Premier League Day 35 Review: a London Derby, Arsenal – Chelsea


A 13h45 heure Française à l’Emirates Stadium se jouait un Derby de Londres décisif dans la course aux places d’honneur de l’English Premier League : c’est Arsenal qui recevait un de ses rivaux londoniens, en l’occurrence Chelsea. Habituellement titulaire pour aiguiller la relance Gunner, Mikel Arteta est absent, blessé jusqu’à la fin de saison suite au match de Wigan. A cette mauvaise nouvelle se soustraie le retour de Laurent Koscielny en défense central auprès de Thomas Vermaelen. Chez les Blues, après une ½ finale aller de Ligue des Champions harassante nerveusement comme physiquement, pas moins de 8 joueurs titulaires mercredi sont déplacés soit vers le banc ou les tribunes (cf Drogba mis au repos). Le milieu de terrain de Chelsea présenté est assez défensif mais très bien équilibré, Malouda étant titularisé comme meneur de jeu assez bas. Chelsea a donc choisi de voir venir les Gunners, qu’ils savent moins bien armés que d’habitude ! MyPremierLeague était devant son poste d’ordinateurvision pour vous.

Les XI

Arsenal

Szczesny

Sagna – Koscielny – Vermaelen – Gibbs

Song – Ramsey

Walcott – Rosicky – Oxlade-Chamberlain

van Persie

vs

Chelsea

Cech

Bosingwa – Cahill – Terry – Bertrand

Essien – Malouda – Romeu

Kalou – Torres – Sturridge

Arsenal en manque de réussite?

Les Gunners démarrent le match prudemment, ayant encore à l’esprit l’entame de match traumatisante de Lundi dernier contre Wigan. Le match va d’emblée offrir une configuration claire: Chelsea comme Arsenal ne se jettera pas à l’attaque. De plus, les Blues ont aligné une équipe afin de subir pour mieux contre-attaquer, avec les flèches Sturridge et Kalou, normalement exploités par le jeu de passe de Romeu ou Malouda. Les Gunners font, quant à eux, preuve de maladresse et de timidité, en démontre un Aaron Ramsey une fois de plus complexé, perdant ballon sur ballon à cause de son immobilisme ou de ses mauvais contrôles. Heureusement pour les Gunners, Chelsea et un bon Florent Malouda ne peut pas compter sur son trio d’attaquants, entre Torres le courageux mais déprimé, Kalou le maladroit et Sturridge l’individualiste.

Robin van Persie joue de malchance, ce qui l'énerve
van Persie rendu nerveux par la malchance et les échéances

Après un quart d’heure de jeu, Arsenal n’arrive pas vraiment à être dangereux ; c’est alors qu’un coup-franc parfaitement botté par Walcott est délivré à van Persie, qui ne peut trouver que le poteau.Une demi-heure plus tard, enfin Arsenal enflamme la fin de mi-temps, et c’est une nouvelle fois sur coup de pied arrêté que le danger survient: c’est Koscielny qui est trouvé par un coup-franc de délice de van Persie. Mais la tête du Français ne trouve que la barre, en dépit d’un marquage extraordinairement leste.Cech n’avait bougé d’un pouce ! Dans la minuite qui suit, c’est van Persie qui est trouvé dans la surface sur un coup de pied arrêté mal dégagé: le contrôle du meilleur scoreur de la Premier League est génial, mais son tir se heurte à un Cech très inspiré de par son placement. On peut se demander si les Gunners ne sont pas un peu maudits ces derniers temps, et surtout leur capitaine Robin van Persie. Dans cette 1ère mi-temps, il touche un montant non pas une mais deux fois, certes hors-jeu, mais son lob face à Cech n’a pas réussi à passer la ligne. Face à City, il avait touché à deux reprises les montants (dont une fois par la ‘faute’ de Vermaelen, involontairement sur la trajectoire) et en fin de match ignoré seul face aux filets par Ramsey, qui dévissa, provoquant les outrages des fans d’Arsenal. La déveine semble poursuivre le Hollandais, aux statistiques rachitiques depuis son but contre Newcastle: 1 but en 7 rencontres, mais pas moins de 2 passes décisives, 5 poteaux et 19 passes clés, ce qui prouve qu’il reste dans le même type de performances que plus tôt dans la saison, seul la réussite le fuyant..

Arsenal en manque de réalisme?

La seconde période débute dans le même schéma que la première, la folie des 5 dernières minutes est elle envolée, Essien & co reprenant la maitrise des événements. Alors que l’on commençait sérieusement à s’ennuyer, Walcott se blesse en défendant. Il sort rapidement et est remplacé par Gervinho, que Wenger semble peiné à motiver. Le verdict est sans appel, Theo Walcott vient lui aussi de terminer sa saison, comme Mikel Arteta. Dans ce match à l’intensité peu convaincante, l’ailier droit Gunner se blesse en défendant, alors qu’il faisait un match plutôt propre, qui aurait pu être qualifié de bon si un Oxlade très moyen n’avait pas pris le parti de rentrer à l’intérieur (ce qui revenait à annuler toute une contre-attaque) sur une magnifique passe du numéro quatorze d’Arsenal. A la 65ème minute rentre Abou Diaby, un choix incompris puisqu’il remplace Tomas Rosicky, le seul joueur semblant en mesure d’être dangereux au milieu de terrain cet après-midi. En fait, Wenger replace Ramsey en meneur de jeu et Diaby prend sa place initiale, ce qui redonne de la fluidité au jeu, et permet à un Ramsey complexé moins de responsabilité sur le dos. D’ailleurs, ce même Ramsey se met à signer de belles orientations de jeu, bien qu’il porte encore trop la balle. Sur l’une d’elle, il trouve van Persie dans la même position que face à Everton et Liverpool, mais la volée du Oranje s’envole en tribune.

van Persie n'a pu trouver le chemin des filets contre Chelsea

Alors que l’on rentre dans le dernier quart d’heure, les occasions d’Arsenal se multiplient: Diaby voit sa frappe contrée, alors qu’il était bien mis en situation par van Persie. Gervinho empêche à Arsenal de prendre tout à fait le pas sur son adversaire en perdant duel sur duel face à Ryan Bertrand, très solide aujourd’hui. van Persie se retrouve seul excentré à droit à 7 minutes du terme mais sa frappe du droit est légèrement dévissée et hors cadre. Puis c’est Santos, très bien rentré au poste d’ailier/milieu gauche devant Gibbs qui trouve van Persie dans la surface. Le Hollandais crochète deux fois Cahill pour se dégager la voie du but mais une fois de plus, Cech s’interpose. Avant l’entrée dans le temps additionnel, Arsenal fait le siège du but de Cech, 21 des 22 joueurs sur le terrain étant regroupé dans sa moitié de terrain, mais les Gunners n’en finissent plus de gâcher les différences faites par Song ou Diaby, Gervinho ou van Persie cherchant fautes et angles de frappe avec abus.

Finalement, les milieux de terrain s’en résignent dans le temps additionnel et Chelsea a bien failli scorer, c’était sans compter sur la stupidité de Sturridge ou Bosingwa, plus prompts à tricoter et frapper en bout d’efforts colossaux, plutôt que de transmettre un ballon de but sans trop d’effort. Le match se clôt sur un 0-0 frustrant et terne pour les spectateurs, à cause du sentiment d’inachevé que cause les choix des attaquants des deux équipes présents sur le pré à l’Emirates, aggravé par la malchance de certain et les bons matchs des défenseurs John Terry (hué à chacune de ses touches de balle, pour ses insultes présumées envers Anton Ferdinand ; pour lesquelles le procès aura lieu après l’Euro en Pologne-Ukraine), Vermaelen et Koscielny.

Arsenal démuni contre un Chelsea pragmatique

Parmi les choses qui ont fonctionné ce samedi, il y a évidemment l’organisation défensive de Chelsea sur les phases de jeu d’attaque d’Arsenal: les Gunners n’ont à aucun moment réussi à percer le rideau défensif des Blues lors de ces phases, à part sur la volée en cloche de van Persie qui a chu sur la barre (une action lors de laquelle il était hors-jeu) ou deux autres partiellement voire totalement déchirées. Le travail défensif de l’ensemble des 10 joueurs de champ y est évidemment pour beaucoup, en passant du pressing constant de Torres, de toute l’expérience et la puissance d’Essien au cœur du jeu qui couvrit juste ce qu’il faut de plus la zone entre Sturridge et Bosingwa, jusqu’à la complémentarité d’un axe central presque à trois, vu le positionnement du relanceur Romeu, suppléant au montée d’un Terry notamment, en plus de couvrir tout au placement l’activité précieuse de Rosicky, cette fois éteint malgré sa dépense en énergie (relative, vu sa fatigue, ce qui explique d’ailleurs sa sortie). Enfin, le rôle sur le terrain de Florent aurait du être la clé de la réussite pour Chelsea: défendant parfaitement, le Français a lancé plusieurs fois fait la différence par la passe, mais ni Kalou ni Sturridge n’ont su exploiter les passes clés du Guyanais. Bien aidé par Ryan Bertrand excellent aussi offensivement, le Français peut en vouloir à la performance des deux ailiers Blues, incapables de faire un seul bon choix dans le jeu. Chelsea a aligné une composition pragmatique et réaliste en vue du match retour contre Chelsea, mais les incapacités du jour de Sturridge & Kalou, et à un degré moindre Torres, n’ont pas permis de revenir avec les 3 points, malgré une belle performance tactique, grâce notamment au rôle de meneur de jeu de Malouda sur le terrain.

La performance d'Oxlade-Chamberlain devrait faire une fois de plus réfléchir sur le 'talent' de ce joueur

Si Chelsea a si bien négocié la rencontre défensivement sur ce point, c’est aussi parce qu’un joueur à Arsenal a particulièrement raté sa rencontre: le Youth International Alex Oxlade-Chamberlain, aligné ailier gauche, a joué trop souvent axial, en s’alignant avec Aaron Ramsey. A trop dézoner, the Ox déséquilibra le jeu Gunner, n’en profitant même pas pour percer les lignes Blues ; au contraire, il a embouteillé encore plus le milieu de terrain, libéré de tout travail un José Bosingwa qu’on sait pas très à l’aise défensivement et déchiré dans les grandes largeurs les quelques centres qu’il a eu à faire. Heureusement pour son crédit, Alex est combatif et ses quelques mauvais choix sont rattrapés par un arbitrage clément à son encontre lorsqu’il se déchire en bout de courses pour rattraper un ballon pas très bien conduit, ou embarqué dans des trajets de dribbles peu évident. Sur deux fautes obtenus, deux fois Arsenal va toucher le montant sur le coup de pied arrêté. Arsenal a bien failli profiter des choix biscornues de son jeune ‘talent’, qui a passé son match à déséquilibrer l’équipe de façon gravement, avortant de belles actions Gunner de façon incompréhensible.

Enfin, il est nécessaire de souligner la faiblesse affichée par le milieu de terrain d’Arsenal face à Chelsea. D’abord, Tomas Rosicky était certes fatigué mais il a été parfaitement étouffé en tant que meneur de jeu qui s’intercalât si bien entre les lignes ces dernières semaines. Oriol Romeu et Michaël Essien se l’échangeant pour qu’il ne puisse voir le jour, déjà pas aidé par Walcott et Oxlade. Les deux milieux de terrains centraux d’Arsenal, Ramsey et Song ont eux péri à aiguiller le jeu le fait si bien Mikel Arteta, absent jusqu’à la fin de saison. Démuni face à son absence, Wenger n’a pu que faire confiance au Gallois, sévèrement critiqué ces dernières semaines. Il a échoué à conserver le ballon, régler le tempo du jeu et orienter le cuir, perdant même plusieurs ballons. Face à sa timidité, il a sans doute forcé Oxlade à dézoner, et Song à prendre plus de risques. Il n’empêche que le facteur principal de l’incapacité d’Arsenal à porter le danger sur les cages de Cech hier est bien la blessure d’Arteta contre Wigan Lundi. Le tribut à payer pourrait être moins lourd si Wenger voit en Abou Diaby une meilleure solution que Ramsey aux côtés de Song. A sa rentrée, le frêle Français à déplacer Ramsey en 10, et l’a décomplexé.

A vos avis !

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