Chelsea à un tournant de son histoire


Si l’équipe d’André Villas Boas continue sa montée en puissance sportive et se positionne dans le haut du classement, le principal fait d’actualité autour du club cette semaine n’est pas en rapport avec le domaine sportif mais concerne le bien le plus cher des supporters de Chelsea. Le club envisage en effet de racheter les parts détenues par les supporters détachant l’infrastructure de Stamford Bridge et le nom de Chelsea Football Club de l’entreprise sportive dans le but de faciliter les négociations en vue d’un déménagement de toute façon inéluctable. A travers un retour historique sur la fondation du club puis les évènements qui ont abouti à la création de cet organe de gestion unique au monde, le Chelsea Pitch Owners, nous allons tenter de comprendre quels sont les enjeux autour du projet de changement de stade et faire un point sur la complexité de la situation actuelle.

 Un heureux revirement de situation

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En 1896, Henry Augustus « Gus » Mears achète en compagnie de son frère Joseph le complexe sportif de Stamford Bridge Athletics Ground situé dans le quartier de Fulham  dans l’Ouest de Londres. Leur intention était d’accueillir des rencontres de Football de haut niveau. Néanmoins ils devront attendre 1904, année de la mort du précédent propriétaire, pour disposer de l’exclusivité de la propriété du site. C’est alors que les frères Mears vont entrer en pourparlers avec le Fulham FC afin de leur proposer une location du complexe. Après un échec des  négociations au sujet du loyer que les Whites devraient payer à Mears,  l’homme d’affaires envisagea alors de céder le site à la Great Western Railway Company. C’est l’insistance du collaborateur du businessman Britannique Fred Parker qui va définitivement convaincre Mears du bien fondé de conserver Stamford Bridge ; après un épisode cocasse où le chien de Mears va mordre le conseiller, c’est la réaction amusée de ce dernier qui va amener le trio à fonder leur propre club de Football le 10 Mars 1905 au Rising Sun pub (maintenant dénommé Butcher’s Hook)


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C’est ainsi qu’on se rend compte du rôle particulier de l’enceinte de Stamford Bridge pour les fans de Chelsea puisque c’est la présence du complexe qui a abouti à la fondation du club et non l’inverse comme c’est le cas de la grande majorité des autres clubs.

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Figure 1: Augustus « Gus » Mears
Figure 2: Chelsea gagne contre West Bromwich Albion en 1905

Battle for the Bridge!

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76 ans après la fondation du club soit en 1981, l’entreprise sportive « Chelsea FC » quitta les mains de la famille Mears suite aux difficultés financières croissantes du club, incapable de payer les salaires de ses joueurs et totalisant des pertes de £12,000/semaine après la décision de construire une nouvelle tribune sur la façade ouest notamment (en tenant compte des difficultés à rembourser l’emprunt entre autres). Après un bref intermède où le Vicompte Chelsea fut à la présidence du club, Chelsea Football & Athletic Company fut cédé à Ken Bates alors président d’Oldham Athletic pour la modique somme de 1£ par Brian Mears (petit neveu de « Gus »). Dans le montant n’étaient pas inclus les droits sur SB Properties détenant alors les droits sur les infrastructures depuis la fin des 70’s. Bates avait toutefois conclu un accord avec, stipulant que le club resterait de toute façon 7 ans dans l’enceinte soit jusqu’en 1989.

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Alors que Bates et Brian Mears avaient conclu un accord financier aux alentours de £450,000 afin que le premier puisse jouir des droits de SB Properties détenus par le second. Il fut établi par la suite que Mears était parallèlement en négociations avec Crystal Palace dans le but d’établir Chelsea à Selhurst Park en co-habitation avec les Eagles afin de pouvoir céder 70% des parts du stade à l’entrepreneur Marler Estates.

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Ce fut le début d’une bataille juridique acharnée entre le camp de Chelsea FC mené par Ken Bates détenant une partie des parts et le camp opposé constitué par Marler Estates qui voulait lui, détruire le stade et bâtir un lotissement luxueux à la place. A grands coups de procès et d’injonctions, Bates tenta de déstabiliser son adversaire avant de lancer la campagne « Save The Bridge » afin de réunir £15m de l’époque pour racheter les 70% détenus par  Marler. De son côté et en guise de réponse, David Bulstrode le président de Marler Estates développa un projet visant à déplacer Chelsea à Loftus Road, stade des QPR et en fusionnant Fulham FC et les Queens Park Rangers ; projet qui fut approuvé par le Conseil Communal de Fulham & Hammersmith en Mars 1986.

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Néanmoins deux mois plus tard et au moment de l’arrivée au pouvoir du parti travailliste de gauche en Angleterre (British Labour Party), le projet fut abandonné au profit de celui de Bates consistant à rénover l’enceinte de Stamford Bridge, plan validé en Décembre 1987 par le Fulham & Hammersmith Council. Chelsea devait pourtant toujours quitter le club au terme de la durée de prêt des 7 années et l’année butoir de 1989.

 
Figure 4: Dans un Stamford Bridge en jachère, la campagne pour sauver le stade battait son plein dans les 80’s
Figure 5: Ken Bates, instigateur de la campagne pour sauver le club
Figure 6 : David Bulstrode
 

Chelsea Pitch Owners

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Le salut viendra finalement de l’éclatement de la bulle immobilière des 90’s ; Marler Estates fut racheté par Cabra Estates en 1989 et fit faillite en 1992. Bates en profita alors pour négocier avec la Royal Bank of Scotland pour réunir l’argent nécessaire pour acquérir les droits de propriété sur le stade détenus physiquement par la banque. Le Chelsea Pitch Owners fut créé par Ken Bates en 1993 afin de séparer définitivement le nom et l’infrastructure de Stamford Bridge du club sportif résidant dans l’enceinte et pour ne plus jamais lier l’existence même de l’enceinte aux difficultés financières éventuelles du club de football et ne plus dépendre des appétits de créanciers et entrepreneurs opportunistes.

En 1997, Chelsea Football Club fit un prêt de £10m au Chelsea Pitch Owners, qui lui prit la décision de prêter l’enceinte de Stamford Bridge en retour  pour une durée de 199 ans. Afin de rembourser le prêt, le CPO mit en vente des parts au tarif de £100. Les CPOs sont à ce jour au nombre de 15,000.

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Figure 8: Prospectus de 1992 évoquant déjà le projet de création de l’organe de gestion des Chelsea Pitch Owners
Figure 7: (ci-contre) Publicité de 1997 vantant l’achat de « shares »

Chelsea, Abramovitch et ses rêves de grandeur

Il est de notoriété publique que la croissance du club sur lascène nationale puis Européenne et Mondiale a été facilitée par l’arrivée de l’homme d’affaires Russe Roman Abramovitch à la tête du club. En 2003, année de sa reprise du club, l’équipe alors entraînée par Claudio Ranieri avait atteint pour la seconde fois une place qualificative pour la Ligue des Champions (format refondu en 1992). Cela constituait un aboutissement pour ce club habitué à jouer le haut de tableau depuis le milieu des 90’s et l’arrivée de Ruud Gullit à la tête de l’équipe (d’abord entraîneur joueur) qui fit figurer des joueurs tels que Frank Leboeuf, Tore Andre Flo, Roberto Di Matteo, Gustavo Poyet et également le plus illustre de tous, Gianfranco Zola.

Mais Chelsea conservait au delà de sa position sportive (premier tiers du classement), un statut d’outsider par ses infrastructures sportives, Stamford Bridge a toujours été classé dans le second quart des 20 enceintes de Premier League et il aura fallu attendre un investissement d’Abramovitch en 2005 pour que Chelsea quitte le désuet complexe d’Harrington (qu’il ne possédait d’ailleurs pas, figure 10) pour aller s’entraîner à partir de 2007 à Cobham (figure 11), dans des infrastructures sportives ultra-modernes situées dans le Surrey (Sud Ouest de Londres). Tout ça pour dire que si l’investissement a permis au club d’atteindre les sommets très rapidement en remportant notamment le Championnat 50 ans après le dernier et l’année du centenaire, Stamford Bridge reste dans l’absolu un stade capable de n’accueillir et de fournir des recettes qu’à une équipe du premier tiers du classement et non à l’ogre sur la scène Nationale et Européenne qu’est devenu Chelsea

 Que s’est-il passé le 4 Octobre 2011 ?

Le club a transmis par le biais de son site Internet une proposition aux Chelsea Pitch Owners témoignant de sa volonté de racheter l’intégralité des parts de propriété du complexe sportif afin de faciliter, dans les grandes lignes, les démarches et négociations au sujet de la relocation du club. Pour cela, le club a rappelé les engagements financiers sur le long terme de Roman Abramovitch et a évoqué les difficultés matérielles du site au moment de considérer l’agrandissement. En effet, le stade ne peut accueillir « que » 42.055 personnes, un chiffre qui fait pâle figure face aux 76.212 places d’Old Trafford ou les 60.355 de l’Emirates Stadium, amenant le club à devoir considérer différentes sources de revenus ou bien bâtir un stade à la capacité supérieure pour ne pas entraver les rêves de grandeur du club.

Le communiqué fait ensuite état de promesses et d’engagement envers les fans, un accord sera conclu pour garantir la présence à Stamford Bridge jusqu’en 2020 sauf dans le cas où un site situé dans un rayon de 3 miles (4.8 km) peut être acquis par le club. D’autres avantages sont mis en avant, parmi la mise en place d’un minimum de 10% de la nouvelle capacité (également fixée à un minimum de 55.000) à des tribunes familiales ; un avantage pour les CPOs cédant leurs parts au moment de souscrire un abonnement dans le nouveau stade ou encore un Walk of Honour pour les mêmes « actionnaires ».

Pour cela, un General Meeting a été fixé à la date du 27 Septembre où les Chelsea Pitch Owners pourront alors voter physiquement ou par procuration à la proposition du club.

Un vent d’incompréhension et de méfiance

Face à l’absence d’un projet ou bien même d’une simple ébauche, une grande majorité des fans sont actuellement sceptiques lorsqu’on leur parle de nouveau stade. Dans la mesure où les parts ont été mis en circulation dans le courant des 90’s, il faut bien penser que la population susceptible d’avoir acquis des parts à l’époque, a difficilement moins de 40 ans actuellement. Dans ce groupe de « Shareholders » (actionnaires), une partie peut s’être désintéressée du club ou même être décédée entre temps.

L’attitude du club a également été remise en question, les Pitch Owners ont été échaudés par le timing proposé par Chelsea : non content de ne proposer seulement la durée minimale légale afin de rassembler les actionnaires à une assemblée générale extraordinaire, le club a également fixé la réunion le lendemain d’un match de l’équipe à Liverpool pour y affronter Everton en League Cup, pouvant entraîner fatigue et absences chez les intéressés.

Beaucoup s’interrogent sur l’utilité d’un stade de 55.000 places (ou plus) pour un club qui parvient difficilement à remplir son stade en phase de poules de la Ligue des Champions. Si l’absentéisme spectatorial constaté contre les Belges de Genk est principalement du à un boycott (le tarif minimal des places de Champions League a fait un bond de £30 à £40 durant l’été), certains CPOs refusent, eux, de croire en la promesse de places plus accessibles financièrement. Selon la théorie basique de l’offre de la demande, une capacité plus importante réduirait les listes d’attente pour les Season Tickets  et en découlerait éventuellement une baisse de leurs prix (les abonnements sont actuellement accessibles à partir de £750 pour 2012), chose dont peu sont convaincus et il ne serait pas insensé de l’être aussi lorsqu’on porte son regard quelques kilomètres au nord où Arsenal débute son offre à £985 dans son flambant neuf Emirates Stadium qui doit bien être remboursé le plus tôt possible.

En règle générale, bien qu’une grande partie du soutien populaire du club Londonien sera reconnaissant à vie envers l’investissement de Roman Abramovitch ; une autre partie composée de fans historiques ne voit pas forcément d’un bon œil la perspective que le Board dispose de la mainmise intégrale sur l’équipe et le stade. Certains se demandent si Abramovitch sera toujours actionnaire dans 25 ans, s’il en aura encore les moyens financiers et s’il se lassera un jour. D’autres argumentent que le Chelsea Pitch Owners a justement été créé pour constituer l’acteur principal de ce genre de situation afin de conserver un rôle non négligeable pour les fans.

Matthew Harding

Mais la goutte qui a véritablement fait déborder le vase est la communication du club qui a interviewé tout un tas de personnes en rapport avec le club parmi lesquels Bruce Buck (chairman), Villas Boas (manager), John Terry (CPO President), Graeme Le Saux (Club Ambassador), Ron Harris (recordman des matchs joués avec le club, 795), Jason Cundy (Chelsea TV presenter). Les déclarations d’un proche ami de feu Matthew Harding, Graham Bell au sujet du nouveau stade a contribué à mettre le feu aux poudres. Vice-Président du club de 1994 à sa mort en 1996, ce fan absolu du club avait répondu à l’appel d’offres d’investissement de la part de Ken Bates en 94’ et avait injecté £26.5m dans le club, manne qui fut investie dans la construction du North Stand.

Une des figures clé du renouveau du club dans la fin du millénaire, il perdit la vie dans un accident d’hélicoptère sur le chemin du retour d’un match disputé à Bolton. La tribune nord fut renommée en son nom (Matthew Harding Stand). La veille du quinzième anniversaire de la mort du président adjoint, Bell a répondu à la lettre ouverte du club en rappelant une discussion avec Harding dans le pub où ils travaillaient tous deux en 1995. Le message qui en ressortait était fortement teinté de « c’est ce que Harding aurait voulu» (« it’s what Matthew would have wanted ») au sujet d’un possible changement de stade. Ces tentatives de « manipulation » de l’opinion par le biais de déclarations de personnes influentes dans le folklore ou l’organigramme du club, ainsi que l’utilisation de la mémoire du regretté Harding à la cause du club ont globalement peu enchanté les fans.

Figure 9: le North Stand a été renommé en l’honneur de feu son investisseur.

SNCPO!

A noter qu’une part importante des fans n’est pas forcément opposée à un déménagement futur dans l’absolu, ce sont véritablement les méthodes utilisés et l’impression en découlant de vouloir démolir un outil permettant aux fans d’exprimer leur avis qui ont entravé la confiance des masses populaires. C’est en ce sens que l’association Say No CPO (SNCPO) a été mise sur pied, rassemblant les membres d’organisations telles que Chelsea Supporters Group, CFCUK, CFCnet, Chelsea Supporters Club, TheChels.Org, Chelsea Fancast, Chelsea in America ainsi que les CPOs indépendants ; elle préconise un vote « non » au meeting du 27 Octobre tout en rappelant qu’elle n’est pas opposée à un déménagement futur. L’objectif consiste en la conservation du rôle des fans dans les décisions touchant à l’avenir du club en maintenant un dialogue avec Chelsea FC notamment au niveau du site actuel de Stamford Bridge à propos duquel aucune preuve explicite n’a été communiquée prouvant définitivement qu’un agrandissement du stade (ou une reconstruction) est impossible.

Figure 10: L’appareil du photographe a éternisé le moment, des stadiers ont ordonné le rangement de la banderole rapidement après son déploiement lors du match face à Everton. Photo: Tom Hevezi/AP

Pour cela, SNCPO évoque les risques encourus : en cas de non-relocalisation avant 2020, le club pourra construire où il le souhaite après cette date ; les fans répondent sarcastiquement qu’ils ne souhaitent pas devenir un Milton Keynes Dons bis (à la disparition du club de Wimbledon pour cause de faillite, le club a été relocalisé dans la lointaine banlieue nord de Londres à 90km de son emplacement précédent, amenant les vrais fans à recréer leur club sous le nom d’AFC Wimbledon). Le souhait de conserver un rôle dans les négociations passerait également par une consultation des fans à propos de l’emplacement, de l’apparence du stade voire même la (re)création d’un organe de gestion similaire au CPO.

Le théâtre des illusions

Sans grande surprise, les résultats du scrutin n’ont pas permis d’atteindre les 75% requis afin que la proposition du club puisse trouver suite. Les chiffres officiels montrent un rapport de 61.6% (3569 voix) contre 38.4% (2227 voix) en faveur de la proposition du club. Cependant certains éléments amènent à relativiser cette répartition ; en effet, Bruce Buck détient 100 shares depuis mars dernier et il a été mis au jour qu’une vingtaine de personnes ont acquis des lots de 100 parts dans les trois semaines séparant l’annonce du club et la date de l’assemblée générale. Les ventes de ce dernier mois constituent même le total écoulé lors des 7 dernières années soit près de 10% du total des shares ; peu d’incertitude si il s’agit de votes « oui » ou « non »…

Comme l’indique http://www.saynocpo.org/, l’opposition se baserait en réalité sur des scores de 55~60% contre et de 40~45% pour, si on ne considère que des Chelsea Pitch Owners extérieurs au club et détenteurs de parts depuis une durée plus longue.

Quelles solutions s’offrent au club ?

D’après The Guardian. Infographie: The Independent.
 Rester à Stamford Bridge

Chelsea explore cette possibilité depuis 2004 mais tombe régulièrement sur un os : L’East Stand (10.925 places, en bas de la photo), plus ancienne tribune du stade, jouxte une voie de chemin de fer (en bas de la photo) et ne peut pas être agrandie. La reconstruction pourrait être envisageable mais elle se heurte à des obstacles architecturaux : la présence de la voie de chemin de fer nécessiterait la mise en place d’un porte-à-faux au dessus du vide, possible dans les 70’s mais plus actuellement pour cause de l’évolution des normes de sécurité. En outre, la reconstruction de cette tribune augmenterait encore son inclinaison, ce qui n’est également plus possible d’un point de vue architecturo-légal. Le South Stand (6.814 places, à gauche sur la photo), plus connu sous le nom de Shed End, repaire historique des fans locaux les plus bruyants, ne peut pas être agrandi puisqu’il s’adosse aux hôtels et appartements de Chelsea Village qui ne peuvent pas être mis davantage dans l’ombre qu’ils ne le sont déjà.

Le West Stand (voir par ailleurs ; 13.432 places, en haut) pourrait voir sa capacité s’élever de 6.000 sièges mais à un cout irréaliste et impossible d’un point de vue de sécurité : les issues sont déjà proches de la limite fixée en terme de capacité et de durée d’évacuation (le stade doit pouvoir être évacué en 8mn par Fulham Road, l’ « artère » visible en haut à gauche). L’ombre causée à l’hôpital pour vétérans militaires en briques rouges en haut de la photo (d’où est tiré le surnom des Pensioners, populaire avant la première révolution du club en 1952 par Ted Drake puis mis au placard par le manager qui mènera Chelsea à son premier titre de Champion en 1955) ne peut, elle aussi, pas être amplifiée. Le problème touchant le Matthew Harding Stand (voir par ailleurs, 10.884 places, à droite sur la photo), d’où suivent les matchs la plupart des abonnés réside également en ces contraintes de paramètres d’évacuation.

La possibilité de démolir le stade et de pivoter la pelouse de 90° a également été envisagée, mais son cout serait énorme et les architectes devraient trouver la solution afin de permettre à un site de 12 acres (4.9 Ha) d’accueillir un stade de 55.000+ places qui nécessite au moins 18 acres (7.3 Ha). La question de savoir où l’équipe évoluerait durant la reconstruction du stade se poserait en toute évidence.

Earl’s Court and Olympia

Site possible le plus proche de Stamford Bridge (1.5km), il intéressait Chelsea lorsqu’il était détenu par Anthony Lyons. Le domaine est désormais dans les mains de Capital & Counties plc qui souhaite bâtir un complexe résidentiel et commercial autour de 7.500 maisons et de commerces, école, librairie, hôpital… L’intérêt du club semble avoir décliné d’autant que C&C plc est réticent à l’idée de voir un stade s’établir à cet endroit.

Imperial Wharf

Sur les rives de la tamise, le site est considéré trop petit pour y bâtir un stade de plus de 55.000 places.

Figure 13: Chelsea soigne son image de marque auprès de ses fans ; l’hiver dernier une statue du légendaire Peter « Ossie » Osgood a été érigée devant le stade

White City

Un des terrains de relocation les plus probables pour Chelsea, d’une superficie de 16 à 18 acres (6.5 à 7.2 Ha), il est situé dans le quartier communal de Hammersmith & Fulham avec qui Chelsea entretient des relations saines. Les Queens Park Rangers et leur nouvel homme fort Tony Fernandes sont également intéressés par le site, eux dont le stade de Loftus Road se situe à deux rues de White City…

Battersea Nine Elms

Le site présentant le moins d’obstacles à l’heure actuelle, à proximité de la Battersea Power Station passée à la postérité grace à l’album des Pink Floyd, Animals ; le site présente l’espace suffisant à l’établissement d’un stade de football de grande envergure. Seuls points à aborder : l’accessibilité par les transports en commun doit être améliorée tandis qu’il faudrait négocier avec les communautés de Lambeth et Wandsworth. Le site de Battersea situé à Wandsworth est un des bastions acquis à la cause Blue à Londres (voir la carte de Londres dans A voir, à lire) ; au même titre que Brent (Br), Hounslow (Ho), Kingston-upon-Thames (KT), Merton (M) et bien sur Kensington (KC).

Figure 14: Après consultation des fans sur quatre modèles différents proposés la façade du Matthew Harding Stand a été décorée cet été
 
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A voir, à lire

La saga du Guardian :

http://www.guardian.co.uk/football/2011/oct/03/chelsea-stamford-bridge-new-home

http://www.guardian.co.uk/football/blog/2011/oct/04/chelsea-fans-stamford-bridge
http://www.guardian.co.uk/football/2011/oct/04/chelsea-fans-freehold-stamford-bridge
http://www.guardian.co.uk/football/2011/oct/12/chelsea-fans-stamford-bridge-freehold
http://www.guardian.co.uk/football/2011/oct/17/chelsea-sncpo-stamford-bridge
http://www.guardian.co.uk/football/2011/oct/22/chelsea-qpr-new-grounds
http://www.guardian.co.uk/football/2011/oct/27/chelsea-defeated-freehold-stamford-bridge
http://www.guardian.co.uk/football/poll/2011/oct/27/chelsea-pitch-owners-stamford-bridge
http://www.guardian.co.uk/football/2011/oct/27/chelsea-pitch-owners-stamford-bridge
http://www.guardian.co.uk/football/2011/oct/27/chelsea-defeated-stamford-bridge-freehold

Article remarquablement complet sur les rumeurs autour du projet, autant que la plateforme qui l’héberge :

http://www.bluetinted.com/Site/Articles/Articles.aspx?articleid=62

La Répartition des Supporters à Londres :


 

 

6 réflexions sur “Chelsea à un tournant de son histoire

  1. ‘Figure 2: Chelsea gagne contre West Bromwich Albion en 1905’ Il me semblait pas à moi :g:

    Article super tip top. Très très renseigné, gros travail, bravo!

  2. Déjà Seb, super travail également, comme d’hab ici.
    Tu m’as appris des choses très franchement et tu m’as bien éclairé sur cette histoire de CPO que je ne comprenais pas très bien.
    Jvois mieux maintenant pourquoi on essaye d’orchestrer autour de ce dossier, histoire de sous encore et de titres détenus par des gens sur lesquels ils ont peu d’emprise.

    A part ça, à un moment tu parles de Milton Keynes Dons et juste après de Wimbledon, c’est différent leur situation je crois non ?!

    Terry est CPO President, il a des parts ?

    Enfin, concernant l’éventuelle allocation d’un nouveau site, White City, non merci. Imperial Wharf, cela ne m’enchante pas vraiment.
    J’ai ma préférence pour Earl’s Court, j’adore ce quartier, mais ca semble difficile a priori.
    Quant à Battersea, ca peut être intéressant, mais on change de coin tout de même, ce serait à voir.
    Stamford Bridge, c’est clair que c’est mission impossible de l’agrandir. Les voies et l’hôpital de part et d’autres et les constructions derrière mH, c’est tout simplement impossible.

  3. Merci les gars !! 🙂

    Xavier, par rapport aux MK Dons oui c’est différent puisque le FC Wimbledon a disparu. Mais c’est dans la mesure ou le club a été recréé loin de son emplacement d’origine et sous un autre nom puisque le nom de « Wimbledon FC » était pas réutilisable comme tel. Ca ressemblerAIT a notre situation si les CPOs ne voulaient pas céder les parts et que Roman et sa clique aillent créer un Kensington FC où ils investiraient. Enfin c’est de la science fiction.

    Je suppose que Terry a des parts oui, maintenant j’ai pas trop éclairé cette partie mais comme le CPO n’a pas d’organisation d’entreprise a proprement parler, c’est hautement honorifique l’organnigramme. Le président a démissionné il y a quelques jours, donc je suppose que Terry est davantage président d’honneur ou un truc comme ça

    Battersea me botterait moi à côté de la Power Station des Pink Floyd 😀

  4. Exeptionnel Seb! Vraiment!

    Stamford Bridge a beaucoup changé…. Du temps ou mon père était à West-London, ils recouvraient le terrain de sciure, l’hiver…

    On le voit clairement sur la carte des supporters de Londres, le site de White City est situé juste à droite du rond symbolisant le stade de QPR, et en plein milieu des quartiers de fans de QPR. Vous vous en doutez, vous avez rien à faire ici. De plus qu’il y a une loi de la FA interdisant à un club de déménager dans l’entourage immédiat d’un plus petit club de manière à le gêner, donc en théorie une installation serait illégale.

    En effet, QPR est hautement intéressé au site de White City, à 150mètres de Loftus Road, et au site de la BBC, juste en face. On devrait s’y installer si tout va bien d’ici à cinq ans, parce qu’on a le même souci de stade que vous, avec le complexe du CPO en moins.

    La place de Chelsea est clairement à Kensington, donc Earls Court irait bien, mais Battersea, c’est où je vous préfèrerais, honnêtement. C’est le plus loin… Je trouve très bien que les supporters aient leur mot à dire pour le stade, et qu’ils puissent bloquer une relocalisation.

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