Premier League, Day 3: Review (4/4)


MyPremierLeague vous propose aujourd’hui le dernier volet de ce retour sur la 3e Journée de Premier League avec un Liverpool qui fait enfin plaisir à voir jouer, le vol de Stoke City à West Bromwich et le terne nul dans le derby de Birmingham avec des Villans et Wolves qui n’ont pas pu se départager.

Le Programme:

Cliquez pour accéder aux Reviews
Samedi 27
Chelsea          3 – 1     Norwich City
Swansea City 0 – 0    Sunderland

Wigan Athletic          2 – 0    Queens Park Rangers
Blackburn Rovers     0 – 1     Everton

Liverpool        3 – 1     Bolton Wanderers
Aston Villa     0 – 0    Wolverhampton Wanderers

Dimanche 28
Tottenham Hotspur  1 – 5     Manchester City
West Bromwich Albion        0 – 1     Stoke City
Manchester United   8 – 2    Arsenal
Newcastle United     2 – 1     Fulham FC

Liverpool-Bolton 3-1

Henderson a enfin brillé avec Liverpool

Liverpool fait enfin plaisir à voir et a surclassé son adversaire du jour dans beaucoup de compartiments. En revanche, à Bolton on attend beaucoup du retour de Stuart Holden pour redonner de la consistance à ce milieu de terrain qui s’est une nouvelle fois fait dévorer après la défaite contre Manchester City.

Le match va commencer sur un petit rythme et c’est au quart d’heure de jeu que Luis Suarez va trouver la solution pour débloquer la rencontre, après un centre magnifique pour Downing que Jääskelainen va péniblement repousser, c’est Jordan Henderson qui va exploiter la remise de Kuyt pour inscrire son premier but (en deux temps) sous les couleurs de Liverpool, profitant de la passivité de la défense des Wanderers. Après une reprise de volée cadrée du Bulgare Petrov, Liverpool va monter en régime et va se procurer deux occasions que ni Kuyt sur un centre d’Henderson ni Suarez face au but ne vont pouvoir convertir. Les deux équipes ont du procéder à des changements prématurés, Bolton et Coyle va lancer Mark Davies assez inexplicablement remplaçant depuis des mois à la place de Fabrice Muamba pour un changement semi tactique et physique. Skrtel va remplacer Kelly à Liverpool.
Liverpool va par la suite voir ses deux réclamations de pénalty refusées par l’arbitre, la première suite à une main (assez honteuse) de Steinsson dépassé par Downing sur la ligne de la surface de réparation et la deuxième après que Zat Knight décidément parti sur des mauvaises bases tente d’agripper la cheville de Suarez… à la main.

Le club de la Mersey va concrétiser sa domination en revenant des vestiaires en inscrivant un second but sur un superbe corner de Charlie Adam (on se souvient des déclarations de Sir Alex à ce sujet l’année dernière) déposé sur le crane chauve de Martin Skrtel au devant d’un Zat Knight aux fraises et un Steinsson figé (ce que n’a pas manqué le malheureux Jääskeläinen qu’on est toujours déçu de voir encaisser un but quand les plots devant lui ne proposent aucune opposition). Quelques minutes plus tard c’est Charlie Adam qui va inscrire le 3e but en accélérant plein axe et en alignant sa frappe croisée du pied droit au milieu des statues de cire constituant le Back4 de Bolton cet après midi (Cahill pensait à son transfert à Arsenal, Knight certainement à ses dernières vacances en compagnie d’Ashley Cole). Malgré une tentative d’Agger au dessus de la barre, Owen Coyle va tenter de bousculer son équipe en faisant sortir Chris Eagles pourtant intéressant sur son flanc au profit de Tuncay Sanli qui va amener ce qu’il manquait aux attaquants Klasnic et Davies (à la performance très moyenne, nous y reviendrons plus tard) c’est-à-dire du soutien plus direct derrière eux. Chose assez rare pour être soulignée, Kevin Davies a été remplacé relativement tôt dans le match par Darren Pratley qui a amené davantage d’impact au milieu de terrain. Bolton finira par sauver l’honneur après une action illustrant à merveille toute l’étendue de l’apport de Martin Petrov depuis deux ans (lent, mauvais choix, centres inexploitables, pertes de balle, pas de retours défensifs) puisque c’est Carragher qui va remettre le ballon dans la course du Bulgare puis offrir la passe décisive à Klasnic, chose que Petrov aurait été bien incapable de faire sans une aide extérieure.

Que retenir de ce match ?
Coté Liverpool c’est le bon match de Jordan Henderson ainsi que la domination du milieu de terrain avec une nouvelle fois un Lucas Leiva impressionnant, à la fois à la récupération (6 tacles) et à la relance (51 passes réussies sur 64 soit près de deux fois plus que Reo-Coker). Mais c’est véritablement Luis Suarez qui a brillé cet après midi, certes peut être pas devant le but mais davanatge par ses mouvements, ses courses et sa mobilité que la défense de Bolton a péniblement subi toute l’après midi. Les décrochages de l’Uruguayen ont systématiquement aspiré Gary Cahill, laissant un boulevard dans l’axe et libérant des espaces où se sont engouffrés Downing, Henderson et Kuyt et dont Carroll pourrait dès lors facilement exploiter en cas de centres.

A noter également l’adaptation progressive de Charlie Adam, arrivé l’été dernier en provenance de l’atypique Blackpool ; son rôle était là bas totalement différent. En effet, il était aligné en « quaterback » et avait l’habitude de redescendre très bas chercher des ballons et réussissait à accélérer le jeu en jouant directement vers l’avant. Cela a permis aux Tangerines d’inscrire 55 buts (soit autant que Tottenham 5e) mais aussi de constater que Blackpool conservait rarement le ballon pour faire tourner et le perdait même rapidement puisque les ballons systématiquement ambitieux d’Adam n’aboutissaient pas systématiquement à un vrai décalage ou une vraie occasion. L’Ecossais s’est donc posé à Liverpool et en a fait de même pour son jeu qui comporte désormais davantage de simplicité dans les passes malgré sa constante de jouer long par moments, aboutissant à de superbes services pour Downing sur son aile et ce à plusieurs reprises.

A Bolton, Coyle aura la trève internationale pour méditer sur la faiblesse de sa défense quand il s’agit de défendre sur des attaquants mobiles comme l’ont été Suarez ou Agüero, Dzeko même si ces derniers s’approchent de l’excellence dans ce domaine. Il en est de même pour la créativité de son milieu de terrain en phase offensive qui manque de l’inventivité qui le caractérisait lorsque Stuart Holden n’était pas blessé la saison dernière. Coyle doit encore trouver la bonne formule pour constituer la meilleure paire possible entre Reo Coker, Davies, Muamba et Pratley alors que Holden a disputé un match en réserve en cours de semaine et sera bientôt disponible pour offrir un choix supplémentaire a son manager.
Mais à Anfield, ce qui peut être l’enseignement principal à retirer c’est le match très moyen de Kevin Davies qui n’a pas réussi a prendre le dessus sur l’axe central comme il le fait pourtant si bien d’habitude et qui a fini par aller disputer ses duels sur un flanc contre Carragher et Kelly, en espérant éviter Skrtel, Agger et Enrique. Le Capitaine des Wanderers n’a fait que 25 passes (plus faible total depuis plus d’un an) et n’a pu exploiter que 12 passes sur les 22 reçues.

Aston Villa – Wolverhampton 0-0

L’image est trompeuse, si Johnson et Henry semblent dépassés devant la vitesse de N’Zogbia, ce sont bien les Wolves qui ont produit la meilleure performance ce Week End

Au terme d’un terne derby qui n’en a bien eu que le nom sur le papier, Wolves et Villans se sont séparés au terme d’un match sans but (0-0).

Après quelques corners qui ont mis sous pression les locaux, c’est Villa qui s’est procuré la première occasion avec la frappe écrasée de Petrov après une percée dans l’axe. Ce sont les Wolves qui se sont montré les plus dangereux par la suite avec une tête de Hunt repoussée par son compatriote Shay Given. La reprise d’Heskey sur un centre d’Agbonlahor qui avait pris le dessus sur Stearman n’a pas masquée la faiblesse de cette équipe d’Aston Villa dans le jeu, sans véritable vitesse et abusant de longs ballons.
Peu d’animation en deuxième mi-temps, par à-coups et c’est surtout Wayne Hennessey qui s’est mis en valeur sur les poussées d’Aston Villa (et qui a par la même démontré a nouveau son irrégularité après son match moyen à Blackburn) en écartant la frappe croisée d’Agbonlahor puis la tête de Herd concrétisant la meilleure période des locaux dans ce match.
McCarthy a alors faut sortir Jarvis et Hunt au profit de Foley et Elokobi (faisant monter d’un cran Ward), changement intelligent puisque les Wolves ont repris le contrôle du match par la suite avant que Bent ne place une tête au dessus du but.

Que retenir ce de match ?

Qu’Aston Villa ne passionne pas les foules, certes 31.000 personnes présentes (affluence moyenne) mais peu d’animation dans ce derby. Idem sur la pelouse où le jeu direct prédomine, Petrov et Delph n’amènent rien offensivement et Agbonlahor fait étalage de ses accélérations fulgurantes par intermittence. Peut être le moment de considérer Stephen Ireland plus sérieusement, ainsi que les jeunes Albrighton, Bannan, Clark et Delfouneso.
En revanche, la bonne performance de Chris Herd est à souligner, aligné en latéral droit, il a largement tenu son rang contre Matt Jarvis et s’est même permis d’apporter offensivement avec pas moins de 4 reprises de la tête tentées dans le match même si il s’est pris un poteau en première mi-temps.

A Wolverhampton on est forcément un peu déçu de ne pas avoir fait le 9/9 contre une équipe qui semblait à sa portée, mais la satisfaction réside en cette solidité malgré la poussée de Villa en deuxième mi-temps, les Wolves auraient certainement perdu cette rencontre la saison dernière. A noter la très bonne performance de Wayne Hennessey ainsi que celle de Ward et Johnson qui amène une vraie sérénité derrière. Foley a fait une bonne entrée. En revanche, Jarvis, Fletcher et O’Hara étaient un peu en dedans. A lire, le focus sur les Wolves sur MyPL !

West Bromwich Albion – Stoke City 0-1

Ryan Shotton a inscrit son but à la manière d’un cow-boy entrant dans un saloon.

On se croirait revenu deux ans en arrière, à l’été 2009 où West Bromwich Albion était descendu en tant que lanterne rouge avec 32 petits points après une saison où le jeu avait été très largement préféré au résultat, découlant des fessées et des défaites injustes au vu de leur domination. Et là encore les Baggies ont été mal récompensés de leurs efforts et totalisent 0 point au bout de 3 matchs alors qu’en prendre au moins 3 ne semblait pas volé… C’est Stoke City qui s’est montré opportuniste en arrachant la victoire sur un but litigieux, laissant les joueurs de WBA abattus au coup de sifflet final.
Peter Odemwingie avait du laisser sa place à Somen Tchoyi après la rechute de sa blessure à la cheville. C’est donc West Brom qui s’est mis en valeur en première mi-temps, grâce notamment à l’étonnant Somen Tchoyi dont le mélange de puissance et de technique est vraiment détonnant tout comme sa qualité des deux pieds. Son premier centre n’a pas pu être rabattu dans le cadre par Chris Brunt tandis que le deuxième  a trouvé Long qui a lui trouvé le cadre mais surtout les gants de Begovic qui a repoussé sa tentative. Juste avant la mi-temps Huth s’est fait peur après que sa remise de la poitrine pour son gardien Bosnien ait falli être interceptée par le virevoltant Long. Tchoyi a envoyé deux tentatives à gauche du montant gauche du but de Stoke, et quelques minutes plus tard, l’inévitable s’est produit pour des Baggies pas assez réalistes qui ont été punis par les visiteurs.
Sur un long ballon (encore un), c’est Ryan Shotton qui a poursuivi son pressing et qui a contourné Tamas avant de taper le ballon dans les mains de Foster et d’aller marquer dans le but vide. Polémique : Foster avait il réellement le ballon en main ? A-t-il cherché à attraper le ballon en évitant la semelle haute du latéral de Stoke ? Shotton estime lui que le duel était à 50/50, facile avec des arguments aussi pointus que 6 crampons vissés lancés à pleine vitesse à hauteur de la figure…

Que retenir de ce match pour les Baggies ? Que leur dépense et leurs démonstrations que sur certaines phases ils pouvaient être une équipe très intéressante et agréable à voir jouer, n’ont pas permis encore une fois d’être couplés avec un résultat… Cela ne tardera pas a entamer le moral des troupes alors que cette équipe semble sur ses acquis des saisons précédentes avec en plus l’apport de Long et Hodgson et semblait pourtant armée pour bien figurer dans ce championnat. Mais rien ne reste problématique pour les Baggies, la trêve Internationale va faire reposer les esprits et il serait éventuellement judicieux de passer à un jeu plus direct et bien sur, de se montrer plus réaliste pour les joueurs de la banlieue de Birmingham.

Que retenir pour Stoke City ? Que ses fans ont été plus en vue que les deux bons tiers des joueur sur la pelouse avec leurs chants incessants notamment « We only beat West Brom » en rapport au 28e match sans défaite de Stoke contre les Baggies. Stoke c’est solide, mais contre de la vitesse c’est souvent dépassé… et quand Etherington et Pennant jouent sur courant alternatif ça donne cette purée infecte et indigeste. Heureusement que Begovic était là pour assurer un peu de spectacle…

Pourtant Stoke est toujours invaincu depuis début Juillet et se place au 9e rang avec ses deux nuls et sa victoire remarquable (au sens premier du terme) à l’extérieur de ses terres.

Publicités

2 réflexions sur “Premier League, Day 3: Review (4/4)

  1. Héhé, le but de saloon va rentrer dans le voc’ du foot 8)

    Belle review, du très bon travail, on remarque les deux maillots similaires dans la forme de Stoke et West Brom (merci Adidas, très imaginatif) sur la photo !

    J’approuve sur Aston Villa ! Marre de voir Agbonnlahor (je ne lui ai jamais rien trouvé), mettons plutôt le feu Albrighton. Bannan est prometteur, tandis qu’Ireland n’est plus à présenter.. Mais Mc Liche va les zombifier :no: (trop techniques pour lui, y’a qu’à voir comment il a bazardé Makoun)

  2. Villa ca risque c’être ça cette année, trop bons pour être inquiétés par la descente et trop peu inventifs pour dépasser la 8e place. Mais on sait jamais, avec une saison pérave comme l’année dernière ils ont fini 9e (l’arnaque du Championnat) !

    Ils risquent d’être sacrément bien chiants a voir jouer, y’a rien qu’a voir que McLeish finit 9e avec des joueurs typiquement britanniques et se viande avec des joueurs techniques et des recrues en carton la saison d’après avec Brum

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s