FC Barcelone 2-1 Manchester City : l’impuissance de Pellegrini


Avec son avantage de deux buts acquis au match aller, c’est en position très favorable que le FC Barcelone s’est présenté, hier soir, avant de recevoir Manchester City au Camp Nou. Les Citizens, forts d’une récente victoire en Carling Cup face à Sunderland dix jours auparavant, ont cependant fait preuve d’impuissance tactique face au collectif bien rodé du Barça puisque les mauvais choix initiaux de Pellegrini (dans les tribunes hier), déjà visibles à l’Etihad Stadium, ont eu raison des Sky Blues.

  • Les effectifs
  • L’erreur Milner
  • Le Barça supérieur
  • Les Catalans reprennent l’avantage côté droit

Les effectifs

Au contraire de celui montré par Sky Sports, le 4-4-2 losange présenté ici se révèle être en réalité un 4-3-3 classique, avec Neymar, Iniesta et Messi devant.
Au contraire de celui montré par Sky Sports, le 4-4-2 losange présenté ici se révèle être en réalité un 4-3-3 classique, avec Neymar, Iniesta et Messi devant.
Côté adverse, le 4-2-3-1 de City est bien là, avec Fernandinho qui forme le double pivot aux côtés de Yaya Touré. Milner prend le couloir gauche et Nasri le côté droit. Pas de Negredo puisque c’est Aguero qui occupe le front de l’attaque.
Côté adverse, le 4-2-3-1 de City est bien là, avec Fernandinho qui forme le double pivot aux côtés de Yaya Touré. Milner prend le couloir gauche et Nasri le côté droit. Pas de Negredo puisque c’est Aguero qui occupe le front de l’attaque.

L’erreur Milner

D’entrée de jeu, c’est évidemment le Barça qui domine. Les Catalans gèrent tranquillement leur avance obtenue à l’aller et font tourner le ballon. Chez les Citizens, le choix principal de Pellegrini résidait sur le côté droit adverse. A l’aller, le Chilien a payé cher l’étonnante titularisation de Kolarov en position d’ailier gauche, pour bloquer Daniel Alves. Evidemment, le latéral brésilien étant difficile à contenir pendant 90 minutes, les Citizens n’ont pu éviter la déroute à domicile. Alors qu’ils avaient deux buts à remonter, c’est pourtant avec James Milner, milieu central de métier mais habitué à évoluer sur l’aile, qu’ils se sont présentés au coup d’envoi. L’objectif était donc de bloquer les nombreuses montées de l’ancien Sévillan. Si Alves a en effet moins apporté offensivement qu’à l’accoutumée (mais il fut toujours aussi dangereux), Manchester City a fait l’erreur de titulariser Milner puisque l’international anglais n’a pratiquement pas été présent sur le plan offensif pour son équipe.  Or, il s’est avéré que lorsqu’Alves montait, ce dernier laissait un espace conséquent derrière lui, espace que n’a exploité trop peu de fois City, tant par le manque de percussion de Milner que par le peu de contres obtenus. Au lieu d’apporter des solutions devant, avec la titularisation d’un vrai ailier comme Jesus Navas par exemple, Manuel Pellegrini s’est fébrilement résolu à penser à ne pas encaisser de but au lieu d’en marquer un, ce qui a encore plus renforcé les problèmes déjà présents des Citizens.

Illustration en image de ce qu’aurait du faire plus souvent Manchester City. La faiblesse catalane n’a pas assez été exploitée par les Mancuniens.
Illustration en image de ce qu’aurait du faire plus souvent Manchester City. La faiblesse catalane n’a pas assez été exploitée par les Mancuniens.
La pauvre influence de Milner offensivement. L’international anglais n’a réussi qu’un seul de ses 10 centres.
La pauvre influence de Milner offensivement. L’international anglais n’a réussi qu’un seul de ses 10 centres.

Le Barça supérieur

Comme à son habitude, les Blaugrana ont joué haut et ont gardé le ballon jusqu’à trouver une faille. Celle-ci est souvent venue au départ d’un des trois attaquants catalans se retrouvant seul devant la défense mancunienne. Ainsi, Messi, Neymar et Iniesta ont régulièrement décroché vers l’arrière pour recevoir le ballon dos au but et ainsi avoir tout l’espace nécessaire face à une arrière-garde anglaise qui a manqué de rigueur et laissé plusieurs fois ses vis-à-vis libres de tout marquage.

La confirmation du 4-3-3 barcelonais.
La confirmation du 4-3-3 barcelonais.
Manchester City a débuté le match de manière disciplinée, chaque joueur prenant son adversaire. Discipline perdue progressivement au cours de la rencontre.
Manchester City a débuté le match de manière disciplinée, chaque joueur prenant son adversaire. Discipline perdue progressivement au cours de la rencontre.
L’exemple d’une occasion partie d’un décrochage de Messi, qui se défait du marquage de Lescott.
L’exemple d’une occasion partie d’un décrochage de Messi, qui se défait du marquage de Lescott.

Les Catalans reprennent l’avantage sur le côté droit

Daniel Alves, habitué à créer le surnombre sur le couloir droit en se positionnant très haut sur le terrain, n’a aucunement été gêné par la défense mancunienne côté gauche en seconde période. Les Citizens, essouflés en seconde période, subissent les nombreux assauts des Blaugrana et sont punis par leur manque de pressing et de rigueur défensive.

C’est grâce aux montées d’Alves que le Barça crée le surnombre. Les Sky Blues, statiques, encaissent le premier but.
C’est grâce aux montées d’Alves que le Barça crée le surnombre. Les Sky Blues, statiques, encaissent le premier but.
Le deuxième but est similaire. Alves, présent dans la moitié de terrain adverse, déstabilise la défense de City et inscrit le but du break.
Le deuxième but est similaire. Alves, présent dans la moitié de terrain adverse, déstabilise la défense de City et inscrit le but du break.

Conclusion

Apathiques, passifs et dominés durant une majeure partie de la rencontre, Manchester City a pu que constater la supériorité de leurs adversaires du soir, symbolisée par un côté droit inarrêtable malgré la titularisation de James Milner sur l’aile gauche. Ce choix de Pellegrini, ponctué par le danger Alves, qui n’a cessé de grandir au fil du match, a constitué la principale erreur tactique de la rencontre puisque la faiblesse offensive de l’Anglais a réduit à néant les chances des Citizens, malgré quelques occasions par Nasri ou Dzeko, qui a remplacé un Aguero bien transparent. Les Mancuniens se sont ainsi heurtés à un collectif plus rodé tactiquement, tant Pellegrini a essayé de contenir (en vain) les trop nombreux dangers catalans, comme le montre également la titularisation de Kolarov au match aller. Emmenés par un Iniesta flamboyant et un Messi de haut niveau, les Barcelonais ont quant à eux géré parfaitement cette revanche sans suspense et montré que malgré les mauvais résultats actuels en Liga, on pouvait bel et bien compter sur eux pour le reste de la compétition.

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