Season Review & Preview: Everton FC


MyPremierLeague vous offre, aujourd’hui, la possibilité de revivre la saison 2010/2011 du club de Liverpool : Everton FC. Afin de revisiter cette saison, nous reviendrons sur les différentes fenêtres des transferts, ainsi que le parcours des Toffees au cours de cette 108ème saison passée dans l’élite du football anglais. Finalement, nous nous attarderons, en détail, sur les protagonistes et observerons la manière dont le club abordera la prochaine saison.

Le mercato 2010

Un point sur les départs

De retour dans les hauteurs de la Premier League depuis la prise de fonction du talentueux entraineur écossais David Moyes, en 2002, Everton ne profite pourtant pas de ses succès pour améliorer ses finances. Au contraire, ces dernières sont dans le rouges … Avec une dette de prés de 45 millions de £, la direction du club est obligée d’opter pour une solution radicale : celle de se séparer régulièrement des cadres de l’équipe (Rooney en 2004, Lescott en 2009 …). Pourtant, ce mercato estival, certes agité par de nombreuses rumeurs, ne verra aucun membre important de l’effectif partir.

La seule véritable « surprise » constitue le départ du défenseur nigérian Joseph Yobo, en prêt au club stambouliote, le Fenerbahçe. Première recrue de l’ère Moyes, il s’imposa au fil des saisons dans la charnière centrale, aux côtés, dans un premier temps de Weir et Stubbs, puis de Jagielka et Lescott. Malheureusement, le départ de ce dernier entrainera les arrivées combinées de Distin et Heitinga, scellant ses ambitions de titularisations. Une nouvelle saison arrivant, le nigérian décide de s’exporter sous d’autre latitudes, où le succès fut immédiat. Il remporte, notamment, le championnat turque.

Départ en prêt toujours, James Vaughan a fait le voyage à Crystal Palace. Buteur très précoce en championnat (16 ans et 9 mois), il peine, depuis maintenant 2004, à porter tous les espoirs placés en lui. Perdant peu à peu confiance en lui, il fallut attendre ce prêt pour qu’il refasse surface. Auteur d’une saison très correcte à Londres, où il finit meilleur buteur du club avec 9 réalisations

Pour conclure ce mercato estival, trois joueurs sont priés de quitter définitivement Everton. Ne comptant que deux matchs joués à eux trois, il est donc logique de voir partir le gardien John Ruddy, l’attaquant Lukas Jutkiewicz et le milieu Anton Peterlin. En signant à Norwich, le premier se retrouva, étonnamment, acteur d’une belle aventure et le second réalisa une bonne saison avec Conventry, en marquant 9 buts. En revanche, le dernier ne put s’imposer et empêcher la relégation de Plymouth, emmené par l’ancien Toffees Peter Reid.

Cependant, les exigences salariales de Steven Pienaar poussent le club à le céder lors du mercato hivernal. Libre à la fin de saison, la direction du club préfère s’en séparer prématurément, afin de réaliser une légère plus-value. En effet, arrivé pour seulement 2,3 millions £, il part pour une somme quasi identique (3 millions £) en destination de Tottenham, longtemps à la lutte avec Chelsea, pour son acquisition. Pierre angulaire du milieu de terrain depuis son arrivée en 2007, le sud-africain s’évertue, désormais, de prouver sa valeur à son nouveaux coach, Harry Redknapp.

Sans grande surprise, comme son compatriote nigérian, Yakubu Ayegbeni décide lui aussi de partir en prêt. Incapable de renouveler son excellente première saison (15 buts) sous le maillot des Toffees en 2007, The Yak’ se relance brillamment avec un prêt à Leicester City. D’une durée de seulement six mois, ce dernier voit le nigérian inscrire 11 buts et réaliser 5 passes décisives.

Finalement, quatre jeunes joueurs sont partis s’aguerrir en prêt : Aristote Nsiala (Macclesfield Town), Kieran Agard (Peterborough United et Kilmarnock), Joao Silva (Uniao Desportiva) et James Wallace (Stockport County). S’ajoute à cette liste, le troisième gardien, Ian Turner, parti renforcé sans succès Preston North End.

Au niveau des arrivées

En conservant tout les cadres, David Moyes se retrouve, cependant, sans liquidité (ou presque) à l’orée de ce mercato.

Recrue phare de ce recrutement low cost, le buteur anglais Jermaine Beckford. Après un gros passage à vide, où il évolua, entre 2003 et 2006, à Wealdstone en Isthmian League Premier (8ème division), l’ancien trainee de Chelsea marqua rapidement de son empreinte Leeds United. Descendu en League One, les Peacocks ne furent pas déçu de cette acquisition. Auteur de 72 réalisations en 126 matchs, il reste, dans le souvenir collectif, le seul et unique buteur de la confrontation opposant les rivaux de Manchester United et de Leeds en FA Cup, la saison passée. Libre de tout contrat, il opte pour un choix de carrière ambitieux, en s’engageant avec Everton, pour y découvrir la Premier League.

Ambition toujours, la signature du jeune français Magaye Gueye. Descendu en National, son club formateur, le RC Strasbourg, décide de se séparer de l’espoir français. Pour son acquisation, les Toffees déboursent un peu plus de 1 million de £.

Totalement inconnu, le buteur portugais de 21 ans Joao Silva vient, lui aussi, renforcer les rangs d’Everton pour une somme variant entre 500 et 800 mille £, selon les sources. Honorant sa première saison en Liga de Honra (seconde division portugaise) avec Aves, où il inscrivit pas moins de 14 buts, il attire « logiquement » l’intérêt de club plus huppé.

Dernière recrue de ce mercato estival, le portier slovaque Jan Mucha. Souhaitant un nouveau challenge, il décide de ne pas renouveler son contrat avec le Legia Varsovie et s’engage librement avec le club de Liverpool. Réalisant d’excellentes prestations avec l’équipe nationale slovaque lors de la Coupe du Monde 2010, il arrive avec la légitimité de concurrencer le gardien habituel Tim Howard.

Renflouant très légèrement le budget transfert, suite au départ de Pienaar, la direction du club mise sur l’avenir, en engageant deux espoirs au mercato hivernal. C’est ainsi que le buteur grec de 19 ans, Apostolos Vellios et, le plus jeune joueur à avoir évoluer sous les couleurs de l’équipe nationale d’Azerbaïdjan (16 ans et 4 mois), le meneur de jeu Araz Abdullayev, rejoignent le club.

Retour sur la saison 2010/2011

La pré-saison

Le choix de l’Australie comme destination pour préparer une saison, ne venant pas forcément à l’esprit directement, c’est pourtant de l’autre côté du globe, que les Toffees vont se préparer pour l’exercice 2010/2011. La pré-saison n’ayant pas seulement un attrait marketing, Everton vient à bout facilement des trois adversaires locaux mis à leur disposition.

De retour en Angleterre, le club récupère six internationaux, ayant participé à la Coupe du Monde (Mucha, Howard, Yobo, Yakubu, Heitinga et Pienaar), excepté Cahill déjà présent chez lui, en Australie. S’ensuit trois nouvelle victoires contre Preston North End (0-3), Norwich (2-4) et le club affilé chilien, Everton de Chile (2-0). Beckford semble s’être bien intégré, en inscrivant 3 buts en 150 minutes de jeu.

Finalement, une triste prestation vient mettre fin à cette série de victoires. Premier adversaire sérieux, Wolfsburg domine très largement les Toffees et s’offre un succès mérité (2-0) à domicile.

Cette pré-saison ne fera qu’une seule victime, le buteur Victor Anichebe. Blessé au genou, il ne fera son retour que contre West Bromwich, lors de la 15ème journée.

Le parcours en Championnat

Assez facile à schématiser, le parcours des hommes de David Moyes se résument en quatre phases : deux négatives et deux positives.

Enchainant échec sur échec, Everton ne parvient, tout simplement, pas à gagner en ce début de saison. En effet, ces derniers démarrent, piteusement, sur une défaite (1-0) à Blackburn, suite à une faute de main grossière du gardien Tim Howard qui relâche étrangement le ballon dans les pieds de Kalinic. S’ensuit deux rencontres insipides, le nul à Goodison Park contre Wolverhampton (1-1) et la défaite à Aston Villa (1-0).

Sans solution et privé de son buteur Louis Saha (blessé suite à sa courte entrée avec l’équipe de France contre la Biélorussie), c’est ainsi que David Moyes aborde son premier gros test, l’opposant à Manchester United. Délaissant son habituel 4-4-1-1, il opte pour un système peu traditionnel, dont il est un grand adepte, le 4-6-0, avec en « pointe » le duo Cahill – Fellaini. Cette densité au milieu de terrain n’empêche, cependant, pas de compenser les largesses défensives et les 3 buts mancuniens. Piqués au vif, les cadres de l’équipe réagiront de la plus belle des manières, en inscrivant deux buts dans le temps additionnel, synonyme d’égalisation (3-3).

La saison semblant être lancée, les Toffees passent, étrangement, à côté du match les opposant à Newcastle. Rien de bon ressortira de ce match, où l’approximation des passes, le manque de volonté et de créativité marqueront de leurs empreintes cette pale copie laissée par Everton (0-1).

Pour clôturer cette entrée en matière, le club de Liverpool parvient, seulement, à ramener le point du match nul (0-0) dans l’antre de Fulham, Craven Cottage. En clair, Everton emmagasine un faible total de 3 points en six journées et, hérite, par la même occasion, de la place de lanterne rouge au classement.

Avec une préparation, certes riches en confrontations mais d’un niveau assez éloigné des équipes de Premier League, Everton passe, pour la troisième fois consécutivement à travers son début de championnat.

La désillusion suite à la défaite contre Newcastle, à Goodison Park.

Il faut attendre le mois d’octobre pour enregistrer le premier succès d’Everton en championnat. Place forte la saison passée, St Andrews voit les hommes de David Moyes s’adjuger la victoire (0-2), au terme d’un match dominé par ces derniers. Birmingham concède ainsi sa première défaite à domicile depuis un an !

La semaine suivante, les Toffees accueillent dans leur antre le 181ème derby de la Mersey. Giflé à deux reprises la saison passée, Everton a à cœur de reprendre possession de la ville, face à un Liverpool FC dans une positon guère plus enviable. C’est ainsi que les Toffees, par l’intermédiaire de Cahill et Arteta, s’offrent une victoire amplement méritée (2-0). Conquérants et dominateurs, ces derniers passent, par la même occasion, devant leurs rivaux au classement.

Deux matchs, tout aussi maitrisés, viennent clôturer ce mois proche de la perfection. Tout d’abord le déplacement périlleux à White Hart Lane, où malgré les assauts répétés de Tottenham, Everton tiendra bon ets’octroiera le match nul (1-1). Finalement, le nigérian Yakubu offrira la victoire face à Stoke (1-0), d’une frappe toute en puissance dans un angle, pourtant, fermé.

Et c’est sans véritable surprise que David Moyes se voit remettre, à la fin du mois, son huitième titre de Manager of the Month.

Cette prise de confiance n’empêche, cependant, pas au club de retomber dans ses travers. Classé en 8ème positon au soir de la 10ème journée, Everton entame une longue descente aux enfers, l’emmenant jusqu’à la 15ème place et à 3 points de la zone de relégation, à la fin de la 25ème journée.

Arrachant à deux reprises le match nul, contre le promu Blackpool (2-2) et Bolton (1-1), c’est dans cette situation inconfortable que David Moyes voit le match contre son ennemi intime, Arsène Wenger, se profiler. En effet, la dernière victoire des Toffees contre Arsenal remontent à janvier 2006. Et c’est une nouvelle fois, à domicile, que l’entraineur écossais succombe au jeu proposé par les Gunners (1-2). Seule satisfaction de ce début de saison, l’australien Tim Cahill, déjà auteur de 5 buts, vient inscrire sa 6ème réalisation à la fin du temps règlementaire, offrant un maigre espoir de retour à ses coéquipiers.

Le match nul, obtenu aux forceps à Sunderland (2-2), vient précéder ce qui semble être une des pires performances à domicile depuis quelques saisons. Avec un Brunt éblouissant et un Mulumbu impassable, West Bromwich vient fessé les Toffees dans leur antre (1-4).

Le mois de décembre n’est guère plus réjouissant, mais au moins Everton ne perd pas. Auteur d’un hold-up, par l’intermédiaire de Beckford, contre un Chelsea en panne d’efficacité (1-1), le club de Liverpool est incapable de faire la différence face à Wigan (0-0). En consolation, les Toffees, après une lutte acharnée, viennent à bout des hommes de Roberto Mancini (1-2), au City of Manchester Stadium. En clôture de cette année 2010, c’est un Everton à bout de souffle qui se présente, le soir du 28 décembre, sur la pelouse d’Upton Park. Maladroit et végétatif, ce dernier ne peut qu’obtenir le point du match nul face à West Ham (1-1), pourtant en grande difficulté en championnat.

Nouvelle année, nouvelles résolutions ? Pas vraiment, puisque l’entraineur écossais ne parvient, tout simplement, pas à motiver ses troupes et, les voit s’incliner contre Stoke (2-0). Gueule de bois passée, la révélation, Seamus Coleman, délivre les siens d’une tête plongeante, dans un but certes vide, et offre la victoire contre Tottenham (2-1), la sixième de la saison.

Merseyside Derby oblige, les joueurs se mettent au diapason de l’événement. Tout de même loin du combat de rue de la saison passée, on assistera à un match engagé, où aucune des deux formations parviendra à faire la différence avant le coup de sifflet final (2-2). La semaine suivante, les Toffees « échouent » une nouvelle fois contre West Ham (2-2). Recollant au score dans les toute dernières minutes, par le biais du belge Fellaini, Everton déçoit par le niveau de jeu proposé.

Finalement, le match contre Arsenal est le dernier de cette longue spirale qui entraine le club vers les profondeurs du classement. Dans une situation intéressante, celle de mener au score rapidement, les hommes de David Moyes bataillerons dur avant d’encaisser deux buts, coup sur coup, les privant de point (2-1).

Libre de tout marquage, Kenwyne Jones ne se fait pas prier pour ouvir le score, lors de la défaite à Stoke (2-0).

Et comme bien souvent, les Toffees finissent en boulet de canon leur fin de saison. Ce renouveau est lancé par la brillante victoire contre Blackpool, à domicile. Menant tout d’abord à deux reprises, Everton se fait pourtant reprendre par les Tangerines, suite à des erreurs défensives. Mais c’est victorieux que les hommes de Moyes ressortent de cette rencontre épique (5-3), où le buteur Louis Saha inscrira un quadruplé. Incapable de confirmer la semaine suivante, les Toffees enregistrent leur huitième défaite de la saison, cette fois-ci à au Reebok Stadium de Bolton (2-0).

S’ensuit une longue série de sept matchs consécutifs sans défaite, où le club triomphera contre Sunderland (2-0), Newcastle (1-2), Fulham (2-1), Wolverhampton (0-3) et Blackburn (2-0) et, partagera les points avec Birmingham (1-1) et Aston Villa (2-2). Sans véritablement dominer, cette série voit le club revenir à la 7ème place du classement, à deux points du Liverpool FC, alors 6ème.

En pleine confiance, les Toffees vont pourtant connaître deux grandes désillusions. Encore en lice pour la 6ème place, Everton ne peut rien face à un Manchester United (1-0), bien trop fort pour eux, et un Wigan (1-1) qui n’a toujours pas abdiquer dans la course au maintien.

C’est ainsi qu’entame le club la dernière ligne droite du championnat. Sous le yeux de Duncan Ferguson, venu se faire introniser au Everton Hall of Fame, les Toffees brillent de par leur courage contre Manchester City. Mal débuté, le match voit Yaya Touré inscrire le seul but de la première mi-temps. S’ensuit un revirement de situation, où Everton reviendra tout d’abord au score grâce à Distin et, Osman, 1m73, sautera au dessus de toute la défense des Citizens pour placer une tête dévastatrice, offrant la victoire aux siens (2-1).

Deux rencontres à l’opposé l’une de l’autre viennent clôturer cet exercice 2010/2011. Tout d’abord la médiocre prestation répétée contre West Bromwich (1-0), et finalement, dans une rencontre sans intérêt sur le plan comptable, les Toffees réussissent le petit exploit de battre Chelsea en infériorité numérique, grâce au rush tout en finesse et chance de Jermaine Beckford.

Leon Osman sautant au dessus de la défense Citizen et offrant la victoire aux siens.

La honte en League Cup

Une entrée en matière tonitruante ne suffira pas à passer un second tour. En effet, l’étincelante victoire (5-1) contre Huddersfield lance parfaitement Everton dans la compétition, affichant, de par le score et la formation présentée, de réelles ambitions pour la suite.

Au tour suivant, Moyes renouvelle l’expérience en alignant pas moins de sept titulaires habituels face à Brentford. Et c’est pourtant les pensionnaires de League One qui ressortiront vainqueur de cette confrontation, suite à la séance de tirs au but (1-1, tab 4-3).

Richard Lee, héros de la séance de tirs au but.

La désillusion en FA Cup

Départ en fanfare toujours, les hommes de David Moyes débutent la compétition avec une cinglante victoire (1-5) face à Scunthorpe, qui finira d’ailleurs dernier de Championship. De nouveau ambitieux, l’entraineur écossais aligne 7 titulaires du XI habituel. Le tour suivant offre cette fois-ci un plus gros poisson, le vainqueur des deux éditons précédente, Chelsea. Incapable de se départager lors de la première confrontation, c’est lors du Replay et d’une nouvelle séance de tirs au but que les Toffees accèdent au tour suivant. Héros de ce match, Leighton Baines offrira le but égalisateur grâce à un coup franc de la dernière chance expédié dans la lucarne du portier, Petr Cech.

Les Evertonians se remettent alors à rêver d’un parcours identique à celui de 2009, mais Reading viendra mettre fin à leurs espoirs. Au terme d’une partie, où le réalisme fera la différence, les Biscuitmen ressortent victorieux de cette confrontation et atteignent les ¼ de finale, pour la seconde année de suite.

Les plus et les moins de cette saison

En premier lieu, Everton démontre, une nouvelle fois, son potentiel à concurrencer les « grosses cylindrées » de Premier League. Capable ponctuellement de rehausser leur niveau de jeu, les Toffees s’octroient 6 points contre les Citizens, 4 point contre Tottenham, Chelsea et Liverpool FC.

Positif toujours, Baines confirme qu’il l’un des tout meilleur, au monde, au poste de latéral gauche. Auteur d’une saison tout simplement dantesque, le natif du Merseyside éblouira de par ses montées et ses centres parfait. Autour de lui, deux joueurs viennent de prouver leur vraie valeur cette saison. Tout d’abord, le défenseur Sylvain Distin qui arrivé la saison passée, dans des circonstances difficiles suite au départ de Lescott, ne fut pas capable de confirmer tout les espoirs placé en lui. Mais c’est un tout nouveau joueur que les Toffees ont eu la joie de retrouver cette année. Extrêmement tranchant, il réalise l’une de ses toutes meilleures saisons depuis son arrivée, en 2001, en Angleterre. S’ajoute au rayon des bonnes nouvelles, la révélation Seamus Coleman. Classé comme un simple remplaçant aux habituels latéraux, il évolue cette saison en position d’ailier. Véritable mobylette sur son côté droit, il s’impose rapidement comme un titulaire de l’équipe.

Gagner contre les « gros » ne suffit pas à réussir une saison. En passant à travers de nombreux matchs, comme Newcastle et West Brom (Home) ou Bolton (Away), ne peut espérer tutoyer les sommets de l’élite du football anglais.

Ces passages à vide répétés sont en grande partie dû au manque flagrant de créativité, dont l’équipe a fait preuve la majorité de la saison. Avec un Arteta très loin de son niveau de jeu habituel et un Pienaar parti trop tôt, Everton voit ses actions offensives délestées de folie. Il en va de même pour les attaques placées, où le manque de mouvements, entrainera son lot de tristes défaites comme Newcastle (Home) ou Stoke (Away), et de victoires immérités telles que Wolverhampton (Away).

David Moyes a aussi sa part de responsabilité dans les déceptions de cette saison. En titularisant un Jagielka blessé, la défaite à Stoke incombe à l’entraineur écossais. Les Evertonians ne manquent pas de lui reprocher, aussi, son manque de confiance envers Coleman qui, dès que l’occasion se présente, se retrouve sur le banc.

Finalement, avec Baines et Arteta comme tireurs, et Cahill, Fellaini et Distin comme potentiels buteurs, c’est ainsi , avec tout de même 247 tentatives, que les Toffees ne marqueront seulement 3 buts sur corners.

Bilan

En gagnant une place de plus à la saison précédente, Everton se classe en 7ème position de la Premier League. Certes correct, les Toffees obtiennent ce classement en grande partie grâce à l’homogénéité du mid-table, où personne ne réussira à s’extraire dans les dernières journées.

Consolation de cette saison, la victoire finale en Premier Academy League. Championnat des U18, cette compétition voit ainsi les Toffees succéder à Arsenal, avec une équipe 100% britannique. Privé pourtant toute la saison du prodige Ross Barkley, victime d’une double fracture à la jambe droite, Everton Youth s’appuie sur une solide assise défensive (Eric Dier, Luke Garbutt et Jake Bidwell) et le buteur Conor McAleny.

Jake Bidwell et George Waring posant avec le trophée de l'Academy League.

Focus individuel

Les gardiens

N°24, Tim Howard : Excepté lors de la première journée, le portier américain est irréprochable toute la saison. Auteur de parades exceptionnelles, le natif du New Jersey semble avoir trouvé plus de constance lors de ces prestations, et aborder les rencontres avec plus de sérénité.

N°1, Jan Mucha : Arrivé pour concurrencer le titulaire Tim Howard, le gardien slovaque n’arrive pas bousculer la hiérarchie établie par David Moyes. Ne participant qu’aux deux rencontres de League Cup, il ne privilégie pas d’un temps de jeu assez conséquent pour en tirer des conclusions. Cependant, la concurrence qu’il apporte au poste de gardien de but ne peut qu’être bénéfique.

Les défenseurs

N°18, Phil Neville : Ne présentant pas de grosses qualités au poste de latéral droit, le capitaine d’Everton sort pourtant, une nouvelle fois, une bonne saison. L’ancien mancunien, peu présent dans le secteur offensive, compense par son abnégation en défense. Sa polyvalence lui permet d’évoluer au milieu de terrain et de marquer un sublime but contre Wolverhampton, en fin de saison.

N°2, Tony Hibbert : né le 20 février 1981 dans la banlieu de Liverpool, le jeune Hibbert décide rapidement qu’un seul club comptera dans sa vie, Everton. Déjà remplaçant lors de la finale de la FA Youth Cup, seul trophée à son palmarés, il fait parti d’une génération « talentueuse » de Toffees, celle des Francis Jeffers, Leon Osman, Richard Dunne … entre autres. Lancé dans le grand de bain de la Premier League en 2001 par Walter Smith, il reste cependant qu’une solution de remplacement. Inimitable de par ses centres (en cloche au second poteau) et son flegme, il rentre cette saison dans le cercle fermé des joueurs à avoir participer à plus de 200 rencontres de championnats, sans y avoir marqué le moindre but.

N°6, Phil Jagielka : Première saison complète depuis sa rupture des ligaments en avril 2009, l’international anglais réalise un exercice 2010/2011 somme toute correct. Moins en vue que la saison précédente, où il avait fort à faire en raison des errances de son partenaire Sylvain Distin, il est tout de même l’auteur d’interventions cruciales dans les pieds des attaquants adverses. On peut tout de même lui reprocher, une certaine baisse de son niveau sur les relances, ainsi qu’une légère propension à marquer contre son camp (2 fois cette saison).

N°15, Sylvain Distin : Atout majeur, le défenseur français Sylvain Distin livre l’une de ses toutes meilleures saisons depuis son arrivée, en 2001, en Angleterre. Avec un début de saison (jusqu’en octobre) identique au niveau produit la saison passé, le sosie de Buzz l’éclair semble, pourtant, très mal parti. S’ensuit une montée en puissance au mois de novembre, où il devient dès lors indispensable dans l’axe. Ses interventions spectaculaires et ses montées balle au pied devenu moins dangereuses et plus tranchantes, ont réussi à faire oublié un certain Joleon Lescott.

N°3, Leighton Baines : Seul joueur à avoir participer à toutes les rencontres de la saison, le latéral gauche répond favorablement à la confiance que lui on accorde. Formant un duo redoutable avec Pienaar, il perd quelques repaires suite au départ de ce dernier, ce qui ne l’empêche pas d’inscrire 6 buts et de délivrer 11 passes décisives. En plus d’admirer ses centres, les Evertonians ont eu la chance de constater ses gros progrès dans le secteur défensif.

Les milieux

N°25, Marouane Fellaini : Machine à laver de l’équipe, l’international belge récupère un nombre incalculable de ballons qu’il s’efforce à transmettre le plus proprement à ses coéquipiers. Du haut de son mètre 94, le milieu box-to-box enraye bon nombre d’offensives adverses. Frustrant, son habituelle blessure de fin de saison créera un gros manque à la récupération dans l’entre-jeu des Toffees.

N°5, John Heitinga : Égal à lui même, l’Oranje réalise tout au long de la saison un condensé de tacles, relances courtes et approximatives, et de cartons jaunes (10 !). Arrivé en 2009 comme solution de remplacement dans l’axe de la défense, il n’y réalise seulement 6 matchs de championnat. Cependant, il profite des absences répétées de Fellaini pour travailler à la récupération dans l’entre-jeu, avec certes des manières peu académiques, mais efficaces. Entre-jeu, où il profite pour marquer son premier but sous les couleurs d’Everton, d’une frappe toute en puissance à l’entrée de la surface.

N°26, Jack Rodwell : Promis à un brillant avenir, selon les spécialistes, le natif du Merseyside réalise une saison loin d’être décisive. Tout de même victime de deux blessures, le privant de compétition pendant trois mois, il ne pèse nullement sur les rencontres auxquelles il prend part. Et ce n’est que par intermittence qu’il prouve ses qualités défensives ou offensives.

N°10, Mikel Arteta : Depuis son arrivé en 2005 en provenance du Real Sociedad, le joueur basque cale pour la première fois. En dehors de stats guère impressionnantes, 3 réalisations et 5 assists, son niveau de jeu est très en dessous des attentes placées en lui. Habitué à mieux, les Evertonians ne peuvent que constater le manque de créativité et les passes moins précises de la part du meneur de jeu, qui réalise ses meilleurs prestations en positon d’allier gauche …

N°21, Leon Osman : Baladé une grande partie de la saison sur les ailes du dispositif établi par David Moyes, le milieu anglais peine à s’imposer. Inconstant dans ses prestations, il déçoit énormément suite au départ de Pienaar. Finalement, son replacement dans l’axe, en soutien de l’attaquant, lui permet de devenir incontournable en fin de saison. 5 matchs seulement mais d’une incroyable qualité; percutant et créatif, il montre beaucoup d’allant vers le but adverse, et se voit récompenser en scorant à trois reprises durant ce court intermède.

N°17, Tim Cahill : Parti trop tôt au Qatar avec la sélection australienne pour la Coupe d’Asie, la performance de Cahill laisse un goût amère auprès des supporters Toffees. Seul joueur à surnager au début de saison, avec Baines, il inscrit 9 buts, dont les deux tiers de la tête, en l’espace de quatre mois. À son retour du Qatar, c’est un Tim Cahill très diminué que David Moyes à le malheur de retrouver. Handicapé par une douleur au pied, l’australien ne semble plus en mesure de retrouver son excellente forme du début de saison. Soit absent de la feuille de match soit sur le banc, c’est ainsi que se prolonge sa deuxième partie de saison, vierge de but.

N°23, Seamus Coleman : Son prêt de trois mois, la saison passée chez le spectaculaire Blackpool, a surement permit au néo-international irlandais de s’aguerrir dans le secteur offensif. Présentant des qualités insoupçonnées par les majorités des observateurs, il s’impose très rapidement au poste d’ailier droit, poste vacant depuis le court passage de l’américain Landon Donovan. Présenté comme un potentiel successeur à Phil Neville à moyen terme, sa vitesse balle au pied, son sens du placement et sa qualité de centre non négligeable, lui permettent d’envisager un avenir meilleur sous les couleurs d’Everton.

N°20, Steven Pienaar : Sans être décisif durant sa « saison« , il montre cependant de grosses qualités. Accélérateur de particules sur son côté gauche, il mène brillamment les offensives des Toffees. Malheureusement, faute d’accord trouvé, la direction du club est contraint à se séparer de son joueur le plus technique, lors du mercato hivernal. Son duo avec Baines restera, cependant, longtemps gravé dans les esprits.

N°7, Diniyar Bilyaletdinov : Plus communément appelé Bily’, l’international russe peine à s’imposer sur le côté gauche. Longtemps barré par Pienaar, il ne réussit pas à récupérer le poste suite au départ de ce dernier. Osman puis Arteta et Gueye préférés à lui, Bily’ semble bider à Liverpool. Pourtant joueur très classieux, il donne l’impression, à chacune de ses apparitions, de débarquer tout fraichement de Moscou, tant ses prestations sont inadéquates au jeu proposé par les Toffees. De plus, ne présentant pas de véritables qualités pour un aillier, un repositionnement dans l’axe serai surement plus bénéfique, pour un joueur qui a couté, tout de même, 9 millions de £. À n’en pas douter cependant, ses somptueuses frappes qui ravissent tout amoureux de football.

N°19, Magaye Gueye : Ne privilégiant pas d’un temps très conséquent, avec 335 minutes sur l’intégralité de la saison, l’espoir français démontre pourtant des qualités intéressantes. Vif et technique, les Evertonians ont pu constater ses progrès. En illustre son match contre Blackburn, où il tenta vainement de déborder Michel Salgado en première mi-temps, pour ensuite privilégier un jeu plus posé, alternant percutions et appels intelligents, et de se voir accréditer une passe décisive. Il semble ainsi présenter une solution intéressante pour l’avenir d’Everton …

Les attaquants

N°8, Louis Saha : Meilleur buteur du club, toutes compétions confondues, avec 10 réalisations, le buteur français ressort, une nouvelle fois, d’une saison entachée par les blessures. Manquant ainsi plus de la moitié de la saison, « King Louis » réalise une saison correcte. Toujours très présent dans le jeu, il inscrit cette saison un quadruplé, lui permettant d’entrer dans l’histoire de la Premier League.

N°16, Jermaine Beckford : À égalité avec Louis Saha concernant le nombre de réalisations, le striker de 27 ans réalise une très bonne prestation. Première saison à ce niveau, il est, cependant, inutile dans la construction du jeu. Incapable de lancer un bon appel ou de remiser, il reste, en revanche, un tueur dans la surface adverse. Extrêmement décisif, le super-sub,devenu par la suite titulaire, permet de récolter au moins 15 points en championnat, le plus souvent dans les dernières minutes de la rencontre.

N° 22, Yakubu Ayegbeni : Le célèbre proverbe « Feed the Yak’ and he will score » (« Nourris le Yak’ et il marquera ») n’étant plus d’actualité, s’est contraint que l’international nigérian doit partir en prêt à Leicester City. Après un début de saison loin d’être prolifique (1 but !), l’éclosion de Beckford condamne les chances de retour du Yak’. En Championship, durant un intervalle de quatre mois, il inscrit de 11 buts et réalise 5 assists.

N°28, Victor Anichebe : Victime d’une blessure au genou pendant la pré-saison,le nigérian fait son retour avec l’équipe première uniquement lors du dernier match du mois de novembre, lors de la débâcle contre West Brom (1-4). Longtemps énervant, son style de jeu « assez » physique tend s’améliorer au vue de ses dernières performances. Rentré en jeu à Newcastle, c’est à cet instant qu’une légère métamorphose opère. Comprenant l’utilité des centres à ras de terre, l’ancien « tout droit » s’amuse, par conséquent, à tenter ce geste à de multiple reprises, sans réussite, mais son altruisme est très vite remarqué. Dès lors s’ensuit, une meilleure utilisation de son corps dos au but, des remises intelligentes et des appels tranchants, un nouveau Anichebe est donc entrain de naître …

Les récompenses individuelles

Everton Player of the Season : Leighton Baines.

Player’s Player of the Season : Leighton Baines.

Young Player of the Season : Seamus Coleman.

Reserve Player of the Season : Jose Baxter.

Academy Player of the Season : Jack Bidwell.

Goal of the Season : Leighton Baines vs Chelsea (FA Cup).

L’équipe type

HOWARD

NEVILLE JAGIELKA DISTIN BAINES

FELLAINI ARTETA

COLEMAN                     PIENAAR

CAHIL

SAHA

La saison 2011/2012

Le mercato

Everton débute lson mercato comme le précédent, sans argent. Et c’est sans surprise que le club n’enregistre aucune arrivée, excepté celle en prêt du jeune défenseur anglais Eric Dier en provenance du Sporting Lisbonne, venu s’acclimater au football anglais et renforcer les rangs de la Reserve.

En revanche, bonne nouvelle, une seule perte est à déplorer du côté Toffees. Celle de James Vaughan, vendu pour un peu plus d’un million de £ au promu Norwich City.

Départ toujours, de nombreuses rumeurs gravitent autour de l’effectif de David Moyes. Tout d’abord l’Everton Player of the Season, Leighton Baines, ne devrai pas quitter le navire. Longtemps convoité par les grands clubs anglais et étrangers, il est devenu, selon les dires de la direction, intransférable. De même pour le défenseur Phil Jagielka, qui sauf offre très intéressante de la part d’Arsenal, notamment, devrai poursuivre l’aventure. En revanche, l’avenir de Marouane Fellaini et Jack Rodwell semble plus en pointillés. Le premier souhaite, selon ses déclarations, continuer encore quelques saisons sous les couleurs d’Everton, mais il n’en va pas de même pour son conseiller, et père, Abdellatif Fellaini qui voit, plutôt, son fils sous des couleurs plus « prestigieuses ». Le second, quant à lui, privilégie d’une très bonne côte outre-Manche. Everton pourrai donc, si offre intéressante se présentant, le céder, notamment au voisin mancunien de Manchester United, privé de Paul Scholes.

Concernant les rumeurs d’arrivées, Everton ne suscite guère d’intérêts. La seule crédible vient de s’envoler récemment. Longtemps bien positionner sur la piste Charles N’Zogbia, les Toffees, tardant à dégager des fonds, voient ainsi le français s' »engager » avec Aston Villa.

À noter, le retour d’Alan Irvine dans le staff Toffees. L’ancien adjoint de David Moyes revient donc, après des passages corrects en tant que manager à Preston North End et Sheffield Wednesday, et se voit confier la lourde tache de succéder à Ray Hall, au poste de manager de l’Academy. Il faudra, en revanche, attendre une saison supplémentaire avant de voir le quadragénaire David Weir intégrer le staff, l’écossais ayant prolonger d’une année son contrat le liant aux Glasgow Rangers.

La pré-saison

Pré-saison plus traditionnelle, avec, cette fois-ci, un stage de préparation physique en Autriche et une désormais traditionnelle tournée markéting, aux États-Unis.

Avant de partir au pays de l’Oncle Sam, les Toffees ont put se confronter une première fois à Bury. Match bouclé durant la première mi-temps (4-0), qui voit la partcipation de Yakubu et Gueye, tout les deux buteurs. Mucha ne pourra rien faire, en seconde mi-temps, sur la réduction du score des Shakers.

Aux États-Unis, les Toffees ont deux rencontres au programme. La première contre la récente franchise, Philadelphia Union (0-1), et la seconde contre la franchise de Washington, DC United (1-3). Ces deux rencontres ont permit de faire une revue d’effectif et de voir évoluer, notamment, Mucha, Gueye, Barkley, Velios et McAleny.

Dans la dernière ligne droite avant le retour aux affaires en Premier League, Everton rencontrera Birmingham, Werder Breme et Villareal. Des adversaires coriaces qui permettront au club de se tester, avant la reprise à Tottenham.

Les attentes concernant la nouvelle saison

Nouvelle saison certes, mais les attentes restent inchangées. Les Evertonians souhaitent, avant tout, continuer à voir du beau football, pratiqué par l’équipe. The School of Science – surnom du club depuis 1928, donné en raison du jeu attrayant produit par les Toffees – devra aussi continuer sa marche en avant en championnat. Capable d’accrocher les « gros », Everton peut avoir l’ambition de grappiller une place au classement, si le club trouve de la constance dans ses résultats.

Les supporters ont, aussi, à cœur de voir le club réaliser un bon parcours dans l’une des deux coupes nationales.

Finalement, rivalité oblige, réaliser de bons résultats et prestations lors des Merseyside Derby est obligatoire.


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4 réflexions sur “Season Review & Preview: Everton FC

  1. Très bonne article, bravo ! 🙂 😀
    Juste un oublie, le départ gratuit de Dan Gosling pour Newcastle, rien de grave ^^

  2. Hi, this is @everton1878fc from Twitter. very good piece, really enjoyed reading it and looking forward to next year. Up the toffees!

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