#2 The Interview : le football anglais et la tactique (1ere partie)

Pour le second volet de notre nouvelle chronique, nous allons passer des statistiques à la tactique. Face aux vives critiques des observateurs contre les clubs anglais, nous voulons proposer quelques pistes de réflexions. Nous avons choisi de développer la première partie ainsi :

  • Les connaissances tactiques en Angleterre sont-elles suffisantes pour associer la science tactique à la Premier League ?
  • De nouvelles pistes sur les raisons de l’échec anglais en Europe…
  • Chelsea : le titre et le cas Fabregas
  • Manchester City : le rôle de Silva, l’influence de Yaya Touré, l’arrivée de Bony et le mystère Mangala

Pour cela, nous accueillons le chroniqueur tactique du site Arseblog, fin admirateur des différents ressorts qui articulent l’analyse dans ce domaine précis.


Les connaissances tactiques en Angleterre sont-elles suffisantes pour associer la science tactique à la Premier League ? 

Je pense que nous le pouvons [associer la tactique et la Premier League]. Le fait que chaque année, à ce moment de la saison, les équipes anglaises semblent se “dévoiler” complètement en Europe n’aide pas. Toutefois, je pense que cela relève d’un excès de “romantisme” : il y a une certaine manière dont nous pensons que le football doit être joué – une idée vague en fait, pensons par exemple à Manchester United et son football ultra-offensif, tout le monde vers l’avant et des joueurs qui dévalent les ailes – que cela ressemble à une trahison du passé si nous ne le faisons pas, le tout mélangé avec un peu d’arrogance.

J’ai lu un article de Guillem Balague qui disait que les Anglais n’entraînaient pas assez les mouvements offensifs, au lieu de cela, ils se focalisent trop sur le conditionnement et la forme physique. Alors que d’un coté je suis d’accord par rapport aux équipes qui ne peuvent pas prétendre aux places européennes, je pense que d’autre part, c’est une généralisation injuste pour les équipes de têtes “établies”. Surtout si vous prenez en compte que Manchester City, Tottenham et maintenant Manchester United ont pris des coaches spécifiquement pour leur méticulosité. Concernant Manuel Pellegrini et Manchester City qui se sont fait sortir finalement plutôt “humblement”, son idéologie réside dans l’idée d’avoir constamment un positionnement efficace, avec des milieux entre les lignes. Mais dans le même temps, c’est un idéaliste qui refuse d’équilibrer et de trouver un compromis à son style offensif – ce qui vient renforcer ce que j’ai déjà dit auparavant.

Pour être honnête, parfois, je suis agacé par le manque de sophistication des équipes du bas du classement mais je pense que c’est à peu près pareil pour tous les championnats. Ces matchs tendent à être ennuyeux, pourtant, avec les droits TV, les équipes anglaises ont plus de visibilité. En revanche, même si le championnat est moins rigoureux tactiquement, je pense que nous avons la meilleure diversité dans les différents styles d’attaque puisque le football anglais a tendance à mettre en valeur l’individu beaucoup plus qu’ailleurs en Europe.

De nouvelles pistes sur les raisons de l’échec anglais en Europe… 

Les statistiques dans les matchs européens montrent que l’on court plus, que l’intensité est plus forte, qu’il y a plus de passes et plus de tirs cadrés. Cela vous dit immédiatement que vous ne pouvez pas jouer ces matchs avec la même approche qu’en Premier League. D’une certaine manière, Arsenal a été puni au match aller parce que l’équipe s’est crue supérieure à Monaco. Mais pour comprendre les matchs de Ligue des Champions, vous devez vous y intéresser du point de vue de Monaco. Ce n’est pas une équipe de « l’élite » mais ils ont d’excellents joueurs qui ressentent qu’ils sont de ce niveau. Cela veut dire qu’ils jouent chaque match comme si c’était une finale – tactiquement parlant – bien entraînés et focalisés sur leur plan de jeu. C’est la clé en Ligue des Champions, on doit toujours rester en éveil. Autrement, on est puni.

Pour Manchester City et Chelsea, non seulement ils ont été battus par deux des meilleurs équipes en Europe, mais ils sont coupables de ne pas avoir fait preuve de plus de subtilité dans l’approche du match. Chelsea en particulier s’est exposé à cela parce qu’en étant très réaliste, ils sont du même niveau que le PSG, mais quand les événements faisaient qu’ils devaient garder le ballon et tuer le match, ils n’ont pas pu le faire. A l’inverse, le PSG, à 10, l’a fait et a pris sa chance quand il le fallait. Par rapport aux deux buts – deux coups de têtes superbes – ils ont montré une détermination supérieure et dans ces moments-là, c’est peut-être la clé qui fait chuter Chelsea.

Je ne pense pas qu’il faille être trop inquiet pour la détresse du football anglais en Europe après ces défaites cependant, cela a montré qu’ils étaient en dessous du tout meilleur niveau. Au final, le football est fait de cycles, et quand les clubs anglais dominaient dans la dernière partie des années 2000, il y avait une réalité physique qui régnait, ce qui permettait aux « enforcers » et « destroyers » de proliférer au milieu de terrain. Ainsi, ils poussaient les meneurs de jeu en retrait (des joueurs comme Guardiola par exemple) en dehors du jeu. Tout partait d’une « spécialisation » et les clubs anglais faisaient cela à merveille quand on prend en compte une équipe comme le Chelsea de José Mourinho qui avait au milieu un « destroyer » (Makelele), appuyé par un récupérateur endurant (Essien) et un meneur de jeu (Lampard). Ils étaient rapides, physiques et techniques quand la situation le leur demandait.

Un peu plus tôt, Guardiola est revenu, comme coach cette fois, pour révolutionner le jeu, jouant avec une approche technique supérieure à toutes les autres. La possession était roi mais à ce moment-là, ils avaient également surpassés tout le monde en termes de « forme physique », et cela a pris 4-5 ans pour que quiconque les rattrape.

Maintenant, le condition physique est à son « apogée » – pourtant Guardiola est toujours le meilleur dans la capacité de ses équipes à garder le ballon – et cela veut dire que les joueurs doivent être « universalistes ». Le jeu migrant vers la « complétude », l’exhaustivité, les joueurs de transitions sont maintenant mis en avant – ces joueurs qui sont aussi bons pour aller de l’avant que pour revenir et qui peuvent passer de l’un à l’autre en un clin d’œil. Je ne pense pas que les clubs anglais ont trouvé l’équilibre jusqu’à maintenant, ce qui, au plus haut niveau, leur a montré qu’ils étaient un peu simplistes tactiquement.

Crédits : Sportinglife
Crédits : Sportinglife

Chelsea : le titre et le cas Fabregas

C’est l’équipe la plus complète. En-cela, je veux dire qu’ils ont le plan de jeu le plus robuste. Cela veut dire qu’ils bossent ensemble, « as a unit », qu’il n’y a que des petites faiblesses à exploiter même si cela les rend un peu « ennuyeux » dans les gros matchs. Mourinho est un entraîneur et un meneur d’hommes fantastique, sous-estimé techniquement aussi car il a fait progresser beaucoup de joueurs offensifs. Son « génie » réside peut-être dans le fait qu’il refuse de changer quand on avance l’argument « moral » qu’ils doivent jouer. Il n’y a aucune obligation et cela veut dire qu’il peut s’en tenir à défendre bas et détruire les équipes qui se livrent trop à eux, alors que dans le même temps ils ont assez de force et de créativité offensivement pour ne pas les considérer comme une équipe défensive (la plupart du temps). Je pense que de les forcer à sortir de leur « moule », comme Tottenham l’a fait lors de sa victoire 5-3, peut mettre en lumière certains défauts mais c’est incroyablement difficile à faire car Mourinho ne les laissera pas passer. Par là, je veux dire qu’il y aussi une limite pour Mourinho sauf s’il trouve un moyen pour ajouter de nouvelles armes en gardant une solidité défensive. Il a déjoué à cause de cela au Real Madrid mais les gens oublient qu’ils étaient une très très bonne équipe. Les équipes arrivent parfois à les embêter mais n’arrive jamais vraiment à être assez incisifs.

Concernant Fabregas, pour être honnête je n’avais jamais remarqué sa baisse de forme en seconde partie de saison à Arsenal parce que pendant longtemps, je voulais laisser de côté la moindre faiblesse. Mais en y repensant, je crois me souvenir qu’il a eu quelques blessures à ce moment de la saison, en 2010/2011 notamment où il pouvait aller encore plus loin. La pression doit certainement l’affecter. Il court plus que n’importe quel autre joueur mais la fraîcheur d’esprit qu’il a en début de saison lui permet peut-être d’être plus efficace. A Arsenal, il faisait partie d’une succession d’équipes aux failles mentales notables (principalement parce que les joueurs étaient jeunes), susceptibles de s’effondrer quand la pression devenait trop forte. J’ai toujours pensé que c’était un peu basique mais peut-être qu’il y a une certaine vérité là-dedans.

Manchester City : le rôle de Silva, l’influence de Yaya Touré, l’arrivée de Bony et le mystère Mangala

Pour comprendre l’importance de Silva à Manchester City, il faut comprendre Pellegrini. Il est un fan absolu du 442 parce qu’il veut jouer dans la moitié de terrain adverse, et il adore avoir des joueurs entre les lignes, qui se faufilent. Pour faire cela, il faut des ailiers qui reviennent dans l’axe profitant de la largeur créée par les arrières latéraux. Les mouvements latéraux de Silva sont superbes, parfois il finit même de l’autre côté du terrain. Il équilibre leur système en 442 généralement parce qu’il joue le rôle de troisième milieu de terrain sur les phases de possession. Je le préfère néanmoins sur un côté, même si dans les matchs européens, Pellegrini devrait probablement l’utiliser derrière l’attaquant, même s’il a horreur de cette idée, pour qu’ils soient plus compétitifs.

Je dois admettre qu’il n’y a rien de plus palpitant que de voir Manchester City démanteler les équipes « faibles » en Premier League. Leur jeu de position est un régal à voir. Yaya Youré y est pour beaucoup, passant le ballon entre les lignes avec beaucoup de rythme et d’efficacité. C’est un fantastique meneur de jeu. Toutefois, il n’est pas si bon défensivement et pour le travail défensif. Une partie de l’explication pourrait être qu’il en fait trop. C’est pourquoi, la plupart du temps, Roberto Mancini l’utilisait en milieu offensif, pour lui enlever la responsabilité de devoir se replier et lui permettre d’être juste « dévastateur ». A Barcelone, il était capable de se concentrer uniquement sur sa position pour bloquer les attaques. Dans le système de Pellegrini, il parle souvent de défendre en « rythme » mais Toure ne met pas la même intensité offensivement que défensivement. Ce n’est pas pour dire qu’il est mauvais défensivement ou fainéant, je pense que le système de City tend à être un peu « tout offensif » parfois. Dans ce sens, la naiveté de Cesc n’est pas autant exposé à Chelsea. Mais une nouvelle fois, c’est ce qui le rend si distrayant.

Concernant Bony, j’ai été surpris de son transfert car ce que City avait vraiment besoin c’était quelqu’un de créatif pour faire le lien. Jovetic a l’air de pouvoir tenir ce rôle mais il est souvent blessé, trop pour avoir un impact durable sur l’équipe. Bony fait une chose que seul probablement Giroud sait faire, c’est son habilité à être un « mur » pour les passes. Cela veut dire qu’il peut travailler avec les milieux mais, dans l’idéal, ce qu’il leur fallait était un faux-9 pour décrocher, jouer dans l’espace et faire le lien avec Aguero et Dzeko. Pas d’un autre 9 qui joue principalement au coude-à-coude avec le défenseur.

Enfin, je ne sais pas quoi penser de Mangala. Il a le physique nécessaire, ainsi que les attributs techniques mais il a souvent des sautes de concentration où il perd la balle ou laisse échapper l’attaquant. Je pense qu’il a eu du mal à s’adapter aux attentes de Pellegrini, cela nécessite que les défenseurs « poussent » plus haut, et parfois même s’interposent – ce que Kompany fait assez brutalement. C’est pourquoi je préfère réserver mon jugement le concernant mais pour l’instant, la somme investie semble plus qu’excessive.

Dans la prochaine partie :

  • Arsenal : Monaco, l’importance de Cazorla, le secteur offensif et Gabriel
  • Manchester United : le cas Di Maria, la nouvelle paire au milieu et les attaquants
  • Liverpool : le nouveau système de Rodger et l’importance de Can
  • Southampton et West Ham : réflexions sur leur déclin
  • Everton : Martinez et le contraste avec la saison précédente
  • Crystal Palace : l’arrivée de Pardew et leur ambition

English version :

Arsenal Column Part 1 

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PSG-Chelsea: Quel adversaire pour le Paris Saint Germain ?

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Comment fonctionne Chelsea ?

Chelsea avait entamé le match aller de la dernière confrontation avec une idée claire à l’esprit: presser haut le PSG afin de récupérer le ballon et tenter d’enchaîner en profitant de la vitesse et qualité d’appels d’André Schürrle, préféré ce soir là à Fernando Torres.

Cela ne devrait pas être bien différent mardi soir, dans la mesure où Chelsea disputera ce match aller fort d’une avance de sept points au classement de Premier League. Un classement du en grande partie à la mise en place de José Mourinho qui permet de mettre en valeur les individualités de talent du club Londonien.

L’équipe de Chelsea s’organise à partir d’une base défensive à quatre défenseurs (le droitier Azpilicueta et l’ancien stoppeur Ivanović encadrent les stoppeurs dont John Terry). Face à eux est mis en place un écran de pressing mené par l’attaquant Diego Costa et son soutien axial Oscar. Willian, Hazard et Cesc Fàbregas complètent ce travail en orientant l’adversaire vers les côtés où les attendent les infranchissables Ivanović et Azpilicueta.

A la récupération du ballon, Chelsea se déploie très vite quelque soit la configuration que dicte le contexte du match. En attaque rapide, Chelsea compte sur les remontées de balle de Willian ou Hazard ou la qualité de point d’appui de Diego Costa (qui n’a marqué qu’en Championnat avec Chelsea) sur les mises en orbite de Cesc Fàbregas.

Face aux équipes qui ferment les espaces et concèdent la possession à Chelsea, les Londoniens sont contraints de rechercher patiemment la faille. La relance est réalisée par Matić et Cesc Fàbregas qui décrochent simultanément et viennent chercher les ballons auprès de la paire de centraux. Comme dans la plupart des mises en places qui reposent sur une relance propre depuis l’arrière, les latéraux n’ont pas de rôle immédiat dans la phase de relance.

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Branislav Ivanović se projette sans cesse à chaque nouvelle possession afin d’occuper une position haute dans le dernier tiers sur le flanc droit. Ce positionnement va permettre à Chelsea de fixer à gauche grâce au travail combiné d’Hazard et Oscar puis de renverser vers le côté droit. Dans ce jeu de position là, c’est Fàbregas qui est à la baguette et donne les orientations pour faire glisser le bloc adverse sur la largeur. Willian se contente de tenir un rôle de relais à l’intérieur sur le flanc droit et fournit des solutions simples au porteur  afin de conserver le ballon dans la moitié adverse. C’est la raison pour laquelle il ne joue jamais en rupture, ce qui se répercute fatalement sur ses statistiques bien qu’on puisse noter une vraie volonté de frapper davantage au but cette saison, sur initiative de son manager (comme il l’expliquait à Gary Neville ).

L’objectif étant de trouver Eden Hazard en position favorable pour attaquer le latéral adverse et entrer dans la surface, ou trouver une fenêtre de passe vers Diego Costa. Conséquence; Chelsea frappe assez peu depuis l’extérieur de la surface (Matić et Fàbregas ont inscrit trois buts en Championnat, un total qui fait pâle figure aux côtés de la douzaine de buts annuelle de Frank Lampard ou la demi-douzaine de Ramires par le passé). Le rôle plus positionnel des milieux explique en partie pourquoi le dynamique Ramires n’a pas réussi à récupérer sa place (et du rythme) dans l’équipe cette saison après en avoir été un des maillons essentiels.

Sur les corners qu’il concède, Chelsea défend en marquage individuel sans hommes au poteaux. Les corners trop courts sont dégagés par Oscar ou Costa, il faudra ensuite affronter Ivanović, Terry, Azpilicueta, Matić ou Cahill dans une joute aérienne pour tenter ne serait-ce que de toucher le ballon. Fàbregas se place pour le rebond à l’entrée de la surface tandis que Willian et Hazard sont dans les starting blocks pour contre-attaquer.

Lorsque Chelsea attaque, Costa libère l’espace au premier poteau et cherche à dévier le cuir pour les course de Cahill, Ivanović et surtout Terry qui attaque l’espace libre au cœur de la surface. Matić, tel Gallas à une autre époque, plonge au second poteau (où il a déjà inscrit un but en Ligue des Champions de la sorte).
Défendre en zone ou en marquage individuel ne semble pas déranger outre mesure Chelsea qui dispose de joueurs prolifiques sur les coups de pieds arrêtés frappés avec une grande justesse par Cesc Fàbregas.

Incertitudes concernant l’équipe de départ.

Quatre incertitudes se dégagent au moment de définir l’équipe qui débutera au Parc des Princes Mardi soir:

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Čech/Courtois: Le gardien Belge fait étalage d’une envergure et aisance dans les airs sur les centres depuis le début de saison dans le but de Chelsea. Deux aspects du jeu de Petr Čech qui étaient justement pointés du doigt par certains observateurs depuis l’accident du gardien Tchèque en 2006. Cependant, Thibaut Courtois s’est montré fébrile dans le domaine aérien face à Manchester City et Aston Villa récemment, ce qui a amené José Mourinho à lui préférer Petr Čech lors de la réception d’Everton. Comme toujours, le discret mais brillant Čech s’est montré à son avantage notamment face à Lukaku. Courtois n’a d’ailleurs pas encore le pied de Petr Čech sur ses relances. Bien qu’il semble improbable d’imaginer un chamboulement de l’ordre établi, voici une poignée d’arguments qui expliqueraient une hypothétique titularisation du grand Petr au Parc

Zouma en conférence de presse avec Loïc Rémy et José Mourinho, "mind game" ?
Zouma en conférence de presse avec Loïc Rémy et José Mourinho, « mind game » ?

Cahill/Zouma: le stoppeur Anglais avait trouvé sa place dans le bloc hermétique de Chelsea la saison dernière. Proche de sa surface, bien protégée par ses milieux et encadrée par ses latéraux, la charnière centrale de Chelsea a effectué une saison pleine sans même totaliser une faute par match en moyenne. Cependant, la mise en place plus expansive de cette saison pointe du doigt les limites de l’ancien défenseur de Bolton que le système parvenait à masquer jusque là. En ne prenant que trop peu d’initiatives à la relance ou au moment de défendre en avançant, Cahill peine à couvrir efficacement le côté doit lorsqu’Ivanović monte. Tout l’inverse de ce que faisait John Terry pour couvrir les montées aventureuses d’Ashley Cole par le passé. Cahill semble avoir perdu sa place au profit de Kurt Zouma. Le français progresse à vue d’œil, sa marge de progression est certaine et l’application couplée à une vraie puissance athlétique lui a permis de faire face à Sergio Agüero ou Raheem Sterling sans trembler ces dernières semaines.

Ramires/Oscar: On peut imaginer un instant José Mourinho positionner Fàbregas en position de n°10 afin de sécuriser ses arrières par la présence de deux milieux. Plusieurs contre-arguments à ceci: Cesc est plus à son aise avec le jeu face à lui. Au regard de sa qualité, ses permutations ont pour objectif de recevoir le ballon et non de libérer un espace (il ne s’agira en réalité que de décrochages sans lien avec le joueur qui se projette). Ramires attaquant la zone devant la surface ou non, l’adversaire direct de l’Espagnol sera bien inspiré de le suivre  quoiqu’il arrive pour l’empêcher de dicter le jeu. Par ailleurs, Willian (ou Cuadrado) abattent un travail remarquable de fermeture de l’intérieur, Kurt Zouma est capable de défendre efficacement entre axe et aile; tout cela laisse penser qu’il ne semble pas nécessaire de boucler le côté droit à double tour (plus qu’il ne l’est déjà).

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Premier match de Ligue des Champions avec Chelsea pour Juan Cuadrado ?

Cuadrado/Willian: le Colombien est un meilleur défenseur que Willian et percute davantage. Willian est une meilleure option en tant que milieu de terrain, meneur excentré à l’intérieur. Il s’agira de voir qui José Mourinho préfèrera sur le côté droit: Willian pour rapprocher Hazard de la surface de réparation ? Cuadrado pour équilibrer le flanc d’attaque de Chelsea et permettre aux Londoniens de dynamiter le PSG à droite comme à gauche ? Cependant, si Willian évolue à un niveau de performance remarquable depuis un an (en termes d’activité et de justesse technique au profit du collectif), il semble être encore monté en régime depuis un mois (avec deux passes décisives contre Villa et Liverpool et le but victorieux face à Everton à la clé).

A titre personnel, je mettrais une pièce sur une titularisation du Brésilien au Parc des Princes et j’imagine que le Colombien aura su gagner sa place d’ici le match retour.

Equipe probable

Costa

Hazard-Oscar – Willian

Matic – Fabregas

Azpilicueta – Terry – Zouma – Ivanovic

Courtois

Chelsea est il infaillible ?

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Le back four de Chelsea ne s’occupe de rien d’autre si ce n’est l’attaquant axial adverse. Ce sont les ailiers qui doublent les latéraux défensivement afin que la défense à 4 ne se dessoude pas au premier décrochage adverse.

Si il semble délicat de s’aventurer dans le « channel » entre Azpilicueta et Terry (même si Azpilicueta n’a pas repris 2015 sur les mêmes bases que 2014), celui entre Ivanović et Zouma semble plus hermétique que lorsque Cahill se charge de la couverture de son latéral.

Chelsea défend avec beaucoup d’aise les centres qui traversent sa surface, mais le Paris Saint Germain serait bien inspiré d’utiliser tout de même cette tactique. Les Londoniens ont concédé une poignée de buts sur ce genre de situations en se montrant inhabituellement fébriles au moment de renvoyer le ballon.

Dans l’axe, Nemanja Matić opère un marquage individuel sur le meneur de jeu adverse sur toute la largeur du terrain. Le serbe, comme tout joueur d’axe, n’aime pas défendre près de la ligne de touche et peut perdre des duels.

Plus généralement Matić se rappelle aussi à l’impression qu’il avait laissé lors de son premier passage à Londres. Un meneur bas pas toujours irréprochable défensivement, mieux accompagné du fait par un milieu défensif dédié (Mikel), même si le Serbe ratisse tout de même le ballon la plupart du temps. Si le pressing est franchi et qu’il se trouve en 1v1 avec son adversaire direct, l’issue ne tourne pas toujours en sa faveur comme a pu le prouver Christian Eriksen.

Tout n’est donc pas de la faute du pédestre Cesc Fàbregas, qui doit certainement regarder d’un œil agacé son coéquipier Serbe lorsque celui-ci décide d’aller presser de son côté ou plus haut que lui ; ou bien semble lui emprunter un peu trop abusivement les clés de la création lorsque le jeu semble demander une passe plus simple via un relais.

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Chelsea se déploie mais conserve le ballon. Plus qu’une part brute de la possession sur un match qui définirait ce qu’est une équipe « de possession » ; la durée des séquences de possession place Chelsea parmi les meilleures équipes d’Europe, présentant un faible nombre de possessions et un grand nombre de passes durant celles-ci.

Cependant, Chelsea est vulnérable en cas de passe manquée trop tôt (c’est à dire si les engrenages Willian, Matić ou Zouma font le choix de la « hollywood pass »). L’espace dans le dos d’Ivanović est alors balisé tel une piste d’aéroport pour enchaîner rapidement. Ce que Paris pourrait exploiter avec Cavani ou Lavezzi.

Dans les matchs importants et même si Chelsea débute avec un trio Hazard (gauche), Oscar (centre) et Willian (droite) ; Eden Hazard a davantage de libertés et se situe régulièrement hors des deux bandes de 4 en phase défensive, ce afin de pouvoir se rendre disponible sur la largeur afin de contre-attaquer. Conséquence, si Chelsea dispose de deux flèches prêtes à partir en contre-attaque, il reste dangereux d’allouer temps et espace aux milieux adverses si on ne se contente « que » de fermer les côtés. Les orientations de Marco Verratti constituant une autre type de menace que celles réalisées par Mason ou Bentaleb lors de la déroute à White Hart Lane (victoire de Tottenham 5-2).

Que peut faire Paris ?

Epingler Ivanović dans sa moitié de terrain:

La menace d’un joueur rapide et puissant qui garde un positionnement haut (comme l’avait fait Connor Wickham avec Sunderland) pourrait influencer le rapport de force et empêcher Ivanović d’apporter offensivement par son jeu de pivot de l’aile. Conséquence: un manque de largeur pour l’attaque et davantage de distance entre les créateurs, parmi lesquels certains devront libérer des espaces plutôt que les exploiter.

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Marquer individuellement Cesc Fàbregas.

Fàbregas n’a pas de zone de jeu, Fàbregas va partout et voit tout. Aussi dangereux à 20 mètres du but que dans l’arrondi de sa propre surface de réparation, Fàbregas verticaliste le jeu par la passe et alimente ses offensifs si il dispose d’un peu d’espace pour jouer. Un marquage individuel pourrait l’empêcher de se retourner, et on imagine bien le Ramires français Blaise Matuidi aller cadrer énergiquement le milieu Champion du Monde.

Marquer le premier.

Je conclurais cette intervention par le plus beau des poncifs. Chelsea est une machine rôdée et huilée, préparée à tous les scénarios possibles (le match retour face au PSG de l’an dernier reste en mémoire); et gère les matchs à la perfection (raison pour laquelle Mourinho peut s’appuyer sur le même XI à chaque rencontre). Cependant, un Chelsea mené s’expose et peut se précipiter afin de revenir au score. Tottenham en a fait la démonstration au terme d’un match parfaitement maîtrisé. Chelsea est très fort à son propre jeu basé sur l’exploitation des faiblesses de l’adversaire. En revanche, le rapport de force s’inverse si Chelsea doit avancer ses pions avant son adversaire car mené au score.

Sébastien Chapuis (@SeBlueLion)

À retrouver sur Onze Mondial

Une semaine chez les Magpies

En l’espace de 8 jours, Newcastle a joué trois matchs : deux pour le compte du championnat, et un en Europa League. Tour d’abord, les Geordies se déplaçaient en terre hostile à 23 kilomètres, chez le rival tant détesté Sunderland, pour ensuite recevoir respectivement le FC Brugges pour la troisième journée du groupe D en Europa League et aujourd’hui pour la neuvième journée de championnat face à West Bromwich Albion. Résumés des matchs que vous propose MyPremierLeague.

Sunderland AFC – Newcastle United

Huitième journée de championnat, rencontre attendu depuis des mois dans le Nord-Est de l’Angleterre, en effet, le fameux derby opposant Newcastle à Sunderland est l’un des plus intenses du royaume. Les supporters se détestent, les joueurs se donnent au mieux pour le match afin de ne pas concéder la défaite. Trois minutes, c’est le temps qu’il faudra à Newcastle pour ouvrir le score par le biais de Yohan Cabaye, qui grâce à ce but rentrera encore plus dans le cœur des supporters qui l’adorent déjà. Suite à ce but, l’équipe prend le jeu à son compte obligeant Sunderland à défendre et ne montrant aucun signe de révolte vraiment concret. Mais changement de situation à la trentième minute, sur un duel trop rugueux avec Steven Fletcher l’arbitre n’hésitera pas à sortir le rouge sur l’ivoirien Cheik Tioté. Le scénario du derby à St. James Park se répète presque, l’an passé, Sunderland mené 1 – 0 avant de se voir réduit à dix, le scénario est inversé. Cependant à l’inverse de Newcastle, même à 11 Sunderland ne dominera pas forcément le match, les joueurs d’Alan Pardew défendant et se procurant quelques occasions. Coup de sifflet, les 21 joueurs sont envoyés aux vestiaires, Newcastle prend le luxe de mener son rival dans son stade.

Reprise du match sur le même rythme, Sunderland prenant un peu plus le jeu à son compte qu’en première période, se créant des occasions dangereuses par l’intermédiaire de McClean (65e, 71e), et Saha (82e) mais Newcastle aurait très bien pu saler l’addition, avec Ba qui bien servit par Cabaye contrôle le ballon et trompe Mignolet mais le ballon ne fait que contourner le gardien et ne part pas dans les buts. Malgré tout, le sénégalais l’aura son but à la 85ème minute, mais ça sera en faveur de Sunderland malheureusement, sur un coup-franc indirect, il ne peut empêcher le ballon de la tête de se diriger vers le but et tromper son gardien. La Stadium Of Light exulte, du côté des Geordies, ça grincent des dents, à quelques minutes près la victoire était acquise pour la deuxième année de suite chez le rival. Fin du temps réglementaire, match nul dans ce Tyne & Wear derby, le carton rouge va certainement rester en tête ainsi que ce but contre son camp… Des leçons à tirer pour chaque camp.

Newcastle United – FC Brugges

Troisième journée du groupe D, une victoire pour Brugges aurait rendu tout espoir au club belge même si une qualification est encore possible et un du côté de Newcastle, une victoire aurait conforté leur avance sur Bordeaux et asseoir leur première place dans le groupe. Chose faite, dans une rencontre globalement maîtrisée par la formation du Tyneside. Mais les visiteurs viendront quand même se procurer la première vraie occasion du match sur une frappe lointaine bloquée en deux temps par Harper. Puis les Magpies prendront doucement le match en main, à la treizième minute, Shane Ferguson sert parfaitement Papiss Cissé qui de la tête reprend la balle mais le gardien sort un arrêt impeccable. Sammy Ameobi, le jeune frère de Shola manquera aussi également de peu d’ouvrir le score sur sa frappe à la trentième minute. Puis Cissé tombera encore une fois sur un bon gardien pour bloquer sa frappe vers la fin de la première mi-temps, et manquera plusieurs fois le cadre également. À la pause, Brugges ne produit pas énormément de jeu et s’est pas montré à la hauteur pour faire un résultat mais s’en sort bien avec un 0 – 0 à la mit-temps.

À la reprise, il faudra à deux minutes pour voir l’ouverture du score sur une magnifique percée de Sammy Ameobi, qui fera un coup du sombrero puis aile de pigeon avant de partir sur 20 mètres et passer la balle juste avant de se faire tacler à Gabriel Obertan qui crucifiera le gardien et donner à son équipe l’avantage. Suite à ça, Brugges essaiera de remonter au score, à la 51ème minute sur une frappe qui verra Harper s’imposer, ou encore à la 62ème minute ou Bacca rate l’immanquable, Newcastle défend sereinement, attaque aussi. Il faudra aussi une déviation de la tête de Steven Taylor (capitaine pour son club de cœur ce soir, et regardé par son idole Phillipe Albert) pour empêcher l’égalisation. Un match qui finira sur ce score de 1 – 0, après le but, Newcastle a baissé le pied et a su défendre sereinement en se créant quelques occasions. Premier du groupe D en prenant 7 points sur 9, et concédant aucun but, Leverkusen et Newcastle sont les deux seuls clubs à avoir concédé aucun but depuis le début du tournoi.

Newcastle United – West Bromwich Albion

Newcastle renoue avec la victoire en championnat qui les fuyait depuis trois journées. Dans un match aux scénarios différents, Newcastle a bien su gérer sa première période, même si West Bromwich a été dangereux par le biais de Lukaku mais le belge est tombé à deux reprises sur un Tim Krul imparable. Demba Ba ouvrira le score, sur un long dégagement de Tim Krul qui trouve Shola Ameobi pour servir Demba Ba qui reprenant d’une frappe puissante pour battre Foster. La match en main, menant la rencontre, la Toon Army rentre aux vestiaires dans les meilleures conditions possibles. Mais en deuxième période, Newcastle se suffit de son maigre avantage comme à son habitude et West Bromwich en a profité, en deux minutes, Lukaku a vu un but refusé pour hors-jeu mais il remettra les pendules à l’heure à la 51ème minute en égalisant. Le match change de tournure, les Baggies se montrent plus dominateur qu’en première période, mais Newcastle parviendra à se reprendre à certains moment de la mi-temps. Vers la soixantième minute, changement de plan, Cissé et Obertan entrent en jeu à la place de Shola Ameobi et de Danny Simpson, Jonas Gutierrez passe arrière-gauche et Davide Santon change de côté pour passer sur la droite. Du mieux mais toujours des mauvais choix pour les Magpies qui tentent des échappées impossibles, des choix hasardeux… Pour couronner le tout, Demba Ba doit sortir pour un problème au pied gauche, le sénégalais qui venait d’inscrire son septième but en Premier League aujourd’hui doit se faire remplacer à la 72ème minute par le jeune Sammy Ameobi, toujours sur le même rythme : occasions de part et d’autre, le score n’évolue pas, Ben Arfa ne sera pas en réussite dans cette mi-temps, Obertan faisant des passes limites, et une défense moins rassurante sur la pelouse aujourd’hui. Dans le stade, les trois minutes de temps additionnel semblent juste pour donner un vainqueur dans cette rencontre mais elles le seront à la grande surprise. Encore trente secondes à jouer, une contre-attaque est lancée, Ben Arfa s’approche du but et se fait tacler, Sammy Ameobi bien placer tente le tout pour le tout et frappe, le cuir finit au fond des filets, St. James Park est euphorique, le but vient de nulle part et au ralenti on voit que c’est Papiss Cissé qui dévie le ballon du dos. La chance était du côté de Newcastle en cet après-midi, les trois points sont là, une bonne opération pour rester dans le haut du classement et avant un déplacement difficile à Anfield.

Newcastle s’impose sans la manière

Deuxième journée d’Europa League dans ce groupe D, Newcastle qui avait besoin d’un résultat ce soir après un match nul au Portugal face au club de Maritimo en recevant Bordeaux, vainqueur face à Brugges et auteur de 17 matchs consécutifs sans défaites toutes compétitions confondues. Et bien c’est chose faite. Les Geordies s’imposent 3 – 0 face au club de la Gironde. Résumé de la rencontre que vous propose MyPremierLeague.

Compositions des équipes :

Newcastle : Rob Elliot (Steve Harper 46); Danny Simpson, Mike Williamson, James Perch, Shane Ferguson; Vurnon Anita, Cheick Tiote (Dan Gosling 71), Yohan Cabaye (Gael Bigirimana 61); Papiss Cisse, Shola Ameobi (c), Gabriel Obertan

Subs not used : Davide Santon, Hatem Ben Arfa, Sammy Ameobi, Demba Ba

Bordeaux : Cedric Carrasso; Mariano, Henrique, Marc Planus, Benoit Tremoulinas; Henri Saivet, Ludovic Sane, Jaroslav Plasil (c) (Landry N’Guemo 46), Ludovic Obraniak (Cheick Diabate 46); Jussie, Yoan Gouffran (David Bellion 68)

Subs not used : Kevin Olimpa, Florian Marange, Matthieu Chalme, Abdou Traore

À l’entame de match, deux philosophies différentes. D’un côté Alan Pardew aligne une équipe B, un peu plus costaud que lors du déplacement au Portugal avec comme titulaire au coup d’envoi Papiss Cissé, Cheik Tioté et les retours sur le terrain de Danny Simpson et de Yohan Cabaye. Et de l’autre, Francis Gillot préférant mettre presque une équipe type. Dans cette première mi-temps, à la grande surprise ce sont les Girondins qui prennent le match en main et se montrent plus à l’aise dans le jeu, sans pour autant concrétiser de grosses occasions. En effet, les Bordelais préféreront tenter leur chance de loin en première période, ne parvenant pas réellement à percer la défense de Newcastle. Cependant, les locaux ne tarderont pas à ouvrir le score dès la quinzième minute sur une magnifique transversale de Yohan Cabaye pour Obertan (très en jambe ce soir face à son ancien club) qui percera une défense assez laxiste pour servir Shola Ameobi qui n’aura plus qu’à pousser le ballon au fond des filets et ouvrir le score pour les Magpies. Malgré ce revers, Bordeaux continuera d’assoir sa domination, concedant quelques contres-attaques peu dangereuses. Mais le coup dur arriva peu avant la pause, sur un centre de Simpson, le défenseur Girondins : Henrique commet une grosse erreur et pousse le ballon dans son propre but. Coup dur pour Bordeaux qui n’a pas démérité dans cette mi-temps, et qui a bien faillis se faire asséner le coup de grâce juste avant la pause sur une frappe d’Anita mais Carrasso était bien sur la trajectoire et sauve les meubles et la descente aux enfers avant la fin de la première période.

Début de la seconde période et un changement de gardien pour Newcastle, Eliott sort suite à un problème au nez et se fait remplacer par le doyen Harper. Le jeu reprend, et au bout de 4 minutes, Papiss Cissé tue tout espoir pour Bordeaux de faire un résultat sur la pelouse de St. James Park, bien servit par le jeune nord-irlandais Shane Ferguson, il reprend la balle qui file dans les filets, Carrasso est battu, Bordeaux perd quasiment tout espoir de revenir, malgré une performance convaincante du club français. Deux faits plutôt intéressants suite à ce but, au ralenti on remarque une légère position de hors-jeu de l’attaquant sénégalais mais on souligne la troisième passe décisive dont deux pour Papiss Cissé de Shane Ferguson (formé au club) en trois matchs en comptant une seule titularisation. En effet, entrés en jeu au moment lors du match de Capital One Cup à Old Trafford contre Manchester United, les deux joueurs se font remarqués en étant passeur et buteur à peine 5 minutes après leur entrée sur le terrain. Newcastle prend confiance, fait tourner le ballon et défend sans chercher à attaquer. Deuxième période assez stérile au niveau des occasions, peu étaient franches et dangereuses, les Geordies défendaient bien et un mur Bordelais dur à passer, à la reprise Francis Gillot décida de passer à une tactique avec cinq défenseurs, moyen qui lui a permis de ramener des résultats positifs en championnat. À la soixantième minute, sortie de Cabaye pour laisser entrer le jeune Bigirimana puis suivra peu après Tioté remplacé par Dan Gosling. Les intentions sont claires, Newcastle ne cherchera pas à faire le jeu et laissa Bordeaux faire. Alan Pardew est soucieux d’économiser ses cadres pour le match de championnat qui les verra recevoir les Red Devils. Au coup de sifflet final, Bordeaux repart avec une défait amer, Newcastle fait le plein de confiance avant d’affronter Manchester United. Le score aurait pu être différent, mais les Geordies ont su joué leur coup avec quand même des absents de marque à l’image de Steven Taylor, Fabricio Coloccini, Hatem Ben Arfa, Demba Ba (actuel meilleur buteur du championnat), Jonas Gutierrez, Davide Santon et de son gardien numéro un : Tim Krul.

Les Magpies se qualifient pour les phases de groupes

De retour sur la scène européenne après 8 ans d’absence, Newcastle devait passer par le 4e tour des qualifications de l’Europa League pour espérer jouer les phases de groupes. Le tirage a été plutôt clément avec la Toon Army qui tombait face au club grec d’Atromitos.

À l’aller, Alan Pardew avait aligné une équipe composée de jeunes joueurs en partie afin de préserver les cadres pour le match à Stamford Bridge deux jours plus tard. Le 11 de départ, était composé de : Steve Harper; James Tavernier, Mike Williamson (c), James Perch, Ryan Taylor; Gael Bigirimana, Vurnon Anita; Gabriel Obertan, Dan Gosling , Sylvain Marveaux ; Papiss Cisse. Par ce long déplacement et des conditions climatiques bien différentes du Nord-Est anglais, les Geordies se font surprendre à la 24e sur un but de Epstein, les grecs augmentent alors leur chance de se qualifier et d’aller à St. James Park l’esprit plus léger mais c’était sans compter Ryan Taylor et son pied droit magique qui sur coup-franc remet les compteurs à zéro et donne aux siens le but à l’extérieur si précieux. Match nul, le score ne bougera plus. Newcastle a déjà un pied en Europa League, mais rien n’est encore fait.

En l’occasion de match retour, Newcastle a décidé de porter son troisième maillot, qui honnêtement n’est très pas beau. Bref. Ce soir, Atromitos devait réaliser un exploit sur la pelouse de St. James Park. Toujours avec une équipe B composée de : Krul; Simpson, Williamson, Coloccini ©, R Taylor; Perch, Bigirimana; Obertan, Gosling, Marveaux; Ba afin de reposer certains des cadres a réalisé un bon match dans l’ensemble. Mentions spéciales à Sylvain Marveaux : très dynamique sur son côté, il a su apporter le danger sur quasiment toutes les phases offensifs et peu de déchets dans le jeu, seul bémol, ses coups de pieds arrêtés. Deuxième joueur à s’être illustré est le jeune slovène, Haris Vuckic qui est entré en jeu en début de première période à la place de Ryan Taylor qui à voir le ralenti, s’est  déboité en quelque sorte le genou droit. Le choix pour le slovène (issu du centre de formation de Newcastle) fut payant pour les hommes de Pardew, à peine 10 minutes plus tard, sur une action qui part d’une touche, Vuckic tente une frappe à une vingtaine de mètres du but pour tromper Charles Itandje et permettre aux Magpies de retrouver l’Europe et de jouer sereinement le reste du match. Dans une rencontre complétement dominée par Newcastle, la formation hellénistes s’en sort plutôt bien au niveau du score, il aurait pu être bien plus lourd vu le nombres d’occasions que c’est procurée la formation du Tyneside. Newcastle se qualifie pour les phases de poules, un retour attendu depuis des années par les Geordies et demain seront donnés les groupes, espérons un tirage assez faible pour Newcastle.

Champion’s League Day 3: OM – Arsenal (Review)

MyPremierLeague sur tout les terrains où l’Angleterre pose ses crampons. Review du déplacement tendu et à enjeux des Gunners sur la Canebière.

Champions League 2011-12

Wednesday 19 October 2011 19.45

Stade Vélodrome, devant 24 534 personnes

Refereed by Damir Skomina

 

OM 0 – 1 the Arsenal

(Ramsey 90’+2’’)

Ramsey scores !

Teams:

OM: Mandanda – Azpilicueta, Diawara, N’Koulou, Morel – Diarra, Lucho, Cheyrou – Valbuena, Rémy, Ayew
Subs: Bracigliano, Gignac, Traoré, Amalfitano, Sabo, Roland

Arsenal: Szczesny – Jenkinson, Mertesacker, Koscielny, André Santos – Song, Arteta; Walcott, Rosicky, Arshavin – van Persie
Subs: Fabianski, Ramsey, Djourou, Gervinho, Chamakh, Benayoun, Coquelin

Stats’s corner:

The match, as it was:

1st half

Devant 25 000 courageux supporters des deux équipes (une affluence aussi faible s’expliquant par les travaux dans le venteux stade marseillais), le coup d’envoi est donné par Marseille. Quel dommage pour l’ambiance lors du match. On peut admirer la belle tribune Gooner, avec 1 400 fans d’Arsenal, qui rougissent bien le Vélodrome.  D’entrée de jeu, Arsenal semble timoré, et laisse la possession du ballon à Marseille, mais quadrille bien le terrain. Tendance vite inversé par Marseille, qui a visiblement la volonté de jouer de rapides attaques, suite à des récupérations de balle après pressing efficace. Une tactique rendue efficace par la mollesse du onze Gunner. Mais les Marseillais, alors qu’ils ont l’occasion de profiter de ce manque d’engagement, vont au contraire jouer en dilettante ces coups. Ce qui donne d’incroyables occasions pour Marseille, qui laisse une chaotique impression. Lorsqu’Arsenal trouve la motivation de récupérer la balle (c’est à dire quand Arteta, Song ou Rosicky se remuent), on assiste aux mêmes cas offensifs: c’est sans trop de difficulté qu’Arsenal crée le décalage souvent sur le coté droit, mes les centres de Walcott ou Jenkinson sont bien maladroits et précipités pour être dangereux. Malgré tout, les deux axes centraux trouvent le moyen de montrer des signes de fébrilité, manifestés pour Arsenal, par de multiples situations dangereuses pour Marseille et pour Marseille, par de nombreux corners, que Steve Mandanda géra avec grande autorité et assurance.

L'unique Higlight d'Arsenal à la pause

Hot facts

9ème minute: Sur son 7ème centre, Walcott règle presque parfaitement sa visée. Mais van Persie arrive un poil en retard. Ou alors le centre était pas assez bien ajusté. Tête loin du cadre.

15ème: Ayew se prend pour l’arbitre. Usurpation d’identité=carton jaune. Jenkison touche le ballon de la main, mais la règle ce ne sont pas les joueurs qui l’appliquent.

21ème: Série de corner pour Arsenal. van Persie finit par smacher une tête, suite à un ballon mal dégagé. Diawara sur sa ligne dégage le tout. Sur le 1er, Mertesacker se voit retirer le ballon par une main au moins aussi scandaleuse que celle de Jenkinson. C’est dire à quel point on s’en fout qu’il y ait pas pénalty dans les deux cas.

30ème: Rémy dribble Mertesacker dans le coin de la surface, collé à la ligne de but. Le Per, prudent et propre, se fait passer. Bon retour de Jenkinson, qui bien que passé, fait en sorte de proprement, ralentir Rémy. Tir logiquement contré. Rémy=seul danger olympien.

35ème: Le petit Lucho a été abandonné par son papa Song, il rentre dans la surface. Servi par Valbuena, il manque sa reprise du bout du pouce droit. Plotitude powa coté Arsenal.

Discret ne rime pas toujours avec mauvais

2nd half

A la reprise de la 2nde période, alors qu’Arsenal a deja centré 20 fois sans créer une seule fois le danger, Marseille semble résigné, comme s’ils avaient tout tentés, absolument tout. Jenkinson s’est abimé en 1ère mi-temps à centrer à volo, mais reste sur le terrain. Pas de changement. En effet, Loic Rémy va affoler Andre Santos la seule fois où il est venu. Le brésilien, bien que dénotant par sa technique et son physique solide, semble avoir pris des habitudes bien Gunner. Incroyable nonchalance, lorsqu’il faut se faire passer par un simple tourniquet par Valbuena (en 1ère mi-temps), puis venir gratuitement lui mettre le  coude dans l’épaule. Le geste en soi n’est pas si dangereux ou décisif dans l’action. C’est juste profondément stupide et nonchalant. Tel le match d’Arshavin, ou à moindre mesure Arteta. Néanmoins, Marseille va réussir l’exploit d’être encore moins concerné qu’Arsenal dans cette 2nde période. Le pressing disparait. Les Gunners semblent confiants puisqu’ils ne profitent absolument pas de la situation, bien qu’enfin le monopole de la balle soit pour Arsenal. Ainsi, à l’heure de jeu, la possession est totalement Gunner, ce qui va vite débouché sur des situations dangereuses, malgré des attaquants très statiques, mauvais ou discrets, ce qui produit des attaques stéréotypées et quasi stériles. Mais il faut compter sur la faiblesse de l’axe olympien, ou N’Koulou parait bon, aux cotés de Diawara. Jenkinson, sort enfin, et Djourou le remplace. Une entrée musclée pour Morel. Jaune Djourou. Lucho, Walcott l’indigeste, et le danger fatigué Rémy sortent aussi. Arsenala le chemin piur gagner, ayant fait sortir son mauvais joueur, puis son mauvais esprit (Arshavin) quelques temps après, simultanément que Rémy sortait. De plus Gignac réalisait une entrée ridicule, frappant de 0 mètres au bout de 30 secondes. Walcott, Gignac, même combat. A 5 minutes de la fin, alors que je commence réellement à déprimer sur le contenu et l’état d’esprit du match que je viens de voir, Arsenal accélère, court enfin, emmené par son entrant Gervinho, avec cette confiance, comme si ils étaient certains qu’accélérer seulement maintenant suffirait. Et en effet, après un duel en angle fermé perdu par van Persie, à cause de l’impeccable Mandanda, un ultime centre de Djourou est mal contrôlé par Gervinho (puisque dans son dos, mais ce contrôle, on voit qu’il fait en sorte de le louper intelligemment), et une répartition sans confiance d’Azpilicueta (qui rescousse sans arrêt son axe paumé), coute le démarquage de Ramsey, au 2nd poteau, qui lui est motivé et concerné. Finish propre, 1-0, finito, Arsenal premier de la poule.

Hot facts

58ème: Le cafouillage suite à un centre pertinent de l’excellent mais déjà mort de fatigue Rémy, est dégagé par Jenkinson, ce qui achève son genou gauche, ou droit. Un des deux quoi.

63ème: Walcott loupe un contrôle à l’entrée de la surface, qui se transforme en grand pont sur n’Koulou. Walcott chie sa frappe, déséquilibré par le jeune camerounais.

89ème: Gervinho sème le trouble par ses dribbles et sert van Persie excentré, qui frappe sans trop réfléchir. Belle parade d’un Mandanda qui a su resté droit.

90ème+2: But de Ramsey.

Une belle récompense !

Que retenir pour Arsenal ?

1ère place du groupe, un match fait en marchant et la victoire au bout grâce à 10 petites minutes d’accélération, la confiance grandit pour les jeunes comme Ramsey, Gervinho ou Jenkinson, bien que ce dernier se soit blessé (il devrait néanmoins être opérationnel, plus d’informations aujourd’hui).

Highlights

– Ramsey: Mentalement très présent, un but à la rage de vaincre et au sang froid. ça lui fera un bien fou. Un joueur en progression, qui travaille plus que convenablement.

– van Persie: Dès que l’équipe fait corps. Un finisseur par la passe ou le tir toujours aussi efficace et dangereux.

– Jenkinson: Mentalement, comme Ramsey, mais avec ses moyens à lui. Il a verrouillé le bon Ayew, et s’est beaucoup dépensé pour apporter comme il pouvait le surnombre en attaque. Un match courageux à saluer. Bon repos du genou.

– L’axe Gunner quand il attaque sa balle, est terriblement complémentaire et solide, pourtant l’opposition était très correct avec Loic Rémy. Mertesacker s’impose peu à peu, et Koscielny confirme ses talents de stoppeur et de relanceur complet entrevus l’an dernier. Maintenant faut y mettre l’engagement de Jenknison.

– La confiance accrue: Une victoire à la dernière minute dans un match aussi nul.. alors que l’équipe a dégagé une insolente confiance dans le résultat, au point que le match a eu le déroulement qu’il a eu. Belle gestion au niveau du résultat, car la dépense physique fut moindre, et mentalement de même, car il n’y pas eu l’air d’y perdre de l’influx nerveux. Arsenal a la mentalité d gagnant sur ce match. Combien de temps que c’était pas arrivé, s’il on excepte le match face à Sunderland ?

Arsenal est une statue qui tranquillement se redresse, au prix d’indigents matchs, pas si inintéressants.

Lowlights

– L’état d’esprit (in)suffisant: Et qui a suffit. Mentions spéciales aux milieus de terrain, mangés par des marseillais tout juste rugueux et pressants (Rosicky ommis, même s’il s’est peu à peu effacé). A la fin ça gagne, mais quelle suffisance.. !

– Arshavin: La farce du match. Ahurissant manque de volonté. Devrait être mis à l’amende de sa semaine de salaire, selon moi. Qu’il n’est pas envie de se frotter à Diawara et Diarra est une chose, mais au mois qu’il aide un déjà dilettante Andre Santos.

– Walcott: Dehors ! N’a pas le niveau technique, tactique et mental pour jouer à Arsenal, même en tant que remplaçant. A eu le mérite (s’il en est) de défendre. Son engagement n’est pas remis en question, mais son niveau. Exemple: Dès la reprise à la 45ème minute et 7 secondes, à son 1er ballon, son contrôle le met en difficulté, et il rate une passe facile à Jenkinson, la mettant nettement dans son dos.

An European journey: Episode 7 (2/2)

MyPremierLeague vous propose aujourd’hui la deuxième partie du résumé des journées européennes de la semaine dernière avec cette fois ci l’Europa League. La petite sœur de la Ligue des Champions attirent moins les regards, mais c’est encore une fois quatre équipes anglaises qui participent à cette compétition : Tottenham, Stoke City, Fulham et Birmingham City. Bien moins lotie que la LdC, l’Europa League offre quand même tous les ans de beaux matchs de football et MyPremierLeague veut vous faire partager le parcours des clubs anglais.

Groupe A : PAOK Salonique – Tottenham Hotspur

L’équipe londonienne se déplaçait en Grèce jeudi soir pour jouer son premier match de poule de l’Europa League. Les londoniens jouaient l’année dernière la LdC et ils n’ont pas réussi à se requalifier pour l’édition de cette année.

Tottenham s’est présenté avec une équipe largement remaniée pour jouer ce match, une équipe bis puisque seul Kyle Walker avait participé au match le week end précédent. C’est donc Cudicini qui gardait les cages devant une défense Iago, Bassong, Corluka, Walker. Au milieu de terrain, les jeunes Livermore, Carroll et Townsend en ont profité pour prendre une place de titulaires tandis que Pavlyuchenko, Giovanni Dos Santos et Kane formaient le trident offensif.

Une équipe résolument jeune qui a pourtant réussie à repartir de Grèce avec le point du match nul dans un match tendu où les cartons jaunes ont plu. Harry Redknapp a donc clairement fait le choix du championnat en alignant une équipe jeune et sans grande expérience.

Les jeunes de Tottenham ramènent un point de Grèce

Si le match s’est soldé par un score nul, c’est une petite victoire pour Tottenham qui repart avec un point important pour une éventuelle qualification au tour prochain. Cependant, on ne peut que regretter le fait que l’équipe ne joue pas la compétition à fond alors que comme tant d’autres, elle a l’effectif et le potentiel de réussir à faire quelque chose. Le prochain match verra Tottenham accueillir l’équipe irlandaise des Shamrock Rovers.

Groupe E : Dynamo Kiev – Stoke City

L’équipe de Stoke participe cette saison à l’Europa League, une participation qui couronne la bonne saison dernière de ce club de mi-tableau anglais. Un premier match européen périlleux avec un déplacement en Ukraine contre le favoris du groupe, le Dynamo Kiev d’Andriy Shevchenko.

Stoke City a aligné son équipe 1 avec Sorensen aux cages, une défense composée de Robert Huth, Matthew Upson, Ryan Shawcross et de Shotton. L’équipe était organisée dans un 4-3-3 avec Diao, Whelan et Wilson Palacios au milieu et un trident offensif composé de Wilkinson, Kones et Jerome en attaque.

Le match a été dominé par les joueurs de Kiev mais une domination stérile qui a bien failli leur coûter le point du nul puisque à la 55’, Jerome ouvrait le score pour les anglais sur sa première occasion du match. Laissé seul par la défense, il en a profité pour ajuster le gardien sur une offrande de Shotton. Un hold up presque parfait puisque la défense de Stoke n’a plié que dans le temps additionnel suite à un centre de Yarmolenko détourné par Vukojevic à la 90’+1.

Jerome buteur contre Kiev

Avec le point du nul, Stoke City se classe deuxième, derrière le Besiktas qui a étrillé l’équipe du Maccabi Tel Aviv 5-1. Prochain match contre les turcs de Besisktas. Stoke City va certainement jouer sa chance contre les turcs dans l’espoir de continuer sa route en coupe d’Europe.

Groupe H : Birmingham City – Sporting Braga

Évoluant en Championship cette saison, Birmingham City avait réussi à obtenir sa qualification la saison dernière en remportant la Carling Cup la saison passée contre Arsenal, entrainant le club londonien dans une spirale négative. Face à cette équipe de seconde division, ni plus ni moins que le dernier finaliste malheureux de la compétition, le Sporting Braga. Match déséquilibré sur le papier qui s’est traduit dans la réalité.

L’équipe de Birmingham s’est présentée devant ses fans avec une formation organisée en 4-4-2 avec Myhill aux cages et une défense composée de Carr, Ibanez, Ridgewell et Murphy. Elliot, N’Daw, Spector et Redmond. A. Rooney et King composaient l’attaque.

Les anglais n’ont pas fait illusion longtemps puisque dès la 7’, Barbosa ouvrait le score pour les visiteurs. Les portugais étaient bien plus réalistes et supérieurs techniquement bien que Birmingham City a fait preuve de volonté et d’envie. Malheureusement, la différence de niveau entre les deux équipes étaient trop grande et l’efficacité de Lima ) la 59’ et de Barbosa à la 88’ ont scellé un match que même le but de King à la 71’ n’a pas réussi à bousculer.

Barbosa a réussi le doublé pour Braga contre Birmingham City

Birmingham est dernier de sa poule et se déplacera pour affronter Maribor au prochain match. La Coupe d’Europe, qui remontait le morale des supporters en fin de saison dernière pourrait vite se transformer en cauchemar si les joueurs perdent trop d’énergie dans des matchs qui semblent perdu d’avance alors que le véritable objectif du club est de remonter en Premier League à la fin de la saison.

Groupe K : Fulham – FC Twente

Fulham participe de nouveau à l’Europa League, une saison après son magnifique parcours qui l’avait vu échoué en finale face à l’Atlético de Madrid il y a un an et demi. Depuis, beaucoup de chose ont changé, l’entraineur Roy Hodgson est parti tenté une expérience ratée à Liverpool mais l’envie du club d’exister sur la scène européenne est toujours intacte, même si c’est dans la moins prestigieuse C3.

L’équipe s’est donc présentée avec ses cadres : Swharzer, Baird, Briggs, Hangeland, Grygera, Sidwell, Kasami, Danny Murphy, Dempsey, Dembélé, An. Johnson tandis que Senderos, Duff et Zamora sont entrés en cours de match.

C’est Andrew Johnson qui a ouvert le score pour Fulham à la 19’ sur une mauvaise passe de l’adversaire. Il a intercepté la balle alors que le défenseur hollandais faisait une transversale à un autre défenseur. L’attaquant de Twente De Jong a égalisé à la 41’ d’une tête sur un centre. C’est un match assez équilibré que nous ont proposé les deux équipes, chacune ayant eu des occasions.

Luuk De Jong célèbre son but contre Fulham

Un nul qui classe Fulham troisième de la poule. C’est OB Odense qui prend la première place grâce à sa victoire contre le Wisla Cracovie. Les londoniens iront jouer contre Odense au deuxième match.

Le bilan de cette première semaine européenne est très moyenne pour les clubs anglais engagés. Certes un seul club a perdu, Birmingham City, mais seulement une victoire pour Chelsea en Ligue des Champions. Les équipes de Manchester ont déçu pour leur entrée en lice européenne, affichant des prestations bien loin de ceux que nous avions pu voir sur les pelouses du championnat anglais, d’autant plus incompréhensible que les deux équipes partaient favorites pour leur match. Comme si un syndrome coupe d’Europe s’était abattu sur les équipes anglaises alors que le syndrome Ligue des Champions s’appliquent plus au week end suivant où les prestations en championnat ne sont pas des plus réjouissantes et avaient fini par couter cher à la course au titre les saisons précédentes pour certains. Espérons voir du spectacle la semaine prochaine pour la deuxième journée.

An European Journey: Episode 7 (1/2)

MyPremierLeague vous propose un récapitulatif des matchs européens des clubs anglais de cette semaine. 4 clubs dans chaque compétition et on commence aujourd’hui avec les clubs en Ligue des Champions. On commence aujourd’hui avec la Ligue des Champions.

Groupe A : Manchester City – Naples

Le deuxième club de Manchester disputait son premier match de Ligue des Champions mercredi soir contre Naples. Le club de Manchester est tombé dans un groupe très difficile avec le club italien, Bayern Munich et Villareal. Si City fait office de favoris avec le club allemand pour sortir de la poule, les citizens ont tout intérêt à nous montrer les mêmes choses que ce que nous avons pu voir sur les pelouses anglaises ces dernières semaines pour s’en assurer.

L’équipe anglaise se présentait avec une formation classique, avec Hart aux cages, une défense Zabaleta, Kompany, Lescott et Kolarov, Yaya Touré et Barry en milieu récupérateur et avec le quator offensif Silva, Nasri, Aguero et Dzeko pour faire le spectacle. Cependant, ce sont les attaquants de Naples Lavezzi et Cavani qui ont fait parler la poudre les premiers avec l’ouverture du score de l’uruguayen à la 69eme.

Kompany à la lutte contre Cavani, une lutte qui tournera à l'avantage du napolitain

C’est finalement Kolarov, l’arrière gauche de City, qui a fini par égaliser pour son équipe d’une frappe enroulée sur coup franc à la 75’. Il n’aura pas le temps de profiter de son but qu’il quittera le terrain, remplacé par Clichy car l’arrière gauche citizen s’est blessé au nez durant le match. Pour la première fois de la saison, les attaquants de City sont restés muets durant 90 minutes. C’est peu probable que ce soit la pression d’un match européen qui les ait rendus muet alors que tous les joueurs offensifs avaient déjà une précédente expérience de Ligue des Champions avec leur précédent club.

Manchester City se retrouve troisième de la poule suite à ce nul avec Naples, qui bénéficie d’un avantage puisque les italiens se déplaçaient alors que Bayern Munich a gagné 2 à 0 contre les espagnols de Villareal. Prochain match contre les allemands à Munich le mardi 27 septembre.

Groupe C : Benfica Lisbonne – Manchester United


Pour son premier match de Ligue des Champions, Sir Alex Ferguson fait une entorse à sa nouvelle vision de jeu pour reprendre son système Ligue des Champions des saisons précédentes et surtout, il remet mister CL, Park Ji-Sung, habituel titulaire de cette compétition.

United, qui portait pour la première fois en match officiel sa tunique away, s’est donc présenté avec une équipe qui a beaucoup changé depuis la victoire de samedi contre Bolton. C’est Lindegaard qui gardait les buts mercredi soir à la place de l’espagnol De Gea. La défense Evra, Evans, Ferdinand, Fabio était aligné pour la première fois cette saison, une défense pas exempt de défaut et plus particulièrement Evans, particulièrement à la peine au duel face à Oscar Cardozo qui a ouvert le score à la 24’.

C’est l’homme de tous les records, Ryan Giggs, qui a remis les siens dans le sens de la marché à la 42’ en égalisant d’une frappe du gauche des 25 mètres alors que la défense lisboète pensait rentrer tranquillement au vestiaire à la mi-temps, United ne montrant pas le même visage que celui vu en championnat. Ryan Giggs bat au passage l’un de ses records en devenant le plus vieux joueur à marquer en Ligue des Champions à 37 ans et 289 jours.

Ryan Giggs, toujours un peu plus dans la légende de Manchester United.

United est deuxième de sa poule grâce à ce nul à l’extérieur. Le premier est Bale qui a battu Otelul Galati, les roumains qui disputait leur premier match de Ligue des Champions. Un nul qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle puisque c’était à l’extérieur, contre la seule équipe réellement capable de poser des difficultés aux anglais, que ce résultat nul est concédé. Le retour à Old Trafford ne sera pas de la même facture. Le prochain match se jouera à Old Trafford contre Bale.

Groupe E : Chelsea – Bayer Leverkusen


Chelsea commençait sa Ligue des Champions mardi soir contre les allemands du Bayer Leverkusen de Michael Ballack qui revenait pour la première fois depuis son départ à Stamford Bridge. L’entraineur de Chelsea, Andre Villa-Boas a surpris beaucoup de monde en se passant des services de John Terry et de Franck Lampard, les deux cadres majeurs du club, pour ce match. John Terry, le capitaine des Blues formé au club, n’était même sur la feuille de match. Lampard est rentré en seconde période, mais ce choix a fait beaucoup parlé, surtout après les propos de Torres qui reprochait à son équipe d’être composée de joueurs vieux qui jouent lentement. Le joueur s’est depuis excusé en assurant que ses propos avaient été mal traduits et le club va mener une enquête, mais le choix de l’entraineur de se passer de deux trentenaires pour le match pourrait indiquer qu’il partage les pensées de son joueur.

C’est donc une équipe quelque peu remaniée qui s’est présentée, avec un Cech au but derrière une défense composée de Bosingwa, Ivanovic, Luiz et Cole. Raul Meireles, Obi Mikel et Malouda formait le milieu de terrain tandis que Sturridge, Mata et Torres occupaient les postes d’attaque. On remarque aussi que Nicolas Anelka, un autre trentenaire, n’était pas sur le pré au coup de sifflet et que le trio offensif était jeune et surtout que Mata, la nouvelle recrue espagnole, est bien présent sur le pré, un joueur encensé dans la presse par… Fernando Torres.

David Luiz félicité par ses équipiers indique Fernando Torres, le passeur décisif.

L’équipe de Chelsea a dominé son match et dans la continuité de sa montée en puissance depuis le début de saison a pu se reposer sur son collectif pour parvenir à marquer à deux reprises, David Luiz à la 66’ et Mata à la 90’+3, tous les deux servis par un Fernando Torres en grande forme.

Chelsea occupe la première place de son groupe, Valence n’ayant pas réussi à prendre les trois points de la victoire chez les belges de RC Genk. Chelsea connait le meilleur démarrage de toutes les équipes anglaises en coupe d’Europe puisqu’ils sont les seuls à avoir gagné leur match. Chelsea se déplacera à Mestalla pour jouer contre Valence.


Groupe F : Borussia Dortmund – Arsenal


Après leur première victoire étriquée en Premier League le week-end dernier, les Gunners se déplaçaient en Allemagne pour le premier match de la phase de poule. Des Gunners en plein doute que la victoire contre Swansea n’a pas réussi à effacer totalement.

L’équipe d’Arsenal s’était présentée avec trois de ces dernières recrues dans un onze assez offensif. Szczesny gardait les buts derrière la ligne défensive Gibbs, Koscielny, Mertesacker et Sagna. Arteta et Song jouaient tous les deux au milieu de terrain tandis que Benayoun jouait légèrement devant eux. Le trio offensif était composé de Gervinho, Van Persie et de Walcott.

Van Persie et Gervinho pensaient avoir fait le plus dur.

L’équipe d’Arsenal s’est fait bousculé par les allemands sur l’ensemble du match et ils ont longtemps cru que le but de Robin Van Persie leur permettrait de décrocher leur deuxième victoire de rang. Mais encore une fois, Arsenal s’est fait rattraper par son adversaire sur un coup franc suite à une faute évitable de la part Sagna. Un nul pas volé pour les deux équipes, car même si Dortmund n’est montré le plus entreprenant, c’est bien Arsenal qui a failli mettre le but du KO à la 61’ par l’intermédiaire de Gervinho.

Un nul qui propulse directement en première place du groupe l’Olympique de Marseille qui a réussi à se défaire de l’Olympiakos en Grèce. Arsenal se classe deuxième de la poule suite au nul. En prochaine journée, ils recevront les grecs de l’Olympiakos.

Champion’s League day 1: Benfica Lisbonne – Manchester United (preview)

Premier match de Ligue des Champions mercredi soir pour Manchester United qui se déplace à Lisbonne pour défier le Benfica dans une confrontation qui s’annonce la seule de réellement difficile dans un groupe composé en plus de Bale et des roumains de Otelul.

L’équipe de Manchester United, leader en Premier League avec 12 points sur 12, se présente en forme mais avec des absents comme toujours : Rio Ferdinand n’est pas du voyage. Il serait absent pour lui permettre de se reposer après son premier match de 90 minutes. Il rejoint Vidic, le capitaine, qui est toujours absent. L’équipe devrait se présenter avec un quator que nous avons déjà vu contre Tottenham : Smalling, Jones, Evans, Evra, la seule véritable incertitude reposant sur qui occupera le flanc droit, un poste où a bien réussi Smalling lors des premiers matchs avant que Jones ne le supplée à merveille contre Bolton samedi.

Tom Cleverley qui s’est blessé contre Bolton ne sera pas du voyage lui aussi, il devrait être absent un mois selon les estimations des médecins. C’est donc certainement Carrick qui devrait occuper sa place au milieu de terrain tandis qu’Anderson devrait certainement soufflé un peu avant le match contre Chelsea mais le faible temps de jeu de Fletcher ne devrait pas lui permettre de débuter un match de cette importance. Anderson devrait débuter et être remplacé en cours de match.

Le duo infernal fera-t-il encore des ravages ce soir?

Antonio Valencia devrait faire une apparition dans ce match, à la place de Nani ou de Young, certainement de l’anglais puisque ce dernier a semblé peu en forme contre Bolton et aurait peut-être besoin de souffler un peu. On pourrait aussi imaginer que Park, un habitué des soirées de Ligue des Champions, prenne une place sur le pré.

En attaque, Sir Alex Ferguson devrait continuer avec l’association Chicharito – Rooney. Ce match étant le seul à représenter un véritable enjeu, le boss voudra certainement aligné une équipe en confiance. À moins qu’il opte pour l’option d’expérience avec Dimitar Berbartov qui n’a toujours pas été titulaire durant cette saison.

Manchester United : De Gea, Smalling, Jones, Evans, Evra, Nani, Carrick, Anderson, Young, Rooney, Chicharito

Ce match européen est le premier depuis la défaite contre Barcelone en finale de la Ligue des Champions la saison dernière et c’est suite à cette défaite que Sir Alex Ferguson a changé d’optique de jeu cette saison.

L’équipe de Benfica Lisbonne a un bilan très négatif face à United avec 6 victoires pour les anglais et une pour le club portugais. Sir Alex Ferguson l’a dit en conférence de presse, le club lisboète s’organise autour d’un milieu à trois de belle qualité qui donnera des difficultés à celui de Manchester United.

Si l’entraineur portugais aligne sa meilleure équipe, on devrait avoir un 4-5-1 organisé comme ceci :

Benfica Lisbonne : Artur, Maxi Pereira, Luisão, Garay, Emerson, Javi Garcia, Witsel, Aimar, Gaitan, Nolito, Cardozo

L’arbitre est Damir Skomina tout juste âgé de 35 ans. C’est le septième match de Ligue des Champions qu’il arbitrera dans sa carrière.

Udinese-Arsenal: The Gooner’s Guillotine

Udinese-Arsenal, barrage retour de la LdC

 

MyPremierLeague était devant le petit écran de son computer pour servir sur un plateau le match de l’angoisse. Enjeux (si..piégeux !), jeu, puis enfin après alors, nais-je, flocons de conséquences, nuée de dommages naissants. MPL, pour vous.

Ce mercredi soir, à l’occasion d’un simple match de football, de très grands enjeux financiers et sportifs sont sur la table. Trop grands. En dehors des enjeux sportifs, qui influent sur les financiers, et inversement, ces barrages ont trop valeur de couperet économique. Car ce sont avant tout des couperets sportifs, voire prestigieux. A Arsenal , sont en jeu pas moins de 20-25 M d’€, l’honneur d’un club qualifié 14 fois consécutivement pour les phases finales de la LdC, et son attractivité pour les remplacements de Cesc Fabregas et Nasri. Enfin, l’hémorragie sportive que subit le club Gooner, a l’occasion d’être estompé. En fait, elle doit être estompé, sous peine pour Arsène, et son club, de passer, chacun à leur façon, pour un temps indéterminable, à la trappe de la lasagne européenne. Tout ça, avec des absents (Diaby, Koscielny, Gibbs, Wilshere, Wenger lui-même !), pour suspension ou blessure, voire ventes. Des présents aux diagnostics mentaux alarmants, fantomatiques sur le terrain samedi dernier une fois le match fini, et le ridicule autogoal de Ramsey, à mettre en corrélation avec la réussite actuelle des Gunners. Ils combattent tout, tout les combattent. Et jouer tout, c’est perdre. Opposés à eux sur le carré vert une semaine et un jour plus tôt à l’Emirates, les frioulans de l’Udinese sont dans la pente inverse : un championnat inespéré, une prestation convaincante face à une équipe qui a peur, une force mentale drainée par son capitaine Toto di Natale, et qui habite chaque joueur d’Udine. Reste que ce match, si le résultat en est positif, constitue un palier pour le club. Ce serait une rentrée d’environ 15 M d’€, qui permettrait de reconstruire un effectif semblable en qualité à celui de l’an dernier…bref, Udine peut devenir un club capable chaque année de se qualifier en LdC, avec les surplus de pression que cela représente par rapport au club tranquille qui jongle entre belle saison, et saison pourrie. ça va de soi qu’ils ont eux aussi la pression, une pression qu’ils sentiront plutôt au cours du match, le temps courant. Toto di Natale a parlé de ‘finale de coupe du monde‘: ils se mettent la pression, les bourricots.

Arsène approves me

Vous l’aurez compris, ce n’est un match facile pour personne, un combat aussi avec soi-même. Difficile notamment pour les techniciens Guidolin et Wenger, conscients tout deux des enjeux à la fois sportifs et financiers. Sauront-ils masquer l’énorme pression vis-à-vis de leurs joueurs, et préparer correctement leur match ?

La rencontre alped’huezienne

Le début de match est clair de chez Watwiller. Comme prévu, l’Udinese se sent forte, presque invincible face à des Gunners venu présentés leurs nuques aux bourreaux frioulans. Après un but hors-jeu d’une volée, et 400 bons coups, Toto di Natale, déjà porteur de l’esprit et l’espoir d’Udine, en plus du brassard, endosse le costume du joueur de tête, montrant à quel point il est complet, ne doute de rien, surtout pas de lui. Il se démarque avec malice, le ballon lui est bien centré, mais signé une si belle tête, restant les deux pieds ancrés au gazon, il la dépose avec la précision d’un chimiste avec sa burette graduée, poteau rentrant. Sczesnszy est cloué, et devant notre écran, ou dans le Stade, à n’en pas douter, Arsenal va couler, couler, couler.

L'attachant et excellent Toto di Natale

Nous sommes alors à la demi-heure de jeu. Il faut un tournant avant la mi-temps. Non pas les multiples irrégularités techniques de Walcott, ni la mollesse de l’entrejeu Gunner, tachant gauchement et bien trop humblement de prendre la balle, et de la faire circuler. Udine la prend avec autorité, et se créer de franches occasions : Toto, pas zéro but ce soir, trouve le poteau. Mi-temps. Je respire à peine. Les Gunners sont totalement perdant face à eux-mêmes, se laissant écraser par la pression. Seul Wenger est apte, sur cette mi-temps, à sortir de cette bulle destructrice, presque érosive, et à entrainer avec lui ses joueurs. Pourquoi ne pas coacher, en faisant rentrer qui lui semble apte à transmettre son message.

Jusque-là en résistance avec eux, rongés par la pression, Arsenal va se libérer une 1ère fois de ce joug. Gervinho, en nouveau leader mental de l’équipe, s’extrait de la pression et du marquage de l’arrière droit frioulan pour servir, après un sacré numéro, il faut le dire, Robin van Persie, Captain wrong-foot (Capitaine contre pied), capable de rester lucide, d’abord, puis assez en retrait pour que toute la défense frioulane, qui avançait confiante sur un centre au cordeau de Gervais, soit biaisée. Maintenant, c’est deux buts qu’il faut à Udine. Et le voile de la pression, l’infection presque, s’est partiellement dissipé grâce à cette action des deux bons éléments offensifs d’Arsenal. Rosicky, rentré à la mi-temps, à la place d’un inutile Frimpong (inutile car aligné à coté de Song, traduisant par ce choix la frilosité de Wenger, peureux à l’idée de ce match, un minimum).

Rosicky, auteur de la course qui déplaça la défense frioulane sur l'égalisation.

Tomasz régale par son engagement défensif notamment, et en général, son attitude, qu’il transmet à ses coéquipiers. Mentalement, on assiste, visiblement, tangiblement, presque à une inversion des fluides, du moins des tendances mentales qui s’inversent. Cette perspective va freiner fort, lorsqu’Udine obtient un pénalty, qu’Antonio di Natale est naturellement destiné à tirer. Le 2ème de ce type dans la carrière de ce grand joueur par le talent, mais aussi les valeurs, lui qui est fidèle à l’Udinese, qui réalise toujours des bons matchs, qui est d’une générosité qu’égale à sa justesse technique, sa simplicité et son intelligence. Le 1er était lors d’Italie-Espagne, un pénalty qu’il se vit arrêter, un manqué majeur dans l’histoire du football italien, l’occasion de sortir le favori, avec une Squadra Azzura relativement bénigne alors. J’ai bien dit relativement.

Mais revenons à Toto dans le présent. Il tire, c’est haut, fort, loin du gardien, pas loin de la lucarne. Tiré avec conviction. Tout pour marquer. Seulement, le Polak des bois Gunner s’appelle Wojceh Sczesnszy. Il sort la balle en se déployant, albatros d’un instant, à l’occasion d’un arrêt ultra spectaculaire, mais aussi ultra important. Il n’en faut pas plus pour endeuiller tout le public frioulan, toute l’équipe elle-même, et avant tout, Toto di Natale, le cœur serré, pensant sans doute à ce pénalty face à l’Espagne, en 2008. Y repensant, car il a pu y penser avant ce pénalty. Peut-être son erreur.  Il ne va pas pour autant ‘devenir maçon’, comme il le pensa quelques secondes après son échec en 2008. C’est à Sczesnszy qu’il va falloir penser à faire une statue, et un contrat verrouillé. Ce garçon a 20 ans, il a déjà tout pour lui, et plus encore. Un charisme délirant, un talent fou, une assurance impensable, dès ses débuts, excepté un tout 1ermatch un brin gauche, face à Man U, il y a 6 mois à peine. Quelle progression depuis. Il fait partie des meubles maintenant, véritable leader de sa formation, avec une rare maturité. Mais n’empiétons pas sur l’après match, l’heure des conclusions.

Le Polonais ne veut plus être victime, c'est historique.

A partir de cet instant où l’arrêt est réalisé, le match est mort, les tendances mentales se sont presque définitivement inversées. Manquait plus que Walcott nous fasse un sprint tout moche, entrecoupé d’un beau double relais avec un Sagna de fer ce soir-là, pour qu’Arsenal gagne sa guerre avec lui-même, suffisant pour gagner contre Udine, chez eux. Une équipe forte, mais pas tant que ça, son énergie mentale reposant trop sur un seul homme, celui-ci s’en est rendu compte ce soir. Être un leader, et changer de palier, c’est dur. Arsenal, déjà grand club, sauve les meubles, et Wenger, prouve, ainsi que certains de ses joueurs, qu’il a la carrure pour être de ce club.

Autres conséquences et dommages

 

-Arsenal: 15ème C1 de suite : unique, exceptionnel, splendide, puissant, jizzant. Ça ne doit pas s’arrêter tant que Wenger est là.

-Udinese: palier non franchi. Une saison plus calme se prépare, ils vont pouvoir pister tranquillement de futurs bons petits joueurs…

-Arsenal: Wenger face à ses responsabilités, il a jusqu’au 31 Août au soir pour finir un autre match : Arsenal-Mercato. Le but, trouver les bons brins d’herbres pour compléter sa pelouse-effectif. Et des verts comme Cesc, y’en a pas cent. Gros défis, mais il a écarté le problème Udinese. Je pense que faire le point sur ce match à sa fin, ne sera pas de trop. Je suis impatient qu’il agisse.

-Arsenal: En ayant réussi à gagner face à la pression, en opérant à une désinhibition saine, les Gunners ont grandi, comme lorsqu’ils ont gagné Chelsea 3-1 l’an dernier (fruit perdu depuis, par des matchs-régressions…). Ça, c’est pour les joueurs nus en expérience de matchs de haut niveau, mais aussi pour ceux qui ont peu brillés ou réussis dans ces matchs. Là, des tauliers mentaux se sont révélés : van Persie, Gervinho, Sczesnszy, Song ou Sagna ne sont plus les 2nds couteaux de l’équipe. Ils semblent aptes à prendre les rennnes. Man U est le test idéal, soyons dignes, résistants, et efficaces. Alors, même dans la défaite (logique vu les effectifs en présence), nous aurons que très peu perdu. Juste d’embêtantes encablures en championnat.

Coeff UEFA : Honnêtement, on peut aller chercher l’Italie, nous les petits français, au coefficient européen. Faut y croire, car l’Udinese est en Europa League, et que les clubs italiens se moquent éperdument de cette compétition. (du nouveau dans les directives de la fédé italienne ?)

HumeursHucrèves

Des questions ?

An European Journey: Episode 6 !

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Programme chargé pour le 6e épisode de notre suivi Européen des Clubs Anglais qualifiés, aujourd’hui et demain ont lieu les tirages des groupes de Ligue des Champions (cet après midi) et d’Europa League (demain) que nous expliquons ici. MyPremierLeague vous propose ensuite une présentation des matchs de Barrages d’Europa League et un retour sur la victoire d’Arsenal à Udine scellant la qualification des Gunners pour les phases de poule.

Vous pouvez retrouver les Episodes précédents ici :
Episode 1 : Quels clubs Anglais disputeront les compétitions Européeenes de l’UEFA et comment se sont ils qualifiés ?
Episode 2 : Présentation des tirages des Barrages des deux compétitions et retour sur le parcours de Fulham et Stoke City lors des 3 tours de qualification.
Episode 3 : Présentation du match de Barrage aller d’Arsenal qui affrontait l’Udinese Calcio.
Episode 4: Présentation des matchs de Barrage de l’Europa League et retour sur le match d’Arsenal
Episode 5: Présentation du match d’Arsenal et retour sur les Barrages d’Europa League

Les Tirages au sort

Tirage des Poules de la Ligue des Champions, Jeudi 25 Aout à 17h45 :

Les 10 vainqueurs des barrages rejoignent les 22 qualifiés d’office pour le tirage au sort de la phase de groupes au Forum Grimaldi de la Principauté, les 32 formations étant divisées en 4 chapeaux, dont chacun des 8 groupes hérite d’un représentant. Les chapeaux sont organisés en fonction du coefficient UEFA des équipes, les mieux classées se trouvant dans les premiers chapeaux. Deux équipes issues d’une même association ne peuvent pas se rencontrer.

Si deux équipes d’une même association sont qualifiées, elles sont séparées de manière à ne pas jouer le même jour. Les matches se déroulant le mardi et le mercredi, une équipe évoluera à domicile un jour et l’autre à l’extérieur l’autre jour. Si une association compte trois représentants, seules deux équipes peuvent prétendre ne pas jouer le même jour. Si une association compte quatre représentants, deux paires sont organisées en fonction des audiences TV.

 Pour s’assurer que deux clubs d’une même association ne jouent pas le même jour, les 8 groupes sont classés par couleur : les Groupes A-D sont en rouge et les Groupes E-H en bleu. Si un club de la paire est par exemple tiré dans un groupe rouge, l’autre club de la paire est automatiquement assigné à un groupe bleu lors de son tirage.

Les équipes du Chapeau 1 sont provisoirement placées à la 1re place de leur groupe, les équipes du Chapeau 2 à la 2e place, et ainsi de suite. Une fois le tirage terminé, la position des équipes dans les groupes et l’ordre des rencontres (matches aller-retour entre toutes les équipes du groupe) sont décidés par ordinateur.

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Les 4 Chapeaux:

Pot 1

Barcelona
Manchester United
Chelsea
Bayern Munich
Arsenal
Real Madrid
Porto
Internazionale

Pot 2

Milan
Lyon
Shakhtar Donetsk
Valencia
Benfica
Villarreal
CSKA Moscow
Marseille

Pot 3

Zenit St. Petersburg
Ajax
Bayer Leverkusen
Olympiacos
Manchester City
Lille
Basel
BATE Borisov

Pot 4

Borussia Dortmund
Napoli
Dinamo Zagreb
APOEL
Trabzonspor
Genk
Viktoria Plzeň
Oţelul Galaţi

Tirage des Poules de l’Europa League, Vendredi 26 Aout :

Les 38 vainqueurs des barrages rejoignent les 10 vaincus des barrages de l’UEFA Champions League pour le tirage au sort de la phase de groupes, au Forum Grimaldi.

Ces 48 clubs sont répartis dans quatre chapeaux, selon leur statut de tête de série d’après le coefficient UEFA. Chaque chapeau fournit une équipe à chacun des 12 groupes. Toutefois, deux équipes d’une même association ne peuvent tomber dans le même groupe. Une fois ce tirage effectué, la position des équipes au sein du groupe est déterminée par un tirage informatique, afin de connaître l’ordre des matches à domicile et à l’extérieur.

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En considérant que Tottenham, Fulham, Stoke City et Birmingham se qualifient ce soir, ils se retrouveraient respectivement dans le 1e, 2e et 4e pot de par leur coefficient UEFA

Pot 1                 coef.                Pot 2                         coef.
------------------------ --- -------       ---------------------- --- ----------------
Sevilla *4               Esp  93.465       Paris Saint-Germain *4   Fra  51.735
AS Roma *4               Ita  85.110       FC København @4          Den  51.110
Tottenham Hotspur *4 Eng 78.157       AZ Alkmaar *3            Ned  43.025
PSV Eindhoven *4         Ned  74.025       Anderlecht *4            Bel  42.400
Atlético Madrid *3       Esp  70.465       FC Twente Enschede @4    Ned  41.025
Sporting CP Lisbon *4    Por  68.319       Fulham FC * Eng 40.157
Sporting Braga *4        Por  62.319       Celtic *4                Sco  39.528
Schalke 04 *4            Ger  61.887       Besiktas *4              Tur  37.010
Dinamo Kiev @3           Ukr  60.776       Hapoel Tel-Aviv *3       Isr  36.400
Panathinaikos @3         Gre  57.833       Metalist Kharkiv *4      Ukr  34.276
Glasgow Rangers @3       Sco  56.028       Standard Liège @3        Bel  32.400
Spartak Moscow *4        Rus  51.941       Rubin Kazan @4           Rus  31.941

Pot 3                    coef.              Pot 4                        coef.
------------------------ --- ------------- ------------------------ --- ----------------
Club Brugge *3           Bel  31.400       OB Odense @4             Den  18.610
AEK Athens *4            Gre  30.833       Lokomotiv Moscow *4      Rus  18.441
Sparta Praha *3          Cze  30.170       PAOK Thessaloniki *3     Gre  17.333
Steaua Bucuresti *4      Rom  29.164       Birmingham City *4 Eng 17.157
Udinese @4               Ita  27.110       Stoke City *3 Eng 17.157
Athletic Bilbao *4       Esp  24.465       Stade Rennais *3         Fra  16.735
Lazio Roma *4            Ita  23.110       Austria Wien **          Aut  16.640
Dinamo Bucuresti *3      Rom  22.164       Rapid Bucuresti *4       Rom  16.164
FC Salzburg **           Aut  22.140       Partizan Belgrade @3     Srb  15.850
Maccabi Haifa @4         Isr  21.400       Wisla Kraków @4          Pol  10.183
Rosenborg BK @3          Nor  19.375       Sturm Graz @4            Aut   8.640
FC Zürich @4             Sui  18.980       Malmö FF @4              Swe   2.825

Remerciements à Bert Kassies et son site http://kassiesa.home.xs4all.nl/bert/uefa/index.html

Présentation des matchs de Barrage Retour d’Europa League

Tottenham – Heart of Midlothian à 21h00

Luka Modric, courtisé par Chelsea, pourrait faire son retour dans l'équipe et disputer son premier match officiel de la saison

Harry Redknapp souhaiterait que son meneur croate Luka Modric dispute au moins une heure du match comptant pour du beurre contre les Hearts après avoir à nouveau affirmé son désir de conserver son n°14. Il a même évoqué une éventuelle augmentation de salaire qui pourrait se décider dans le courant de la semaine prochaine à l’issue d’une réunion prévue avec le président Daniel Levy.

Pour en revenir au terrain, après la large victoire de l’aller (5-0), Redknapp sera tenté de faire reposer ses cadres et profiter des nombreuses blessures qui ont décimé son effectif pour lancer ses jeunes Thomas Carroll (jeune milieu de 18 ans), Harry Kane (attaquant de soutien, 18 ans également et qui a disputé la saison dernière en prêt à Leyton Orient, marquant 5 buts en 18 matchs) ainsi que le sosie de Lewis Hamilton, Andros Townsend, l’ailier de 20 ans. Uncle Arry pourra également réitérer sa confiance à Livermore. Pienaar, Palacios, Jenas, King, Hutton, Gallas et Sandro sont absents tandis que Modric et Huddlestone sont incertains.

L’ancien manager de Southampton (et du rival Portsmouth tant qu’à faire) a déclaré que c’est une superbe opportunité pour ces jeunes de se confronter à une opposition à White Hart Lane.

Le groupe des Spurs : Gomes, Friedel, Cudicini, Bale, Kaboul, Bassong, Dawson, Corluka, Walker, Assou-Ekotto, Townsend, Huddlestone, Lennon, Van der Vaart, Kranjcar, Modric, Livermore, Pavlyuchenko, Defoe, Crouch, Kane, Carroll.

Birmingham City – CD Nacional Madeira à 20h45

L'entraîneur de Birmingham fait face à un choix cornélien

Noir ou blanc ? Europe ou non ? Chris Hughton fait face à un dilemme au moment de constituer sa feuille de match pour le match retour de ses Blues contre le Nacional Madeira tenu en échec à l’aller (0-0) ; en effet, il se retrouve avec la perspective de voir 6 rencontres supplémentaires alourdir son calendrier en cas de victoire ce soir alors que son groupe est déjà largement amoindri par les blessures dont la dernière tiendra éloigné le jeune prodige Jordon Mutch éloigné des terrains 3 mois (fracture de la cheville).

Mais dans un même temps, les fans ont une énorme attente vis-à-vis de la Coupe d’Europe et Hughton en a bien conscience même si il a reconnu qu’il « pourrait faire sans ». Il a en revanche assuré que quelque soit l’équipe aligné face aux portugais, ces 11 joueurs joueront pour remporter la rencontre. Le terrain rendra donc son verdict pour déterminer l’avenir des Brummies, une qualification pourrait « lancer une dynamique positive pour le groupe » tandis qu’elle pourrait également constituer un « problème de poids » en ajoutant 6 matchs aux 46 déjà prévus en Championship.

Marlon King, Nikola Zigic, Cameron Jerome, Jordon Mutch, Mongalo Gomis et la paire défensive Liam Ridgewell (à propos duquel un intérêt des QPR est annoncé par la presse) et Scott Dann (envoyé à Liverpool, Chelsea ou Arsenal) sont blessés et absents pour cette rencontre. Guirane N’Daw fraîchement prêté par Saint Etienne n’est pas encore qualifié.

Dnipro Dnipropetrovsk – Fulham FC à 20h30

Les Cottagers à l’échauffement en Ukraine ne devraient pas avoir beaucoup de soutien ce soir puisque leur club n'a pas organisé de déplacement organisé pour ses fans

Après la large victoire de l’aller (3-0), Martin Jol a confirmé que son équipe aura pour consigne de bien défendre comme lors des 70 premières minutes du match aller et de ne pas encaisser de but pour ne pas mettre en péril son avantage. Malgré l’absence de Bobby Zamora, le manager Hollandais a confiance en Clinton Dempsey qui a inscrit un doublé à l’aller,  mais aussi en Moussa Dembele auteur d’une bonne rentrée malgré la défaite à Wolverhampton. Stephen Kelly voudra une nouvelle fois se mettre en valeur après son match plein de l’aller qui a certainement constitué un « casse tête » pour son manager, l’Irlandais a rapellé son intention de s’imposer à ce poste qu’il occupe avec la sélection du Trèfle, après avoir été longuement blessé la saison dernière

Stoke City – FC Thoune à 20h45

Stoke accueille le Leader du Championnat Suisse après sa victoire de l’aller (1-0) sur son terrain synthétique. Vous pouvez retrouver une présentation du club suisse, sa progression et son entraîneur sur le site de Stoke City.
Anthony Pulis a rapellé que son équipe devait être à son maximum pour espérer se qualifier et qu’il compte aussi beaucoup sur le bruyant public du Britannia Stadium (même si pour chaque soirée Européenne, il n’y aura pas d’alcool vendu aux alentours du stade).

Les Suisses auront la chance de ne pas se frotter aux centres de Matt Etherington ou aux coudes de Robert Huth puisque les deux joueurs sont suspendus. Les deux joueurs susceptibles de prendre leur places sont Danny Pugh, le buteur de l’aller ; et Andy Wilkinson de retour de blessure. Le milieu devrait être constitué de Glenn Whelan (décisif lors du match nul rapporté de Norwich) et de Dean Whitehead tandis que Pennant et Delap sont incertains ; Upson pourrait faire ses débuts à domicile.

A savoir que deux joueurs dont l’identité n’a pas été révélée n’ont pas encore leur visa pour ce match Européen.

Retour sur le match Udinese – Arsenal (1-2):

Walcott a assuré la qualification de son équipe grâce à son deuxième but dans cette confrontation

La victoire d’Arsenal à Udine a enlevé un peu de pression des épaules de son manager Arsène Wenger malgré l’ouverture du score des joueurs du Frioul. Le scénario qu’Arsenal redoutait s’est bel et bien produit, Antonio Di Natale a ouvert le score dans la chaude ambiance (et température) du Stadio Friuli remettant les compteurs à zero juste avant la mi-temps. Les Gunners vont se reprendre d’entrée de deuxième mi-temps avec l’égalisation de Van Persie servi par Gervinho. Le tournant du match interviendra 3 minutes plus tard avec un pénalty accordé aux Italiens qui sera repoussé brillamment par Wojciech Szczesny. C’est finalement Walcott qui va profiter des espaces laissés par une équipe Italienne découverte alors qu’elle essayait d’inscrire un nouveau but pour fusiller Handanovic après une passe à travers la défense de Bakary Sagna.  A noter la performance solide de Jenkinson et Gervinho, les bons matchs de Walcott et Van Persie sans oublier bien sur celle de Sczesny qui a sauvé son équipe à plusieurs reprises avec des arrêts décisifs notamment sur le pénalty.

Alors que le bruit circulait qu’Arsenal pourrait être qualifié directement même en cas de défaite suite à l’exclusion de Fenerbahçe, l’UEFA a tenu à préciser qu’il s’agirait des Turcs de Trabszonspor qui prendraient la place de leurs compatriotes empêtrés dans un scandale de matchs truqués.

An European Journey, Episode 5

Ce soir,  Arsenal se déplace sur la pelouse des Italiens de l’Udinese Calcio pour y disputer la confrontation retour des barrages de la Ligue des Champions. MyPremierLeague vous propose donc une présentation de ce match ainsi qu’un retour sur les matchs de barrage de l’Europa League.

Vous pouvez retrouver les Episodes précédents ici :
Episode 1 : Quels clubs Anglais disputeront les compétitions Européeenes de l’UEFA et comment se sont ils qualifiés ?
Episode 2 : Présentation des tirages des Barrages des deux compétitions et retour sur le parcours de Fulham et Stoke City lors des 3 tours de qualification.
Episode 3 : Présentation du match de Barrage aller d’Arsenal qui affrontait l’Udinese Calcio.
Episode 4: Présentation des matchs de Barrage de l’Europa League et retour sur le match d’Arsenal

Theo Walcott a inscrit le seul but du match aller

Arsenal  n’entame pas cette rencontre dans la meilleure condition possible, c’est peu dire qu’Arsène Wenger est sous pression avant cette rencontre. En effet, après l’annonce du départ acté depuis de longs mois de Cesc Fabregas (FC Barcelone), c’est Samir Nasri qui a quitté le club à un an de la fin de son contrat, s’en allant relever le défi proposé par Manchester City (qui a posé le montant inespéré de £24m sur la table) et dont la présence lors de ce match Européen aurait rendu caduc la transaction du fait de la non-éligibilité potentielle du joueur.

Les Anglais entameront la rencontre avec leur court avantage de l’aller mais ne sont pas à l’abri d’un but des Italiens qui relancerait tout ; la possibilité qu’Arsenal passe à la trappe et ne dispute pas la Ligue des Champions pour la première fois depuis 12 ans est belle et bien réelle. Une qualification pour la C1 est donc vitale pour Arsenal pour concrétiser les transferts annoncés depuis un petit moment (Jagielka, Hazard, M’Vila, Cahill…)

Pour ce match, le technicien Français aura à sa disposition Robin Van Persie de retour de suspension Européenne ainsi que ses trois joueurs suspendus dans les compétitions domestiques (Gervinho, Frimpong et Alex Song).  Rosicky, Djourou et Traoré sont également disponibles.

En revanche, Laurent Koscienly (problème nerveux au dos), Bendtner et Diaby (cheville), Gibbs (tendon d’Achille) et Squillaci (blessure diplomatique résultant de la perte totale de confiance de la part de son Manager). La principale préoccupation de Wenger (dont la nouvelle suspension Européenne en raison de sa communication avec son banc lors de sa précédente suspension a été repoussée) réside en la blessure de Wilshere à la cheville, le milieu de terrain ne sera pas dans le groupe qui fera le déplacement.

Equipe probable :
Szczesny ; Sagna, Djourou, Vermaelen, Traore ; Song, Frimpong, Ramsey ; Gervinho, Walcott, Van Persie

Retour sur les matchs de barrage de l’Europa League


FC Thun – Stoke City
Les Potters se sont mis en bonne position avant d’affronter les Suisses au match retour en remportant par la plus petite des marges face à une équipe courageuse mais limitée qui évoluait sur le terrain synthétique que Pulis redoutait pour sa propension aux blessures. C’est Danny Pugh qui a inscrit le seul but du match de l’entrée de la surface de réparation sur un service de Matt Etherington.

Fait marquant du match, le gardien David Da Costa s’est fait expulser après un tirage de maillot grotesque sur Walters suite à sa sortie hasardeuse à 20m de ses buts. Thoune ayant fait tous ses remplacements, c’est le milieu Nicolas Schindelholz qui a pris les gants pour les dernières minutes et qui s’est distingué en repoussant la tentative de Jon Walters dans les arrêts de jeu.
Matthew Upson a disputé son premier match sous les couleurs de Stoke, lui qui a été préféré à Woodgate, laissé au repos pour l’occasion pour former la charnière avec Ryan Shawcross. Le match ne restera pas dans les mémoires mais Pulis a déclaré être satisfait du but de Pugh, du match plein de Matthew Upson et de l’ambiance du déplacement de son groupe en Suisse malgré la difficulté d’évoluer sur une surface inhabituelle pour son équipe.

Fulham – Dnipro Dnipropetrovsk
Victoire aisée pour Fulham qui s’attendait certainement à une opposition plus dangereuse, les Ukrainiens ne se sont pas procuré une seule occasion avant les 10 dernières minutes. Avec plus de réussite, le score aurait pu être encore plus lourd pour le Finaliste 2010 qui a surclassé son adversaire dans tous les compartiments du jeu.

La rencontre s’est débloquée avant la mi-temps et les buts de Hughes et de Dempsey après un bon travail de Kasami sur le côté droit. Dempsey a inscrit un doublé après la mi-temps pour porter le score à 3-0 en reprenant le centre de Sidwell. Malgré Riise, Dembele et Johnson sur le banc, Fulham a impressionné notamment par le biais de sa jeune garde Kasami ou Briggs qui s’est montré être un poison durant toute la rencontre.

Jol a déclaré logiquement après le match que son équipe aurait pu mettre davantage de buts, que la qualification pour les phases de groupe est nécessaire pour faire grandir l’image du club et il maintient dans le même temps que son équipe restera dans son approche professionnelle du match en Ukraine.

Hearts of Midlothian – Tottenham Hotspur
A l’image de Fulham, c’est comme si Tottenham était déjà qualifié en Phases de Groupes après sa large victoire en Ecosse (5-0) démontrant encore une fois le fossé entre le football Ecossais et Anglais. Il s’agissait du premier match officiel des Spurs dont la rencontre face à Everton avait été repoussée. Les joueurs de Redknapp ont montré un vrai appétit lors de cette rencontre en dominant les débats avec une bonne fluidité de jeu et des performances plus qu’accomplies de Van der Vaart (présent sur 3 des 5 buts) derrière un Defoe enfin tranchant après sa saison 2011 très moyenne, mais aussi de Kranjcar prenant la place de Modric, blessé. A noter les belles performances de Bale, Lennon et Livermore. Van der Vaart, Defoe et Livermore ont porté le score à 3-0 en une demi-heure avant que Bale et Lennon ne clorent la marque en deuxième période. Malgré la réticence de Redknapp vis-à-vis de cette compétition, les joueurs ont démontré –eux– que la compétition leur tenait à cœur.

CD Nacional Madeira – Birmingham City
Birmingham n’a pas marqué pour son premier match Européen depuis 49 ans, mais a touché 3 fois les montants par Caldwell et Wood par deux fois. Malgré sa pression en fin de match, Birmingham n’a pas réussi à arracher la victoire et tout reste donc à jouer à StAndrews Jeudi Soir. A noter le bon match de Jean Beauséjour dont les coups de pieds arrêtés se sont avérés dangereux durant la rencontre, lui qui semble enfin avoir trouvé son rythme en Angleterre après quelques mois difficiles en raison de ses difficultés d’adaptation.

Programme

Mercredi 24 Aout :
Udinese – Arsenal 20h45

Jeudi 25 Aout:
Dnipro – Fulham 20:30
Birmingham City – Nacional 20:45
Stoke City – FC Thun 20:45
Tottenham – Hearts 21:00

3ème journée du Npower Championship : Review

My Premier League vous propose aujourd’hui un retour sur la 3ème journée de la D2 anglaise, qui a eu lieu en milieu de semaine, ce mardi et ce mercredi. Des surprises et du suspens comme d’habitude.

Les Résultats en long, en large et en travers

Un West Ham uni et un très bon résultat à la clé (ici après le but de Cole)

Commencé ce mercredi à 20h45 heure française, c’est tout d’abord West Ham qui se déplace au Vicarage Road de Watford pour le compte de la 3ème journée de Championship. West Ham reste sur une victoire mitigé se déplace chez les Hornets, qui n’ont toujours gagné aucuns matchs cette année. Ce match part sur les chapeaux de roue pour les visiteurs, avec un but du défenseur Hammers James Tomkins de la tête, marqué sur un corner tiré par le nouvel arrivant Matthew Taylor, arrivé de Bolton. Second but pour les Hammers juste avant la mi-temps, c’est Joey O’Brien qui marque. Un autre but marqué, c’est cette fois-ci l’attaquant anglais Carlton Cole qui trouve le chemin des filets. Il ouvre par la même occasion son compteur but. Et pour parachever la performance, c’est Scott Parker, un temps annoncé en Premier League et à Chelsea, qui termine le travail. Grosse performances de West Ham qui gagne donc ce match. Peu étonnant tant ils ont dominé, pas de faux pas donc, un West Ham à la hauteur de ceux que l’on attend d’eux cette année. A noter tout de même le manque de réussite de Watford, toujours en mal de victoires …

Au même moment, Les Londoniens de Crystal Palace reçoivent Coventry. Les Eagles restent sur une victoire face à Burnley, et ont à cœur de rester sur cette lancée, à domicile. Face à eux, les Skyblues de Coventry ont perdu la semaine dernière face à Birmingham, et doivent prendre des points aujourd’hui. Et c’est justement c’est même Skyblues qui ouvrent la marque, grâce à leur attaquant, débarqué d’Everton il y a une saison déjà et qui a scoré 9 fois la saison dernière, Lukas Jutkiewicz. Alors que le match se dirige vers une victoire de Coventry, Crystal Palace va égaliser à la 90ème minute, grâce au très vif attaquant Sean Scannell. Et l’impossible va même se réaliser, Jermaine Easter, le second attaquant, va marquer, lui aussi dans le temps additionnel, pour arracher les trois points. Victoire de Crystal Palace alors qu’elle semblait acquise pour Coventry. Deuxième victoire de palace cette saison, envoyant Coventry dans la zone de relégation (toujours pas de victoire pour les Skyblues).

Portsmouth reçoit les Royals de Reading. Vainqueur de Leicester la semaine dernière, les Royals veulent renverser Pompey, défait la semaine dernière par les promus de Brighton. Surprise, c’est Pompey qui à la main mise sur le match avec une belle domination que ce soit au niveau de la possession (55%) mais aussi aux nombres d’occasions (16 frappes et 12 corners). Cette domination va payer. Victoire 1-0 de Portsmouth, but marqué par l’attaquant rouquin de 31 ans Dave Kitson. La saison de Reading n’est définitivement pas lancée … A noter d’ailleurs le but de l’ex-Royal Shane Long avec West Bromwich, club qu’il a rejoint il y a une grosse semaine, contre Manchester United.

Tom Lees, redonnant l’avantage à son équipe après avoir marqué dans son propre but

Le grand Leeds United joue lui Hull City. Toujours sans victoires, les Whites, qui viennent de recruter Andy Keogh,  vont tenter d’enfin gagner, face à un Hull vainqueur la semaine dernière grâce à Matty Fryatt. Et on ne sera pas déçu du match et du résultat. C’est tout d’abord Leeds qui ouvre la marque, par l’intermédiaire de Ross McCormack, profitant de la blessure de l’attaquant vedette Lucciano Becchio pour jouer et s’illustrer. Mais 4 min plus tard, le défenseur Tom Lees va marquer contre son camp, remettant les deux équipes à égalité. Mais ce dernier va se rattraper, et marque avant la pause pour son équipe cette fois, 2-1 pour Leeds. Au retour des vestiaires, le très bon Robert Snodgrass ouvre son compteur but pour la saison à venir. C’est Ramon Nunez qui va finir le travail. Première victoire de l’année pour les Peacocks de Leeds. 4-1, belle performances d’autant plus que les deux leaders Jonny Howson et Maw Gradel étaient absent, purgeant leur match de suspension pour le rouge pris la semaine dernière.

Toujours en rodage, Nottingham Forest se déplace chez Doncaster. Une victoire qui semble acquise, vu la différence de niveau entre les deux équipes Mais Forest doit assurer, et c’est chose faite, puisqu’il qu’ils vont l’emporter 1-0, but marqué par Chris Gunter. Match tout de même statistiquement dominé par Doncaster, mais sans leur attaquant Billy Sharp dont ils sont assez dépendants, ils peinent à la finition. Première victoire pour Forest, alors que Doncaster est toujours à 0 point. Cette saison s’annonce longue pour les Rovers, dont l’objectif est le maintien. A eux de glaner des points là où ils peuvent et quand ils le peuvent.

Après une défaite la semaine dernière face à Southampton, Barnsley reçoit aujourd’hui  le Middlesbrough de Tony Mowbray qui semble transfiguré cette saison, après plusieurs années de durs labeurs depuis leur descente. Un bon match et des buts. Barnsley va dès la 4ème minute ouvrir la marque grâce au deuxième CSC de la journée, c’est cette fois-ci le défenseur de Borough Stephen McManus qui pousse le ballon dans ses propres filets. Mais Boro est réactif, et va égaliser quelques minutes plus tard grâce à Scott McDonald, qui ouvre son compteur et risque d’être très important cette année. Les Smoggies  vont même prendre les rênes du match à la 13ème minute, but marqué par le milieu expérimenté Barry Robson. Boro va prendre un avantage définitif sur le match juste avant le retour aux vestiaires, but marqué par maintenant l’inévitable Marvin Emnes, dont on ne va cesser de parler cette année. Plus rien du match si ce n’est des cartons jaunes et un coaching inefficace pour Barnsley. Victoire pour Middlesbrough dans un match amplement dominé et tenu d’une main de fer.  Ils prennent par la même occasion la seconde place du championnat. La saison va elle aussi être longue du côté du de Barnsley. Pour le décharge, ils ont tout de même eut un calendrier difficile, ayant enchainé Nottingham Forest, Southampton et Middlesbrough. On verra ce que cette équipe donne face à des adversaires à sa portée.

Lallana et Lambert, tous les deux auteurs d’un doublé aujourd’hui

Dernier match de ce mardi, c’est l’affiche de cette troisième journée : Ipswich Southampton. Les Tractor Boys reçoivent chez eux un Soton en pleine confiance, ne connaissant pour le moment que la victoire lors de cette édition 2011-2012, toutes compétitions confondues. Une excellente attaque, une solide défense, tout roule pour le moment chez les promus de Southampton. Et le match commence dans le même registre. Auteur de 57 buts en deux saisons avec Southampton (depuis son arrivée en gros), c’est Rickie Lambert qui marque pour Southampton. Premier but de la saison pour l’attaquant anglais. Il se permettra même quelques minutes plus tard de doubler la mise. 0-2 pour Southampton, et bientôt 0-3, but de David Connolly. Sortant d’une excellente pré-saison, Connolly continue sur cette superbe lancée en championnat, avec trois buts en trois matchs. Le milieu Keith Andrews (arrivé de Blackburn) va réduire la marque pour les locaux avant que l’ancien espoir d’Arsenal acheté définitivement par Ipswich Jay Emmanuel-Thomas, tout juste entré, redonne de l’espoir aux locaux dans un match qui semblait perdu. Mais s’était sans compter sur Adam Lallana qui va calmer les Tractor Boys dès la 76ème minute, avant de les anéantir à la 90ème minute grâce à un second but. Le score en restera là. Petite frayeur pour les Saints mais rien de grave, performance offensive de haute volée qui rapporte la victoire et les 3 points à Southampton. Les supporters ne regretteront pas le déplacement. Déjà défait la semaine dernière par Hull, Ipswich continue sur sa mauvaise série (2 défaites en 3 matchs). En revanche, tout baigne pour Southampton et cette série devrait continuer, notamment grâce au trio offensif Lambert-Connolly-Lallana qui cartonne (respectivement à 2, 3 et 3 buts en championnat, le tout en 3 matchs, sans compter les passes décisives).

Mercredi, c’est tout d’abord l’un des favoris, Leicester City, qui reçoit Bristol City. Leicester reste sur une défaite face à Reading, tout comme Bristol qui n’a pas encore gagné un match. Par encore rentrer dans le match, Leicester va se faire surprendre dès la 5ème minute. Le buteur : l’inévitable attaquant de Bristol, Nicky Maynard. 1-0 pour les visiteurs à la pause, et un exploit en marche. Mais une dizaine de minute après la reprise, c’est l’attaquant David Nugent, fraichement recruté à Portsmouth qui va égaliser pour les Foxes. Mais contre toutes attentes, c’est Bristol qui va marquer le prochain et dernier but du match, une fois de plus grâce à Maynard, auteur donc d’un doublé aujourd’hui. Victoire de Bristol City, qui lance ainsi sa saison, qui devrait néanmoins être compliqué. De l’autre côté, c’est Leicester qui va s’en mordre les doigts. Ils payent en effet leur manque de réalisme, ayant réalisé plus de 15 frappes. Ayant aligné les millions cet été, ils leur manquent encore un attaquant pour accompagner un Nugent qui se sent bien seul devant …

Les Tangerines de Blackpool recevaient eux Derby County. Les deux équipes sont pour le moment à 6 points, ayant gagné leurs deux premiers matchs et veulent conserver cette bonne dynamique, ce qui passe par une victoire aujourd’hui. Un manque de réalisme côté Seasiders, et une victoire de Derby County 0-1, grâce à un but de Craig Bryson marqué à la 69ème minute. Un coaching inefficace et un manque de finition, premier coup d’arrêt pour Blackpool alors que Derby continue sur sa bonne lancée avec 3 victoires en 3 matchs.

Ashley Barnes, auteur d’un doublé pour les Seagulls de Brighton

Brighton And Hove Albion se déplace au Pays de Galles, plus précisément à Cardiff City. Vainqueurs de ses deux premiers matchs, le promu Brighton se déplace chez un cador du championnat lui aussi vainqueur de ses deux premier match. Un match qui s’annonce compliqué pour les Seagulls, un premier match test et pourquoi pas référence pour la suite du championnat en tout cas. Ce test démarre plutôt bien, avec un but d’Ashley Barnes avant la pause. 0-1 pour Brighton et bientôt 0-2, second but de Barnes marqué sur pénalty (provoqué par Craig Mackail-Smith) à l’heure de jeu. Et le troisième but de l’humiliation pour Cardiff va même arriver, par le biais de Will Hoskins, entré en cours de jeu. Il marque là son troisième but de la saison. Cardiff va tout de même sauver l’honneur. Kenny Miller va provoquer un pénalty que va marquer Peter Whittingham. Des statistiques assez équilibrées mais un score en faveur de Brighton. Très bonne performance à l’extérieur et excellent résultat pour une équipe de Brighton qui devrait jouer le haut de tableau la saison prochaine. Premier faux pas de Cardiff par contre, qui vise toujours la montée en Premier League après y avoir échoué ces dernières années.

Dernier match de cette journée, c’est Millwall contre Peterborough. Millwall qui a très bien démarré cette saison veut continuer sur ce rythme face à un Peterborough qui a du mal pour son retour en Championship, ce qui est logique. Et c’est bien Millwall qui va ouvrir la marque, grâce à Liam Trotter, déjà buteur la semaine dernière. Hameur Bouazza va même doubler la mise pour Millwall à la 55ème min. The Posh se dirige vers une défaite, mais c’est tout d’abord Lee Frecklington qui sème la révolte, d’un but à la 72ème minute. C’est Paul Taylor qui égalise pour the Posh, réduisant l’avantage que Millwall a néant. Nul entre les deux équipes, Millwall se demandant encore comment ils ont pu se relâcher de la sorte. Premier faux pas de ces derniers, alors que Peterborough prend un bon point va à une bonne équipe qui pourrait surprendre cette année.

Le match entre Birmingham City et Burnley n’a pas eu lieu, les Bleus de Birmingham jouant à la place en Coupe d’Europe (grâce à leur victoire en FA Cup l’année dernière).

3ème journée de League One & Two : ce qu’il faut retenir

 

En League One :

Bradley Wright-Phillips, l’homme qui devrait faire monter les Addicks de Charlton en Championship

En League One, on retiendra tout d’abord la victoire 3-2 de Sheffield United. 3ème victoire en 3 matchs pour les Blades, suite à une belle remontée face à Walsall alors qu’ils perdaient 2-0. 3ème victoire aussi pour Charlton, vainqueur 2-0 grâce à un doublé de Bradley Wright-Phillips d’un concurrent direct : Colchester. Belle victoire qui leur permet de prendre la première place du championnat, ayant encaissé un but de moins que Sheffield. (7 buts marqués pour les 2 équipes). Victoire aussi de Wycombe sur Leyton Orient (bon dernier avec 0 point) et de Notts County face à leur concurrent direct Tranmere, grâce à un penalty marqué par Lee Hughes à la dernière minute. Victoire aussi de MK Dons, alors que Scunthorpe a perdu à domicile contre Oldham. Sheffield Wednesday a perdu chez le promu Bury, 2-1. Grosse contre-performance. Preston North End a facilement défait un autre promu,  2-0 à Chesterfield, grâce à Carlisle et Nicholson. Stevenage a été obtenir un très bon résultat sur la pelouse de Bournemouth, victoire surprenante 1-3. Huddersfield n’a pu qu’aller faire un nul sur la pelouse d’Hartlepool. Pour finir, Rochdale a toujours du mal et concède le nul contre Carlisle, la saison va être compliqué pour eux, ainsi que pour Exeter qui a perdu contre Brentford.

 En League Two :

Les Red Devils de Crawley, peut-être la surprise cette année

En League Two, Rotherham continue sur sa lancé, victoire 2-1 chez Crewe Alexandra, avec encore un but de Le Fondre. Rotherham reste en tête, poursuivi par le promu mais riche Crawley Town, vainqueur cette semaine de Southend 3-0, avec notamment un doublé de Matt Tubbs, ces deux premiers buts en Football League après une saison plus que prolifique pour lui l’année dernière. Morecambe a battu Cheltenham, Bristol Rovers qui bat ce mardi Northampton. Nul entre Burton Albion et Port Vale 1-1, et entre Barnet et Gilingham 2-2. Belle victoire aussi d’Oxford 2-0 sur Shrewsbury Town, et de Macclesfield Town 4-0 sur Hereford, apparemment condamné à la une descente en Blue Square Premier (D5) à laquelle ils échappent depuis plusieurs années. Toujours dans le rayon des victoires, on notera celle de l’AFC Wimbledon dont le retour en Football League se passe bien pour le moment. Encore une victoire pour eux ce mardi, 0-2 grâce à un doublé du très attendu Jack Midson (arrivé cette été d’Oxford) chez un Plymouth qui après deux descente d’affilée ne s’en sort toujours pas et fait peur. Victoire de Dag & Red 1-0 sur Swindon, tout juste relegué de League One, de Torquay sur Aldershot et d’Accrington Stanley sur Bradford.

An European Journey, Episode 4

Les barrages aller de l’Europa League ont lieu ce soir pour déterminer à la suite de cette double confrontation quelles seront les équipes qui participeront à la phase de groupes de la compétition en cette saison 2011/2012. MyPremierLeague vous propose aujourd’hui une présentation des matchs des quatre clubs engagés dans cette phase de barrages puis un retour sur le match d’Arsenal en Barrages de Ligue des Champions et enfin comme toujours le programme à venir

Vous pouvez retrouver les Episodes précédents ici :
Episode 1 : Quels clubs Anglais disputeront les compétitions Européeenes de l’UEFA et comment se sont ils qualifiés ?

Episode 2 : Présentation des tirages des Barrages des deux compétitions et retour sur le parcours de Fulham et Stoke City lors des 3 tours de qualification.

Episode 3 : Présentation du match de Barrage aller d’Arsenal qui affrontait l’Udinese Calcio.

Les Barrages de l’Europa League

Les joueurs de Birmingham à l'échauffement à Madère

Nacional Madeira – Birmingham City le 18 Aout à 20h45
Chris Hughton sera privé de son talentueux milieu de terrain Jordon Mutch qui a été laissé au repos par précaution suite à un coup sur le genou mais aussi de Cameron Jerome, Marlon King et Nikola Zigic, également blessés. L’ancien manager de Newcastle devra choisir pour sa ligne d’attaque parmi Chris Wood, Adam Rooney, Akwasi Asante et Jake Jervis. Le groupe qui fera le déplacement est consultable ici.
Le manager de Birmingham est conscient que le sort de la double confrontation ne sera scellé qu’après le retour à St Andrews dans une semaine et pas avant. Il a déclaré que son équipe allait essayer de ramener un résultat positif mais que lors de ce genre de rencontres, il faut prendre soin de se mettre en meilleures conditions pour aborder le match retour.

Hearts of Midlothian – Tottenham Hotspur le 18 Aout à 20h45
Harry Redknapp devra composer sa feuille de match en piochant dans ce qu’il reste d’un groupe fortement diminué par les blessures puisque les défenseurs Ledley King (…genou), Alan Hutton et William Gallas (mollet) sont blessés tout comme les milieux Sandro, Steven Pienaar, Jermaine Jenas (Tendon d’Achille), Tom Huddlestone (cheville) et Luka Modric (officiellement blessé à l’aine, ou alors en instance de départ ?). Uncle ‘Arry sera certainement contraint de faire jouer ses jeunes Jake Livermore et Danny Rose. En revanche, Rafael Van der Vaart est pleinement rétabli de sa blessure à la cheville contractée face à Brighton & Hove Albion en pré-saison.

FC Thun – Stoke City le 18 Aout à 19h30
Matthew Upson pourrait faire ses débuts sous le maillot des Potters en prenant la place de Jonathan Woodgate qui sera mis au repos suite à son match face à Chelsea. Rory Delap touché aux ischios et Jermaine Pennant qui a ressenti une douleur à la cuisse seront certainement préservés d’autant plus que la rencontre se disputera sur terrain synthétique jamais recommandé pour des adducteurs douloureux. En revanche, Matthew Etherington a recu le feu vert des médecins ce matin pour disputer la rencontre, lui qui avait été contraint de sortir en Championnat après être mal retombé sur son bras.
Tony Pulis s’est déclaré « déçu et contrarié » du fait que son équipe évolue sur un terrain synthétique puisque son adversaire du soir possède un gros avantage sur cette surface, étant leader du championnat à domicile

Martin Jol en marge de la récéption des Ukrainiens de Dniepr

Fulham FC – Dnipro Dnipropetrovsk le 18 Aout à 20h30
Affrontement où planera une atmosphère de Tottenham puisque le Dnipro est entraîné par celui qui a succédé à Martin Jol sur le banc de Tottenham en 2007, Juande Ramos.
Le manager Hollandais sera privé de Simon Davies (genou) et de Bjorn Helge Riise (tendon d’Achille). Malgré sa fracture de la main, Bobby Zamora devrait disputer la rencontre, avec une protection très certainement. En marge de l’affrontement qui verra les débuts de l’ancien attaquant de Blackburn Nikola Kalinic pour le club Ukrainien, Martin Jol a demandé aux journalistes de ne pas faire tout un flan de cet affrontement avec Ramos puisque lui et son équipe seront concentrés sur le jeu et sur le résultat plutôt que cet affrontement surfait « qu’il ne faut pas rendre plus important qu’il ne l’est ».

Retour sur le match de barrage d’Arsenal face à l’Udinese Calcio (1-0)

Pour ce premier match européen de l’année, les Gunners recevaient l’Udinese emmené par leur capitaine Di Natale. Arsenal est privé de nombreux joueurs, entre les blessures de Wilshere et Diaby et les suspensions de Nasri, Van Persie et Arsène Wenger [en tribune pour ce match] la tâche s’annonce compliqueé. Comme dans toutes les rencontres de coupes européennes l’important à domicile est de ne pas prendre de but et d’essayer d’en marquer.

La composition d’équipe d’Arsenal: 

Szczesny

Sagna – Koscielny – Vermaelen – Gibbs

Song

Ramsey – Rosicky

Walcott – Chamakh – Gervinho 

Bench: Fabianski, Djourou, Jenkinson, Arshavin, Oxlade-Chamberlain, Frimpong et Bendtner.

La composition d’équipe de l’Udinese :

Handanovic

Ekstrand Benatia Danilo Neuton

Badu

Isla Pinzi Asamoah Armero

Di Natale

Arsenal entame très bien la rencontre en mettant de suite la pression sur les Italiens. Ceci va très vite payer puisqu’Arsenal va ouvrir le score après 3 minutes de jeu. Sur un service de Ramsey parti à la [très] juste limite du hors-jeu Walcott reprend de volée et trompe Handanovic.

Passé le premier quart d’heure Arsenal est méconnaissable. Le milieu de terrain quasi inexistant laisse beaucoup d’espaces aux joueurs d’Udine qui procèdent à des contres ultra rapides. Les occasions s’enchainent pour l’Udinese et sur un coup franc lointain Di Natale trouve la barre transversale.

A la mi-temps on est heureux de rentrer aux vestiaires chez les Gunners mais le match est loin d’être terminé…

Premier évènement contre Arsenal, à la pause, Gibbs sort sur blessure et Djourou le remplace. Arsenal évoluera donc ainsi derrière :

Sagna – Koscielny – Djourou – Vermaelen

A peine dix minutes après la reprise, Djourou sort sur blessure à son tour. Lui aussi pour un problème à la cuisse. Jenkinson rentre et la défense d’Arsenal change une nouvelle fois :

Jenkinson – Sagna – Koscielny – Vermaelen

Puis : Sagna – Koscielny – Vermaelen – Jenkinson

Jenkinson fraîchement arrivé à Arsenal en provenance de Charlton avait été prêté en D7 l’année passée…

La défense d’Arsenal est fortement mise sous pression mais tient bon devant les nombreux assauts adverses. Vermaelen en patron recadre sa défense et ordonne de tenir.

Nouveau coup dur, Rosicky sort et semble avoir mal. Il sert les dents. Frimpong le remplace, ce qui solidifie encore plus l’arrière garde des Gunners laissant Ramsey en seul créateur du jeu. Wenger en tribune grimace, il sent que son équipe n’est pas bien du tout. Szczesny presque héroïque tout au long du match détourne un nouveau coup franc de Di Natale.

Les Gunners ne montrent plus grand-chose offensivement. Walcott et Ramsey essaye de combiner mais le dernier geste leurs fait défauts à de nombreuses reprises. Dans les dernières minutes Walcott a l’occasion de doubler la mise sur une belle percée de Gervinho mais bute sur Handanovic réalisant une parade de grande classe.

94e minute. L’Emirates Stadium est libéré et Arsenal s’impose par la plus petite des marges. Prestation très médiocre pour ne pas dire mauvaise des Gunners mais victoire tout de même.

Piètre performance d’Arsenal donc. Le secteur offensif bien timide pour un match de cette importance. On pourra souligner que la défense même mise sous une énorme pression a tenu 90 minutes et gardera copie blanche. Un bon point pour la suite, le duo Vermaelen/Koscielny marche très bien et Arsenal peut se baser avec assurance sur ces deux joueurs pour garder de la sérénité derrière.

Les [rares] satisfactions :

– Szczesny, il confirme sa place de titulaire à Arsenal avec encore une fois une prestation de haute volée. Décisif, il évite à plusieurs reprises le but italien. Héroïque et solide car il a réalisé de très belles parades. Incontestablement l’homme du match.

– La défense d’Arsenal. Commençons par Bakary Sagna, auteur d’un match d’une grande qualité. Basculé sur tout l’axe de la défense pendant la seconde période il a toujours répondu présent. Vermaelen s’impose comme le patron, il confirme plutôt ses qualités qu’on lui connaissait et son association avec Koscielny est d’un très bon niveau. Après Newcastle Samedi, Arsenal ne concède une nouvelle fois, pas de but. Mais est-ce que cette défense va tenir le choc toute l’année ? Un renfort ne serait pas de refus pour Arsenal, tant le secteur est fragile. Djourou sorti sur blessure, Squillaci une nouvelle fois pas dans le groupe [peut être y voir un départ ?] il ne reste plus que les deux défenseurs centraux titulaires et nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle blessure. Pour le moment Arsenal peut être content de sa défense mas jusqu’à quand ?

Les [principales] déceptions :

– Chamakh. Inexistant et inutile voilà comment on pourrait décrire sa prestation. Mais ce n’est pas pour cela que tout est la faute du Marocain. Sans cesse isolé devant, sans aucun soutien, sans aucun ballons arrivant jusqu’à lui il est difficile de faire quoi que ce soit. Chamakh a pour point fort le jeu de tête, or ce n’est pas la qualité première de Gervinho et Walcott. Mais attention il est quand même très en dessous du niveau qu’il devrait avoir et ce depuis pas mal de temps maintenant.

 – Rosicky. Pas dans son match, commettant beaucoup d’erreurs dans le jeu le Tchèque n’y était pas. Beaucoup trop de passes ratés. Sa non-présence au milieu de terrain s’en est ressentie, laissant Ramsey se débrouiller seul pour créer et alimenter l’attaque. D’ailleurs Ramsey bien seul au milieu n’est pas l’auteur d’un très grand match non plus.

Ce résultat si on oublie la performance est très bon. Une victoire 1-0 à la maison sans prendre de but avec tant de péripéties durant un match c’est bien, surtout pour le mental des joueurs, un des défauts des Gunners. La deuxième manche aura lieu Mercredi prochain, en Italie. Rien n’est encore fait pour Arsenal malgré ce grand pas en avant…

Un point rapide sur le match de ce weekend :

Hécatombes de blessures pour les Gunners. Déjà privé de Wilshere et Diaby, s’ajoutent maintenant à la liste Djourou, Gibbs, Traore et Rosicky qui seront probablement trop juste pour jouer ce weekend [Liverpool, à domicile, 13h45]. Gervinho expulsé directement contre Newcastle ne sera pas là, tout comme Song auteur d’une très vilaine semelle sur Barton qui lui a valu d’être examinée en commission de visionnage par la F.A. Tout deux ont pris 3 matchs de suspension. Dur semaine pour les Gunners…

Le Programme des Coupes d’Europe

Barrages retour de la Ligue des Champions
Udinese – Arsenal le 24 Aout à 20h45

Barrages retour de l’Europa League
Birmingham City – CD Nacional le 25 Aout à 20h45
Stoke City – FC Thun le 25 Aout à 20h45
Tottenham – Hearts of Midlothian le 25 Aout à 20h45
Dnipro Dnipropetrovsk – Fulham FC le 25 Aout à 20h30

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