Chelsea, la marche de l’empereur


Tottenham n’aura pas résisté à l’insupportable réussite que connait Chelsea depuis le début de saison. Ce derby londonien au sommet de la 8éme journée de Premier League opposait pourtant deux formations qui surfaient sur une dynamique soutenue avant la trêve internationale. Les Blues en ressortent finalement pleins d’assurance, alors que les doutes refont surfacent chez les Spurs.

Compositions –

Tottenham: Friedel ; Walker, Gallas (c), Caulker, Vertonghen ; Sandro, Huddlestone (Livermore, 68′), Lennon, Dempsey (Adebayor, 74′) ; Defoe. Not used: Lloris, Naughton, Dawson, Townsend, Falque.

Chelsea: Cech ; Ivanovic, G.Cahill, David Luiz, A.Cole ; Obi Mikel, Ramires, Hazard (Lampard, 90′), Oscar (Sturridge, 83′), Mata ; Torres. Not used: Turnbull, Azpilicueta, Romeu, Bertrand, Moses, .

André Villas-Boas avait sans doute à cœur de jouer un bien mauvais tour à son ancien club dont il avait été limogé en mars dernier. Pourtant, le technicien Portugais prônait une revanche collective face au club qui a privé Tottenham de Ligue des champions cette année. Les Spurs semblent cependant manquer de répartie en début de match. Timides, ils cèdent d’emblée le ballon au champions d’Europe en titre. La faute peut-être à une liste d’absents trop longue pour rivaliser dans le jeu. Aux Kaboul, Parker, Assou-Ekotto, blessés de longues date, se sont ajoutés Moussa Dembele, touché avec la Belgique, et Gareth Bale, sur le point d’être père. Huddlestone et Sigurdsson remplacent numériquement ces deux éléments et forment donc un milieu de terrain plus physique que technique. La rotation au poste de gardien de but se poursuit par ailleurs, puisque Lloris retrouve le banc au profit de Friedel. Côté adverse, les maux ne sont pas si nombreux. Seul John Terry manque à l’appel, purgeant ainsi le premier de ses quatre matchs de suspension.

Les Blues se heurtent néanmoins à une défense alignée lors des quatre dernières sorties victorieuses de Tottenham, en championnat. C’est au bout de 17 minutes que la situation parvient à se débloquer. Sur un corner mal renvoyé par Gallas, fébrile dans ses premières interventions, Cahill reprend de volée un ballon qu’il envoie sous la barre de Friedel, crucifié. Cette ouverture du score ne provoque toujours aucune réaction adverse et les seuls contres des Spurs n’ont rien de très cinglant. L’influence de Dembele et la vitesse de Bale manquent cruellement dans l’entre-jeu. Un entre-jeu que Dempsey et Sigurdsson semblent incapables de dynamiter. L’Islandais, toujours à la recherche de son premier but en Premier League avec son nouveau club, inquiète à peine Cech à la demi-heure en reprenant un centre de Lennon, au second poteau. A la pause, les vingt deux acteurs n’ont pas encore pris leur plus belle plume pour écrire le scénario de ce derby.

Son dénouement ne tarde toutefois pas à se dessiner au retour des vestiaires car dès la 46e minute, Tottenham revient dans la partie. Les solutions dans le jeu semblaient difficilement envisageables en première période. C’est alors sur un coup de pied arrêté que Vertonghen remise de la tête pour William Gallas, qui n’a plus qu’à effleurer le ballon de la tête pour égaliser. Le Français en profite pour répondre à une première période aussi incertaine que nerveuse de sa part. L’entame de la seconde mi-temps est folle. Les Spurs sont revenus sur la pelouse avec de toutes autres intentions et c’est tout White Hart Lane qui chante derrière ses joueurs. Cech ne pourra contenir leurs ardeurs que quelques minutes car Defoe donne l’avantage aux siens dès la 54e minute. Sur une frappe de Lennon qu’il dévie, l’international anglais marque enfin le 200éme but de sa carrière. L’ambiance dans les tribunes est démente. Elle le sera pendant dix minutes, avant que Juan Mata n’entre en scène.

L’Espagnol, non-retenu en sélection par Vicente Del Bosque, profite d’un énième centre envoyé devant le but de Friedel. A sa retombée, Gallas se rend coupable d’un nouveau renvoi hasardeux dans l’axe. Mata ne se fait pas prier pour ajuster le gardien Américain, à l’entrée de la surface de réparation. Il s’offre même un doublé trois minutes plus tard, lancé dans le dos de la défense par Hazard. A 2-3, comme à Old Traford il y a trois semaines, Tottenham est encore le témoin d’un scénario épique en seconde période. Mais cette fois-ci, le destin ne sourit pas aux hommes de Villas-Boas. Torres, excentré côté gauche, aurait pu corser l’addition (86e). Car les Blues ne sont pas à l’abri et Walker le leur rappelle par une frappe puissante, sortie par Cech, dans les dernières minutes. C’est finalement Daniel Sturridge, de retour de blessure et entré en jeu, qui tue tout suspens dans les arrêts de jeu. (2-4).

Bousculé par une équipe de Tottenham pourtant irrégulière, Chelsea a su réagir et assumer son statut de leader. Les Blues n’avaient plus gagné à White Hart Lane depuis août 2005, à l’époque où Gallas était encore un des leurs. Ils n’avaient pas réalisé non plus un si bon début de saison depuis l’exercice 2005/2006. Cette année-là, Chelsea avait mené une véritable marche de l’empereur, couronnée au mois de mai d’un succès avec 8pts d’avance sur son dauphin.

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