Un point sur la cuvée 2011 des transferts estivaux en Premier League: Ils ont réussi leur coup, 1e partie


MyPremierLeague vous propose à partir d’aujourd’hui un point bilan à mi-saison de l’intégralité des transferts estivaux qui ont ponctué les mois de Juillet et d’Aout derniers. Ce dossier se découpera en sept rubriques que vous retrouverez au fur et à mesure.

Aujourd’hui, après une brève présentation des différentes rubriques, MyPremierLeague s’intéressera en premier lieu aux affaires en or réalisées par les vingt clubs de Premier League.

 

Les rubriques du dossier

Ils ont réussi leur coup

Poste par poste, retrouvez les joueurs qui ont le mieux réussi leur transfert et qui amènent un véritable plus à leur équipe depuis leur arrivée.

Ils ont laissé entrevoir des promesses

La plupart sont relativement jeunes et ont été utilisés avec parcimonie pour l’instant. Encore barrés par des joueurs plus expérimentés ou simplement en phase d’intégration au jeu de leur équipe ; ils n’attendent qu’un concours de circonstance en leur faveur pour s’imposer réellement dans les prochains mois et, pour certains, prendre le flambeau de joueurs sur le déclin.

Ils voulaient se relancer

Découpée en deux parties, cette rubrique sera consacrée aux joueurs qui ont décidé de changer d’air après avoir perdu leur place ; victimes de la concurrence à leur poste dans leur ancien club ou trop souvent blessés pour enchaîner les matchs. Seront traités les cas des relances réussies (catégorie Ashley Williams) et des relances ratées (Catégorie Ryan Shawcross)

A la recherche de temps de jeu, ils ont été prêtés

Mis au placard dans leur club ou simplement trop jeunes et tendres pour prétendre jouer régulièrement, parfois disposant d’un trop gros salaire pour pouvoir être conservés ; ils ont rejoint un club qui puisse leur donner le temps de jeu qu’ils recherchent.

Ils ont fait le grand saut

Jeunes joueurs prometteurs évoluant dans un club modeste, ils ont fait le choix de signer dans un club aux ambitions sportives élevées afin de progresser encore plus vite au contact des meilleurs joueurs. Certains jouent déjà régulièrement, d’autres sont en passe de s’imposer tandis qu’une autre partie a connu des débuts difficiles.

Arrivés nantis d’une bonne réputation, ils ont déçu

Brillants dans leur club jusqu’à la saison dernière, ils n’ont pas encore retrouvé leur rythme de croisière ou bien trop rarement dans leur nouveau club après leur couteux transfert de l’été.

Ils ont disparu de la circulation

Parfois malchanceux au point de se blesser rapidement après leurs débuts, la plupart ont signé en tant que doublures même si il faut noter certains choix de carrière peu inspirés…

Entre deux eaux : un bilan mi figue-mi raisin

Loin d’être catastrophiques mais pas transcendants pour autant, ces joueurs auront manqué de régularité ou n’auront simplement pas encore suffisamment amené à leur équipe le pourquoi ils ont été recrutés. On y retrouvera les transferts « plutôt raisin » des joueurs au bilan correct, ainsi que les transferts « plutôt figue », appellation diplomatique du si populaire « flop ». A suivre de près durant les prochains mois afin de confirmer ou d’infirmer les premières conclusions.

Bilan du mercato estival 2011 :

Ils ont réussi leur coup, 1e partie

Au menu aujourd’hui: zoom sur Brad Friedel, Michel Vorm et Ali Al Habsi qui défendent les buts de Tottenham, Swansea City et Wigan. Gareth McAuley prouve qu’à 32 ans, il n’est jamais trop tard pour évoluer au plus haut niveau. José Enrique et Charlie Adam poursuivent sur leur lancée insolente de leurs saisons de Premier League ayant suivi un passage salvateur en Championship, respectivement à Newcastle United et Blackpool . Phil Jones confirme quant à lui son immense talent entrevu à Blackburn, il doit sa nomination dans cette première catégorie plutôt que dans celle des espoirs ayant fait le grand saut à son statut de cadre rapidement acquis à Manchester United.

Brad Friedel, d’Aston Villa à Tottenham, libre de contrat

Brad Friedel est né 10 ans et un mois après le dernier titre remporté par Tottenham, le 17 avril 1961. Cela ne nous rajeunit pas !

Brad Friedel est éternel, irréprochable à 40 ans, il a signé un contrat de deux ans pour les Spurs d’Harry Redknapp. Titulaire indiscutable à Blackburn de 2000 à 2008, il avait rejoint Aston Villa en espérant pouvoir atteindre des objectifs plus élevés. Après trois saisons réussies du point de vue personnel mais en demi-teinte collectivement malgré une 5e place en 2010, Friedel a suivi l’exode inéluctable des meilleurs joueurs de Villa face au manque d’ambition des dirigeants, l’actionnaire Randy Lerner en tête (ventes de Gareth Barry, James Milner, Ashley Young, Stewart Downing…).

Alors qu’Heurelho Gomes était connu pour son imprévisibilité et sa conception particulière de l’humour (provoquer des pénaltys stupides afin de mieux les arrêter), coutant au passage à son équipe un total grassouillet de points ; Brad Friedel est véritablement la régularité incarnée. L’américain a disputé l’intégralité des 38 matchs de Championnats depuis la saison 2004/2005 soit une incroyable série en cours de 289 matchs consécutifs (à la 23e journée).

L’américain, qui aura 41 ans dans le courant du mois de Mai, est indiscutablement une des meilleures affaires de ce dernier marché des transferts, amenant la sérénité et la solidité (5e meilleure défense d’Angleterre avec 25 buts encaissés dont 8 lors des deux premières journées) qui manquait aux Spurs aux ambitions plus élevées que jamais cette saison.

Michel Vorm, d’Utrecht à Swansea City pour £1.5m

Michel Vorm plonge pour les photographes à St James Park mi-décembre. Ce jour là, son équipe ramènera un clean sheet du nord de l’Angleterre

Au moment où Dorius de Vries, grand artisan de la montée en Premier League des Gallois de Swansea est parti relever le challenge proposé par Mick McCarty à Wolverhampton, Brendan Rodgers a jeté son dévolu sur un gardien Hollandais évoluant à Utrecht. Michel Vorm est arrivé pour un montant modeste entouré d’interrogations sur son niveau dans la mesure où disposer d’un gardien complet et performant est une nécessité pour un promu (on pense à l’arrivée de Thomas Sörensen de Villa à Stoke City en 2008 ou celle de Marcus Hahnemann de Reading à Wolverhampton l’été suivant).

Le Hollandais a rapidement répondu aux attentes ; auteur de 11 arrêts face à Manchester City (soit davantage que n’importe quel gardien en 2010/2011) puis en arrêtant les pénaltys de Watson ou Dempsey plus tard dans la saison, lui valant le surnom de « Penalty Killer ». Vorm est un des joueurs clé de l’incroyable « Swansealona » que ce soit vis-à-vis de son imperméabilité (9 clean sheets home et away) notamment à domicile (6e place, une défaite et seulement 7 buts encaissés en 12 matchs) ou de son importance dans le dispositif de relance de son équipe. L’approche du jeu basée sur une circulation fluide du ballon et une construction de l’arrière met en valeur Michel Vorm qui est la rampe de lancement du jeu, en relançant systématiquement court vers Ashley Williams la plupart du temps.

En dépit d’une relative petite taille pour son poste (1,83m), le Hollandais est aussi assuré dans les airs que d’autres gardiens pourtant plus grands que lui.

Ali Al Habsi, de Bolton à Wigan pour £4m

Le gardien Omani a déjà défendu les couleurs de Wigan Athletic la saison dernière pour sa première saison pleine dans le football Anglais, mais son retour dans le club de Dave Whelan n’était pas garanti même si quelque part, il était écrit. Owen Coyle se félicitait au printemps dernier que le prêt de celui qui a longtemps été dans l’ombre de Jussi Jääskeläinen soit réussi au point qu’il soit un des tous meilleurs portiers du championnat ; l’écossais se réjouissait à l’idée de pouvoir mettre en concurrence ses deux gardiens dès cette saison.

Néanmoins après quelques semaines où on ne savait plus qui trop croire dans ce dossier, le Player of the Year 2011 des Latics a rompu le silence sur son compte Twitter en annonçant qu’il retournerait bel et bien à Wigan afin de poursuivre sur la lancée de sa dernière saison, ponctuée d’un maintien acquis à la 38e et dernière journée et dont il a été un des principaux acteurs.

A nouveau dernier maillon d’une défense en carton qui a déjà encaissé 49 buts en 24 rencontres, menée comme un symbole par l’écossais Caldwell, bien piètre capitaine ; Al Habsi tente régulièrement de sauver les meubles en faisant étalage de ses reflexes et de sa souplesse de chat  sur des tentatives adverses à bout portant. L’Omani s’est également trouvé une spécialité dans le domaine des pénaltys, régulièrement concédés de façon grotesque par Caldwell (4 sur 8 pour la pomme de l’écossais tout de même) mais brillamment rattrapés par le gardien des Latics ; Al Habsi a en effet stoppé pas moins de 3 pénatys sur les 4 concédés par l’ancien défenseur du Celtic Glasgow !

Gareth McAuley, d’Ipswich Town à West Bromwich Albion, libre de contrat

L’ancien patron de la défense d’Ipswich Town a répondu à l’appel de Roy Hodgson pendant l’été et a rejoint des Baggies en quête de régularité pour tenter de s’installer en milieu de tableau. Bien que le début de saison du club de Birmingham soit en dessous des attentes et très décevant à domicile, McAuley s’est installé en charnière centrale aux côté du surprenant Jonas Olsson et se montre impérial dans les airs pour sa toute première saison dans l’élite à 32 ans. Ainsi, le Nord-Irlandais est le deuxième défenseur central à remporter le plus de duels aériens derrière Younes Kaboul et devant Gary Cahill. Complémentaire sur le terrain et complice hors du terrain, la charnière centrale de West Brom est une des rares satisfactions du côté des Hawthorns cette saison.

Jose Enrique, de Newcastle United à Liverpool pour £6m

José Enrique est le deuxième joueur de champ le plus utilisé en Championnat (23 matchs à la 24e journée) juste derrière Charlie Adam à Liverpool 

Placardisé à Newcastle pour ses commentaires acerbes sur ses dirigeants sur son compte twitter pendant l’été, le latéral Espagnol a été poussé dehors à l’image de Joey Barton ou Kevin Nolan. L’Espagnol était auteur de deux saisons remarquables à Newcastle, respectivement en Championship puis en Premier League après une première saison compliquée (véritable passoire défensivement, il avait été une des nombreuses déceptions à Newcastle, relégué au terme de la saison 2008/2009).

Disposant de qualités techniques au dessus de la moyenne tout comme d’un jeu de passe assuré (capable de relancer, centrer ou même de créer des situations de but depuis son camp), Enrique n’a pas été remplacé par Newcastle qui a été contraint de bricoler afin de trouver un latéral gauche en interne (Ryan Taylor puis Davide Santon).

Afin de prendre le relais d’un Fabio Aurelio trop souvent blessé, d’un Emiliano Insua ou Paul Konchesky pas au niveau ; Liverpool a jeté son dévolu sur le latéral de 25 ans qui fait partie des meilleurs éléments de son équipe cette saison. Jose Enrique est également considéré pour la seconde saison de suite comme un des spécialistes à son poste dans le championnat.

Phil Jones, des Blackburn Rovers à Manchester United, £16.5m

Phil Jones a inscrit le premier but de sa jeune carrière à Aston Villa

Difficile de citer un joueur à la progression plus rapide ces dernières années en Angleterre. Né à Preston en 1992 et formé à Blackburn où il est arrivé à 10 ans, Jones a gravi les échelons petit à petit pour arriver en marge de l’équipe première en 2009. Sam Allardyce lui donnera sa chance à l’occasion d’un tour de Coupe face à Nottingham Forest et réitèrera quelques mois plus tard en titularisant l’Anglais face à Chelsea et Drogba en Mars. Il laissera une impression énorme pour sa première titularisation à 18 ans, en réduisant au silence celui qui finira meilleur buteur de l’exercice (29 réalisations) en empêchant l’Ivoirien de se retourner et de remporter ses duels.

Convaincu par ses qualités balle au pied, Allardyce fera le choix de titulariser le gamin (plus jeune titulaire régulier des 4 premières divisions Anglaises en 2010/2011) dans l’entrejeu pour préserver sa paire efficace composée de Chris Samba et Ryan Nelsen. Jones fera étalage de qualités de passe et de piston dans l’entrejeu tout en imprimant un impact physique conséquent. Malheureusement, une blessure au genou hachera sa saison qu’il terminera aussi dans l’entrejeu sous l’égide cette fois ci, de Steve Kean.

Sir Alex Ferguson ayant repéré le phénomène, il décidera de payer le montant de la clause libératoire de Phil Jones. Utilisé en défense centrale, sur un flanc et dans l’entrejeu ; Jones a marqué cette première moitié de saison 2011/2012 par son énergie débordante, sa solidité défensive et ses incroyables percées vers l’avant pour amener le surnombre, avec ou sans le ballon. Comme déjà évoqué à ses débuts à Blackburn, Jones a tout pour devenir le pilier de la sélection aux Trois Lions, d’autant que sa mentalité est irréprochable et qu’il a gardé les pieds sur terre là où beaucoup se seraient déjà totalement déconnectés de la réalité.

La seule interrogation est de taille, il s’agit d’un véritable problème de riche que de se demander quel est son meilleur poste et où pourrait-il s’imposer sur la durée.

Charlie Adam, de Blackpool à Liverpool pour £9m

Charlie Adam a inscrit deux buts cette saison, ici face à Bolton. L’écossais dispose également d’un des meilleurs jeux longs du championnat.

Joueur attachant, presque sorti d’une autre époque, il évoluait dans l’équipe pas moins atypique de Blackpool la saison dernière à laquelle il a permis de monter en Premier League au terme d’une incroyable demi saison 2009/2010 (Blackpool était englué en bas de tableau à l’hiver). Une énorme première partie de saison 2010/2011 bien que les derniers mois n’aient pas été sur le même rythme, Charlie Adam a marqué de son empreinte le dernier championnat, étant même nominé pour le prix du Footballeur de l’Année du syndicat des joueurs professionnels Anglais (la PFA, prix que remportera finalement Gareth Bale).

Sorte de box-to-box dont le jeu est uniquement orienté par le but adverse, il avait surpris les observateurs à l’image de son équipe par sa volonté systématique de se projeter vers l’avant à chaque opportunité qui se présentait. Son jeu long avait fait merveille et avait permis à l’image de ses courses de surnombre, d’amener un soutien à Dudley Junior Campbell qui s’était régalé à exploiter l’espace des phases de contre sur les ballons verticaux de l’écossais.

Buteur à l’occasion de la victoire historique de Blackpool à Anfield, Charlie Adam a rejoint Liverpool dans le courant de l’été. Il s’agit d’une excellente affaire pour le club de la Mersey dans la mesure où Alex Ferguson avait déclaré dans le courant de la saison que les coups de pieds arrêtés de son compatriote « valaient à eux seuls £15m ».

Auteur d’un gros début de saison et 4e meilleur passeur de l’exercice avec 8 « assists », Charlie Adam a toutefois baissé de régime depuis la blessure de Lucas Leiva début décembre, mettant en évidence un paramètre essentiel à la réussite de son jeu. A Blackpool, Ian Holloway associait Charlie Adam à David Vaughan en ce qui constituait une paire aussi complémentaire qu’efficace. Si l’écossais se chargeait du lancement du jeu en décrochant très bas afin de chercher le ballon devant sa défense et en le remontant soit en le portant ou en cherchant directement la verticalité et DJ Campbell ; Vaughan est le joueur qui a permis à Adam de briller dans la mesure où sa science tactique a pu permettre de compenser et combler les vides créés par les montées de son coéquipier.

Dans une même mesure, la qualité du Gallois Vaughan à la récupération du ballon en a fait un des meilleurs dans ce rôle la saison dernière, mais en a fait également un superbe pourvoyeur de ballons dans l’entrejeu. Son jeu de passe et la pertinence de ses choix ont très souvent permis de servir Adam sur un plateau d’argent.

L’ancien ailier des Glasgow Rangers a retrouvé le même profil de travailleur de l’ombre en Lucas Leiva mais a du adapter en quelque sorte son jeu pour pallier à cette absence. Déjà contraint de modérer ses impulsions offensives (même si ses reflexes désormais inhérents de courses vers l’avant sont impressionnants, et ce n’est pas Obi Mikel qui prétendra le contraire) afin de s’adapter à un jeu forcément plus pragmatique que celui de Blackpool, l’écossais a tenté de compenser ses montées engendrant un déséquilibre par une activité plus importante dans l’entrejeu. Sans justesse ni lucidité ni vraie utilité dans ce faux registre finalement, Adam est apparu sans tranchant au cœur de l’hiver avant de commencer à retrouver des couleurs depuis quelques semaines ; profitant des titularisations de Spearing bien que l’Anglais soit loin d’amener des garanties ne serait-ce que défensivement et tactiquement (sans même évoquer sa relance courte très moyenne).

 彡

La semaine prochaine, retrouvez sur MyPremierLeague la deuxième partie de la rubrique « Ils ont réussi leur coup » avec Nigel Reo-Coker, David Vaughan, Yohan Cabaye, Jamie O’Hara, Scott Parker et James McClean !
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4 réflexions sur “Un point sur la cuvée 2011 des transferts estivaux en Premier League: Ils ont réussi leur coup, 1e partie

  1. OULALALA J’ATTENDS LE PROCHAIN EPISODE AVEC IMPATIENCE
    Bel agencement, et que de bons messages pour délivrer la vérité a propos de quelques cas du football anglais. Que ceux qui pensent passoire lorsqu’ils entendent AlHabsi ou Fridel lisent l’article ! Egalement à tout ceux qui vantent Heuro Gomes, hautement surcôté mais mediatique… bien dit !
    Surpris qu’O’Hara soit dans la prochaine review, et impatient de voir ce que tu pourras dire de McClean ou Reo-Coker !

  2. Super boulot, vivement la suite

    J’ai par contre vraiment ri sur le second degré de la partie sur Enrique : « Disposant de qualités techniques au dessus de la moyenne tout comme d’un jeu de passe assuré ». Je ne sais pas si tu as regardé la bon joueur ^^

    Bravo en tout cas

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