par une trop grande anxiété dans ses jeunes années peut tendre à s’épanouir. Un club sans trop de pression où le sérieux règne, et où le joueur progresse : Swansea est la réponse inverse au cliché des Hull, Newcastle et autres images d’Épinal du club de la perfide Albion ou se perdent nos moyen-bons de la Ligue 1.

Il y a un exemple qui doit inspirer la confiance à André Ayew : celui de Wilfried Bony. L’Ivoirien y a acquis les lettres qui firent que Manchester City se penchèrent sur lui. Certes, choisir Manchester City n’est pas forcément un accomplissement sportif, tant leur politique mercantile est discutable. Mais le club a fini 2nd cette saison et Bony a trouvé place dans la rotation, à défaut de devenir titulaire. Son salaire est doublé depuis Swansea et il a obtenu aux Pays de Galles ce qu’il n’aurait pas pu obtenir directement via son précédent club encore : le Vitesse Arnhem ; un strapontin, une fenêtre d’exposition, l’occasion aussi de se frotter à un championnat plus compétitif et intense, bref une véritable amélioration sportive, financière, culturelle, médiatique. Les dirigeants Citizens ont fini d’être convaincu par le joueur grâce aux preuves qu’il a faites en Premier League avec Swansea. C’est sans aucun doute le genre de parcours qui inspirent André Ayew et les personnes susceptibles de le conseiller. Sous les projecteurs de la PL, face aux big ones, il pourra faire ses preuves de façon différente que depuis le championnat de France. Il n’avait et n’aurait même plus eu les projecteurs de la Ligue des Champions sur lui, avec l’OM. Il a besoin de ce deal avec Swansea, ou West Ham. Si West Ham proposait plus d’argent, ce qui aurait été plus confortable dans un projet sportif plus flou, c’est à Swansea, où il gagnera autant d’argent mais s’inscrira dans un projet sportif plus ambitieux. Quel rôle pourra lui incomber, dès lors, dans ce-dit projet des Swans ? Après avoir parler de stratégie de carrière et de gros sous, ce dont nous ne pouvons nous priver si nous voulons réellement comprendre les mécanismes de prises de décision d’un joueur dans le cadre de sa carrière.

EINDHOVEN, NETHERLANDS - NOVEMBER 25:  Wilfried Bony of Vitesse shoots on goal during the Eredivisie match between PSV Eindhoven and Vitesse Arnhem at Philips Stadion on November 25, 2012 in Eindhoven, Netherlands.  (Photo by Dean Mouhtaropoulos/Getty Images)

Pour quelles raisons Swansea a jeté son dévolu sur André Ayew ? Swansea & André Ayew : une relation gagnant-gagnant…

André Ayew arrivait en fin de contrat à Marseille. Son arrivée à Swansea est parfaitement indépendante de toute indemnité de transferts. Selon le Telegraph, toujours, son agent aura touché 2M£ de prime à la signature. C’est donc le seul frais additif au salaire qu’auront déboursé les dirigeants de Swansea pour André Ayew. Ils récupèrent un joueur de 25 ans, avide de grimper les échelons, qui arrive enfin dans le championnat dans lequel il désirait le plus évoluer. Si Ayew a signé à Swansea, c’est que les clubs plus hauts au classement ne sont pas encore convaincus de posséder le joueur dans leur effectif, ce dont le joueur se fera un plaisir de leur prouver le contraire. Il est désormais sous leur nez, il jouera chaque équipe deux fois dans la saison et pourra démontrer qu’il mérite peut-être mieux que Swansea. Pour le club Gallois, c’est absolument bénéfique, étant donné qu’ils ont récupéré gratuitement un joueur ambitieux. Celui-ci sera de toutes façons amené à être performant et à assumer son salaire. Mais signer 4 ans de contrat, c’est l’assurance, si le joueur assume, de revendre à bon prix ! Pas d’indemnités d’achat, possibilité de récupérer des millions. Le salaire-record n’est alors qu’une futilité. André Ayew a donc signé pour 4 ans moins pour le projet à long terme que pour le court terme : performer, et vite, pour pouvoir, comme Bony, trouver un nouveau point de chute, à un meilleur niveau. C’est dire si la Premier League est plus compétitive que la Ligue 1. Le club de Swansea n’a presque rien à perdre dans cette affaire, le risque qu’André Ayew ne se plante en Premier League est extrêmement bas : le joueur a prouvé par le passé sa constance, sa solidité mentale et a toujours montré de la détermination. Arrivé en Lorient en 2008, il vantait déjà un contexte exigent entretenu par C. Gourcuff et une équipe joueuse. Un « contexte idéal pour franchir des paliers » où il « aura essayé d’acquérir plus de maturité pour revenir plus fort à l’OM ». Le voilà maintenant. A l’époque, il avait joué une grosse vingtaine de matchs au sein d’une solide équipe de Ligue 1 qui n’hésitait pas à ouvrir le jeu. André Ayew avait 19 années. Bien qu’il n’eut pas un rôle de première importance dans l’effectif des Merlus, il aura donné un fier coup de main à Vahirua & consorts. Déjà du gagnant-gagnant, le joueur revenant, après un autre prêt, cette fois ponctué d’une montée dans l’élite avec Arles-Avignon, au Vélodrome, devenant un pilier de l’ère Deschamps à l’OM.

… où son profil aura fait plus que manquer dans l’histoire de Swansea en PL

En effet, André Ayew est le premier ailier gauche gaucher qui évoluera en tant que titulaire du poste pour Swansea en Premier League. Tout en se doutant que le joueur ignorera sans doute la statistique qui semble incongrue, elle est en fait lourde de sens : cela fait plusieurs saison que le côté gauche est occupé par des droitiers, du côté du Liberty Stadium. L’an passé, Wayne Routledge et Freddy Montero ont partagé le poste, auparavant Dyer y était souvent exilé, tout comme Pablo Hernandez voire épisodiquement Scott Sinclair. Toujours, des joueurs susceptibles de faire des courses vers l’intérieur, ce qui laissait plus de responsabilités, il est vrai, à l’actuel Spur Ben Davies ou à Neil Taylor d’apporter offensivement, depuis le poste d’arrière latéral gauche. Si Wayne Routledge ou Freddy Montero disposait de quelques armes pour prendre l’intervalle extérieur, le jeu de Swansea gagnerait en équilibre offensif avec l’arrivée d’un ailier gauche gaucher (d’autant qu’à droite, ils n’ont jamais, pendant ces 4 saison de PL, aligné de gaucher). André Ayew apporterait cet équilibre. Et pas uniquement offensivement. Le Ghanéen est connu pour sa polyvalence, et même Garry Monk vanta lors de la conférence de présentation cette qualité, et souligna qu’il faisait plus que l’apprécier. André Ayew est un très bon défenseur, un joueur qui ne voit pas d’ingratitude à la tâche défensive et le fait bien. Or, le milieu des Swans, capable techniquement, avec son duo Ki – Shelvey avec en pointe et relai Sigurdsson, est une salle des machines bien huilée… à l’huile d’olive. Façon de dire qu’elle ne manque de gourmandise, le pressing étant parfois aussi zélé qu’indiscipliné.

Didier+Deschamps+Andre+Ayew+Marseille+Training+G5TIzExEVC2l

Fou-fou, diront certains, comme DD. André Ayew a appris de ces années avec Deschamps, et cultivé ce gout pour l’effort discipliné. Monk pourrait même, par morceaux de matchs, songer à le repositionner dans l’axe, ou de façon plus axial, afin d’aider notamment Shelvey, coupable (certes de moins en moins souvent) de fautes de concentration, ou d’un enthousiasme trop grand. André Ayew est donc un joueur de côté gauche gaucher, capable de jouer dans l’axe et qui aime défendre et ce de façon bien rangé. Tout ce qui manquait aux Swans depuis toutes ces saisons. Mais sans y perdre offensivement, tant le joueur est complet et dispose d’une palette de savoir-faires large. Le Liberty Stadium pourra désormais rugir sur autres choses que le crochet extérieur de Routledge suivi d’un centre extérieur pied droit… avant de se demander où est passé l’ailier sur phase défensive. Ou de regretter qu’il n’ait pas un semblant de timing sur les centres de Sigurdsson venu de la droite. Le Ghanéen, ne l’oublions pas, est aussi un formidable joueur de tête. Timing et précision seront aussi utiles défensivement qu’offensivement. C’est tout à l’avantage d’André Ayew que d’arriver tel un chainon manquant dans un effectif : il ne révolutionnera pas le jeu des Swans mais le fera évoluer positivement, le diversifiera, le rendra plus difficile à prévoir et contrecarrer. Une addition des plus utiles et pertinentes. Voyez-la les raisons qui sous-tendent l’union entre André Ayew et Swansea. Et vous, vous en voyez d’autres ?

 

Crédits photo : Zimbio, Swansea Official

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