Réflexions sur Arsenal – Hull (2-2) ; l’absence de Mesut Özil a-t-elle rendue service à Arsène Wenger face à Hull ?


MyPremierLeague ne va pas évoquer ce qu’Özil aurait pu faire dans ce match. Ce serait lâche, partial et inintéressant, voire tordu ; l’objectif de cet article étant de comprendre la réalité footballistique du Arsenal Football Club, ce qui est quand même plus intéressant que de fantasmer et de spéculer sur un nom du football mondial, nom autour duquel, comme autour de beaucoup d’autres, tournoient trop de supputations infondées sur le niveau de jeu. Non non, nous parlerons plutôt de ce qu’a proposé Wenger, et de ce qui s’est réellement passé, de ce que les joueurs présents ont produit ; côté Arsenal, oui, mais aussi côté Tigers, côté Hull City, afin de mettre en perspective la performance des Gunners, pour mieux la saisir et la relativiser. Avant la rencontre, l’équipe d’Arsenal est classée 6ème au classement et connaît de gros problèmes de régularité au cours d’un même match ; de plus, son animation offensive est, basiquement, trop prévisible, bien qu’elle soit vantée pour certaines raisons valables : vitesse d’exécution, conservation du ballon. Mais une sur-axialisation de l’animation offensive ainsi qu’une tendance répétée à paniquer dès que le match tourne mal sont les principaux défauts présentés par les hommes de Wenger, et ce depuis plusieurs mois ; tandis que l’équipe d’Hull, 9ème, est une équipe – bien que bourrue, peu endurante ou raffinée techniquement – sûre de ses forces. Son Onze lui assure une forte présence physique dans les duels, elle dispose de joueurs explosifs aux avant-postes, Steve Bruce inculque un état d’esprit combatif à ses joueurs, et l’aisé maintien obtenu l’an dernier a apporté de la confiance à un effectif qui sait faire preuve d’opportunisme. On sait de Steve Bruce qu’il est un adepte de longue date du 4-5-1 à Hull, permettant à son milieu latéral droit Égyptien Ahmed Elmohamady de briller de milles feux (plus grand nombre de centres réussis en PL l’an dernier). Le défaut du 4-5-1 de Bruce est qu’il devient un 3-5-1-1 en phase offensive, laissant des espaces en phase de transition sur les côtés : un défaut qu’il sera compliqué d’exploiter pour les Gunners, n’ayant pas démontré qu’ils avaient en effectif de véritables ailiers (je suis certain qu’on me citera Oxlade, à tord : il ne dispose ni des qualités techniques, ni des qualités tactiques, sa performance ce samedi n’a fait que le confirmer) ; les Gunners allaient donc être directement récompensés des éventuels progrès de leur animation offensive contre un tel adversaire, qui a besoin que Ben Arfa s’attèle parfaitement et non sans qualités à sa tâche défensive pour avoir un système défensif viable face à une équipe avec de véritables ailiers. L’absence de Mesut Özil peut, pour bon nombre d’observateurs s’étant exprimés durant la trêve internationale, aider Wenger à composer son XI et régler son animation offensive. Une solution aux problèmes des Gunners qui reste à confirmer, et sera étudier dans cette analyse, qui revient sur l’animation offensive d’Arsenal face à Hull City.

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L’axe : plus t’en mets, plus t’en as

Partie I : Description de l’animation offensive d’Arsenal aux différents moments du match ; mises en place & limites

1. 1ere MT : Alex Ox.-Ch., le left forward winger qui condamne Sanchez à l’exploit
Dès le début de la rencontre, les Gunners s’organisent en 4-2-3-1, avec Cazorla en meneur de jeu et l’entourant, Sanchez ailier droit et Oxlade-Chamberlain ailier gauche. Les Gunners monopolisent la balle, et Wilshere semble être celui qui doit aiguiller les attaques d’Arsenal jusqu’à la surface, puis Cazorla et ses ailiers doivent faire la différence devant celle-ci. Si Cazorla et Sanchez si essaient la plupart du temps, la présence surprenante de Chamberlain va les gêner dans leur entreprise, l’Anglais partant, avec ou sans le ballon du côté gauche vers l’axe, venant s’engluer dans ce qui constitue la force des Tigers : le carré Dawson-Davies-Livermore-Huddlestone. Si Cazorla et Wilshere ont peine à trouver des espaces dans cette zone, c’est non seulement à cause de la densité défensive proposée par les Tigers, mais aussi parce qu’Oxlade-Chamberlain va aggraver ce problème en dézonant dans cette partie du terrain. Pire encore, ce choix du jeune Anglais a pour conséquence de ne pas étirer la défense des Tigers (puisqu’il n’est pas sur le côté, à proprement parler) réduisant les intervalles entre Robertson et son axe central, compliquant par la même la tâche de Sanchez (qui s’en acquitte tout de même avec réussite, sur le premier but on peut voir que Chamberlain est en position d’avant-centre). Ainsi, les déplacements de Chamberlain compromettent tout le système offensif des Gunners durant 45minutes (cf Schéma des zones d’action des Gunners : les seuls joueurs à avoir réellement occupés les côtés ayant été les latéraux, ce qui semble insensé). Si, jusqu’au but de Diamé, les Gunners se montrent tout de même dangereux, c’est qu’ils étouffent leurs opposants en proposant un pressing ambitieux et une conviction bien supérieure en leur style de jeu. Mais une fois cette supériorité mentale disparue, les incohérences tactiques pures créées par Chamberlain sont surlignées, le jeune Anglais multipliant les prises de balle arrêtées et les attaques d’Arsenal s’empalant dans l’axe de la défense d’Hull, là où Chamberlain porterait presque un maillot noir et orange que ça en serait pas choquant. S’agit-t-il d’une consigne de Wenger ? Est-ce le jeune Anglais qui ne trouva pas d’autres façons d’interpréter le poste qu’on lui confia ? Wenger pouvait-il attendre mieux d’AOC à ce poste d’ailier gauche ?

Position des joueurs Arsenal_Hull
Positions moyennes des joueurs d’Arsenal : dans la g’hull du tigre !

2. 2nde MT jusqu’à l’entrée de Campbell : Alex Ox.-Ch. right winger met en lumière le non-sens de sa titularisation à gauche
En seconde mi-temps, Alexis Sanchez et Alex Oxlade-Chamberlain inter-changent leurs positions sur le pré, le Chilien se trouvant désormais à gauche et l’Anglais à droite. Si les Gunners encaissent un but tandis qu’ils sont spirituellement restés aux vestiaires (Gibbs laissant 14 813 kms de distance de marquage ainsi 427 ans et 11 mois d’intervalle de temps pour qu’Huddlestone centre), le repositionnement de l’Anglais change complètement l’équilibre tactique des Gunners ; désormais, la pression sur l’extérieur du latéral gauche Tigers, Robertson, forcent le bloc noir au liseret orange à s’étirer dangereusement, malgré toutes les approximations techniques d’Oxlade. Celui-ci va perdre au total 8 ballons dans la rencontre ! Tout en collectionnant les mauvais choix, Oxlade-Chamberlain en position d’ailier droit va donc rééquilibrer le dispositif des Gunners, ne venant plus encombrer un axe déjà bien dense. Wenger, par ce repositionnement, corrige les errements d’AOC en 1ère mi-temps. On ne sait pas s’il s’agissait de son choix ou s’il avait demandé à son joueur d’évoluer côté gauche sans plus de consigne, ou même si AOC à gauche devait attaquer l’intervalle extérieur, et qu’il s’en pense incapable (ce que son unique débordement extérieur à gauche confirma : conduite de balle ignoble, perte de contrôle du ballon, centre Bernard Mendyesque), voire qu’il désobéit par goût pour l’attaque de l’intervalle intérieur (reconnaissons qu’il a la frappe pour se le permettre, mais faut-il encore se créer l’espace pour ainsi frapper). Si Wenger avait donné à Chamberlain ce rôle d’ailier gauche en pensant sciemment qu’il avait les capacités à s’adapter au schéma proposé par les Tigers, je pense qu’il s’est trompé et l’a vite pris en compte et déplaçant vers le côté droit le jeune Anglais. Cependant, le mal psychologique était déjà fait, AOC se retrouvant dans le doute, multipliant les prises de décision précipitées et autres balbutiements de son football, tout pendant que Wilshere se faisait mal et les Gunners passaient derrière au score sans se montrer dangereux. C’est là qu’il décida de faire rentrer Joel Cambpell, mais ne pouvant laisser Wilshere sur le terrain et ne pouvant sortir Sanchez, son unique danger puisqu’unique joueur capable de se jouer d’un bloc aussi resserré et également unique joueur ne semblant pas affecté par les affres mentales typiques à Arsenal, il doit déplacer Chamberlain vers l’axe et aligner Campbell à droite.

3. Campbell à droite : bis repetita, le jeu d’Arsenal se ré-axialise, avec deux ailiers intérieurs (Sanchez droitier à gauche et Campbell gaucher à droite), condamnés à la prouesse individuelle
Arsène Wenger, parmi les spéculations souvent entendues, est un entraîneur faible tactiquement. Reconnaissons-lui qu’il semble être revenu sur son erreur initiale (aligner à gauche AOC), et à tenter de relancer le joueur sur son côté fort, surtout face à l’opposition tactique proposée par le Hull City de Steve Bruce. En difficultés physique très rapidement, Flamini, est substitué par Ramsey. Lorsque Wilshere se blesse, l’alsacien a le choix entre deux doublettes : Arteta – Ramsey (c’est-à-dire deux joueurs revenus ce jour-même de blessure) et Ramsey – AOC. L’expèrience lui a appris que la première doublette est source de déséquilibre tactique (Arteta seul ne pouvant compenser les montées de Ramsey, sur lequel on ne peut pas miser qu’il ne pas les faire face à Hull pour son retour). C’est donc assez logiquement que Wenger procède ainsi : faire redescendre un AOC déboussolé mentalement par sa première MT insensée tactiquement qui l’a mis en crise, doublé d’un scénario frustrant au score (avec le but injuste de Diamé), aux côtés de Ramsey, pour aligner à droite le costaricien Joel Campbell ; un gaucher donc. Bien que disposant de qualités techniques digne d’un ailier, Campbell aura tendance à aller vers l’axe du terrain, si tant est d’ailleurs que la balle arrive jusqu’à lui, puisqu’au milieu le ballon passe désormais par un joueur paniqué et un autre juste physiquement. De fait, la fin de match des Gunners sera à la fois chaotique et positive. Si tactiquement, le schéma du début de match est retrouvé, la justesse technique de Campbell dénote avec la frousse d’AOC et les Gunners arrivent à faire suffoquer les Tigers en tenant la balle sur la droite du terrain, Bellerin trouvant enfin un complice en phase offensive, mettant en lumière le point faible du système de Steve Bruce : les défenseurs latéraux. Ben Arfa, sur la gauche, est rapidement dépassé. C’est ainsi que les situations se multiplient tant bien que mal pour les Gunners, et surtout que la défense des Tigers est étirée dans la largeur. Laissant des espaces, enfin, à l’opposé, pour Sanchez, qui peut se lancer dans un de ses rushs, offrant un ballon de but à Welbeck, qu’il convertit avec précision et sang-froid. A partir de cette 68ème minute de jeu, Arsenal, bien que disposant d’un joueur paniqué mentalement au cœur du jeu, a pu trouver un équilibre tactique avec deux ailiers intérieurs, pourtant. Le respect des consignes et une occupation logique du terrain, ainsi qu’une véritable couverture des latéraux (nous aurions pu faire un article ravageur sur l’absence de confiance de Bellerin en la capacité de couverture de Flamini, ce qui est un problème purement physique) par leurs milieux permet aux Gunners d’apporter pression et danger en plus de tenir convenablement la balle malgré les erreurs individuels et une équipe quasiment bis dans le final. Arsène Wenger a un effectif, certes réduit, mais n’aurait-il pas pu anticiper le non-sens d’une titularisation d’Oxlade-Chamberlain sur le flan gauche ? Dans quelle mesure ne devrait-il pas plus compter sur un joueur moins polyvalent mais plus équilibrant pour le XI qu’est Campbell ? Enfin, lors des matchs face à Chelsea, Soton et Tottenham, Arsène Wenger n’est-il pas majoritairement responsable tactiquement des déceptions Gunners ? Özil, n’est-il pas devenu la tête de turc des supporters, incapable de voir les faiblesses de leur entraîneur, qui doit pourtant par lui-même constaté qu’il tâtonne au point de gâcher 45minutes face à Hull au profit de tâtonnements tactiques qu’on peut appeler graves ?

Danny Welbeck vs Hull
Danny Welbeck, un des rares Gunners irréprochables ce Samedi face à Hull

Partie II : Propositions afin d’améliorer l’animation offensive d’Arsenal ; critiques & améliorations possibles

1. Face à un 4-5-1 dont la qualité est la couverture de l’axe, proposer un système qui permette d’écarter le jeu : aligner le joueur qui sait le mieux déborder sur son côté extérieur
Tout simplement, une solution face à Hull aurait été de titulariser Alex Oxlade-Chamberlain sur le flanc droit de l’attaque, celui-ci correspondant exactement à ce profil, bien qu’il soit limité techniquement, ça aurait eu le mérité d’équilibrer naturellement le dispositif, comme l’a démontré la seconde période. De plus, Alexis Sanchez est lui capable d’occuper le flanc gauche sans produire une performance aussi nulle que celle de l’Anglais en 1ère mi-temps, aussi improductive collectivement. Le fait d’avoir deux ailiers qui dé-densifie l’axe défensif adverse aurait, par voie de conséquence, permis à Cazorla, pourtant auteur d’un match remarqué positivement, de faire une bien meilleure performance.

2. Les problèmes psychologiques du XI : Ils peuvent être réglés par des mises en place tactiques moins compliquées
Cette déduction logique sus-effectuée peut nous permettre de mieux comprendre les états d’âme des Gunners et leur défaut de constance, de concentration au cours d’un match. Il est connu que la frustration, ainsi engendrée par des mises en place presque absurdes, peut créer lassitude, désespoir et démotiver les joueurs, expliquant certains pics, comme lors de la reprise. De là à penser que Wenger, dans les vestiaires, aura reconnu son erreur devant tout le groupe, d’avoir aligné à droite AOC, c’est une hypothèse ambitieuse, mais qui ne semble pas insensé.
Solution proposée : à la lassitude éventuelle de Cazorla, qui voit sa zone envahie par les dézonages de Chambo et ses 8 pertes de balle : choisir un système qui fasse sens pour que les joueurs clés soit mis à l’aise : laisse l’axe libre à Cazorla afin qu’il fasse des différences de façon constante. Chamberlain était comme un défenseur d’Hull ce samedi 18/10. Si Cazorla était responsabilisé et non décrédibilisé par ce système, il devrait assumer, mais là il est déresponsabilisé par un système sans queue ni tête. Chambo à droite, Sanchez à gauche, Cazorla derrière et Flamini qui se contente de servir de pivot à Cazorla et Wilshere. Vous écartez Robertson et Ahmed Elmohamady de l’axe et vous dédoublez avec vos latéraux. Le plan de jeu semble valide.

3. Wenger doit jouer son rôle à plein : des travers de la responsabilisation du joueur de foot ; tant qu’on n’a pas affaire à un champion, il faut gérer le joueur
Le fait que l’absence d’Özil ne change rien aux pbs offensifs d’Arsenal et aux pbs d’irrégularité MENTALE dans un match prouve l’importance du discours de Wenger. Il doit responsabiliser ses joueurs CADRES (les axiaux) et signaler aux latéraux -ailiers inclus- qu’ils n’ont qu’un rôle spatial avant de prendre la balle ou l’appeler. Ils doivent, basiquement, occuper un espace pour que, géographiquement, l’occupation du terrain d’Arsenal ne soit pas un bâton placé dans une de ses propres roues. La solution est donc d’ordre hiérarchique, il s’agit de faire comprendre à Oxlade-Chamberlain l’ordre réel des priorités tactiques, collectives quand on intégre un plan de jeu, qu’il soit offensif ou défensif, en fait dès qu’il s’agit de football, prime l’occupation spatiale du terrain de jeu. Et par ses intentions (certes très innocentes, très pures, très naïves), Chambo porte préjudice à l’équipe entière, mais c’est avant tout la responsabilité d’un entraineur qui lui laisse la chance de porter ce préjudice ; ou alors, pensait-il, rétrospectivement à tord, qu’AOC disposait de la culture tactique pour ne pas être naïf au point de faire du tord à un XI. Enfin, peut être que le jeune Anglais, très jeune, et tombé dans ses travers par une mauvaise gestion de la pression et du stress, et que Wenger sait qu’il est capable d’apporter à son équipe. Son replacement à droite lui aurait facilité la tâche, puisqu’à gauche pour un droitier, il est plus dur de prendre l’intervalle extérieur de son latéral. Et Bellerin n’est pas venu dédoubler tant que Flamini n’était pas sorti, puisque Flamini, et ça nous ne pouvons en douter, à communiquer à ses partenaires qu’il n’a pas le coffre pour couvrir comme à ses 20 ans, ou comme Chamberlain dans l’axe. La proposition est donc, à défaut de disposer d’un meilleur milieu défensif/de couverture que Flamini, de l’interdire de participer aux attaques afin qu’il s’adapte à ses carences physiques. Ainsi, Flamini se permet de participer aux offensives Gunners, pourquoi ne pas le laisser coulisser au sein de la défense centrale, d’autant qu’en un des 2 centraux s’appelle Monreal, ainsi les latéraux monteront l’esprit tranquille, Flamini n’ayant plus à faire de courses pour boucher les trous, il sera directement à l’arrière. Flamini, par gourmandise et manque d’objectivité, voire par orgueil ne peut pas réaliser et ne réalise pas cette décision pourtant essentielle au fonctionnement de l’équipe, à son équilibre en transition défensive.

Pour essayer de faire conclusion à ces réflexions, nous rappellerons que l’objectif de cette écriture d’Arsenal – Hull était de faire ressortir les problèmes qu’ont posé les Tigers aux Gunners, comment Wenger a tenté d’y répondre et par quels moyens Wenger pouvaient faire mieux, dans la limite de nos connaissances, ce qui laisse à vous tous tout le loisir de critique cet article, d’ailleurs par mise en abîme vous pouvez faire en commentaire vos propres réflexions sur cet article pour savoir ce que j’aurais pu faire de mieux au vu du match visionné pour que ça soit plus creusé, plus intéressant, plus pertinent. JE pense que ce match nul 2-2 nous a appris quelque chose sur Wenger, et nous apprendra des choses sur Chamberlain, Campbell, Bellerin ou Wilshere, voire Cazorla dans les semaines à venir, quand leurs performances nous donnera un recul nécessaire à une analyse plus pertinente encore de leurs performances ce jour-là. Enfin, j’espère que la lecture de cet article donnera à penser à tout ceux qui ne veulent pas réduire les problèmes d’Arsenal à l’accumulation des profils achetés par Wenger, ou aux errements défensifs nonchalants d’Özil. De fait, ce match a montré qu’Özil n’était pas un problème en soi pour Arsenal, mais que les choix tactiques de Wenger posait problème, et qu’ils ont un impact plus ou moins grand sur la psychologie de ses joueurs, sur leurs réactions. Wenger doit composer avec des hommes, qui vivent en eux-mêmes des problèmes entre leurs ambitions, leurs égos et la place qu’ils doivent occuper pour servir un collectif, c’est ici tout le charme, tout le luxe qu’on a de pouvoir observer de façon tranquille cet organisme vivant qu’est un effectif d’une équipe de football. L’absence de Mesut Özil, pour affronter Hull City, n’a pas d’impact pour Arsène Wenger. Il n’avait pas besoin du joueur pour l’emporter et il peut s’en prendre à lui—même pour ce match, ses propres réactions à ses choix le démontrant ; par ailleurs, plusieurs de ses joueurs ont pu se montrer décevant, sous condition que Wenger ne s’est pas trompé à leur sujet, sans quoi Wenger est l’unique responsable de cette défaite, ce qui signifie qu’ériger Mesut Özil en bouc-émissaire ne fait tout simplement pas sens.

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