Season Review & Preview: Chelsea FC


MyPremierLeague vous propose aujourd’hui le bilan de la saison du Chelsea FC. Pour cela nous aborderons la condition dans laquelle Chelsea à entamé sa saison avec un point sur le mercato puis le déroulement de la saison dans les 4 compétitions où Chelsea était engagé. Nous vous présenterons un bilan individuel par joueur et nous aborderons l’intersaison et la pré-saison du club.

Un point sur la saison 2009/2010

Chelsea a réalisé la saison la plus prolifique de son histoire avec un doublé inédit Premier League et FA Cup et un record de buts marqués pour une saison de Championnat (103) malgré une élimination précoce en Ligue des Champions par le futur lauréat (comme en 2006) l’Inter Milan de Mourinho.

Le crédit accumulé par Ancelotti pendant cette saison 2009/2010 tant au niveau des résultats que de la discrétion interne au sein du club (Chelsea l’a pris, au delà de ses qualités d’entraîneur reconnu, pour sa capacité a se plier a une situation politique interne dans un club comme c’était déjà le cas au Milan AC) a convaincu les dirigeants de Chelsea de continuer l’aventure avec l’Italien avec l’objectif de jouer sur tous les tableaux, conserver le titre en Championnat et tenter de conquérir une 3e coupe d’Angleterre consécutive, mais aussi et surtout de remporter la Ligue des Champions, objectif annoncé du club depuis des années et raison sportive de la venue de Carlo Ancelotti.

Le mercato 2010
Au niveau des départs
Chelsea va prendra une décision importante à l’orée de cette saison 2009/2010, celle de ne pas prolonger les contrats de trois de ses trentenaires. Joe Cole qui a éprouvé des difficultés a retrouver son niveau qu’il avait entre 2005 et 2008, malgré une période de récupération importante (de Janvier 2009 à Septembre 2009) suite à sa dernière blessure au genou. Capitaine à son retour lors du derby au 3e tour de League Cup contre les voisins des QPR, il restera cantonné à un rôle de remplaçant entrant en fin de match et de titulaire à mi-temps avant de finalement perdre définitivement sa place au profit de Salomon Kalou en fin de saison. Il trouvera son point de chute à Liverpool. Michael Ballack pourtant capital lors de cette saison victorieuse par sa science tactique et sa polyvalence (tantôt relayeur, milieu droit et devant la défense) n’a lui non plus pas été prolongé par le club, blessé à la cheville lors de la finale de Cup par Kevin Prince Boateng, blessure qui le privera de Coupe du Monde. Il est possible que le club n’ait pas voulu que le joueur fasse la saison de trop (en ne récupérant pas de sa blessure) d’autant que l’Allemand ne souhaitait pas revoir son contrat à la baisse (réduire son salaire et en incluant davantage de primes, ce que Chelsea a déjà commencé a mettre en place chez plusieurs de ses cadres). Il rebondira au Bayer Leverkusen.

Juliano Belletti, arrivé en 2007 au club a été libéré. Joueur polyvalent et régulier, gros travailleur et buteur sur des frappes à distance ; il aura moins joué en 2009/2010 que lors des saisons précédentes, se contentant des matchs de coupe. Il souhaitait retourner au Bresil et rebondira à Fluminense. Il vient d’ailleurs de prendre sa retraite.
Peu après, ce sera au tour de Deco de faire ses adieux à Chelsea, ayant également exprimé son désir de rentrer au Bresil. Chelsea et Fluminense trouveront un accord financier pour terminer le contrat du Brésilien de naissance avec des indemnités (et 40% des droits du jeune Wallace). Malgré ses blessures récurrentes et sa fragilité musculaire, sa qualité de passe et sa capacité a accélérer le jeu, sa technique et son intelligence de jeu, son coup d’œil auront été décisifs tout au long de cette saison ; lui qui à l’instar de Ballack a évolué a plusieurs postes: milieu offensif dans le 4-4-2 « Diamond » du début de saison, puis milieu offensif dans le 4-3-2-1 « Christmas Tree » de l’hiver et meneur reculé en fin de saison.

Ricardo Carvalho sera transféré au Real Madrid, le défenseur rejoint le club de ses rêves et son mentor à Porto puis Chelsea José Mourinho. Carvalho, qui a formé une des meilleures paires de défenseurs centraux de l’histoire de la Premierleague, a aussi connu des blessures récurrentes (dos, muscles…) qui l’ont empêché d’enchaîner les matchs ces dernières saisons. Sa lecture incroyable des trajectoires et son sens de l’anticipation rare, sa technique exquise et sa vision du jeu étonnante pour un défenseur, sa qualité en duel et le souvenir de cette association avec John Terry ont déjà marqué les supporters de Chelsea.

Miroslav Stoch, le virevoltant Slovaque qui avait fait quelques apparitions sous Luis Felipe Scolari a été cédé à Fenerbahçe. L’intégration des jeunes n’a jamais été le crédo principal ces dernières saisons à Chelsea, l’absence de garanties pour son avenir a certainement joué un rôle sur la décision de Stoch d’étudier la piste Turque.
Il n’a pas encore totalement explosé en Turquie, se contentant d’apparitions peu convaincantes dans une équipe remplie d’individualités égocentriques, et son état d’esprit n’étant pas non plus exempt de reproches. Scott Sinclair a également quitté Chelsea après 7 prêts différents en 5 saisons dont la quasi totalité (à part son passage à Plymouth) ont été inutiles, ayant peu joué ou n’ayant pas réussi à s’intégrer rapidement sur des durées de prêts courtes (3 ou 5 mois). Il a saisi l’occasion de rejoindre son ancien manager en Equipe Reserve à Chelsea, Brendan Rodgers qui a pris les rennes de Swansea City en même temps (après un passage mi figue-mi raisin à Reading).
Pour £500.000, Swansea a réalisé une des affaires de la saison en s’attachant les services du jeune Anglais, 24 buts lors de la saison régulière ainsi qu’un triplé lors de la finale de Play Offs catapultant le club Gallois en Premierleague.
Franco Di Santo a pris la direction de Wigan, lui qui est arrivé en provenance de l’Audax Italiano (Chili) en Janvier 2008 et qui avait passé la saison 2009/2010 en prêt à Blackburn. N’ayant pas réussi a montrer un instinct de buteur et un bon individualisme d’attaquant mais étant un joueur généreux pour le collectif ; Chelsea a préféré le céder définitivement, ne pouvant pas lui garantir du temps de jeu et un avenir au club.

Les jeunes Ofori-Twumasi (défenseur, parti à Northampton), Liam Bridcutt (défenseur latéral, parti à Brighton après un essai infructueux à Crystal Palace), Nikki Ahamed (défenseur, sans club), Nickas Heimann (gardien, parti au Red Bull Salzbourg) n’ont pas été conservés par le club.

Au niveau des départs en prêt :
Rhys Taylor, le jeune gardien Gallois a été prêté un mois à Crewe Alexandra pour qu’il acquière de davantage d’expérience de la Football League, tout comme Danny Philliskirk prêté pour la même durée à Oxford United.
Les deux latéraux gauche Ryan Bertrand et Ben Gordon ont été prêtés une demi saison à Nottingham Forest et Kilmarnock respectivement. Le premier retrouve une équipe offensive dans le style de Reading où il avait passé la saison 2009/2010, s’établissant comme un des meilleurs joueurs de son équipe, 8e de Championship qui etait allé éliminer Liverpool à Anfield en Coupe d’Angleterre. Sa demi-saison sera sur les mêmes bases dans la jeune équipe de Billy Davies.
Cinq joueurs ont été prêtés une saison entière : le milieu Nemanja Matic, après une pré-saison convaincante a été mis à la disposition Vitesse Arnhem (Roman Abramovitch étant proche de l’homme d’affaires Géorgien qui détient le club Hollandais) tout comme le jeune gardien croate Matej Delac (voir plus loin). Slobodan Rajkovic, le jeune défenseur serbe que Chelsea avait recruté à 16 ans pour £5M a également pris le chemin du club Hollandais.
Michael Mancienne a passé la saison à Wolverhampton, lui qui était considéré comme un défenseur polyvalent a réalisé une excellente saison 2009/2010 au poste de… milieu relayeur faisant le piston et assurant l’essentiel de la relance de l’équipe de MickMcCarthy. C’est ce qui a motivé Chelsea de le prêter de nouveau à Wolverhampton, mais une blessure avant l’hiver va couper sa saison, globalement un ton en dessous de la précédente.
Jack Cork a été de nouveau prêté à Burnley, il suit la même trajectoire que Sinclair, c’est un joueur qui a de la qualité mais qui a été prêté puisque Chelsea ne savait pas quoi en faire…

Au niveau des arrivées
Chelsea a enregistré 4 arrivées définitives durant l’été 2010 :
Yossi Benayoun en provenance de Liverpool, l’Israélien plus à l’écoute et au point tactiquement selon Carlo Ancelotti devait combler le départ de Joe Cole, parti à… Liverpool. Doté d’une intelligence de jeu, une qualité de passe dans la profondeur, une polyvalence, une touche technique (efficace…) supérieure à celle de l’Anglais, c’est une vraie bonne affaire qu’a réalisé Chelsea pour seulement £5.5m

Le Bresilien Nascimento Ramires, fort d’une saison pleine avec le Benfica Lisbonne (Championnat, Coupe de la Ligue et Quart de finaliste de l’Europa League) et d’une Coupe du Monde réussie avec le Bresil (quart de finaliste), est arrivé avec une réputation de joueur travailleur, endurant et polyvalent avec une activité de box-to-box et un gros volume de jeu. Le montant du transfert approche les £17m pour ce joueur de 23 ans (il a eu 24 ans en Mars 2011) qui a récupéré le 7 (à la réussite contrastée depuis quinze ans) laissé par Andreï Shevchenko.

Deux jeunes joueurs ont été débauchés, le tchèque Tomas Kalas, jeune défenseur de 17 ans recruté pour £5.5m (comme Slobodan Rajkovic à l’époque). Le joueur avait déjà donné son accord au cours de la saison.
Idem pour Matej Delac acquis par Chelsea pendant le courant de la saison 2009/2010 et prêté a son club formateur de l’Inter Zapresic avant de rejoindre définitivement les Blues. Prêté à Vitesse Arnhem où il n’a pas disputé de match dans ce club où le lobby Chelsea est pourtant important (Albert Ferrer entraîneur…)

L’équipe Youth de Chelsea a remporté la FA Youth Cup 2010 (équivalent Anglais de la Gambardella), une première depuis les années 1960 et le doublé 60 & 61 (l’époque des Bonetti, Venables, Harris & Tambling qui deviendront plus tard des joueurs emblématiques du club et de la période faste de la fin des 60s pour Chelsea). Il a donc été décidé de prévoir une intégration importante de jeunes joueurs issus de cette campagne victorieuse pour pallier les départs des joueurs expérimentés qu’étaient Ballack, Deco, Belletti et Carvalho.
Cette orientation qui aura des conséquences rapides et néfastes sur la saison de Chelsea trouve son origine chez le sulfureux directeur Sportif Frank Arnesen (photo de droite), précédemment Chief Scout (Recruteur en Chef) qui a tenté par là de sauver sa politique désastreuse au niveau des jeunes depuis plusieurs années (les arrivées de Stoch, Tejera, Sinclair, Bruma, Van Aanholt, Rajkovic, Fabio Ferreira, Ben Sahar…) pour des sommes et des salaires démesurés, des complications quasi systématiques avec les clubs d’où viennent les joueurs et au final guère de réussite pour ces jeunes. Le lobby interne restant relativement important au sein du club, peu de décisions étaient prises intégralement par Ancelotti qui a souvent du se plier à la ligne de conduite qu’on lui a imposé tout en ne la remettant jamais en cause publiquement. Cet amoindrissement drastique de l’effectif en est un exemple, il ne s’y est pas opposé fermement alors qu’il apparaissait pourtant évident qu’un club qui joue sur 3 (ou 4) tableaux ne pouvait pas disputer toute une saison entière avec si peu de profondeur de banc ; Ancelotti n’ayant jamais réellement fait confiance aux jeunes joueurs dans sa carrière.

Retour sur la saison 2010/2011

La pré-saison
La pré-saison, hachée par le retour de vacances au compte-goutte des nombreux internationaux qui avaient disputé la Coupe du Monde, a vu Chelsea aligner une équipe composée en majorité de jeunes joueurs (McEachran, Mancienne, Matic, Bertrand, Sturridge, Di Santo…) ainsi que de joueurs n’ayant pas participé à la Coupe du Monde (Cech, Essien). Après une victoire à Crystal Palace grâce à un but du revenant Essien, les Blues ont entamé une tournée Européenne en disputant un match à Amsterdam contre l’Ajax (1-3, marquée par les ratés et imprécisions d’une défense jeune et des deux erreurs de Ross Turnbull, le gardien remplaçant) puis à Francfort avec le retour des principaux protagonistes de l’effectif (Lampard, Terry, Cole) et une nouvelle défaite (1-2 suite à une cagade d’Henrique Hilario, l’autre gardien de l’effectif). Les Blues enchaîneront une 3e défaite consécutive à Hambourg (2-1 avec un but tardif des Hambourgeois).
Le premier match de compétition interviendra à Wembley à l’occasion du Community Shield perdu contre Manchester United (1-3, absences notables de Cech et Drogba).

Le parcours en Championnat

Le Championnat en revanche, sera idéalement lancé avec un mois d’Aout de rêve ; 3 matchs, 9 points, 14 buts marqués et aucun encaissés ; Ancelotti récompensé du premier trophée de Manager du Mois. Organisé dans un 4-3-3 comme en fin de saison dernière, Chelsea a fait étalage de sa force offensive et de son emprise sur ses adversaires en faisant exploser les défenses de West Bromwich Albion, Wigan et Blackpool (6, 6 et 4-0). Frank Lampard sera rapidement sur le flanc, nécessitant une opération pour enlever une hernie qui le gênait depuis quelques temps, suite à un dernier match match sans saveur contre Stoke et un pénalty arrêté par Sörensen. Le Bresilien Ramires a donc été rapidement lancé dans le grand bain tout comme le Russe Zhirkov qui a été repositionné dans un rôle axial, faisant la liaison défense/attaque. C’est avec un nouveau milieu de terrain que Chelsea a perdu le premier gros test de sa saison sur la pelouse de Manchester City, ayant manqué de liant et de cohésion au milieu de terrain avec ce trio Ramires – Mikel – Zhirkov ; les Blues se feront surprendre sur un contre éclair de Carlos Tevez.

Le deuxième test interviendra une semaine plus tard lors de la visite d’Arsenal à Stamford Bridge, les Gunners pourtant venus avec davantage d’ambition que lors de leurs précédentes confrontations, vont subir la domination des Blues concrétisée par deux buts de Drogba et Alex portant les Londoniens leaders avec 4 points d’avance. Ce match va constituer un tournant dans la saison des hommes de Carlo Ancelotti, c’est la dernière fois qu’ils vont réellement maîtriser un match et proposer du jeu, leur domination sur leurs matchs va commencer à faiblir à partir de là.
Après un nul solide à Aston Villa (0-0), une victoire peu convaincante contre un Wolverhampton bien regroupé (2-0) et une victoire au forceps sur la pelouse de Blackburn toujours compliqué à jouer sur sa pelouse (1-2), les choses vont définitivement se corser lors des matchs suivants, à commencer par un déplacement périlleux à Anfield contre un Liverpool qui cherchait son rythme depuis le début de saison. Le talent de Fernando Torres fera la différence, et les Blues, manquant toujours cruellement d’emprise au milieu de terrain avec leurs deux milieux Zhirkov et Ramires tous deux portés vers l’avant créant des espaces dans leur dos ; vont repartir avec une deuxième défaite en 11 matchs. Une victoire poussive lors du SW6 Derby contre Fulham (1-0) va précéder ce qui semble être une des pires performances à domicile depuis une dizaine d’années. Terry absent suite a des douleurs a la jambe, Ancelotti va préférer aligner une charnière expérimentale Ferreira-Ivanovic (mise en place la veille même !) plutôt que de lancer le jeune Jeffrey Bruma pourtant défenseur central de formation.
Cette déroute aura même des allures de Bérézina avec un boulevard dans l’axe découvert, des latéraux bien trop haut en même temps, le seul Mikel en couverture de la défense ; une équipe déstructurée et sans énergie, des joueurs loin de leur condition optimale : Drogba avec la Malaria, Malouda avec une cheville en vrac, Ramires en période d’adaptation, Bosingwa sans repères depuis son retour de blessure. Malgré un Cech impérial et décisif avant la mi-temps, Sunderland se vengera de ses dernières humiliations subies face aux Blues à Stamford Bridge (0-5 et 2-7) en inscrivant 3 buts par Onuoha, Gyan et Welbeck en fin de match ; les deux premiers buts profitant d’une largesse incroyable de Chelsea dans l’axe. Suivront une défaite à Birmingham (0-1 et un Ben Foster infranchissable), trois nuls à Newcastle, contre Everton et à Tottenham (marqué par le retour de Lampard et un pénalty manqué par Drogba dans le temps additionnel).
Chelsea toujours loin de son collectif et de sa puissance démontrée lors de la saison précédente et en début de saison, ne parvenait toujours pas à enrayer cette chute, marquée par des absences notables (Lampard, Terry, Alex, Essien et un Drogba fortement diminué) et pas non plus aidé par des joueurs offensifs qui donnaient l’impression de trier leurs efforts (Malouda, Kalou, Anelka…). Le match à White Hart Lane a constitué une première occasion – manquée – de se relancer totalement en frappant un grand coup en gagnant contre une grosse équipe. Chelsea ne ramènera qu’un nul.
Chelsea pensait repartir du bon pied en affrontant la dernière équipe battue avant ce trou noir ; Arsenal. Avec des cadres toujours aussi loin de leur niveau habituel et un Lampard invisible car en reprise, les Gunners parviendront à plier le match assez rapidement avant et après la mi-temps, 3-1).

Avec le spectre d’une non-qualification pour les phases de Poule de la C1 qui aurait des conséquences désastreuses financièrement sur un club pas encore stabilisé avec un bilan déficitaire mais en diminution (dû aux indemnités de licenciement de Mourinho et Scolari notamment) Chelsea se devait de réagir. Ancelotti ayant emmagasiné suffisamment de crédit avec sa saison doublement victorieuse, son poste est resté globalement peu menacé pendant cette période ; puisqu’il a du se débrouiller avec un effectif qu’il n’a pas choisi de réduire autant. Les joueurs ont pris leurs responsabilités contre Bolton (1-0) et seront rejoints tardivement face à Aston Villa (3-3). Suivra une défaite à Wolverhampton qui marquera définitivement la fin de cette mauvaise passe, mais faisant apparaître de manière la plus flagrante possible les carences de la formation avec ce collectif dessoudé et cette inefficacité devant le but adverse.
Un souci tactique tout d’abord, des arrières latéraux trop hauts en même temps (Cole et Bosingwa) et une incapacité à gérer efficacement le pressing adverse volontairement concentré dans l’axe mal couvert. Mikel s’est pourtant remarquablement bien comporté durant cette première partie de saison en minimisant les dégâts , étant capable de relancer, conserver le ballon et contenir un pressing adverse relativement intense (par rapport a la norme générale des milieux défensifs).

Cette tactique a été mise en place contre Chelsea pour la première fois par Roberto Martinez l’année précédente avec Wigan (qui avait infligé sa première défaite à Ancelotti, avec la manière); et elle a été la cause récurrente des difficultés de Chelsea durant cet automne/hiver désastreux (mise en place à chaque match depuis la rencontre contre les Wolves à domicile). Cela aura des effets d’autant plus flagrants sur le jeu de Chelsea qu’Ancelotti n’a pas su s’adapter assez vite ou trouver une solution a cette déliquescence tactique et collective (ainsi qu’un déchet incroyable sur les coups de pieds arrêtés, notamment les corners) d’une formation alors parmi les plus solides en Europe dans ce domaine. Le jeu de l’équipe semblait incroyablement prévisible, stéréotypé et « contrable » facilement avec ces latéraux en position avancée, les défenseurs centraux excentrés et un boulevard dans l’axe… Et offensivement Chelsea restait souvent sans solution, sans ses nombreux buts du venant milieu de terrain a l’image des dernières saisons (Lampard, Essien, Ballack, Deco… partis ou en méforme) et sans buteur régulier (Drogba diminué et mué dans un rôle de passeur ; Kalou limité et Anelka rapidement sans énergie a force d’enchainer les matchs depuis 3 ans).
La faiblesse numérique de l’effectif rendait les compositions connues d’avance (quand Ancelotti ne les donnait pas déjà en conférence de presse la veille… !). L’intégration des jeunes prévue sur le papier n’a finalement pas été réalisée en Championnat lors de la première partie de saison : 10 entrées en jeu pour Sturridge, rien pour Van Aanholt, rien pour Bruma, quasiment rien pour Kakuta, rien pour Borini (placardisé pour des raisons inconnues à l’intérieur du club malgré ses exploits répétés en équipe réserve…).
Les carences de l’effectif étaient déjà visibles les saisons précédentes (suite aux départs d’Andrei Shevchenko et de Claudio Pizarro, Chelsea ne disposait plus que de deux attaquants de métier avec Drogba et Anelka, Kalou pourtant axial mais converti en ailier depuis plusieurs saisons). La nécessité de disposer d’un attaquant supplémentaire semblait évidente pour instaurer un turnover et varier les possibilités offensives.
Le départ de Ricardo Carvalho – non comblé par un Jeffrey Bruma qui disputera son premier match de Championnat seulement début janvier – couplé à la blessure d’Alex, les problèmes de dos de John Terry (les médecins redoutaient un lien entre ses problèmes de dos et ses problèmes nerveux à la jambe, ce qui n’a au final pas été le cas, ce qui n’a pas empêché Terry de jouer avec une douleur insoutenable après les matchs pendant 3 mois) va amener Chelsea a considérer la possibilité de recruter un défenseur supplémentaire.

Le mois de Janvier sera l’occasion de se relancer totalement pour les joueurs de Carlo Ancelotti avec des victoires successives contre Blackburn, Bolton et Sunderland avec une évolution tactique notable. Organisés en 4-3-3 contre l’équipe des vendeurs de poulet, les Blues ont entamé la première période à Bolton (dans ce stade qui réussit tant à Chelsea, 8 victoires consécutives sans encaisser de but et lieu où les Blues se sont assurés du titre de 2005) dans le même dispositif avant de basculer peu après le retour de la mi-temps dans un 4-4-2 avec deux milieux axiaux (Mikel un cran en dessous d’Essien) flanqués de Malouda à gauche et de Ramires à droite (poste qu’il occupait au Benfica Lisbonne). Ce passage au 4-4-2 a présagé l’arrivée imminente d’un attaquant supplémentaire (il faut 4 attaquants pour jouer dans ce système, Kalou étant de nouveau considéré comme son poste de formation c’est-à-dire attaquant de soutien) et est aussi apparu comme une solution crédible pour régler le problème des latéraux en disposant de deux vrais joueurs de couloir capables de percuter et de revenir défendre ainsi que de boucher leur couloir (solution possible pour que Bosingwa ne soit plus livré à lui-même en phase défensive…). Dans les dernières heures du mercato d’hiver, Chelsea va enregistrer l’arrivée de Fernando Torres en provenance de Liverpool pour 58M ainsi que de celle de David Luiz, la valeur montante au poste de défenseur central et International Bresilien arrivé en provenance du Benfica Lisbonne pour près de 20M.
Chelsea se déplacera à Sunderland le lendemain dans un nouveau schéma, le 4-3-1-2 formé d’un trio Essien-Mikel-Lampard et Nicolas Anelka derrière les deux attaquants Drogba et Kalou. La performance remarquable d’Anelka laissera comme sentiment que les places seront chères en attaque.
La visite de… Liverpool pour les premiers pas d’un Torres émoussé va couper cet élan, Dalglish venu avec un 3-4-2-1 « Old School » et deux wing-back (Johnson & Kelly) va réussir à contrer totalement un Chelsea qui n’aura pas réussi à trouver la solution, s’entêtant a passer dans un axe pourtant blindé de Scousers (0-1).
Le 4-3-1-2 va repartir comme il est arrivé, pour faire place au 4-4-2 esquissé à Bolton ; suite à un nul à Fulham à la St Valentin, Chelsea va disputer le match capital qu’il devait disputer en Décembre contre Manchester United, repoussé pour un terrain impraticable et des abords du stade rendus dangereux. Match entaché d’une polémique sur la présence des deux recrues des Blues (Torres et David Luiz arrivés après la date initiale du match), Chelsea va finalement se relancer totalement en revenant à 6 points de Manchester United avec une victoire 2-1 et des buts de David Luiz et Lampard répondant à l’ouverture du score de Wayne Rooney à la demi-heure de jeu (Chelsea comptait potentiellement 12 points de retard à la mi-temps).

La machine relancée, les Blues vont enchaîner deux victoires à Blackpool et contre Manchester City en profitant de leurs nouvelles possibilités offensives : Kalou passeur pour Lampard, Drogba et Torres alignés devant à Blackpool ; Kalou en soutien de Torres et Drogba passeur pour Luiz contre Manchester City. Lors d’un déplacement toujours compliqué à Stoke City, Chelsea va ramener un seul point mais va voir Drogba marquer son premier but depuis 11 matchs d’une tête plongeante à la « Osgood », lors d’un match agréable entre deux formations qui vont frapper deux fois les montants chacune. Suivront 5 victoires consécutives contre Wigan (et un but contestable entaché d’une faute sur Al-Habsi pourtant excellent tout le match), West Bromwich Albion (l’équipe en forme du moment), Birmingham City (marqué par les premiers pas de Ryan Bertrand au poste de latéral gauche) où Chelsea va grimper à la 2e place du Classement Général au bénéfice d’une meilleure différence de but qu’Arsenal. Fernando Torres inscrira enfin son premier but lors du West London Derby contre West Ham United où Chelsea va assommer son adversaire grâce à un but de Lampard devant ses anciens fans, de Torres suite a un ballon glissé entre deux défenseurs par Anelka ; l’espagnol qui a fusillé Robert Green sans regarder le but, puis finalement Malouda de la sortie de la surface sur une passe de… Torres.

Les Blues vont également remporter la rencontre capitale contre les Tottenham Hotspurs, ce fameux match entaché d’une polémique et de 3 buts non valables : la touche qui amène le but de Sandro n’était pas à Tottenham, la frappe de Lampard n’est pas totalement entrée dans le but (même si sur certains plans le ballon apparaît bel et bien entré) et Salomon Kalou hors jeu d’un pied sur le but vainqueur.
Peu importe, Chelsea était alors à 3 points du Leader Manchester United grâce a cette remontée aussi incroyable qu’inespérée et avait même les moyens de revenir à égalité avec Manchester United en cas de victoire à Old Trafford. De retour de manière surprenante à un 4-3-3 (offrant davantage de maîtrise au milieu de terrain sur le papier ?) sans saveur pour cet affrontement, Chelsea va complètement passer à côté de son match, pas non plus aidé par le coaching totalement manqué d’Ancelotti alignant un Kalou invisible, Luiz perdu (et remplacé par Alex à la mi-temps) et laissant Benayoun sur le banc alors qu’Essien a lui aussi été méconnaissable… Avec 6 points de retard pour les deux dernières journées, Chelsea n’aura pas réussi le come-back parfait ni a conserver son titre. Avec une fin de cycle annoncée, Chelsea va finir la saison en roue libre contre Newcastle (retour d’Alex buteur et McEachran débutant la rencontre, 2-2) puis à Everton où l’ancien trainee de Chelsea Jermaine Beckford va saborder pour la deuxième fois Chelsea en marquant un but tout en réussite en partant de son camp. Ancelotti sera « démissionné » peu après le match (dans le tunnel de Goodison Park), il quittera ses fonctions après le match par consentement mutuel n’ayant pas réussi à remporter un trophée. Le Board de Chelsea a été convaincu de la nécessité de démarrer un nouveau cycle en constatant également une chute du niveau global du jeu de l’équipe et son important affaiblissement tactique.

Quels ont été les tournants ? Quels responsables ?
Si on voulait trouver des responsables a cette saison paradoxale, on ne pourrait que blâmer le club lui-même… En interne, où les intérêts personnels passent facilement devant l’aspect purement sportif avec des décisions importantes qui ne sont pas prises par l’entraineur comme cette vague de départs non compensée efficacement (Ramires étant un tout autre style que Ballack, le Brésilien ne disposant pas du bagage tactique capital de l’Allemand depuis plusieurs saisons ; Benayoun rapidement blessé après des débuts encourageants…) mais masquée par cet écran de fumée de l’intégration des jeunes joueurs, relativement inconcevable dans un club aux ambitions de Chelsea.
Comment expliquer le débarquement aussi soudain qu’inattendu de l’adjoint Ray Wilkins a la mi-temps d’un match de la Reserve de Chelsea et la veille d’un match contre Sunderland ? Joueur puis entraîneur du club ayant passé plus de 40 ans à Chelsea ; son contrat était arrivé à expiration en Septembre, il naviguait à vue avec des renouvellements. Wilkins était le confident des joueurs, l’âme du club, qui remotivait en permanence les troupes… Celui avec qui Ancelotti s’est rapidement lié d’amitié, Wilkins étant celui qui a facilité l’adaptation de l’Italien au football Anglais l’année précédente. Remplacé par Michel Emenalo, l’ancien superviseur de l’opposition et sans réel charisme ou expérience du poste, mais proche de Roman Abramovitch (envoyé en mission d’espionnage ?).

Paul Clement, Carlo Ancelotti, Michel Emenalo et Christophe Lollichon

Comment expliquer cet immobilisme tactique d’Ancelotti durant la saison ? Certes il a peu été aidé par le manque d’options à sa disposition, mais le jeu de l’équipe n’avait plus aucune profondeur, plus de variation… Comment expliquer aussi qu’il faille attendre des suspensions ou des blessures pour qu’Ancelotti en arrive à changer ses intouchables (Malouda entre autres) ? Pourquoi n’a t’il pas spontanément fait confiance à Sturridge par exemple ? Que dire de sa communication diplomatique en conférence de presse ?
Semaine après semaine l’équipe a cessé de dérouler sur 90mn pour ne jouer plus qu’une mi-temps sur deux comme contre Blackpool, l’OM, Zilina… puis a finalement complètement chuté par la suite physiquement et mentalement.
Les coups de pied arrêtés (corners, coups francs) ont été saccagés tout au long de la saison (aucun tireur de corner efficace excepté Drogba en début de saison, Malouda a vendangé, tout comme Anelka ou Zhirkov…) avec très peu de buts inscrits sur ces phases par rapport aux autres saisons ; peu de mouvements sur les corners (pas de tactique préétablie apparente)…

L’élimination précoce en League Cup
Issue rapide en League Cup, Ancelotti qui pensait se servir de cette compétition pour lancer des jeunes n’aura eu l’opportunité d’aligner ses Van Aanholt, Sturridge, Kakuta, Bruma et de faire entrer McEachran une seule fois puisque c’est Newcastle qui va éliminer les Blues sur leur pelouse.
Avec un Turnbull fautif directement ou indirectement sur les 4 buts, Chelsea était pourtant parvenu à revenir de 1-3 à 3-3 grâce à un Nicolas Anelka inspiré. Buteur, Van Aanholt a fait forte impression dans son couloir gauche tout comme McEachran qui a transformé l’équipe a sa rentrée en apportant sa simplicité et son talent, à 17 ans seulement. Shola Ameobi mettra fin au suspense en fin de match en marquant librement dans les 6m suite a un corner en fin de match.

Un parcours guère plus long en FA Cup
Chelsea était en lice pour un triplé non réalisé depuis les années 1980 (où Tottenham avait remporté 3 fois le trophée entre 1981 et 1983) n’a pas pu dépasser le stade des 1/16e de finale cette fois ci. Le carton contre Ipswich Town (7-0) disputé juste après l’humiliante défaite à Wolverhampton a véritablement boosté la confiance du groupe qui a trouvé son nouvel élan de la deuxième partie de saison a partir de ce match. Un doublé de Lampard, des buts de Kalou, Anelka et Sturridge ainsi qu’un c.s.c de Edwards ont permis de franchir allègrement l’ « obstacle » Ipswich qui avait licencié son manager Roy Keane quelques jours auparavant…
Un tirage plus compliqué au tour suivant, à Everton où Chelsea n’a plus gagné depuis 2007 en Championnat et 2008 en League Cup ; un but de Kalou en fin de match annulant l’avantage des Toffees pris par Saha impliquant un Replay 3 semaines plus tard à Londres.
Chelsea est tombé sur un os au retour, après avoir manqué des occasions devant le but (Malouda, Lampard, Terry) a finalement pris l’avantage en Prolongation avec un but de Lampard et un dénouement tragique avec ce coup franc de la dernière chance expédié en lucarne par l’excellent Leighton Baines et une défaite aux tirs au but devant un Shed End acquis à la cause Evertonian suite aux ratés de Cole et Anelka.

La campagne de Ligue des Champions 2011
Objectif annoncé du club depuis près d’une dizaine d’années, la victoire finale en C1 n’interviendra pas cette saison où les Blues seront éliminés en quart de finale. Bénéficiant d’une poule largement à leur portée avec le Spartak Moscou, l’OM et le MSK Zilina ; Chelsea va disposer facilement du MSK Zilina en une mi temps (sans jouer l’autre) 4-1, puis en dominant l’Olympique de Marseille dans tous les domaines (2-0 et 3 frappes sur les montants). Deux victoires lors de la double confrontation contre le Spartak Moscou, 2-0 puis 4-1, deux scores qui ne reflètent pas vraiment la physionomie de ces matchs, le premier a été débloqué par un exploit de Yuri Zhirkov et le deuxième par un doublé tardif de Branislav Ivanovic masquant les difficultés rencontrées par Chelsea dans le jeu… mais assurant la qualification en 1/8 de finales de la Champions League pour la septième année consécutive.
Une victoire poussive contre un MSK Zilina qui avait pourtant ouvert le score face à une équipe de Chelsea rajeunie à Londres pour assurer la première place du groupe et un match sans enjeu perdu sur le terrain de l’Olympique de Marseille ont précédé un tirage clément pour les 1/8e de finale avec le Champion Danois du FC Copenhague de l’ancien joueur de Chelsea Jesper Grønkjær. Qualification assurée au match aller sur la pelouse Danoise gelée et un doublé de Nicolas Anelka. Le match retour aura peu d’intérêt, l’absence d’enjeu a tué le jeu avec un nul sans but.
Le tirage des quarts de finale verra Chelsea affronter Manchester United, Chelsea qui perdra la première manche sur sa pelouse en manquant de réalisme offensivement et en se voyant privé d’un penalty en fin de match suite à une faute sur Ramires seul face au but et déstabilisé par Patrice Evra. Au match retour alors qu’on pensait un Chelsea revanchard, les Blues ont cherché la solution face à Manchester United sans la trouver. Un Torres esseulé et préféré à Drogba devant et un milieu sans impact (ce qui faisait la force des affrontements Chelsea/MU par le passé) ; le réalisme de Chicharito et Park ont mis fin au peu de suspense que cette rencontre comportait.

Le bilan individuel :

PETR CECH (1) : Décisif a de nombreuses reprises, joueur le plus régulier de son équipe et fournissant les performances les plus consistances quelque soit le déroulement des évènements, il recevra logiquement le trophée de joueur de l’Année étant le 5e gardien du club à recevoir la distinction après Bonetti (1967), Borota (1981), Niedzwiecki (1986) Cudicini (2002).
Soumis à des scénarios où il n’avait quasiment aucune prise de balle a faire mais où il devait réussir un seul arrêt magnifique (Blackpool H, Wigan A, Zilina A, Blackburn A), Cech a aussi sauvé la mise de son équipe de manière remarquable comme face à Sunderland à domicile (sa double parade devant Gyan et Malbranque avant la mi-temps) ou bien lors du derby londonien à Fulham où il stoppe le pénalty de Dempsey dans le temps additionnel pour préserver le point du nul. On pense aussi au match à Stoke City où il réalise des parades de grande classe sur corner et sur un missile de Mark Wilson en le détournant sur sa barre.
Il a aussi une fois de plus démontré sa régularité, son sens du timing incroyable dans ses sorties (pas une seule sortie aérienne manquée grossièrement), ses reflexes sur sa ligne, ses prises de balle (peu d’arrêts en deux temps) et sa relance parmi les meilleures au monde, au pied où il trouve un point d’appui où une zone précise sans difficultés mais aussi à la main où il a cette capacité a relancer rapidement pour lancer un contre.
Highlights : Sa saison entière à vrai dire, mais on peut citer sa prestation contre Sunderland ou son pénalty arrêté à la dernière minute lors du SW6 Derby, sa parade incroyable à Blackburn sur le lob de Diouf.
Lowlights : Eventuellement son match à Sunderland où il n’est pas irréprochable sur les buts de Bardsley et Richardson et sa prise de bec avec Ivanovic en première mi-temps lors de la visite de Liverpool, entraînant l’incompréhension à l’origine du but de Meireles plus tard dans le match.

ROSS TURNBULL (22) : Une année peu convaincante, dans l’ombre imposante de Petr Cech lui empêchant de disputer quelques matchs tant le tchèque est régulier performant et rarement blessé. Quelques bourdes et erreurs techniques grotesques, il ne dégage de sérénité ni dans ses prises de balle, ni dans sa communication ou ses sorties, ni dans son placement (sur le coup franc de Ryan Taylor en Carling Cup…). Quelques autres matchs corrects contre Zilina à domicile par exemple.
L’unique raison de sa présence réside dans le fait qu’il est Anglais et formé en Angleterre pour remplir le quota de l’UEFA et de la Premierleague (HomeGrown).
Highlight: Son match correct contre les Slovaques de Zilina (!).
Lowlight: L’élimination de Chelsea en Carling Cup où il est fautif sur les 4 buts.

HENRIQUE HILARIO (40) : Une année de vacances à Londres tout frais payés, il a disputé deux matchs dans la saison (aucune apparence en Reserve) ; Francfort et le Community Shield en assurant le minimum syndical tout en ayant toujours autant de mal sur ses relances au pied. Voué a rester encore une dernière saison au club.
Highlight : Sa prestation lors du Community Shield où il assure le minimum.
Lowlight : Son absence de toutes les feuilles de matchs d’équipe première ou Reserve durant la saison.

JOSE BOSINGWA (17): De retour d’une blessure au genou qui l’aura tenu éloigné des terrains pendant près d’un an, le privant de Coupe du Monde ; le latéral portugais a eu énormément de mal a retrouver ses repères tactiques qu’il avait pourtant remarquablement rapidement mis en place lors de sa première saison à Chelsea. Peu aidé par un système qui ne lui amenait pas de soutien direct (le 4-3-3 et l’absence d’un vrai ailier droit devant lui), se retrouvant souvent seul a négocier des situations de un ou deux contre un et ayant perdu sa condition physique pour amener offensivement tout en pouvant réaliser des retours de qualité, il a réalisé une saison globalement très moyenne.
Highlight : Son match contre Wolverhampton à domicile.
Lowlights : Son manque de repères et de confiance l’amenant parfois à en faire trop ou n’importe quoi, et à commettre des erreurs de jugement grossières. Son but contre son camp à Wolverhampton, et une performance très moyenne lors de la visite de Manchester United en Quart de Finale aller de la C1.

PAULO FERREIRA (19) : Le professionnel par excellence, devenu 3e choix depuis l’arrivée de Bosingwa et Ivanovic, il ne s’en plaint pas même si il reste les 2/3 du temps sur le banc et doit subitement dépanner en urgence à un poste où il n’a plus évolué depuis 2007 (à Liverpool) et s’y préparer la veille.
Il est toujours capable d’aller de l’avant pour délivrer des centres magnifiques. Un de ceux qui s’entrainent le plus dur à l’entraînement, Ferreira est un modèle de modestie, d’humilité et de professionnalisme. Régulièrement capitaine en l’absence de Terry, Lampard et Drogba.
Highlights : Ses centres de très grande qualité distillés lorsqu’il a eu l’opportunité de jouer (West Ham, Birmingham City).
Lowlight : Son match catastrophique contre Sunderland en défense centrale, à sa décharge ce n’est pas son poste de formation et il a du s’y préparer la veille.

BRANISLAV IVANOVIC (2) : Arrivé sur la pointe des pieds en provenance du Lokomotiv Moscou à l’hiver 2008, il a passé 6 mois en réserve sous Grant puis a réalisé des performances correctes sous Luis Felipe Scolari dans l’axe où sur un côté avant de réellement prendre son envol suite à son doublé à Liverpool en quart de finale de C1. Il bénéficie de conditions a son avantage la saison suivante, Bosingwa se blesse gravement à Aston Villa et Ancelotti décide de faire confiance au Serbe. Une année pleine et un titre de meilleur latéral de Premier League plus tard, Ivanovic a entamé cette saison avec la ferme envie de se faire sa place dans l’axe d’autant que le Portugais Carvalho est parti à Madrid. Alex débute la saison titulaire dans l’axe mais la méforme de Bosingwa contraint Ancelotti a utiliser le Serbe sur un coté. Alex se blesse rapidement et Ivanovic s’installe dans l’axe, et prenant une envergure énorme en duel, dans les airs et avec une bonne relance. Il sera le seul défenseur complètement valide de l’effectif, au point même de disputer 5 matchs sous la menace d’une suspension au cours de l’hiver lui interdisant le moindre carton.
L’arrivée de Luiz va le repousser sur un côté en deuxième moitié de saison.
Toujours aussi rigoureux défensivement, il a pris une nouvelle dimension offensivement avec ses montées au poste de latéral, ne se contentant plus de centrer à 30m du but mais en tentant des combinaisons et même des débordements. Dans l’axe il a été le joueur le plus dangereux sur les coups de pied arrêtés avec sa science du jeu aérien lui permettant de faire la course juste et le bon déplacement pour placer sa tête. Il totalise 6 buts dont 3 dans la même semaine de Novembre ainsi que ses nombreuses tentatives sur les montants. Mais plus généralement dans son attitude, il est vraiment devenu un élément clé de son équipe qui tentait régulièrement d’amener le danger lorsque les joueurs offensifs n’y arrivaient pas avec des montées rageuses et un engagement de tous les instants. Une excellente saison individuellement (2e du Player of the Year derrière Cech).
Highlights : Ses montées vers l’avant balle au pied ou sa force dans les airs, ponctuée de buts décisifs et particulièrement celui inscrit à Blackburn en fin de match. Son sens du sacrifice pour jouer 5 matchs sous menace d’une suspension. Sa prise de confiance et d’importance dans le groupe.
Lowlights : Indirectement, l’arrivée de David Luiz a éclipsé sa position d’indiscutable dans l’axe des premiers mois de la saison.

ALEX (33) : Saison courte mais globalement très bonne pour le puissant défenseur Brésilien, ses performances ont toutes été excellentes dans l’axe en première partie de saison. Avec un secteur défensif diminué, il a du repousser une intervention chirurgicale au genou pour disputer 5 matchs (dont un entaché d’une erreur de communication avec Cech à St James Park amenant le but d’Andy Carroll, et une performance laissant apparaître la nécessité qu’il stoppe). Il sera absent de Décembre à mi-Mars et disputera les deux matchs contre Manchester United, le nul concédé face à Newcastle avec une prestation solide (et un but) ainsi que la défaite anecdotique à Everton. Toujours aussi imposant dans la surface de réparation en duel, ses montées balle au pied ne sont pas en reste, tout comme ses coups francs.
Highlights : Sa première partie de saison, son coup de canon contre Marseille (sur le poteau) ou Arsenal (au fond des filets cette fois-ci). Son retour marquant en fin de saison.
Lowlights : Ses deux blessures qui l’ont tenu éloigné assez longtemps des terrains, et sa mésentente avec Cech à StJames Park.

TERRY (26) : Capitaine exemplaire tout au long de la saison, dont il disputera 33 matchs, toujours aussi capital pour son équipe tant défensivement que lorsqu’il s’agit de remotiver l’équipe et amener son charisme et son influence sur le groupe. En son absence, Chelsea va perdre contre Sunderland, Birmingham et concéder le nul à Newcastle en l’espace de 4 matchs. Son retour marquant contre Everton n’empêchera pas Beckford de saborder les espoirs des Blues une première fois à Stamford Bridge en fin de match.
Terry souffrant de soucis récurrents de dos (à l’instar de Ricardo Carvalho ou Andreï Shevchenko les saisons précédentes) et depuis la saison précédente de douleurs nerveuses à la jambe, est resté dans l’attente anxieuse du verdict des médecins sur une possible corrélation des deux douleurs (qui pourrait avoir des conséquences importantes lorsque Terry atteindrait la quarantaine). Terry disputera tout de même la première partie de saison avec des douleurs insoutenables après les matchs, avant qu’il trouve une solution à partir de l’hiver et après un verdict positif des médecins.
Toujours aussi imposant en duel et précieux par sa relance et sa couverture des montées d’Ashley Cole, il pensait donner la victoire à Chelsea début Janvier en marquant le but du 3-2 contre Aston Villa a la fin du temps règlementaire mais sera dénié par l’égalisation tardive de Ciaran Clark. Le but de Terry avait une portée symbolique largement illustrée par la célébration du but autour d’Ancelotti.
Highlights : Sa présence stabilisant la défense des Blues, son influence. Son but contre Aston Villa et la célébration qui a suivi.
Lowlights : Son absence entre la 12e et la 16e journée où Chelsea a ouvert les vannes derrière.

DAVID LUIZ (4) : Arrivé durant le mercato d’hiver, il aura un impact immédiat et sera rapidement adopté par les fans pour son look et son style de jeu caractéristique mêlant technique et explosivité avec une solidité en duel. Immédiatement dans le bain avec des matchs impressionnants de maîtrise et d’assurance contre Manchester United (marquant un but et échappant de justesse à un deuxième jaune) ou Manchester City, il a tout de même besoin d’acquérir davantage de rigueur défensive et de modérer ses prises de risque. Ses montées sont souvent intéressantes (il a l’intelligence de jeu et la technique d’un 8/10) mais cela crée des espaces énormes dans son dos, contre Manchester United au Bridge cela aurait pu couter cher à Chelsea. Ses interventions loin de sa ligne de défense peuvent également être sujettes à critiques notamment après son match à Stoke City où outre sa difficulté en duel (contre Kenwyne Jones dans un bon jour, peu peuvent se vanter de l’étouffer le temps d’un match) il s’était trop facilement livré et pouvait se faire aspirer bêtement comme sur l’action qui amène le but de John Walters, ou sur des crochets du trinidadien.
Highlights : Ses débuts fracassants contre Fulham et son match parfait contre Manchester City, son but contre Manchester United qui remet les Blues dans le sens de la marche.
Lowlights : Son match à Stoke City où il est apparu perdu en duel ou en se faisant aspirer trop facilement. Sa mi-temps catastrophique à Manchester United et sa mise au ban lors des deux derniers matchs de la saison.

JEFFREY BRUMA (43) : Fort de performances remarquées en équipe réserve les dernières saisons (avec sa puissance, sa polyvalence, ses montées balle au pied et ses coups francs de près), le jeune Hollandais était devenu 4e choix en défense centrale cette saison mais bien uniquement sur le papier… Alors qu’on pensait qu’Ancelotti allait le lancer lorsque Terry et Alex étaient indisponibles contre Sunderland, l’Italien lui a finalement préféré Paulo Ferreira. Symptomatique ! Il a disputé 3 matchs entiers, contre Newcastle en Carling Cup, Zilina en C1 et Aston Villa en Championnat. Avec sa qualité dans la relance mais quelques difficultés contre des gabarits Premierleague (Ameobi, Heskey) il représente l’avenir du club. Prêté à Leicester City en deuxième moitié de saison où il a évolué en défense centrale et également au milieu de terrain.
Highlights : Son premier match contrasté contre Aston Villa et ses relances de grande qualité.
Lowlights : Ses difficultés en duel contre Newcastle, ou Aston Villa dans les airs.

ASHLEY COLE (3) : Parce qu’un Ashley Cole stratosphérique a besoin d’un collectif en marche autour de lui, pour s’appuyer sur Lampard et Malouda pour combiner et Terry pour couvrir ses montées ; il aura réalisé une moins bonne saison que la précédente, seulement excellente. Joueur régulier et performant quoi qu’il arrive, véritable garantie défensive (rarement effacé par un adversaire) et mobylette offensive avec ses retours impeccables et ses montées toujours intelligentes (4 passes décisives cette saison, comme la précédente).
Il a disputé tous les matchs de championnat et est sorti une seule fois, au profit de Ryan Bertrand (voir plus loin). A battu le record de 79 sélections pour un latéral Anglais (établi par John Barnes entre 1983 et 1995) dans le courant de la saison et a été élu dans l’équipe de l’année en Premier League (seul joueur de Chelsea dans ce cas).
Malgré une vie privée toujours aussi tourmentée, cela n’a néanmoins aucun effet sur ses performances sur le terrain, tout comme son âge qui semble vraiment réduit a sa simple valeur numérique sans aucun poids sur sa fraîcheur semaine après semaine. Elu Joueur de l’Année par ses coéquipiers
Highlights : Sa régularité à toute épreuve, Cole a été un des 17 joueurs avoir disputé tous les matchs de Championnat (31 minutes d’absence).
Lowlights : Son divorce avec Cheryl Cole, son expérience Cole of Duty au centre d’entraînement (blessant un étudiant à Cobham avec une carabine), sa passe en retrait molle offrant à Welbeck le 3e but de Sunderland à Stamford Bridge et son pénalty manqué contre Everton lors de la séance de T.A.B.

PATRICK VAN AANHOLT (38) : Marquant son premier but contre Newcastle en League Cup, son match n’a pas été sans rappeler l’illustre titulaire habituel a ce poste avec cette manière se projeter vers l’avant. Disposant d’un énorme potentiel offensif, d’une intelligence de jeu et capable de faire des belles percées ou combinaisons devant, il a tout de même intérêt à acquérir de la rigueur défensive. Prêté à Leicester City en deuxième partie de saison.
Highlights : Sa performance en League Cup contre Newcastle, ponctuée d’un but.
(Lowlights): Son côté foufou, même si c’est loin d’être problématique pour son âge.

RYAN BERTRAND (34) : Le grand espoir de Chelsea au poste de latéral gauche : arrivé de Gillingham en 2005, il a acquis de l’expérience en équipe Youth puis en équipe réserve. Il sera prêté successivement à Bournemouth puis Oldham et à Norwich City (où il vivra une expérience compliquée individuellement et marquée collectivement par une descente des Canaries). Il passera la saison 2009/2010 à Reading où il s’imposera comme un des meilleurs joueurs de son équipe (avec McAnuff, Kebe, Karaçan, Long, Mills…). Chelsea va à nouveau prêter le latéral Anglais, cette fois ci à Nottingham Forest, l’équipe offensive emmenée par Billy Davies où il s’acclimatera de manière idéale. Revenu à Chelsea durant le mercato d’hiver, il a fait une entrée en jeu contre Birmingham, remplaçant Ashley Cole et délivrant un centre parfait pour Florent Malouda qui inscrira le 3e but des Blues. Disposant d’une expérience conséquente de la Football League (150 matchs), c’est un latéral équilibré entre une rigueur défensive et un attrait offensif très intéressant. Rapide et profitant d’un bagage technique assez complet notamment dans les petites espaces, il est International Anglais U21 et occasionnellement capitaine.
Highlights : Sa passe décisive lors de ses débuts réussis contre Birmingham.
Lowlights : Jouer à un poste où le titulaire est indétrônable ?

JOHN OBI MIKEL (12) : Saison contrastée pour le milieu de terrain Nigérian : une première partie de saison remarquable dans son rôle de Holding Midfield devant la défense, permettant de couvrir les montées des latéraux puis par la suite de réduire la casse en parvenant à contenir efficacement un pressing dense dans l’axe. Il n’a toujours pas marqué en 116 matchs de Premierleague mais sa science du jeu long, sa qualité de relance, sa conservation de balle au milieu de joueurs adverses, sa qualité de tacle (en net progrès depuis ses débuts) et son bagage tactique en font un milieu de grande qualité. Les entraîneurs successifs à Chelsea l’ont positionné à différents postes, mais ses qualités ont toujours laissé penser que ce joueur avec une formation de 10 pouvait jouer plus haut sur le terrain.
Highlights : Sa douzaine de passes manquées lors des 10 premiers matchs de la saison, un ratio de passes (pas toujours les plus faciles) incroyable.
Lowlights : Sa mise à l’écart en deuxième partie de saison, offrant moins de solutions dans le 4-4-2 que dans le 4-3-3, le joueur reconnait lui-même avoir mal vécu cette décision relativement inexpliquée par le staff.
FRANK LAMPARD (8) : Eloigné des terrains pour la période la plus longue de sa carrière, son absence va contraindre Ancelotti a tâtonner pour trouver une bonne formule au milieu de terrain sans y parvenir au vu de l’influence et de l’importance de l’Anglais dans le jeu de Chelsea. Blessé de fin Aout à l’adducteur (avec un problème de hernie à ce même endroit), son retour a été repoussé semaine après semaine jusqu’à fin octobre où il a fait son retour sur la pelouse de Tottenham. Suite à une période de rodage durant laquelle il a été relativement transparent (à Arsenal ou Wolverhampton) ou ne brillant que par intermittence (contre Bolton ou Aston Villa), il est reparti du bon pied au moment qui coïncide avec le renouveau de Chelsea mi-Janvier. Malgré un peu de déchet logique dans son jeu, il a par exemple manqué- ce qui en temps normal aurait été relativement inexplicable – de nombreuses occasions franches de but contre Everton en FA Cup avant de finir par marquer à bout portant. Retrouvant son tranchant petit à petit, il va être décisif lors de la course poursuite du leader Manchester United avec 5 buts et 2 assists en l’espace de deux mois et une influence retrouvée sur le jeu de son équipe (mais toutefois loin de ses meilleures périodes par le passé). Il redonnera espoir à son équipe lors de la rencontre au sommet à Old Trafford mais ca ne sera pas suffisant pour revenir au score. Capitaine de la sélection pour la première fois de sa carrière lors de Danemark-Angleterre.
Highlights: Ses buts en deuxième partie de saison, mais particulièrement le penalty de la victoire contre Manchester United à 10mn de la fin du match.
Lowlights: Son absence de fin Aout à Décembre que Chelsea a payé cash tant l’Anglais est important dans l’équilibre et le jeu de son équipe.

NASCIMENTO RAMIRES (7) : Arrivé fort d’une saison réussie et d’un statut d’International Brésilien, annoncé comme un milieu assez complet et au profil atypique, sa saison s’associe à une montée en puissance pendant toute la durée de la compétition. Joueur porté vers l’avant, redoutable joueur de contres avec une vitesse balle au pied et des courses verticales pour amener le soutien aux ailiers ou le surnombre dans l’axe ; il dispose également de qualités athlétiques au dessus de la moyenne avec son coffre physique, son volume de jeu et sa capacité à encaisser les coups. Il imprime également un impact physique important et dispose d’une grande qualité dans ses passes vers l’avant et d’une bonne qualité de centre.
Ancelotti a été contraint de lancer le Bresilien plus vite que prévu suite à la blessure de Frank Lampard, après des débuts convaincants contre West Ham et Blackpool, il aura du mal a montrer de la complémentarité avec Yuri Zhirkov dans ce milieu recomposé associant deux profils similaires laissant des espaces dans leurs dos lors de leurs montées. Sa perte de balle à Manchester City a amené le but de Carlos Tevez, mais il s’est rattrapé la semaine suivante en étant a l’origine du but de Drogba contre Arsenal suite à une belle récupération du ballon et une performance globale encourageante lors de ce match. Pris en grippe par une partie du public de manière assez stupide puisque le Brésilien tentait tant bien que mal de s’adapter a ce nouveau pays, cette nouvelle culture (il évoluait à Cruzeiro et Benfica) et n’avait jamais vu la neige (qu’il a découverte lors du déplacement à Newcastle) et à ce nouveau championnat, son rythme et ses particularismes d’arbitrage… il a cristallisé les critiques de la lente chute des résultats et du collectif Londonien par son jeu mal assuré où il tentait justement de se rassurer en tentant des choses simples, contrer et bloquer des ballons au lieu de jouer systématiquement vers l’avant où il avait énormément de déchet. Il est parvenu a monter en régime jusqu’à ce match contre Tottenham qui va définitivement lancer sa saison, avec des passes plus tranchantes, un jeu bien plus assuré et une prise de confiance évidente, avec une très bonne action passe vers l’avant/relais/centre dangereux pour Salomon Kalou qui n’a pas pu reprendre le ballon a bout portant. Sa course maligne pour reprendre la déviation de Drogba va être à l’origine du pénalty accordé à Chelsea en fin de match puisque Gomes va le bousculer dans les 6m.
Son excellent match dans une position axiale contre Bolton à domicile où sa percussion dans l’axe va gêner considérablement Bolton va précéder son repositionnement à droite du 4-4-2 où il va pouvoir exploiter ses qualités de débordement, de vitesse, de provocation et sa qualité de centre. Devenu indiscutable et parmi les meilleurs joueurs de la deuxième partie de saison en trouvant un rythme et de la régularité, c’est lui qui va clore la marque d’un slalom dans la défense de Manchester City fin Mars, félicité par son mentor Ancelotti qui lui a maintenu sa confiance toute la saison. Son deuxième but après celui inscrit à Bolton, et où il avait été chaleureusement félicité par toute l’équipe.
Highlights: Sa seconde partie de saison, son but face à Manchester City, ses débordements contre Manchester United.
Lowlights: Sa perte de balle à Manchester City amenant le but de Tevez, ses difficultés d’adaptation, son expulsion en ¼ de finale de C1 contre MU, son trop plein d’engagement sur certaines actions (collection de cartons et de fautes inutiles, même si en C1 il aurait été difficile de blâmer un des joueurs qui s’est le plus battu du match retour).

YURI ZHIRKOV (18) : L’élégant ailier Russe n’a toujours pas réussi à se débarrasser de ses problèmes récurrents au genou (problème d’acclimatation depuis son arrivée, son genou gonfle lorsqu’il fait chaud…) qui lui auront gâché une grande partie de sa saison (comme la précédente). Il a tout de même fourni des bonnes prestations en première partie de saison, lui qui est capable de jouer latéral gauche (poste où il évolue régulièrement en Sélection) et milieu/ailier gauche (de manière très conventionnelle puisque c’est un joueur capable de déborder et de coller sa ligne, disposant d’une très bonne qualité de centre) mais également au milieu de terrain où son intelligence de jeu, sa technique, sa qualité de passe, son excellente conduite de balle collée au pied (ce qui fait qu’il est difficile de lui prendre le ballon) lui permettent de faire la liaison entre la défense et l’attaque. Un problème de mollet en deuxième partie de saison a coupé son rythme pris pendant l’automne, il a été utilisé davantage comme un remplaçant où ses performances étaient les plus intéressantes.
Highlights: La période Octobre/Novembre où il été un des meilleurs joueurs de son équipe. Passeur contre Wolverhampton et surtout à Blackburn ou son centre pour Ivanovic d’une grande maîtrise technique a permis à Chelsea de l’emporter à Ewood Park. Un match pourri de classe à Liverpool malgré la défaite.
Lowlights : Ses blessures qui ont haché sa saison notamment en deuxième partie, quelconque du fait.

MICHAEL ESSIEN (5) : Revenu lui aussi de blessure au genou comme José Bosingwa, il a joué un nombre important de matchs par rapport aux précédentes saisons, ce qui n’a pas été sans influence sur son niveau de jeu. Etant un joueur qui a besoin d’une forme physique optimale pour développer son jeu, son manque de fraîcheur a pu le rendre « lourd » par moment, l’empêchant de se projeter systématiquement vers l’avant et le contraignant à un rôle plus restreint de relayeur mais tout en conservant sa qualité et sa technique de passe. Souvent décisif par à-coups pendant ses matchs.
Highlights : Son doublé de la tête à West Ham et son but lors du SW6 Derby contre Fulham.
Lowlights : Sa perte de balle dans l’axe à Arsenal et son manque récurent de fraîcheur pendant la saison.

FLORENT MALOUDA (15) : Son jeu a considérablement évolué depuis 2009/2010, il a entamé la saison en buteur (avec 6 buts en 5 matchs dont 4 du droit !) grâce a des courses et appels intelligents dans l’axe (comme contre Stoke City ou Blackpool) ou en se montrant opportuniste sur des ballons relâchés (West Brom, Wigan). Il a ensuite commencé à ressentir des effets logiques de fatigue dus à différents facteurs : sa saison 2010 remarquable lui a logiquement pompé de l’énergie pour avoir pu être aussi performant sur toute la deuxième partie ; il a été le seul joueur Français digne de son rang en Afrique du Sud et en club, les blessures de Lampard et Essien ont contraint Ancelotti a utiliser le Russe Zhirkov davantage dans l’axe que sur une aile. Le Guyanais a également eu du mal a se remettre du tacle appuyé de Michel Salgado à Blackburn, mais il a du continuer a jouer faute de solutions.
Alors que son jeu était davantage assimilé a celui d’un ailier capable de déborder régulièrement, il a entamé une modification de son jeu ( de plus en plus perceptible au cours de l’avancée de la saison) l’amenant a se comporter comme un milieu offensif excentré s’appuyant davantage sur l’axe, capable d’aérer le jeu de son équipe (avec des transversales par exemple) et proposant des solutions autour de la surface, tout en utilisant son intelligence de jeu pour créer des situations dangereuses et des occasions de but en trouvant des décalages et en se montrant précieux dans l’avant dernière passe. Il a peu débordé comme un ailier conventionnel durant cette saison.
Il finit meilleur buteur de son équipe en Championnat avec ses 13 buts (et 5 passes décisives), et deuxième meilleur buteur du club derrière Nicolas Anelka.
Highlights : Meilleur buteur de PL mi-Septembre , son but capital contre Bolton au cœur de l’hiver (1-0), Malouda aura disputé les 38 journées de Championnat (33 titularisations).
Lowlights : Son manque de fraîcheur perceptible l’amenant a modifier son style de jeu, le mauvais tacle de Michel Salgado à Blackburn, cette désagréable impression qu’il ne jouait pas à fond pendant l’hiver (à Newcastle notamment), il va perdre le ballon dans l’axe à Arsenal, ce qui va être a l’origine du but de Fabregas.

YOSSI BENAYOUN (10) : Arrivé de Liverpool pour une demi-douzaine de millions d’Euros, censé combler le départ de Joe Cole sur la pente descendante depuis ses meilleures années (2005-2008), Carlo Ancelotti sera rapidement ravi de son acquisition. L’Israélien étant selon son entraîneur plus attentif aux consignes tactiques, plus intelligent et plus polyvalent. En effet, celui qui a fait partie des meilleurs éléments de Liverpool malgré une dernière saison décevante collectivement, est capable d’évoluer un peu partout ; du poste de meneur reculé, sur les deux ailes ou entre les lignes, en soutien de l’attaquant. Sa qualité technique dans les petits espaces, sa faculté à se retourner rapidement et créer de l’espace, sa vision du jeu et sa propension à distiller des killer passes (celle offerte à Sturridge à Zilina en est un exemple parfait) amènent à Chelsea un profil tout à fait nouveau. Après des débuts convaincants comme remplaçant lors des premiers matchs de la saison, il va malheureusement se blesser lors de sa deuxième titularisation contre Newcastle United en League Cup au mollet et en se rompant le tendon d’Achille, le tenant éloigné des terrains jusqu’en Mars. Quelques apparitions toujours en tant que remplaçant en fin de saison.
Highlights : Son match à Zilina ponctuée d’une passe décisive pour Sturridge.
Lowlights : Sa longue blessure et le fait qu’Ancelotti ne l’ait pas lancé à Old Trafford lors de la 36e journée, lui préférant Kalou…

JOSHUA McEACHRAN (46) : Elu Jeune Joueur de l’Année, arrivé à 7 ans à Chelsea, il a est devenu le premier joueur disputant la C1 à être né après la refonte de la compétition en 1992. Son entrée remarquée contre Newcastle United n’a fait que confirmer toutes les éloges qu’on lui dresse depuis maintenant plusieurs mois. Il dispose d’une maturité étonnante pour son âge, une vision panoramique du jeu qui lui permet de donner une passe dans l’intervalle au milieu de 3 joueurs adverses à 20m, une qualité technique pour se défaire d’un adversaire et une excellente qualité de passe et un ratio excellent (prises de risques modérées, très peu de déchet, une passe sur 15 mal ajustée…). Capable de répondre au défi physique dans l’entrejeu (et ce n’est pas Habib Beye ou Charles Kaboré qui prétendront le contraire !), il représente l’avenir du club et devrait disposer de davantage de temps de jeu la saison prochaine puisque toutes ses entrées en jeu ont été entièrement convaincantes cette saison.
Highlights : Sa performance contre Newcastle où il revigore à lui tout seul le milieu de son équipe en amenant du danger et sa capacité a accélérer le jeu en quelques passes. Un match convaincant à Marseille lors de ce match sans enjeu.
Lowlight : Sa perte de balle au profit de Nigel Reo Coker dans le temps additionnel du match à Aston Villa, l’Anglais partira seul au but et piquera lamentablement son ballon à côté du but.

DIDIER DROGBA (11) : Opéré d’une hernie en début de saison, cela a sensiblement modifié son style de jeu, il a débuté cette nouvelle saison sur des bases différentes de ce qu’il avait pu montrer par le passé avec encore plus de mobilité et de décrochages… Il reconnait lui-même que sans cette gêne récurrente depuis son arrivée à Chelsea, il se sentait bien plus libre dans ses mouvements. Un début de saison canon ponctué d’un Hat-Trick de buts contre West Bromwich Albion suivi d’un Hat-Trick de passes décisives la semaine suivante à Wigan, un but sur Penalty contre Stoke City, un doublé de passes décisives à West Ham, une performance monstrueuse lors de l’orgie offensive contre Blackpool (seulement 4 buts inscrits sur 27 frappes et 9 tirs cadrés) où il marque un but, délivre un caviar à Malouda et se permet même de tirer au dessus du but à bout portant. Il va profiter de la rencontre contre Arsenal pour inscrire son 13e but en 11 matchs contre Arsenal, mais son élan va être brutalement coupé puisqu’il va contracter la Malaria durant cette première partie de saison. Cela va stopper son emprise tentaculaire sur les matchs qu’il disputait jusqu’alors et il va être contraint de disputer de nombreuses rencontres fortement affaibli physiquement. Il va alors se muer en passeur et va se contenter de jouer davantage pour le collectif et donc, inscrivant moins de buts, ayant du mal à faire la différence sur quelques mètres comme il pouvait pourtant le faire avant. S’il avait réussi son pénalty à Tottenham, cela aurait pu tout changer et relancer la saison de Chelsea bien plus tôt mais il va buter sur Gomes. Malgré deux mois sans but (de fin Janvier à début Avril), il va finir la saison en grande pompe même si il passera régulièrement derrière Fernando Torres donc sera remplaçant lors des affrontements de fin de saison contre les deux Manchester. 3e place dans la course au Player of the Year de la saison. 12 buts et 15 passes cette saison en Championnat soit globalement 2 fois moins de buts (29) mais autant de passes décisives (17)
Highlights : Son début de saison canon avec des performances et une influence sur le jeu tout à fait remarquables, ainsi que sa fin de saison (2 buts et 5 passes contre MU, WBA, Birmingham, West Ham & Tottenham).
Lowlights : Sa malaria qui l’a fortement diminué, son pénalty manqué à Tottenham, sa parodie de match à Marseille.

SALOMON KALOU (21) : Nouvelle saison contrastée pour l’Ivoirien qui va une fois de plus bien débuter et finir la campagne mais en traversant la majorité de la saison tel un fantôme. Il avait réussi a gagner sa place en fin de saison 2010 au détriment de Joe Cole en se montrant enfin intelligent dans ses choix et en tentant de s’appuyer davantage sur ses coéquipiers (comme contre Stoke City où a la suite de relais judicieux il était parvenu à inscrire 3 buts). Il a entamé la saison sur les mêmes bases avec le but pour sauver l’honneur lors du Community Shield, un doublé à Wigan et un bon match contre Blackpool où sa passe décisive était tout a fait l’illustration de cette évolution de son jeu, après un débordement il a provoqué son défenseur avant de servir en retrait Malouda alors qu’il était davantage habitué a dribbler la tête dans le guidon sans tenir compte de ses partenaires. Plie le match contre Wolverhampton en étant à l’origine d’un superbe but collectif en relais avec Essien
Utile par ses entrées en jeu et ses quelques passes décisives chaque saison, il a été utilisé au poste d’attaquant axial en soutien dans le 4-4-2 de la deuxième partie de saison avec un match intéressant contre Manchester City. Après avoir évoqué un possible départ à cause de son faible temps de jeu, il a donné l’impression de vouloir se prouver de nouveau en inscrivant une série de buts non célébrés en fin de saison. 14 buts et 6 passes décisives toutes compétitions confondues.
Mais cela ne masque pas ses lacunes dans le jeu, lacunes qu’il compense tant bien que mal saison après saison par ses placements malins qui lui font inscrire une dizaine de buts chaque année.
Highlights : Ses buts opportunistes, notamment le deuxième but tellement décisif contre Tottenham de sa carrière (après l’égalisation à 3-3 en 2007) fin Avril. Un beau but contre Birmingham suite à un slalom dans la défense des Brummies.
Lowlights : Ses nombreux matchs où il a été profondément inutile ou ralentissant le jeu de son équipe. Citons par exemple son raté choquant à Wolverhampton lors de la défaite de son équipe.

NICOLAS ANELKA (39) : Des hauts et des bas dans la saison du Français, un début de saison canon avec 7 buts en 10 matchs puis à l’image de son équipe, a plongé physiquement et a eu du mal à enchainer les matchs, semblant souvent sans énergie (il enchaîne les matchs depuis 3 ans quasiment sans interruption). Précieux par sa justesse technique et son intelligence dans les 20 derniers mètres où a été à la construction de nombreux buts de son équipe depuis plusieurs saisons. C’est lui qui réveille Chelsea en League Cup à 3-1, réalise un match remarquable à Sunderland, certainement une des meilleures performances individuelles de la saison à Chelsea. Deux pénaltys toute en finesse en début de saison contre Newcastle et l’OM.
Une campagne Européenne très réussie avec 7 buts pouvant amener a se demander si il pouvait trier ses matchs, il a été l’attaquant le plus complémentaire avec Torres comme en atteste ce très bon match de la paire à Copenhague en 1/8e de la C1. 16 buts et 4 passes décisives toutes compétitions confondues, Anelka finit donc meilleur buteur du club comme en 2008/2009.
Highlights : Sa campagne Européenne pleine, son match à Sunderland.
Lowlights : Son manque récurent de fraîcheur, son pénalty je-m’en-foutiste contre Everton.

FERNANDO TORRES (9) : Saison noire pour l’Espagnol, qu’il a commencé sans fraîcheur physique suite a sa blessure pré-Coupe du Monde qui lui a fait forcer son temps de récupération, sa Coupe du Monde a été une longue traversée du désert et il est apparu au bout du rouleau mentalement (départ de Mascherano et recrutement peu ambitieux à Liverpool) et physiquement. Avec 9 buts en première partie de saison, cela n’a pas masqué ses difficultés dans le jeu avec bien moins de présence et de décrochages. Il disputera sa rencontre la plus aboutie contre Chelsea avec ce doublé inscrit en une mi-temps. Lassé de jouer les premiers rôles à Liverpool où il a longtemps été le seul attaquant valide de sa formation, sans réel temps de récupération (ce qui a favorisé ses nombreuses blessures aux adducteurs) il recherchait un nouveau Challenge pour disputer des titres et surtout s’inscrire dans un turnover pour ne plus supporter seul le poids de la réussite d’une équipe de Liverpool sur la pente descendante depuis sa 2e place en Championnat à l’été 2009. Il voulait rester en Angleterre, ne voulait pas rejoindre Manchester United par respect pour les fans de Liverpool, ne voulait pas rejoindre City car le projet ne l’intéressait pas ; ne lui restait que la piste Chelsea qui lui faisait les yeux doux depuis au moins 4 ans. Un transfert bouclé dans les dernières heures du mercato, des débuts compliqués contre son ancien club (où Daniel Agger et son coude vont se rappeler à son bon souvenir) ont précédé une période de disette de 14 matchs où on a pu constater son manque de fraîcheur et d’automatismes avec le jeu de Chelsea (moins de longs ballons et de longues courses, davantage de jeu au milieu de terrain par rapport à Liverpool, et surtout un partenariat offensif à travailler avec un autre attaquant l’accompagnant sur le front de l’attaque.
Il a fourni une prestation encourageante à Copenhague où il bute 3 fois sur le gardien Danois et en montrant une entente intéressante avec Nicolas Anelka également un match plein d’envie contre Manchester United . Mais globalement il eu énormément de mal a se mettre dans le rythme, manquant de tranchant sur quelques mètres dans toutes ses prises de balle, ses contrôles ou ses accélérations. Par contre il n’a pas lésiné sur les appels dans la profondeur derrière les défenseurs, des restes de sa période à Liverpool même si il n’a pas toujours été servi.
Victime d’un lynchage médiatique de la part de la presse qui se demandait ironiquement quand l’Espagnol allait enfin marquer, Ancelotti avait pris la position d’aligner l’Espagnol le plus souvent possible en espérant que ce premier but arrive rapidement pour libérer Torres mentalement (puisqu’il sentait le poids de l’argent investi par son nouveau club). Le n°9 de Chelsea va donc disputer les deux confrontations contre Manchester United, sera préféré à Drogba au retour mais sera esseulé sur le front de l’attaque, ne recevant aucun ballon exploitable de son milieu de terrain. Torres va finalement « break his duck » à l’occasion de la visite des Hammers à Stamford Bridge sous une pluie torrentielle, profitant d’un ballon glissé entre deux défenseurs par Nicolas Anelka, il va se retourner et fusiller Robert Green sans regarder à un seul instant le but. Il offrira même le 3e but de son équipe à Florent Malouda suite à un bon décalage à l’entrée des 16,50m. Ces 6 mois lui auront servi de période d’acclimatation à sa nouvelle équipe, il a été précieux par sa présence numérique ayant permis à Chelsea de basculer en 4-4-2 ce qui a permis la nouvelle impulsion de la saison des Londoniens. Il devrait définitivement lancer sa carrière à Chelsea après des vacances (qu’il n’a jamais vraiment prises depuis le début de sa carrière, entre les trophées Internationaux et les blessures) complètes et une pré-saison intégrale. C’est en ce sens que Chelsea lui a engagé un préparateur physique spécifique au début du mois de Juillet.
Highlights : Son but face à West Ham, sa bonne performance à Copenhague.
Lowlights : Son état physique déplorable à son arrivée, son occasion manquée contre Manchester United en ¼ aller de la C1.

DANIEL STURRIDGE (23) : Le jeune Anglais est un paradoxe ambulant. Pourtant bourré de qualités, il a régulièrement tenté de tout faire pour se faire voir aux yeux de son entraîneur. Le souci c’est qu’il en a régulièrement trop fait, contrairement a d’autres joueurs offensifs de Chelsea pourtant bien plus limités que lui (un en particulier) qui ont joué un nombre important de matchs ces dernières saisons sana jamais convaincre pleinement ; Sturridge n’a jamais réussi à canaliser son énergie débordante et son envie d’être au four et au moulin pour fournir un match réellement abouti. Parce qu’il ne manque pas de qualités ! Décrit par Ancelotti comme l’attaquant le plus rapide qu’il ait jamais vu, Sturridge dispose d’une explosivité et d’une très bonne maîtrise technique au niveau de ses contrôles ou ses dribbles. Avec également une frappe de balle puissante du pied gauche, il sait aussi varier les possibilités au niveau de ses frappes. Son profil complet peut lui permettre de jouer en soutien d’un attaquant grâce a ses décrochages utiles et sa qualité à distribuer le jeu ; il est également redoutable avec ses appels en profondeur pour prendre de vitesse les défenseurs.
Pourtant Ancelotti ne lui a jamais fait confiance, ni en 2010 où après des entrées convaincantes à West Ham ou contre Fulham il n’était parvenu à disputer que le déplacement à Birmingham comme titulaire pendant la Coupe d’Afrique des Nations et l’absence de Drogba & Kalou. Il avait aussi été performant en FA Cup en marquant un but par tour jusqu’en demi-finale (il n’a donc pas pu rééditer l’exploit historique de Peter Osgood qui avait marqué un but par tour lors de la campagne victorieuse de Chelsea durant la FA Cup 1970). Tout portait à croire qu’il allait disposer de davantage d’occasions de se montrer lors de cette nouvelle saison, mais ca n’a pas été le cas puisqu’Ancelotti a continué à le faire entrer uniquement en fin de match. L’arrivée de Torres a précipité son départ en prêt à Bolton en deuxième moitié de saison, où il a littéralement explosé avec 8 buts en 12 matchs dont 4 dans ses 4 premiers matchs. Non qualifié en FA Cup, il ne participera pas a l’épopée de Bolton qui a échoué en ½ finale mais il aura fait très forte impression en soutien de Johan Elmander ou Kevin Davies avec des buts variés : en renard contre Wolverhampton ou Tottenham, d’une volée de près contre Everton, une frappe enveloppée de la sortie de la surface contre West Ham, un but de la tête de Blackpool… Même si sa saison se finira en eau de boudin avec une blessure et un match médiocre contre Manchester City, son ancien club, où il s’est véritablement mis en mauvaise condition mentale pour disputer ce match qu’il quittera avant la fin après un attentat sur Dzeko.
Highlights : Sa deuxième partie de saison à Bolton, son but à Zilina.
Lowlights : Ancelotti qui ne lui a pas fait confiance, Sturridge a rongé son frein en contemplant Kalou déborder régulièrement dans le défenseur adverse…

Les récompenses individuelles:

Player of the Year: Petr Cech
Players’ Player of the Year: Ashley Cole
Young Player of the Year: Joshua McEachran
Chelsea TV’s Goal of the Year: Nascimento Ramires vs Manchester City

Special Recognition Award: Ron “Chopper” Harris pour avoir dispute 795 matchs avec Chelsea (record du club, Terry en est à 503 et Lampard 509) et à l’occasion du 40e anniversaire de la victoire de Chelsea en Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe contre le Real Madrid en 1971.

L’équipe type
CECH
IVANOVIC ALEX TERRY (c) COLE
MIKEL
ESSIEN – LAMPARD
ANELKA MALOUDA
DROGBA

Comment démarre cette nouvelle saison 2011/2012 ?

Suite au départ de Carlo Ancelotti, Chelsea s’est retrouvé une fois en position de recherche d’un manager. Alors qu’on pensait le poste promis à Guus Hiddink, un temps intérimaire après le licenciement de Luiz Felipe Scolari en 2009 et confident de Roman Abramovitch (qui est à l’écoute du Manager Hollandais, une des rares personnes à pouvoir exprimer totalement un éventuel désaccord avec l’homme d’affaires Russe), ses obligations vis-à-vis de la sélection Turque (contrat jusqu’en 2012 et matchs de qualification décisifs contre la Belgique en Juin et Septembre) vont finalement empêcher la concrétisation du retour du technicien. Chelsea s’est alors penché sur une valeur montante du poste en Europe, le jeune André Villas Boas qui sortait d’une saison pleine avec le FC Porto et des victoires en Championnat, Coupe et Europa League avec la manière tout en effaçant les record précédemment établis par un certain José Mourinho.
Chelsea a activé la clause libératoire du manager Portugais de 32 ans, qui avait auparavant travaillé avec José Mourinho à Chelsea en tant qu’Analyseur de l’Opposition (vous pouvez retrouver un exemple d’en quoi consistait son job ici ).

Disposant d’idées novatrices en terme de méthodes d’entraînement et de gestion psychologique de son groupe, l’ancien protégé de Bobby Robson à Porto a posé clairement les bases : créer une cohésion, une emphase et fédérer tout le monde, pas seulement les joueurs mais l’ensemble du club autour du projet de faire avancer l’équipe. Le chamboulement dans la hiérarchie annoncé depuis près d’un an a eu lieu, le départ du directeur sportif Frank Arnesen a permis des supputations sur un retour de Guus Hiddink dans un rôle de chapeautage de l’ensemble mais c’est finalement Michel Emenalo qui va hériter du poste avec un rôle de suivi du centre de formation.
La fin de la politique Arnesen ouvre la porte sur une nouvelle approche du recrutement qui serait davantage basé sur le bassin Londonien et des Britanniques (dans l’optique de former plus de Josh McEachran ou de Michael Mancienne, pur produits du Youth System du Club) plutôt que d’aller chercher des joueurs des pays de l’est (Stoch, Lalkovic, Rajkovic, Kalas…) ou d’Europe (Kakuta, Borini, Tejera, Sala, Töre, Prosenik…).

Après avoir longuement discuté avec une grande partie du Personnel du Staff de Chelsea, Andre Villas Boas a fait venir ses adjoints : Daniel Sousa au poste qu’occupait lui-même AVB lors de son premier passage au club, José Mario Rocha au poste de First Team Fitness Coach, Steve Holland au poste d’Assistant First Team Coach (promotion interne qui valorise les résultats probants de la Reserve avec Steve Holland, Championne d’Angleterre). Retour marquant d’une des légendes du club, le buteur de la finale de Cup 1997 au bout de 43 secondes ; Roberto Di Matteo, sans club depuis son départ de West Bromwich Albion pendant la saison, nommé assistant de Villas Boas.
Au niveau interne, Dermot Drummy manager des Youth (et lui aussi disposant d’un bilan positif en charge des jeunes, avec deux finales dont une victoire en FA YouthCup) grimpe d’un échelon et passe Manager de la Reserve.


Villas Boas jauge actuellement son effectif avant de partir en tournée en Asie, il a décidé que cette pré-saison prendrait la forme d’une sorte de mise à l’essai où tout le monde part au même niveau et peut faire ses preuves.

Au niveau du poste de Gardien de But, Chelsea est en passede finaliser le transfert de Thibaut Courtois le gardien Belge champion de Belgique avec le RC Genk et annoncé comme le futur Petr Cech. Il a passé sa visite médicale en début de semaine et devrait être prêté en Europe (Rennes ? Atletico Madrid ?). Le club a également prolongé le contrat d’Henrique Hilario d’une saison, certainement la dernière de sa carrière. Cech sera évidemment titulaire, Turnbull devrait rester n°2 bis avec Hilario a moins qu’une pré-saison désastreuse de l’Anglais amène Villas Boas à considérer de garder le Belge ou a faire prendre du grade à Jamal Blackman ?

La défense devrait rester inchangée ; Chelsea dispose de 3 options au poste de latéral droit (même si la présence d’un Mancienne n’aurait pas été de trop comme Utility Man…) avec Ivanovic, Ferreira et Bosingwa. Idem au poste de latéral gauche où Chelsea dispose d’Ashley Cole et de Ryan Bertrand, voire Patrick Van Aanholt si celui-ci n’est pas prêté (HSV ? Portsmouth ?).
Dans l’axe, le recrutement de Luiz est bien inscrit dans une logique d’ajouter un défenseur supplémentaire ; pas d’en remplacer un à court, moyen ou long terme. Ce qui implique que Terry, Ivanovic, Alex et Luiz seront présents la saison prochaine. Jeffrey Bruma a été prêté au Hambourg SV, Slobodan Rajkovic est revenu de prêt mais ne dispose pas d’un permis de travail qui serait obtenu en cas d’une pré-saison convaincante cet été.

Michael Essien s’est gravement blessé début Juillet au genou, blessure (la 3e en l’espace de 3 ans…) qui le tiendra éloigné des terrains 6 mois…
Les pistes possibles pour le remplacer pourraient être Scott Parker dont West Ham ne serait pas opposé à un transfert sec de l’ordre de £8M (Aston Villa et Tottenham sont également sur le dossier) ; Cheikh Tioté qui vient de déclarer qu’il honorerait son engagement avec Newcastle United voire même Nigel Reo Coker (libre).
Le club Londonien est également à la recherche d’un milieu offensif pour commencer a prévoir une succession à Frank Lampard dont l’influence devrait doucement décroître a l’avenir, après deux offres publiques pour Luka Modric qui se sont heurtées au refus catégorique d’ouvrir les négociations de la part de Daniel Levy et Tottenham ; les autres pistes étudiées sont Javier Pastore (Palerme), Wesley Sneijder (Internazionale Milano), João Moutinho (FC Porto). Il existe également la possibilité de considérer Benayoun comme le meneur de cette équipe, lui qui n’a pas eu le temps de s’exprimer la saison dernière.
Lampard sera toujours titulaire, en compagnie de John Obi-Mikel et d’un 3e milieu à déterminer dans l’optique où Chelsea jouerait en 4-3-3 (mis en place contre Wycombe et Portsmouth en pré-saison). Josh McEachran devrait bénéficier de temps de jeu supérieur même si la jurisprudence de cette saison modère les plans sur la comète de début de saison concernant une intégration de jeunes joueurs.

Concernant l’attaque, Drogba part titulaire, Torres devrait faire autre chose que jouer le nombre suite a une préparation réussie, Anelka ne devrait pas rejoindre la MLS cet été (ni New York ni Los Angeles ne peuvent le prendre pour des raisons de Salary Cap et de quota d’étrangers). L’avenir de Kalou est incertain avec l’entrée dans l’équation de Daniel Sturridge fort de son excellente demi-saison à Bolton.
On annonce Radamel Falcao Garcia (FC Porto) ainsi que Sergio Agüero (Atletico Madrid) et Romelu Lukaku (RSC Anderlecht) ainsi que Kevin De Bruyne (RK Genk)

Ian Kington / AFP

La pré-Saison :

Sept matchs sont au programme, Chelsea en a déjà disputé deux. Contre Wycombe à huis clos au centre d’entraînement de Cobham, organisés en 4-4-2 les Blues ont inscrit 3 buts par Benayoun (a voir absolument ici), Rajkovic et Torres
Chelsea (first-half): Hilario; Bosingwa, Kalas, Terry (c), Van Aanholt; Malouda, Kaby, Mikel, Kakuta; Benayoun, Drogba.
Chelsea (second-half): Turnbull; Ferreira (c), Ivanovic, Rajkovic, Cole; B. Clifford (Mellis 65), McEachran, Zhirkov, Kalou; Anelka, Torres.

La deuxième rencontre a vu les Blues s’imposer à Fratton Park la veille de leur départ en Asie grâce a un but de Tal Ben-Haïm contre son camp, l’ancien défenseur de Chelsea (2007/2008). Villas Boas parti sur les mêmes bases de changer son équipe entière à la mi-temps, a entamé le match avec un 4-3-3 formé d’une défense composée de Ferreira (capitaine), Ashley Cole ; le jeune Tomas Kalas et Branislav Ivanovic derrière un milieu Billy Clifford (une des révélations de la saison en équipe reserve au poste de Relayeur, lui qui avait disputé le match à l’Ajax au poste de latéral droit), John Obi Mikel et Yuri Zhirkov (qui a réalisé une performance intéressante dans son rôle de piston). L’attaque était composée de Sturridge, Malouda et Torres dont le centre sera dévié dans son but par Tal Ben-Haïm.
11 Changements à la mi-temps : Hilario remplace Turnbull (le Portugais va arrêter un pénalty qu’il avait concédé devant Luke Varney) ; la défense sera composée de Bosingwa, Chalobah (grand espoir de Chelsea en défense ou au milieu, 16 ans seulement et surclassé en Sélection), John Terry (déjà dans le bain avec des interventions plus que musclées !) et Patrick Van Aanholt. Le milieu sera composé de Benayoun, McEachran et Lampard derrière une attaque Anelka Drogba Kalou.

Ce match a laissé quelques premiers enseignements : tout d’abord Villas Boas continuera à faire tourner son équipe à la mi-temps. Ensuite il pense que son équipe aurait pu avoir davantage de maîtrise du ballon et une meilleure circulation. Le milieu de la deuxième mi-temps a laissé penser qu’ajouter un joueur amenant de l’impact physique ne serait pas superflu suite à la blessure de Michael Essien. Le Manager Portugais a également précisé qu’une association Drogba/Torres était possible et que Chelsea ne se précipiterait pas sur le marché cet été.
Le retour de la tournée en Asie (Fin Juillet) sera le moment des décisions concernant les départs en prêt (Sturridge, McEachran, Courtois, Van Aanholt).

Chelsea rencontre successivement :

Malaysia XI le 21 Juillet à 14h45 HF à Kuala Lumpur
Thailand All Stars le 24 Juillet à 12h45 à Bangkok
Kitchee le 27 Juillet à 14h30
Aston Villa ou les Blackburn Rovers le 30 Juillet à 12h ou 14h30 à Honk Kong (Barclays Asia Trophy)
Le retour du traditionnel match contre les Glasgow Rangers le 6 Aout à 16h

Le groupe qui part en Asie:

GKs: Petr Cech, Henrique Hilario, Ross Turnbull, Jamal Blackman,

DFs: Jose Bosingwa,Paulo Ferreira, Branislav Ivanovic, Alex, John Terry, Slobodan Rajkovic, Nathaniel Chalobah, Ashley Cole, Patrick van Aanholt, Ryan Bertrand,

MFs: John Mikel Obi, Josh McEachran, Frank Lampard, Yossi Benayoun, Billy Clifford,Yury Zhirkov, Florent Malouda,

Ss: Salomon Kalou, Daniel Sturridge, Nicolas Anelka, Didier Drogba, Fernando Torres.

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11 commentaires sur “Season Review & Preview: Chelsea FC

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  1. Très bon article mais je trouve qu’il y a des petits manques d’objectivités par moments, même si c’est pas trop gênant. Sinon pour Torres qui voulait rester en Angleterre j’en suis pas si sûr, il a plusieurs fois déclaré que s’il partait de Liverpool c’était pas pour un autre club anglais car il avait peur pour sa condition physique, en conséquence il parlait de l’Espagne et il ne restait que le Barça ( étant fan de l’Atletico). Enfin bon il a jamais vraiment été honête avec les médias (cf http://www.espnstar.com/football/news/detail/item560970/ )

  2. Bah justement ca n’est pas le but de faire de la petite info élevée en batterie, on essaye d’analyser plus que de simplement commenter ^^
    Bon ca m’étonnerait que je fasse plus long que ca a l’avenir (enfin on sait jamais ?)

  3. Effectivement ca n’aurait pas été la première fois qu’il retourne sa veste, comme après avoir déclaré vouloir jouer a vie dans ce club et cette ville !

    Sinon ça m’intéresse, où trouves tu que j’ai manqué d’objectivité ?

  4. moi je croi au chelsea cette saison ils vonts faire bcp des choces AVB donc lui il est pas de tot comme Ancelotti AVB qu’ille visra la LDC en fin jespére que ganra la LDC avec chelseaaa.

  5. Bien documenté même s’il y a quelques fautes de langue et un peu long, mais bravo quand même! Vous allez arriver faire tout le monde avant la reprise du 15 août, même des articles aussi documentés sur Norwich ou Wolves? Bon courage…

  6. Bon article. Cependant, j’aurais publié l’article en deux fois pour ne pas faire énorme pavé. Souvent, quand les gens voient rapidement que l’article fait cette taille, ils préfèrent quitter la page ou ne lire que le début, même si l’article est génial du début à la fin. Et je parle en connaissance de causes, étant donné que j’ai bloggé pendant trois ans.

  7. Merci de ton compliment, effectivement j’ai hésité a le publier en deux fois mais finalement je ne l’ai pas fait… Tant pis, j’essaierais de garder cela a l’esprit à l’avenir !

  8. On verra si les 20 clubs sont couverts d’ici le début du championnat, mais l’idée, c’est de faire un Review/Preview sur la majorité des équipes. Pour l’instant, on a déja Chelsea et QPR donc, et les articles sur Arsenal et Swansea City sont déjà bien avancés, celui de Bolton vient d’être commencé. Je m’occupe de celui de Swansea, et il sera du même genre que celui de QPR, moins précis tactiquement que celui sur Chelsea (difficulté de trouver des images oblige), mais il comprendra une petite presentation du club, qu’on ne fait que pour les promus. D’ici le début de semaine prochaine, il devrait avoir 1-2 articles en plus.

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