Premier League, Day 3: Review (2/4)


Aujourd’hui, ce sont les résumés de trois matches de ce week-end que MyPremierLeague vous propose. Tout d’abord, le choc entre Tottenham et Manchester City, puis la rencontre entre les deux candidats au maintien, Wigan et QPR, et enfin la confrontation entre Blackburn et Everton, tous deux à la recherche de leur première victoire de la saison.

Le Programme:

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Samedi 27
Chelsea          3 – 1     Norwich City
Swansea City 0 – 0    Sunderland

Wigan Athletic          2 – 0    Queens Park Rangers
Blackburn Rovers     0 – 1     Everton

Liverpool        3 – 1     Bolton Wanderers
Aston Villa     0 – 0    Wolverhampton Wanderers

Dimanche 28
Tottenham Hotspur  1 – 5     Manchester City
West Bromwich Albion        0 – 1     Stoke City
Manchester United   8 – 2    Arsenal
Newcastle United     2 – 1     Fulham FC

Tottenham Hotspur – Manchester City, 1-5

Dawson et ses coéquipiers impuissants face à Dzeko et ses quatre buts.

Dimanche, en début d’après-midi, Samir Nasri pénétrait une fois de plus sur une pelouse du nord de Londres. Pourtant, cette fois-ci, ce n’était pas sur le gazon de L’Emirates Stadium, mais quelques kilomètres au nord sur l’herbe du bouillant chaudron, White Hart Lane, et sous ses nouvelles couleurs de Manchester City. Tottenham, recevant un deuxième club de Manchester en six jours, devait rire jaune en voyant les Galactiques de City se présenter chez eux. En effet, City, en pleine bourre, partageait la tête du classement avec leurs rivaux honnis de United.

Alors que tous les regards étaient tournés sur Nasri, dont le transfert fit beaucoup de bruit en Angleterre, l’ancien marseillais ne mit pas longtemps avant de trouver ses marques aux côtés des Silvas, Agüero et autres Dzekos. Avec deux bonnes frappes à son actif lors des six premières minutes, le lutin des citizens chauffa les gants d’un très bon Brad Friedel, bonifié par l’âge, et vu qu’il est très vieux… Ce même Friedel retarda à nouveau l’échéance face David Silva, détournant le tir croisé du génie espagnol en corner. Il ne fallut attendre que la demi-heure de jeu pour voir les Spurs rompre. Nasri et Clichy combinèrent sur le côté gauche, avant que l’ancien milieu d’Arsenal accélère et trouve Dzeko devant le but, lequel se fit un plaisir de glisser le ballon au fond des cages, de la semelle. Les Blues de Manchester, qui inlassablement, comme des handballeurs, revenaient encore et encore à l’attaque. Sur un corner des LilyWhites de Londres, les Citizens se lancèrent très vite vers l’avant, Touré trouvant Silva, lequel lança Nasri, qui encore une fois, centra pour Dzeko, qui cette fois de la tête, fit plier Friedel. Spurs 0, City 2.

La deuxième mi-temps ne fut pas plus douce pour les Spurs. Alors que le fantôme Kranjcar était remplacé par Huddlestone l’armoire à glace, cela n’arrangea néanmois pas les affaires de Tottenham. Yaya Touré trouva encore Dzeko d’un centre fort devant le but, le Bosniaque ne se faisant pas prier pour inscrire son coup du chapeau.  Nasri, encore lui, signa sa troisième passe décisive de la soirée, lançant Agüero sur la gauche, lequel déshabilla Dawson avant de glisser la balle au fond d’un angle impossible, avant qu’un but sur corner de Younes Kaboul ne donne au score une allure plus correcte. Mais les Spurs ne refaisaient pas pour autant surface, Van Der Vaart se blessant à la cuisse alors que Redknapp avait déjà effectué ses trois changements. C’est à dix que Tottenham, spectateur, vit Edin Dzeko inscrire son quatrième but de la soirée, suite à une remise de Barry, lui permettant de canarder la balle en pleine lucarne opposée de vingt mètres. 5-1 City…

Du côté des Bleus de Manchester, tout roule. En tête du classement à égalité avec United, trois matches, trois victoires, les Citizens s’inscrivent entant que candidats au titre, avec notamment un quatuor offensif Silva, magicien, Nasri, fabuleux, Agüero, chirurgical, Dzeko, intraitable, faisant oublier Carlos Tevez. Les accélérations d’Agüero, combinées à la finesse technique de Silva et Nasri, au service du sens du but de Dzeko, ce mélange est explosif, et City compte bien dynamiter les défenses adverses cette saison, pour enfin, séduire, en présentant un football très offensif, avec des bases plus que solides, avec un duo Kompany-Lescott puissant et complémentaire en défense, et un Hart toujours aussi sûr de lui. À noter donc, la performance très encourageante de Samir Nasri, qui a démontré avec ses trois passes décisives qu’il avait signé à City pour gagner des titres, et non pas uniquement pour l’argent.

Chez les Spurs, la saison s’annonce compliquée, même si les arrivées d’Adebayor et de Parker pourraient faire du bien aux hommes d’Harry Redknapp. Seulement, maintenant, c’est en queue de peloton que les blancs du nord de Londres sont logés, avec une différence de buts atroce. Leurs deux premiers matches étaient compliqués, certes, mais ces Spurs-là manquaient clairement d’énergie, que même l’infatigable Gareth Bale ne parvint pas à leur insuffler. Modric et ses envies d’ailleurs n’ont certainement pas arrangé les soucis de Tottenham. Il faudra montrer plus pour espérer accrocher le Top 5.

Tottenham : Friedel; Corluka, Dawson, Kaboul, Assou-Ekotto; Bale, Kranjcar (Huddlestone, 46′), Modric (Livermore, 66′), Lennon (Defoe, 54′); Van der Vaart, Crouch.

Goal :  Kaboul (68′)

Avertis : Assou-Ekotto, Van Der Vaart.

Homme du match : Younes Kaboul

Manchester City : Hart; Zabaleta (Richards, 65′), Kompany, Lescott, Clichy; Yaya Touré, Barry; Silva, Nasri, Agüero (Savic, 75′); Dzeko.

Goals :  Dzeko (34′, 41′, 55′, 90’+3′), Agüero (60′)

Avertis : Zabaleta, Yaya Touré, Savic, Barry.

Homme du match : Edin Dzeko

Wigan – Queens Park Rangers, 2-0

Di Santo, célébrant ses deux buts, aurait été bien inspiré de jouer à l'Euromillions samedi...

Samedi après-midi, à quelques kilomètres de Liverpool et de Manchester, c’est à Wigan qu’on jouait au football. Wigan, éternelle ville de rugby, comme l’atteste les seulement 15’000 fans de Wigan Athletic ayant daigné se pointer au stade, pour une affiche, certes, pas très attrayante face au promu QPR. Les Rangers, qui restaient sur une victoire à Everton, comptaient dans leurs supporters le nouvel arrivant, Joey Barton, toujours aussi gentil et souriant dans les tribunes. Wigan, de son côté, enchaînait un troisième match face à des promus, après les deux matches nuls face à Norwich et à Swansea.

Dès les premiers échanges, on put deviner à quoi ressemblerait le match. Wigan, avec son Passing-Football cher à Martinez, contrôlait le ballon, alors que QPR montrait de belles actions, mais par intermitence. Ainsi, après dix minutes dominées par Wigan, aidé par les incursions du virevoltant Victor Moses, ce sont les Queens Park Rangers qui s’offrirent le premier tir dangereux, le vétéran Shaun Derry, dont le contrat a été prolongé cette semaine, prenant sa chance des 35 mètres, testant les réflèxes d’Al Habsi. Quelques minutes plus tard, ce fut au tour d’Adel Taarabt de prendre sa chance de loin, après un relais avec Akos Buzsaky, le marocain tirant un boulet de canon, venant mourir sur le poteau opposé, avant que Patrick Agyemang, titulaire surprise suite à la défection de Campbell (toujours ce même virus), ne montre l’étendue de sa maladresse en envoyant le rebond des kilomètres à côté des cages du gardien d’Oman. L’occasion suivante fut l’oeuvre de Di Santo, récupérant un ballon que Matthew Connolly ne parvint pas à dégager, suite à un mouvement collectif magnifique de la part des Latics, mais Paddy Kenny, le gardien de QPR, put dévier la frappe de l’argentin au dessus de la barre transversale.

C’est ce même Franco Di Santo que l’on retrouva juste avant le thé, récupérant une passe de Rodallega juste en dehors de la surface, avant de se lever la balle pour lui-même, et de fusiller Kenny d’une demie volée  finissant en pleine lucarne, suite à une déviation de la main de Shaun Derry. But somptueux. Wigan 1. QPR 0. Sur l’engagement, les Rangers s’offrirent une dernière occasion, suite à une faute du déménageur écossais Caldwell, Taarabt vit son coup-franc de quarante mètres être dévié par le mur, avant qu’Al Habsi le détourne contre son poteau. Wigan menait donc à la pause, présentant un meilleur football, mais bénéficiant de beaucoup de chance, les R’s ayant été proche d’inscrire un but par trois fois.

Dès le début de la deuxième période, Gomez, puis Di Santo répondirent a un tir de Taarabt, sans qu’aucun des gardiens ne soit vraiment mis en danger. Peu après l’heure de jeu, sur un bon centre de Boyce, la défense de QPR fut à nouveau prise à défaut, Derry manquant son dégagement, avant que Di Santo, dans tous les bons coups, ne chipe la balle devant Rodallega, avant d’allumer de dehors de la surface, son tir, dévié lourdement par le dos de Perone, prit encore une fois la direction de la lucarne. Deux buts, pour Wigan, deux fois Di Santo (autant que dans toute sa carrière…), deux fois dévié, depuis dehors de la surface. Réussite maximale pour Wigan et le petit attaquant argentin, écarté par Chelsea pour son manque de sens du but. Une tête de Bruno Perone sur la transversale ne changerait rien pour QPR, ce ne serait définitivement pas leur jour.

Wigan peut être très satisfait de sa performance, avec un très joli football, créant une multitude d’occasions. Victor Moses sur son aile fut incroyable, incroyable de rapidité et d’agilité, perforant la défense des Rangers plus d’un fois. Franco Di Santo, dans tous les bons coups, peut aussi se féliciter de sa performance, avec deux buts, certes chanceux, mais fantastiques, et une très jolie conservation de balle tout au long de la partie. Le Trident Di Santo – Rodallega – Moses se révèle plein de promesses pour les Latics, qui devront prier pour espérer être épargnés par les blessures, avec leur effectif maigrichon. Ils devraient se retrouver du mauvais côté du classement, assez vite, vu leur manque de profondeur et leur défense aléatoire…

Chez les Rangers, on décrira la performance collective comme malchanceuse. En faisant un moins bon match à Everton, ils avaient récolté les trois points, alors que là, ils durent repartir du DW Stadium les mains vides. Cependant, les signatures des défenseurs Luke Young, d’Aston Villa, Armand Traoré d’Arsenal, et du milieu de Newcastle Joe Barton devraient apporter de l’expérience, de la vista, et un peu de vitesse par Traoré. L’enrôlement de Shaun Wright-Phillips devait également permettre aux R’s de développer leur jeu sur les côtés, pratiquement inexistant contre Wigan. Puis, les bonnes performances de Faurlin, Gabbidon et Kenny, un Taarabt retrouvé, bien meilleur qu’auparavant, et le retour de maladie de DJ Campbell, et les prestations encourageantes des deux petits jeunes entrés en jeu, Harriman, 18 ans, et Andrade, 17 ans,  augurent une bonne saison du côté de West-London.

Wigan : Al Habsi; Lopez, Caldwell, Figueroa, Boyce; Watson, Diamé, Gomez (Stam, 86′); Di Santo (Sammon, 70′), Rodallega, Moses (MacArthur, 70′).

Avertissements : Lopez (Pour avoir descendu le short de Taarabt!, 33′), Caldwell (77′)

Buts : Di Santo (41′, 66′)

Homme du match : Franco Di Santo

QPR : Kenny; Gabbidon, Perone, Hall (Harriman, 61′), Connolly; Derry, Faurlin; Taarabt, Buzsaky (Bothroyd, 72′), Smith (Andrade, 80′); Agyemang.

Homme du match : Adel Taarabt

Blackburn Rovers – Everton, 0-1

Junior Hoilett bute sur Howard. C'est le manque de réalisme de Blackburn qui leur a coûté le match.

Ce fut une histoire de penalties, à laquelle on assista samedi après-midi, à Ewood Park. Alors que Blackburn et Everton affichaient un compteur nul et vierge avant la rencontre, les deux équipes nécessitaient grandement des trois points à disposition. Ce match marquait également le départ de Brett Emerton, qui disputait sa dernière partie comme Rovers, suite à sa décision de poursuivre sa carrière en Australie.

La première mi-temps fut insipide. Malgré une frappe molle de l’adolescent Ross Barkley et une tête de Brett Emerton, la seule véritable occasion fut une chevauchée de David Dunn, qui suite à une très bonne basse de Junior Hoilett, vit son tir vissé s’écraser sur le poteau avant de longer la ligne de but. Rien à signaler sinon.

Fort heureusement, la deuxième moitié fut nettement plus intéressante. Dès la reprise, suite à une perte de balle d’Everton dans leurs horribles maillots oranges, le remuant Formica s’échappait sur l’aile gauche, avant de repiquer dans l’axe. Le jeune Barkley, s’étant replié, se précipita vers l’attaquant argentin, qui fit un passement de jambe, avant de venir s’écraser sur le genou de Barkley. Penalty pour Blackburn. Certes, Formica joua bien le coup, profitant de la naiveté du jeune Toffee, mais la faute était bien réelle. Junior Hoilett s’élança, choisit le côté droit, et vit Tim Howard repousser son tir, et Fellaini s’interposer sur le rebond. La demi-heure suivant vit tout d’abord Blackburn menacer à plusieurs reprises le but de Howard, par une tête de Samba, puis un coup-franc de Olsson, et Everton se montrer dangereux suite à un mouvement collectif conclu par un très joli numéro de Leighton Baines, puis à un centre d’Anichebe balancé par dessus la transversale par Fellaini. Pas suffisant pour faire trembler les filets. Le remplaçant Goodwillie fut encore plus près de marquer après que son tir sur remise de Formica n’effleure la barre transversale. Les Rovers auraient dû ouvrir le score, lorsque sur un contre d’école, Goodwillie trouvait Formica, qui prenait à contre-pied Tim Howard, qui réussissait miraculeusement à détourner l’essai de l’argentin du pied.

Malchanceux, Blackburn ne peut néanmoins s’en prendre qu’à lui-même, après un nouveau penalty manqué. En effet, lorsque Jagielka faisait tomber l’omniprésent Formica, c’est l’argentin lui-même qui décida de tire le penalty, avant qu’il ne l’envoie s’écraser sur le poteau… Et forcément, quand on ne prend pas les chances qu’on nous offre, on se fait punir. Sur une longue touche de Phil Neville, Samba faisait maladroitement tomber Fellaini, avant que l’arbitre ne désigne généreusement le point de penalty. Une troisième fois. Mais cette fois-ci, Artera pour Everton ne fit pas d’erreur, envoyant les fans des Blues de Liverpool dans un délire profond, et sauvant trois points inespérés pour le club du bord de la Mersey.

Malgré une deuxième mi-temps très inspirée, les hommes de Steve Kean ont cruellement manqué de réalisme devant le but de Tim Howard. Que ce soit sur penalty où dans le jeu ouvert, les attaquants de Blackburn ont manqué de réalisme. Malgré cela, on notera les très bonnes prestations de Formica, intenable et ayant causé toutes les misères à la défense d’Everton, et d’un Junior Hoilett toujours aussi insaisissable, malgré son tir au but manqué. Samba est également à créditer d’une très bonne performance, toujours aussi solide en défense centrale. Emerton a réussi ses adieux, effaçant les matches ratés de Morten Gamst Pedersen et Steven Nzonzi. Les blessures de Pedersen et Dunn n’augurent rien de bon pour l’équipe de Steve Kean, dont les investisseurs indiens, vendeurs de poulets, ne semble pas avoir la moindre idée de comment gérer un club de football.

Si les deux entraîneurs se renvoyèrent la balle en conférence de presse, clamant tous deux qu’il n’y avait pas penalty pour l’adversaire, Everton s’est montré plus réaliste que Blackburn. Un peu moins à l’aise dans les trente derniers mètres, les Toffees ont souvent butté sur Chris Samba, se créant moins d’occasions que leurs adversaires. Mais la bonne performance de Tim Howard leur a permis de mettre trois points de côté, volant la vedette au virevoltant latéral Leighton Baines, toujours aussi exeptionnel, que l’on annonce même du côté d’Arsenal. Cela constituerait une perte immense pour David Moyes, dont le club est toujours autant tourmenté par les soucis d’argent.

Blackburn : Robinson; Salgado, Givet, Samba, Olsson; Dunn (Petrovic, blessure, 35′), Pedersen (Formica, blessure, 35′), Nzonzi, Emerton; Roberts (Goodwillie 72′), Hoilett.

Avertis : Salgado, Samba, Nzonzi, Petrovic

Homme du match : Mauro Formica

Everton : Howard; Neville, Distin, Jagielka, Baines; Heitinga (Beckford, 86′), Fellaini; Arteta, Barkley (Tim Cahill, 53′), Osman (Bilyaletdiov, 63′); Anichebe.

Avertis : Arteta, Anichebe

But : Arteta (P, 90’+2′)

Homme du match : Tim Howard

JoSuperHoops

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