Premier League Day 4 : Review ! (1/4)


MyPremierLeague vous propose aujourd’hui lors de ce retour sur les matchs disputés ce Week End, un compte rendu des matchs de Chelsea et Manchester City, tous deux victorieux de Sunderland et Wigan Athletic.

Sunderland 1-2 Chelsea

Sunderland a confirmé son début de saison galère tandis que Chelsea a continué sa montée en puissance, sa révolution dans le jeu – il est vrai – en grande partie permise grâce au vent de fraîcheur amené par les arrivées de Mata et Meireles.

Le match avait été précédé de deux évènements, à Sunderland on a annoncé le départ d’Asamoah Gyan pour les Emirats Arabes Unis tandis qu’à Chelsea, Torres faisait une sortie médiatique remarquée mais pas injustifiée sur son manque de soutien et l’absence de véritable rythme et mouvement dans son équipe notamment au milieu de terrain.
Suite au départ – stupide et assez injustifiable – de Gyan, Bruce (qui n’a pas manqué d’encadrer le buteur qu’il avait payé près de £13m l’été dernier) avait été contraint d’aligner sa recrue Bendtner devant tandis que Bramble faisait son retour dans le XI à la place d’Anton Ferdinand tout comme Bardsley prenant la place d’O’Shea, blessé. Villas Boas avait choisi d’aligner Mata dont les 20 dernières minutes contre Norwich avaient été très encourageantes, en compagnie de Sturridge censé amener du soutien à l’attaquant axial Anelka (totalisant 7 buts en 6 matchs contre Sunderland), remplaçant Torres. Mikel avait été mis au repos, au profit de Raul Meireles qui a pris sa place et son rôle devant la défense.

Terry, ici accosté par un Mohican, a inscrit son 3e but au Stadium of Light en deux temps sur un service de Sturridge (à sa droite).

Match à sens unique globalement, Chelsea a peu été inquiété face à une, elle, inquiétante équipe de Sunderland après son ouverture du score suite à un coup franc expédié sur le poteau par l’impressionnant Mata et mal dégagé par la défense des Mackems, ce qui a abouti à un but en deux temps de Terry sur un centre de Sturridge à la manière d’un véritable attaquant. Par la suite, Anelka et Meireles ont vu leurs tentatives repoussées par la défense de Sunderland l’agglutination de Rouge et Blanc devant le but de Simon Mignolet avant la mi-temps.

En seconde mi-temps, Sturridge s’est mis en valeur grâce à un but incroyable sur une passe de Meireles qui ne l’était pas moins tout comme l’occasion qui fut célébrée de la meilleure des manières puisque l’attaquant Anglais soufflait ses 22 bougies ce 10 Septembre. Lancé en profondeur par Meireles depuis son camp, le joueur passé par Aston Villa, Coventry et Manchester City lors de sa formation a pris la mesure de Wesley Brown avant de finir intelligemment son action d’une talonnade devant Mignolet alors que l’angle semblait fermé et ce malgré le retour en catastrophe de l’ancien défenseur de MU, par ailleurs auteur d’un match solide. Les sorties de Mata et Sturridge et les entrées de Malouda puis Torres et Romeu ont permis un remaniement tactique (Meireles placé derrière l’attaquant) mais n’ont en revanche pas permis d’inscire un troisième but et il serait intéressant d’entrendre la défense de Florent Malouda qui n’a délibérément pas souhaité transmettre le ballon à Fernando Torres sur une action de contre… qui a abouti sur la récupération du ballon, à la réduction du score des Black Cats par le Coréen Dong-won Ji recevant la splendide remise en extension le contrôle raté de Bendtner pour fusiller Cech à bout portant.

Comment Bruce peut il justifier la si mauvaise prestation de son équipe ? L'excuse des recrues ne tient pas sur ce match, c'est véritablement au niveau de l'envie que les Black Cats ont été submergés par leur adversaires. Bientôt menacé, Stevie ?

Que retenir pour ce match pour les locaux ?
Que le début de saison est laborieux, pas de fond de jeu perceptible et peu de joueurs qui surnagent ; on pense à Colback et Mignolet voire Sessègnon par intermittence. Cet après midi, Sunderland s’est davantage mis en valeur par les fautes idiotes ou violentes de Cattermole, Bardsley ou Colback découpant Ramires par derrière sans se soucier du ballon. Bendtner a produit une performance à la hauteur de ses déclarations récentes rappelant « ce que le monde a manqué lorsqu’il ne jouait pas » puisque c’est surtout lui qui a manqué de tout, vitesse, intelligence dans ses remises et énergie même si son doublé avec le Danemark peut à la limite excuser ce dernier point. Comme face à Swansea, quand Wickham est entré, il a pu être trouvé plus directement. Colback se révèle être la satisfaction de ce début de saison, sa polyvalence et son activité sont remarquables et remarqués dans cette équipe.

Que retenir de ce match pour l’équipe de Villas Boas ?
Que Mata amène une qualité incroyable entre les lignes à Chelsea ; sa disponibilité sur la largeur du terrain et sa faculté à aspirer les défenseurs tout comme sa qualité de passe ne sont pas passés inaperçus au Stadium of Light Samedi après midi. Torres a désespérément besoin d’un joueur de soutien aux abords de la boîte ; Anelka n’a pas été contraint à décrocher durant la rencontre et Chelsea a enfin pu disposer de deux ou trois joueurs simultanément dans la surface adverse… Le milieu de poche constitue dès lors la solution la plus évidente afin de lancer véritablement la saison d’El Niño. Même si l’attaquant a remplacé son benjamin à une vingtaine de minutes du terme, faisant ressortir les vieux souvenirs de Benayoun remplaçant son compère Torres alors que les deux auraient du jouer ensemble ; ce changement s’explique certainement par la volonté de préserver le meneur Espagnol sujet de quelques charges illicites cet après midi comme celle de Phil Bardlsey qui a confondu Mata et son paillasson et vraisemblablement celle de préparer déjà la rencontre de Ligue des Champions contre le Bayer Leverkusen où les deux espagnols sont en pôle position pour démarrer la rencontre.
Par ailleurs, le premier but des Londoniens a été inscrit à la suite d’une phase arrêtée (un coup franc dans l’axe à 16m concédé par Cattermole dont l’inutilité sur le terrain n’a de limites que sa bêtise) que le Champion du Monde a expédiée sur le poteau de Simon Mignolet. Alors que le constat effarant du saccage chronique des coups de pieds arrêtés (corners et coups francs excentrés) à Chelsea n’allait pas en s’améliorant depuis bientôt de longues saisons, l’Espagnol constitue véritablement une option là où la réussite de Lampard ou Drogba dans cet exercice varie à la vitesse des percées de Ramires. Quand on se rend compte du nombre d’atouts dont le petit Espagnol dispose,  cela ressemble de près où de loin à une solution miracle et il ne faudra pas attendre vraiment longtemps avant qu’un parallèle avec un certain n°25 ne soit dressé…

Si la brillante performance de l’ancien #10 de Valence a quelque peu éclipsé celle de Raul Meireles, le Portugais a réussi ses débuts en lieu et place de John Obi Mikel devant la défense. Recruté pour sa polyvalence et sa capacité à s’intégrer dans le « pass and move » que Villas Boas veut mettre en place ; il a brillé par sa capacité à évoluer en point d’appui permettant de conserver le rythme et le tempo du jeu en remisant souvent en première intention, rompant avec l’habitude qu’a Mikel de ralentir le tempo du jeu notamment à l’extérieur où cela est le plus dommageable. Le milieu portugais à la coupe qui engendre des réactions alternant entre l’admiration et le dégout, finit avec une feuille de stats assez impressionnante constituée de 74/84 passes réussies, 7 longs ballons, 2 passes en profondeur, 4 key passes (passes décisives sans but à l’arrivée), 4 interceptions et une passe décisive de toute beauté dans la course de Daniel Sturridge. Sturridge, en courant alternatif en première mi-temps, a bien négocié la deuxième mi-temps et les ballons qu’il a reçu sur son aile ont été bien exploités et il termine sa rencontre (remplacé par Malouda à l’heure de jeu) avec le centre qui trouve Terry démarqué ainsi que le but du break. Lampard prend le rythme de ce jeu en mouvement en mettant de la vitesse dans son jeu, vitesse qu’a également amené Ramires dont le volume de jeu impressionne toujours autant.

Chelsea poursuit son bonhomme de chemin, loin de la médiatisation et des paillettes des deux Manchester et pourrait se trouver lancé et à plein rythme quand une des équipes devant elle au classement subirait un coup de mou…

SeBlueLion

Manchester City 3-0 Wigan Athletic

Manchester City continue sa série et remporte son 4e match d’affilée face à une équipe de Wigan dépassée par les combinaisons de l’infernal compartiment offensif des Citizens.

Agüero, ici entre Figueroa et Diamé, a inscrit les 3 buts du match et a été absolument intenable pour la défense des Latics.


Carlos Tevez avait été préféré à Edin Dzeko afin de faire tourner l’effectif avant la rencontre de Ligue des Champions contre le Napoli Mercredi tandis que Samir Nasri était lui remplaçant tout comme Kolo Touré de retour de suspension.
L’autre Roberto avait décidé d’aligner pour l’occasion un système en 4-3-3 ; articulé comme d’habitude autour de Watson mais préférant McArthur à Jordi Gomez dans l’entrejeu et en flanquant Franco Di Santo de Moses et Rodallega

Après une tentative façon « golf » d’Adam Johnson sur un centre de Clichy et une tête de Kompany repoussée sur la ligne par l’encombrant Joleon Lescott ; Agüero s’est rapidement mis en valeur en inscrivant son premier but après avoir pris la mesure de Figueroa et en finissant son action d’un tir croisé à travers la défense statique de Wigan ne laissant aucune chance au malheureux Al Habsi. Malhereux, Al Habsi le fut beaucoup moins quelques minutes plus tard lorsqu’il arrêta le pénalty – il faut le dire,  excessivement mal frappé – de Carlos Tevez après une faute a retardement stupide d’Adrian Lopez sur son compatriote Silva. Puis, quelques minutes plus tard Sergio Agüero a illustré à merveille cette rencontre en se démarquant totalement de la défense de Wigan sur un contre avant d’envoyer une frappe qui rasa le poteau du gardien Omani des Latics ; en effet, les joueurs de Roberto Martinez n’ont semblé à aucun moment en mesure de contenir le feu follet argentin aux décrochages assassins. Au bout de 30 minutes, City a eu une nouvelle occasion de faire le break lorsque Richards a buté sur la barre après un mouvement d’école ; relais de Tevez avec Agüero et faux-appels combinés de Milner et Silva permettant à El Apache de délivrer un caviar dans la course du latéral qui s’était faufilé au milieu de la défense de Wigan à l’alignement pour le moins douteux sur le coup. Lescott s’est ensuite mis en valeur pour la 3e fois dans le match après le contre sur la tentative de Kompany et son retard sur l’occasion de Di Santo en contre en ne parvenant pas à reprendre le centre tendu de Tevez après une nouvelle tentative du belge qui a fini sa course au même endroit que la tentative de l’international Anglais quelques minutes plus tôt.
En deuxième mi-temps, une molle révolte de Wigan a abouti à une frappe de Rodallega repoussée de facon peu académique par Joe Hart  suite à un rush du virevoltant Moses. Cela n’a bien évidement pas inquiété City qui a finalement inscrit un deuxième but à l’heure de jeu après que Nasri ait trouvé Agüero à l’entrée de la surface. Avec Clichy, Touré et Silva impliqués dans l’action ; l’Argentin finissait de la plus tranquille des manières une énième action collective de toute beauté des locaux.
Nouvelle illustration quelques minutes plus tard avec le festival technique de Silva qui d’un rateau a éliminé ses deux adversaires directs avant de servir dans la course El Kun qui ne s’est pas privé pour inscrire un coup du chapeau en donnant l’impression une facilité déconcertante dans le dernier geste.

City a donc fêté la démission du sulfureux Gary Cook avec une victoire ; le désormais ex-directeur exécutif de City dont l’écœurante révélation d’un mail tournant en dérision la grave maladie de la mère –et agente– de Nedum Onuoha… dont le fils est curieusement (et quelle coïncidence !) en conflit contractuel avec le club, avait percée dans la presse dans le courant de la semaine.

Ali Al-Habsi qui avait concédé un but casquette (non pas Chris Kirkland) la saison dernière a arrêté un pénalty cette fois ci et n’est pas vraiment fautif sur les buts encaissés.

Que retenir de ce match pour Manchester City ? Qu’il est difficile de voir des limites à cette équipe à qui tout réussit, disposant d’un banc conséquent pour palier à toute baisse de forme pendant la saison. Mancini a régulièrement été attaqué la saison dernière sur son style de jeu  ultra défensif l’amenant a faire jouer son équipe en contres à domicile et à garer le bus de l’équipe devant son but lors des gros matchs ; pourtant cette saison (et désormais l’objectif de la qualification en C1 acquise), il a donné bien plus de libertés à ses joueurs même si le système ne change pas sur le papier, son 4-2-3-1 permet en effet une flexibilité autant permise par la polyvalence de ses joueurs offensifs que par leur science du jeu et du déplacement, du décrochage et du jeu en une touche.
Sergio Agüero et David Silva ont brillé devant, Vincent Kompany n’a pas démérité derrière et retrouve son niveau de la saison précédente.
Roberto Martinez, de son œil avisé, ne voulait pas évoquer directement de comparaison entre City et Barcelone mais s’est montré impressionné par le trio Aguero/Silva/Kun dont la position est floue sur le terrain et dont les mouvements sont parfaitement executés et sont dès lors « incroyables à voir évoluer ». Il a évoqué ensuite que les ingrédients étaient réunis pour que City suive la voie du Barcelone de Frank Riijkaard dont l’équipe Mancunienne a rapellé sur certaines séquences, la fluidité des combinaisons offensives.

A Wigan, peu de choses positives sont à retenir du match qui nécessitait pour ses joueurs selon son manager Espagnol d’être « proches de la perfection », ce qui fut loin d’être le cas notamment défensivement où les défenseurs Latics ont couru après des ombres et se sont tantôt fait aspirer tantôt passer tels de vulgaires plots. Le milieu de terrain fut invisible et seul Di Santo a été en mesure de poser des problèmes à Lescott devant (ce dernier fait peut illustrer la montée en puissance de l’Argentin… ou la faiblesse de l’ancien défenseur des Wolves et Everton depuis ce début de saison).

SeBlueLion

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