Arsenal 2-1 Liverpool : la revanche de Wenger


Quelques jours seulement après la déroute à Anfield Road (1-5), c’est cette fois-ci l’Emirates Stadium qui est le théâtre de cette deuxième confrontation en une semaine. Accrochés contre Manchester United quelques jours auparavant, Arsenal a donc réussi à inverser la tendance en FA Cup, et ce malgré les changements effectués par rapport à la défaite de la semaine dernière.

Les effectifs

Beaucoup de changements chez les Gunners. Flamini retrouve sa place dans l'entrejeu aux côtés d'Arteta. Podolski fait également son retour à gauche, tout comme Jenkinson qui remplace Sagna. Yaya Sanogo, lui connaît sa première titularisation, aux dépends de Giroud.
Beaucoup de changements chez les Gunners. Flamini retrouve sa place dans l’entrejeu aux côtés d’Arteta. Podolski fait également son retour à gauche, tout comme Jenkinson qui remplace Sagna. Yaya Sanogo, lui connaît sa première titularisation, aux dépends de Giroud.
Equipe classique pour Liverpool. Gerrard une nouvelle fois positionné devant la défense, derrière Allen et Coutinho. Jones replace Mignolet dans les buts.
Equipe classique pour Liverpool. Gerrard une nouvelle fois positionné devant la défense, derrière Allen et Coutinho. Jones replace Mignolet dans les buts.

Gerrard, la clé de voûte des Reds

Comme la semaine dernière, c’est Arsenal qui garde le ballon dès l’entame de jeu. Liverpool, disposé en 4-1-4-1 en phase défensive, s’est servi à merveille de cette formation pour contrer parfaitement les Gunners lors de la victoire 5-1. Même chose ce soir, avec Suarez et Sterling, toujours cantonnés à bloquer les latéraux Monreal et Jenkinson. Quand l’adversaire perd le ballon, Liverpool relance très rapidement vers l’avant, notamment grâce aux magnifiques passes longues dont Steven Gerrard a le secret, comme celle offerte à Daniel Sturridge en tout début de match. C’est donc les hommes de Brendan Rodgers qui se procurent les premières occasions.

En phase offensive, Liverpool se présente en 3-4-3, avec Gerrard qui vient s'intercaler entre sa charnière centrale et orienter le jeu. Cissoko et Flanagan forment cette deuxième (ou troisième) ligne en rejoignant Coutinho et Allen.
En phase offensive, Liverpool se présente en 3-4-3, avec Gerrard qui vient s’intercaler entre sa charnière centrale et orienter le jeu. Cissoko et Flanagan forment cette deuxième (ou troisième) ligne en rejoignant Coutinho et Allen.
Quand les Reds perdent le ballon, ceux-ci repassent en 4-1-4-1. Steven Gerrard reste toujours positionné devant sa défense et s'occupe d'Ozil, l'électron libre adverse. Sterling bloque le côté de Jenkinson (en bas à gauche) et Suarez s'oppose quant à lui à Monreal.
Quand les Reds perdent le ballon, ceux-ci repassent en 4-1-4-1. Steven Gerrard reste toujours positionné devant sa défense et s’occupe d’Ozil, l’électron libre adverse. Sterling bloque le côté de Jenkinson (en bas à gauche) et Suarez s’oppose quant à lui à Monreal.

Le positionnement de Steven Gerrard a été déterminant. Le milieu Anglais, qui évolue un peu en position de regista, à l’instar d’un Andrea Pirlo à la Juventus, montre toutes ses qualités en début de match. L’espace que lui laisse Mesut Ozil lui a permis de distribuer de longs ballons et projeter son équipe vers l’avant. Arsenal ouvrant le score un peu contre le cours du jeu par Oxlade-Chamberlain, cette configuration va finalement se retourner contre Brendan Rodgers et les siens.

Liverpool piégé

En effet, l’ouverture du score rapide des Gunners oblige Liverpool à jouer plus haut pour essayer d’égaliser. Arsenal va donc intelligemment laisser la possession du ballon à son adversaire (alors qu’elle était à 65 % avant le but d’Oxlade-Chamberlain). Un joueur symbolise la renaissance d’Arsenal sur cette revanche : Mathieu Flamini, suspendu trois matches, remplace Jack Wilshere aux côtés de Mikel Arteta. Plus discipliné défensivement, plus fort dans les duels, le minot marseillais a permis à Mikel Arteta de venir s’infiltrer entre les lignes de Liverpool (à l’image de ce que faisait Aaron Ramsey, meilleur gunner du début de saison), en compensant ses montées, ce que Wilshere n’a pas pu faire avec l’ancien milieu d’Everton.

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C’est à ce moment là que Liverpool commença à être déstabilisé. Les décrochages nombreux de Podolski, Ozil et Sanogo ont laissé Gerrard seul, alors que la passivité défensive de la paire Coutinho-Allen se faisait ressentir. La légende des Reds, qui par ailleurs aime se déplacer sur la largeur pour aider son équipe sur les côtés, s’est donc souvent retrouvé avec un joueur dans le dos tandis qu’il marquait un Sanogo (disponible malgré ses limites techniques) qui décrochait, ou un Podolski qui revenait jouer sur le côté droit. Ce joueur a souvent été Mesut Ozil, qui a enfin pu jouer à son niveau, après quelques matchs en demi-teinte. De plus, Arsenal a nettement changé sa façon de presser sur le porteur du ballon par rapport au week-end dernier. Plus tranchants dans les duels, les hommes d’Arsène Wenger ont ainsi doublé la mise sur un contre décisif.

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C’est après le but de Lukas Podolski que Liverpool a relevé la tête. En effet, Suarez a commencé à décrocher vers l’arrière plus fréquemment, et s’est très souvent retrouvé derrière Flamini et Arteta, profitant des appels de Sterling et surtout Sturridge, auteur d’une grosse occasion devant Fabianski, qui a sauvé les meubles en fin de match malgré les assauts des Reds. L’entrée de Cazorla pour mieux conserver le ballon et celle de Kieran Gibbs (ce n’est pas la première fois que Wenger laisse Gibbs et Monreal à gauche) pour mieux contenir Sterling a rendu la tâche de l’équipe du Merseyside plus difficile. Même si Liverpool a eu plusieurs occasions d’égaliser en fin de match, la différence avec le 5-1 de la semaine dernière est flagrante.

Comparaison

Le positionnement des joueurs lors de la victoire 5-1. La configuration de Liverpool, où le 3-4-3 est plus visible, assez rigide, s'oppose à celle d'Arsenal, regroupée dans l'axe et délaissée défensivement par ses milieux Wilshere et Arteta (Numéro 10 et 8).
Le positionnement des joueurs lors de la victoire 5-1. La configuration de Liverpool, où le 3-4-3 est plus visible, assez rigide, s’oppose à celle d’Arsenal, regroupée dans l’axe et délaissée défensivement par ses milieux Wilshere et Arteta (Numéro 10 et 8).
Hier, Flamini (20) a rassuré sa défense, et Oxlade-Chamberlain (15) a joué plus excentré. Choix gagnant puisque ce sont ces deux joueurs qui ont fait la différence hier. En face, le placement des joueurs de Liverpool semble plus approximatif.
Hier, Flamini (20) a rassuré sa défense, et Oxlade-Chamberlain (15) a joué plus excentré. Choix gagnant puisque ce sont ces deux joueurs qui ont fait la différence hier. En face, le placement des joueurs de Liverpool semble plus approximatif.

Conclusion

En modifiant plus profondément sa formation, Wenger a trouvé la faille là où Liverpool semblait impossible à faire bouger. Les décrochages des Gunners ont régulièrement gêné Steven Gerrard, et ont offert plus d’espaces aux Londoniens. Le retour de Flamini a fait du bien à Arsenal, et il sera intéressant de revoir alignés l’ancien milieu de terrain de l’OM et un joueur comme Ramsey ou Wilshere, qui tendent plus à se projeter vers l’avant. A noter l’intéressante première titularisation de l’ex-Auxerrois Yaya Sanogo. Du côté des Reds, le match ne fut pas mauvais, et même si les statistiques d’hier sont en sa faveur, Brendan Rodgers a bel et bien perdu la bataille tactique face à Arsène Wenger.

 

Plus d’analyses tactiques de Sacha Dahan sur Coup du Foulard 

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