Tottenham parvient à rompre le mauvais sort


Sans doute éclipsée par le derby londonien qui l’a précédé, l’affiche entre Manchester United et Tottenham n’en a pas été moins spectaculaire. Elle a permis aux Spurs de s’offrir un succès de prestige : le premier match référence d’André Villas-Boas, et surtout une première victoire en terre mancunienne depuis 1989 !

Compositions –

Manchester United: Lindegaard ; Rafael, Ferdinand (Chichairto, 90′), Evans, Evra (c) ; Carrick, Scholes, Nani, Kagawa (Welbeck, 75′), Giggs (Rooney, 45′) ; Van Persie. Not used: De Gea, Wotton, Cleverley, Anderson.

Tottenham: Friedel, Walker, Gallas (c), Caulker, Vertonghen ; Sandro, Dembélé (Huddlestone, 84), Lennon, Dempsey (Sigurdsson, 70′), Bale ; Defoe. (Dawson, 90′) Not used: Lloris, Townsend, Mason, Falqué.

C’est en terre hostile et avec plein d’incertitudes que se déplacent, à Old Traford, le technicien Portugais et Tottenham. Les deux équipes disputent leur cinquième rencontre en quinze jours, quoique la majorité des acteurs aient pu souffler à l’occasion du dernier match en Carling Cup. Défaites toutes les deux en ouverture du championnat, les deux formations ont connu des fortunes diverses. Les Red Devils restent sur six victoires consécutives toutes compétitions confondues, tandis que Tottenham a concédé trois matchs nuls depuis sa défaite à Newcastle. Ils n’empêcheront pourtant pas les visiteurs de se tenir à un plan de jeu ambitieux, celui de subir le jeu de son adversaire sans paniquer, avec une défense commandée par William Gallas.

Les débats sont à peine entamés depuis 114 secondes que Jan Vertonghen réussit déjà à s’infiltrer dans la défense adverse et ouvrir la marque. Profitant d’un marquage laxiste de Nani, il sème le trouble dans la défense et place une frappe du droit, déviée par Evans dans ses propres filets. Le Belge, très remuant, a assuré un parfait intérim sur le flanc gauche de la défense. Si on pouvait s’attendre à un pétillant duel entre Benoît Assou-Ekotto et Antonio Valencia, c’est finalement l’ex-capitaine de l’Ajax qui a profité de la blessure des deux pour s’illustrer et mener la vie dure à Nani. MU est cueilli à froid. Tottenham prend déjà l’avantage au tableau d’affichage et continuera dès lors à faire la course en tête. Car les Spurs n’attendront qu’une demi-heure pour prendre sérieusement les choses en main. Les hommes de Sir Alex Ferguson s’installent progressivement dans le camp adverse mais ne réagissent que timidement à l’ouverture du score de Vertonghen. Il ne fallait pas laisser plus d’espaces derrière pour que Gareth Bale, en contre, s’infiltre et dépose Ferdinand, avant de crucifier Lindegaard, du droit aussi. A 0-2, l’impuissance de United est criante, et le sursaut d’orgueil se fera attendre jusqu’au retour des vestiaires.

Sun un ballon gratté par Sandro, Dembélé peut lancer Bale. Profitant d’un appel de Defoe, le Gallois s’offre un boulevard et sa vitesse fait le reste.

Ferguson profite du repos pour tourner son système vers l’offensif en faisant rentrer Rooney pour Giggs. Comme en première période, les choses n’ont pas trainé puisque Nani redonne rapidement espoir aux siens en concluant un centre de Rooney, de retour après un mois d’arrêt. S’ensuit alors cinq minutes de folie, renversantes. Les deux équipes passeront en un rien de temps par toutes les émotions. L’orgueil pour Tottenham qui, piqué au vif, reprend immédiatement deux buts d’avance. Dempsey exploite un ballon mal capté par Lindegaard pour tromper une troisième fois le gardien Danois et inscrire son premier but sous ses nouvelles couleurs. L’espérance, de nouveau, pour les Red Devils lorsque Shinji Kagawa profite des largesses de Walker cette fois-ci, pour réduire encore l’écart. Le Japonnais, déjà buteur contre Fulham, inscrit son deuxième but de la saison et amorce une nouvelle révolte rouge. A 3-2, le bloc des Spurs se replie définitivement sur lui-même. C’est pourtant plus de 35min qu’il devra faire barrage à l’assaut donné par les vices-champions d’Angleterre sur le but de Friedel. La domination de Manchester est terrible et les ballons reviennent sans cesse jusqu’à ses attaquants. Tottenham aura en tout laissé le cuir 74% du temps à son adversaire. L’égalisation était écrite, mais le destin s’est heurté à la maladresse et parfois à la malchance de Rooney et Carrick qui touchent à deux reprises les montants de Friedel.

Sur coup de pied arrêté, il en fallait plus pour que Friedel s’incline.

Man.U n’avait plus rendu les armes sur ses terres depuis le 31 décembre dernier. C’était sur ce même score de 2-3, face à Blackburn. Outre cette déroute, c’est une bien mauvaise opération que réalisent Sir Alex Ferguson et ses hommes. Incapables de suivre le rythme de Chelsea, ils voient en plus le voisin City recoller à la 3éme place. Tottenham est en embuscade à une petite longueur avant de recevoir Aston Villa, le week-end prochain.

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