Season Preview: Queens Park Rangers



Les Queens Park Rangers vont entamer leur première saison en Premier League, après quinze ans d’absence. Le chemin de croix des londoniens semble enfin terminé, et les Rangers espèrent que leur retour dans l’élite sera autant concluant que l’année ayant suivi leur dernière promotion en 1983, où ils avaient terminé à la cinquième place, finissant meilleur club de Londres. Mais étant donné la disparition du club de l’univers médiatisé de la Premier League pendant plus de quinze ans, MyPremierLeague vous propose tout d’abord un petit récapitulatif de l’identité du club, avant de s’intéresser à leur retour dans l’élite.

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Le Club en Bref

Nom: Queens Park Rangers FC, souvent raccourci en QPR

Surnoms: QPR, les Rangers, les Hoops (les cerclés), les R’s

Fondation: En 1882 selon le club, même si la date 1885 est plus fiable, le club résultant d’une fusion

Couleurs: Rayures horizontales bleues et blanches, parfois accompagnées de rouge

Stade: Loftus Road contient environ 18’200 places, c’est le plus petit stade de Premier League. Unique en son genre, le stade est totalement fermé et les toits des quatre tribunes se rencontrent en quatre coins, formant un effet chaudron. Sa forme rectangulaire lui vaut le surnom de « Shoebox »(la boîte à chaussure). L’enceinte résonne énormément et il est difficile de trouver un stade où les rangées sont autant serrées. La tribune à deux étages derrière le but où QPR a l’habitude d’attaquer en seconde mi-temps est nommée « The Loft » ou « Loftus Road End ». C’est là où les supporters de longue date prennent place. Les fans les plus bruyants sont situés au poteau de corner entre « The Loft » et « The Ellerslie Road End », seule tribune à un niveau, où se situent les caméras de télévision. Loftus Road représente l’archétype du stade typiquement anglais, et la proximité du terrain en fait un endroit remarquable pour y suivre un match.

Localisation: Depuis plus de cent ans, les R’s évoluent dans le quartier de Shepherd’s Bush, à l’ouest de Londres. QPR est l’un des clubs les plus faciles d’accès depuis le centre de Londres. Quartier sympa, beaucoup de pubs, les Studios de la BBC, le plus grand centre commercial d’Europe et des salles de concerts comme le « Bush Empire » constituent le curieux mélange très cosmopolite du W12. Les environs du stade comportent des logements de la classe moyenne londonienne, et le quartier de Shepherd’s Bush n’est pas très chic, contrairement au quartier cosy de Fulham ou aux rues « BoBo » à la mode de Chelsea. Les stades de Fulham et Chelsea se situent à environ 4 kilomètres respectivement au sud et au sud-est de Loftus Road. Attention: Le quartier de Queens Park d’où le club est originaire ne se situe pas tout près du stade, mais à plusieurs kilomètres au Nord-est de celui-ci.

Dirigeants: La direction du club fut, à de nombreuses reprises, une mine d’or pour les journalistes qui se réjouirent à plus d’une occasion du manque de constance avec laquelle le club était géré. Flavio Briatore et Bernie Ecclestone, s’ils ne connaissent absolument rien au football, mènent le club comme une entreprise normale, en étant très stricts sur les sommes dépensées. Il est fini le temps où les entraîneurs défilaient, ne durant en moyenne que six mois. Après toutes leurs frasques, les deux chefs de la maison QPR ont beau être haïs par leurs propres fans, ils gèrent le club de manière raisonnable. Seul hic, le prix des billets. En effet, il faut débourser plus de soixante-dix euros pour voir jouer les Rangers, presque autant que pour un match à L’Emirates Stadium ou à Stamford Bridge. Vous l’aurez compris, cette politique de prix n’est vraiment pas populaire auprès des fans historiques du club, qui souhaitent désespérément voir leur club racheté par M. Mittal, déjà actionnaire qui a su s’investir dans le club, gagnant un soutien inconditionnel des partisans bleus et blancs.

Supporters: Habitués à subir depuis quinze ans déconvenue sur déconvenue, c’est avec surprise et enthousiasme qu’ils ont assisté à la renaissance de leurs Rangers l’année dernière. Longtemps, leur club fut la risée des journaux et les fans durent apprendre à faire le dos rond quand les temps se faisaient durs. En effet, durant les cinq dernières années QPR a joué de mauvaises fortunes; un membre de l’équipe junior fut tué par balle, le meilleur espoir local est décédé dans un accident de voiture à 18 ans et la femme du président fut attaquée au couteau. QPR a également connu des très graves problèmes d’argent par le passé, et si les supporters ont réussi par deux fois à sauver leur club de la faillite, la troisième fois fut de trop et ils durent faire appel à des investisseurs étrangers (Flavio Briatore et Lakshmi Mittal) pour définitivement éponger les dettes de l’écurie londonienne alors que celle-ci était à quelques heures de l’extinction en 2007. Malgré cela, les fans ont fait de leur mieux pour soutenir leur équipe par vents et marées. Désignant leur club comme un club de quartier à l’ambiance familiale, les Rangers ont parfois eu du mal à se faire respecter entre Chelsea Tottenham et Arsenal, même s’ils ont connus eux aussi leur heure de gloire dans les années 70, où Stan Bowles, Rodney Marsh et Gerry Francis déchaînaient les passions. Pas toujours très bruyants, mais passionnés et connaisseurs, les Rangers accueillent leur équipe sur le terrain au son de « Pigbag », un classique de jazz anglais, et s’égosillent sur des « You R’s » incessants. Depuis plusieurs années, les supporters adoptèrent une attitude cynique et pessimiste face aux événements touchant leur équipe, comme pour se protéger des déceptions incessantes les frappant. Quoi qu’il arrive, être un partisan des R’s n’a jamais été et ne sera jamais une promenade de santé, les bas étant plus fréquents que les hauts, mais l’année prochaine, tout le monde au club compte bien profiter de ce retour en Premier League, pour enfin voir leur équipe se mesurer aux grosses écuries de pays.
À noter également que le club compte parmi ses supporters de nombreuses Rock Stars des années 80′, avec des membres des groupes The Cure, The Clash, Depeche Mode, Deep Purple et The Sex Pistols ainsi que plus récemment Pete Doherty, Snoop Dog ou encore Peter Crouch.

Rivalités: L’arrondissement d’Hammersmith & Fulham est le seul en Angleterre à poséder trois clubs dans l’élite du football anglais. Il est donc logique qu’une rivalité se soit installée entre les trois clubs. Pour Queens Park Rangers, l’ennemi juré est Chelsea. Ainsi, le plus beau souvenir des R’s est un derby qu’il gagnèrent 6-0 face aux Blues à Loftus Road, le lundi de Pâques de l’année 1986. La rivalité avec Chelsea est en fait à sens unique, les Blues élisant Arsenal comme leurs principaux ennemis. Le deuxième club rival de QPR est Cardiff City, à cause de plusieurs matchs récents qui tournèrent mal, avec des incidents hors du terrain. Notamment, il y a huit ans, lorsque les deux clubs s’affrontaient en finale des Play-off pour une place en Championship, les supporters gallois pénetrèrent dans l’hôtel des joueurs londoniens en pleine nuit pour déclencher l’alarme incendie, privant les joueurs de sommeil. Une rivalité de longue date persiste également avec les voisins Fulham et Brentford. Mais si QPR et Fulham ne se sont plus affrontés depuis des années, les confrontations entre les Rangers et Brentford furent pimentées, il y a quelques années, avant que la haine s’atténue, les clubs se dirigeant dans des directions opposées. Alors que vis-à-vis de Chelsea et Cardiff, on pourra parler de haine, face à Fulham et Brentford, on parlera plutôt de rivalité.

Palmarès: Le club de West-London fut le premier club de troisième division à décrocher la League Cup en 1966. Deux ans plus tard, ils étaient promus en Premier League avec Rodney Marsh, Mike Keen, et bien d’autres. Durant les années qui suivirent, le club fit l’ascenseur entre la « First Division », Premier League de l’époque, et la deuxième division. Cependant, les plus belles années du club furent celles des années 70, notamment en 1975-1976, où Stan Bowles et ses coéquipiers manquèrent le Graal de Champion d’Angleterre pour un petit point au profit de Liverpool. Relégué à nouveau, puis promus en 1983, les Rangers s’établirent alors définitivement en Premier League, jusqu’en 1996, lorsque le club ,criblé de dettes et obscurci par les mauvais résultats sur le terrain, céda sa place dans l’élite pour ne la retrouver finalement qu’en mai dernier.

La Pré-Saison 2010-2011

Lorsqu’en mars 2010, Neil Warnock désertait le banc de Crystal Palace pour venir reprendre les rennes des Queens Park Rangers, ceux-ci se débattaient pour ne pas descendre en League One, troisième division du football anglais d’où même les grands Charlton Athletic, Sheffield Wednesday et Huddersfield Town ne parvenaient pas à s’extirper. Sortant d’une saison noire, les Rangers se sauvèrent sous la houlette du technicien originaire de Sheffield, et abordèrent la pause estivale avec des questions plein la tête.
Pourtant la mission de Neil Warnock était on ne peut plus claire : Ramener à tout prix les londoniens dans l’élite du football britannique. Seul hic, en quatre ans, neuf entraîneurs s’y étaient cassé les dents, faisant les frais de l’impatience du président Flavio Briatore. Alors quand la famille Mittal, milliardaire et actionnaires du club demanda à Briatore de les laisser essayer de mener Queens Park Rangers à leur façon, les supporters étaient pleins d’espoir. Ils se montrèrent néanmoins plus sceptiques à l’arrivée de l’entraîneur de soixante-deux ans, qui traînait derrière lui une réputation d’éternel insatisfait au football pas très attrayant. Ainsi, Neil Warnock aborda l’été avec des fonds pour les transferts, mais aucun droit à l’erreur.
Très vite, le club de l’ouest de Londres s’activa sur le marché des transferts avec une stratégie bien définie. Ajouter du talent à l’équipe actuelle mais surtout de la rudesse et du caractère dont l’effectif manquait terriblement.
Leon Clarke et Jamie Mackie posèrent leurs valises à Loftus Road en provenance des relégués Sheffield Wednesday et Plymouth Argyle, tandis que Rob Hulse arriva de Derby County pour compléter l’attaque des Rangers.
Si le manque de connaissance du football étranger fut souvent reproché à Warnock, celui-ci connaissait cependant très bien ses anciens joueurs qu’il rappela à plusieurs reprises lors qu’il changea de club, évitant les mauvaises surprises. C’est ainsi que le défenseur Clint Hill et le milieu charismatique Shaun Derry débarquèrent gratuitement de Crystal Palace suivant les pas du technicien anglais.
Pour le poste de gardien, Warnock se tourna vers Paddy Kenny, gardien de Sheffield United pour qui il déboursa 750’000 livres. Les routiniers Bradley Orr et Tommy Smith joignirent le W12 depuis Bristol City et Portsmouth, tandis que Warnock persuada Adel Taarabt, jeune marocain de 21 ans de transformer son prêt en transfert permanent pour un peu moins d’un million de livres. Le temps démontra quelle affaire il avait fait là.
C’est ainsi qu’avec un peu moins de 4 millions, le technicien reconstruisit totalement son équipe. Cependant, sur ces huit arrivées, seuls trois joueurs affichaient moins de 28 ans au compteur, et les supporters qui se montrèrent sceptiques face à ces recrues vieillissantes ne furent guère rassurés par la pré-saison face à des équipes d’amateurs. Les performances sur le terrain leur ont cependant très vite donné tort.

Neil Warnock lors de son premier match à QPR face à West Brom

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Déroulement de la Saison 2010-2011

Lors du premier match de la saison, les londoniens atomisèrent Barnsley 4-0, puis allèrent battre Sheffield United 3-0 à l’extérieur avant de transformer cela en neuf points avec la victoire face à Scunthorpe 2-0. Trois matches, neufs points, neuf buts marqués, aucun encaissé. De quoi faire oublier la piteuse défaite en coupe de la ligue d’un QPR B face à Port Vale (D4). Le quatrième match de la saison se déroula à Derby County. Menés 2-0 à l’orée du temps additionnel les Rangers réalisèrent un impensable come-back pour arracher un point inespéré, grâce à une montée en puissance de l’éternel remplaçant Patrick Agyemang et à un très joli solo de Jamie Mackie, déjà adopté par les supporters. À ce moment-là, dans la tête des fans et des joueurs une certitude s’imposa : Plus rien ni personne ne pouvait les arrêter.
La saison se poursuivit comme sur des roulettes et les victoires se succédèrent. QPR dominait le classement de la tête et des épaules, allant même reléguer son principal poursuivant, l’ennemi juré Cardiff City à cinq points en les battant 2-1 en octobre. Tout continua ainsi jusqu’en décembre, où les Rangers, subirent leurs deux premières défaites de la saison contre Watford et Leeds, mettant fin à une série de 19 matches sans défaite. Lors du Boxing Day, les SuperHoops vont se reprendre en détruisant littéralement les gallois de Swansea City 4-0, grâce notamment à un Adel Taarabt lumineux.

Jamie Mackie à terre après sa blessure face à Blackburn

Au passage de la nouvelle année, les Queens Park Rangers menaient toujours la division, avec un flamboyant Adel Taarabt et sa grosse dizaine de buts et un Jamie Mackie travailleur à toute épreuve, récompensé par neuf réalisations. C’est à ce moment-là qu’arriva un match de FA Cup contre les Blackburn Rovers, compétition où les londoniens n’avaient pas passé le moindre tour depuis onze ans. Durant la rencontre, Jamie Mackie se lança pour tacler la balle, imité par Gaël Givet. Sans que le français ne soit responsable, Mackie se fractura la jambe, sa saison était finie. Les Rangers s’inclinèrent 1-0, mais les regards étaient tournés vers l’hopital de Blackburn. La nouvelle arriva: Double fracture tibia-péronné. Les joueurs, anéantis, quittèrent le terrain et, sur les forums de fans, les messages « Do it for Jamie » se multiplièrent. Pour pallier à la défection de Mackie, les dirigeants firent appel à Wayne Routledge, ailier rapide comme l’éclair et ancien joueur des Rangers, en prêt depuis Newcastle. L’ancien Magpie trouva instantanément une complicité géniale avec Adel Taarabt et les deux hommes amenèrent QPR à Pâques toujours en tête du classement.

C’est à ce moment-là que la fédération attaqua le club en justice au sujet d’un transfert douteux datant de deux ans auparavant (!), celui de l’argentin Alejandro Faurlin, maître à jouer du dispositif en 4-2-3-1 de Warnock. Sept accusations furent formulées et le procès planifié le 5 mai, deux jours avant le dernier match de la saison. Les journaux britanniques évoquèrent même une possible déduction de quinze points, qui auraient relégué les R’s au rang de barragistes.
Mais, pendant ce temps-là, l’équipe se qualifia sur le terrain pour la promotion en Premier League, grâce à des matches nul sur Hull et Cardiff et à une victoire sur Watford. Les Queens Park Rangers étaient virtuellement en Premier League, mais la menace d’une déduction de points planait au-dessus de leur tête. Alors que l’attente se faisait intenable, le verdict tomba une heure avant le dernier match de la saison contre Leeds United. Deux accusations furent confirmées mais, malgré cela, il n’y eut pas de points déduits à l’équipe. Ce fut alors la jubilation. Les supporters, les joueurs, tout le monde fondit en larmes, ils savaient enfin qu’ils recevraient le trophée et que personne ne pourrait le leur enlever. Ainsi QPR retrouva l’élite en finissant champion, avec huitante-huit points, quinze ans après leur relégation en 1996.

Faurlin, Warnock et Taarabt après la victoire face à Watford

Une fois la saison terminée, Warnock se déclara très satisfait de ses transferts. « Avec 4 millions de livres, gagner la promotion en une seule saison relève du miracle! » s’extasia le technicien originaire de Sheffield. Et en effet, ses recrues se prouvèrent cruciales pour le club. Sans parler d’Adel Taarabt qui parfois valait parfois le prix du billet à lui seul, Shaun Derry, Clint Hill, Bradley Orr, autant de joueurs qui furent décisifs pour la progression du club. Trois de ces transferts se révelèrent être ratés. Ceux de Leon Clarke, Rob Hulse et Petter Vagan Moen, mais personne ne lui en tenu rigueur.
Warnock avait déjà été promu deux fois avec Notts County, une fois avec Sheffield United, une fois avec Plymouth Argyle et Huddersfield Town, bref, il avait trouvé la formule. Certes, le football joué par ses équipes n’est pas toujours très attrayant, mais il a compris ce que même certains très grands coaches n’ont toujours pas saisi. On ne gagne pas un championnat avec onze joueurs talentueux. Il faut des porteurs d’eau, des travailleurs, effectuant le travail de sape. C’est ce qu’il a amené à cette équipe, avec Hill, Orr, puis Derry et la formule magique a marché une fois de plus. Certes, cette équipe avait du talent, bien-sûr que Taarabt, Mackie et Routledge ont gagné des matches à eux tous seuls, mais pour arriver à 46 matches avec seulement six défaites, il faut plus que du talent pur.

Pour une vidéo retraçant dans les grandes lignes la saison des Rangers: http://www.youtube.com/watch?v=yHIgDg3kc4U

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L’Effectif pour la Saison 2011-2012

Les Gardiens :

N°1, Paddy Kenny : Il y a deux ans, alors qu’il était aux portes de la Premier League, l’ancien gardien de Sheffield United s’est fait suspendre pour avoir pris des tablettes interdites contre une inflammation pulmonaire. L’irlandais de trente-trois ans n’eut plus par la suite l’opportunité de se prouver dans l’élite. C’est donc motivé comme jamais qu’il revient cette saison, fort de vingt-cinq blanchissages la saison passée, avec QPR. Rarement pris à défaut, bon au pied, Paddy Kenny a démontré d’étonnants réflexes à plus d’une reprise. Une valeur sûre.
Note de la saison dernière : 7/10

N°24, Radek Cerny : Le tchèque a disputé deux matches de championnat la saison dernière, deux matches lors des quels il n’a de loin pas rassuré son entraîneur. Il sembla fébrile et peu fiable. Affichant quelques kilos en trop, le portier est souvent pris à défaut sur sa relance au pied qui laisse à désirer. Il ne devrait pas trop jouer l’an prochain, lors de ce qui sera probablement la dernière saison de sa carrière.
Note de la saison dernière: 3/10

Les Défenseurs :

N°2, Bradley Orr : L’ancien joueur de Bristol City s’est montré plutôt régulier et, s’il a souffert de l’arrivée de Kyle Walker, le latéral droit réalisa une saison solide, avec une bonne contribution offensive dans l’ensemble et un but. La saison prochaine sera sa première dans l’élite, à 28 ans. Les premiers matches seront cruciaux pour lui, vu que Warnock observe de très près Kyle Naughton, arrière droit de Tottenham, qui pourrait faire son arrivée en août.
Note de la saison dernière : 5/10

N°3, Clint Hill : Intraitable sur son couloir gauche, adoré dans les vestiaires, le joueur originaire de Liverpool a répondu à toutes les attentes placées en lui la saison dernière. Agressif dans le bon sens du terme, fiable, malgré sa contribution offensive faible il eut une énorme influence sur le terrain. Son manque de vitesse devrait le pénaliser la saison prochaine, mais il reste important dans le dispositif de Warnock, qu’il connait mieux que personne.
Note de la saison dernière : 6/10

N°5, Fitz Hall : Le géant aux chevilles d’argile s’est montré régulier lors de ses 12 apparitions la saison dernière, mais ne fut une nouvelle fois pas épargné par les blessures et semble souvent maladroit à la relance. Il a déjà réussi à s’imposer en Premier League avec Wigan, alors s’il retrouve son meilleur niveau, il pourrait néanmoins en surprendre plus d’un…
Note de la saison dernière : 5/10

N°13, Kaspars Gorkss : Patron de la défense, en club comme en équipe nationale, le grand letton s’est montré intraitable et souvent à son avantage l’an dernier. Le numéro treize des Rangers pourrait se révéler être un vrai atout en Premier League la saison prochaine, ses 42 matches dans la meilleure défense de la ligue parlent en sa faveur, bon de la tête et puissant, il devra confirmer à un niveau où il n’a encore jamais joué, et aura peut-être à nouveau son lot de buts sur corner.
Note de la saison dernière: 7/10

N°16, Matthew Connolly : Malgré son jeune âge, une saison assez solide pour lui en tant que défenseur central. Ses deux expulsions parlent en sa défaveur, et il s’est manqué sur plusieurs de ses matches lors du dernier exercice. Mais il possède une bonne marge de progression et il devrait avoir sa chance en Premier League la saison prochaine sous les ordres de Warnock.
Note de la saison dernière: 6/10

N°41, Danny Shittu : Arrivé de Millwall en janvier, chouchou des supporters et fan du club, le défenseur nigérian semble tout de même maladroit avec le ballon et sa relance lui pose souvent problème, mais c’est un véritable colosse. Le Sylvain Distin du Championship.
Note de la saison dernière : 5/10

Les Milieux :

N°4, Shaun Derry : Malgré ses 34 ans, il s’est révélé un leader exceptionnel la saison dernière comme milieu récupérateur. Il n’a plus les jambes de ses vingt ans, mais il est partout, taclant et relançant très proprement. Il a manqué un seul match la saison passée, se révélant indispensable par sa très bonne vision du jeu. Sa complémentarité avec Faurlin fut cruciale dans la bonne saison des Queens Park Rangers. Pierre angulaire du dispositif de Warnock, il est le prolongement de l’entraîneur sur la pelouse, et malgré que ce soit Taarabt qui porte le brassard de capitaine, le vrai leader indiscutable et indiscuté de l’équipe, c’est lui.
Note de la saison dernière: 7/10

N° 7, Adel Taarabt : Élu meilleur joueur du Championship, Warnock lui a donné les clefs du jeu, et le jeune marocain a été impérial l’an dernier avec 19 buts et 15 passes décisives. Warnock lui a donné le brassard de capitaine pour l’obliger à calmer ses pulsions. Même si son comportement est discutable, sa touche technique et ses dribbles ont pulvérisé les défenses de Championship. Sa perte de poids lui a permis de gagner en vitesse et son style provocateur mêlant dribbles, passements de jambes et petits ponts ont fait un malheur à Loftus Road. Dans un bon jour, il peut décider de l’issue d’un match, mais il se frustre vite, et là… S’il résiste aux sirènes du PSG et des autres clubs le traquant, il peut exploser à QPR.
Note de la saison dernière: 9/10

N°10, Akos Buzsaky : Le hongrois magique fut blessé la plupart de la saison, mais s’il revient à son meilleur niveau, il est capable de s’imposer en Premier League. Ses coups-francs sont chirurgicaux, ses passes millimétrées et il connaît le club comme sa poche. L’été dernier, Stoke City et Lecce lui faisaient les yeux doux, mais il avait décidé de prolonger son séjour au bord de la Tamise. Une bonne alternative à Taarabt pour la saison à venir.
Note de la saison dernière: 5/10

N°11, Alejandro Faurlin : L’argentin de 24 ans s’est montré intraitable aux côtés de Shaun Derry. Sa touche technique permit à l’équipe de produire un jeu plutôt séduisant. Un véritable métronome, ses ouvertures sont géniales, ses passes en profondeur décisives, ses centres millimétrés. Peu troublé par les problèmes causés par son transfert, le gaucher est, sur la durėe, le meilleur joueur dans l’effectif de QPR, et devrait briller en Premier League.
Note de la saison dernière: 8/10

N°25, Hogan Ephraim : Le petit ailier anglais de père turc a réalisé un bon début de saison, mais a beaucoup souffert de la concurrence de Tommy Smith puis de Wayne Routledge. Doté d’une jolie technique et d’une très bonne conduite de balle, il manqua néanmoins de constance et de sang froid sur le terrain mais reste un bon remplaçant.
Note de la saison dernière : 6/10

Débarqué de West Ham, Kieron Dyer a été engagé pour une saison. Le natif d’Ipswich compte 33 sélections avec l’équipe d’Angleterre, mais sa carrière fut totalement dévastée par les blessures. Lors des trois dernières saisons, il n’a disputé que 15 matches. Payé sur la base de ses performances, le club n’a pris aucun risque en le signant. A 32 ans, c’est sa dernière chance de jouer au football, il n’a rien à perdre et l’on attend rien de lui. Le petit milieu offensif était un formidable créateur avant sa blessure, et sa qualité de passe et de percussion était connue loin à la ronde. Que reste-t’il de tout cela? Le temps nous le dira…
Note de la saison dernière: – /10

Les attaquants :

N°9, Heidar Helguson : Le vétéran islandais s’est révélé précieux et régulier. Son atout numéro un est son sang-froid, ce qui fait de lui un excellent tireur de penalty. « Iceman » a fait vibrer les filets à treize reprises la saison dernière, et a beaucoup travaillé pour ses coéquipiers, se révélant un excellent pivot. Malgré son petit mètre quatre-vingts, son jeu de tête est excellent. Cependant, il semble un peu juste pour la Premier League et sera handicapé par son manque de vitesse.
Note de la saison dernière: 6/10

N°12, Jamie Mackie: Travailleur acharné, l’attaquant international écossais n’abandonne jamais. Également éligible pour la Suisse et l’Angleterre, il possède le sens du sacrifice et un bon placement. Si son style n’est pas très spectaculaire, ni extrêmement technique, sa conduite de balle est correcte et dépourvue de fioritures. Un joueur qui joue simple et juste. Son travail sur le flanc droit lui a amené neuf buts. Une horrible blessure l’a écarté des terrains pour six mois, mais il ne reviendra que plus fort. Ses permutations avec Taarabt et Smith furent déroutantes pour les défenses adverses, à un tel point qu’avant sa blessure, West Ham et Everton lui faisaient les yeux doux. La bonne surprise de la saison à venir ?
Note de la saison dernière: 7/10

N°20, Rob Hulse : Arrivé pour près d’un million de livres de Derby County, il a beaucoup déçu la saison passée. Seulement deux buts et beaucoup d’occasions gâchées, il semblait paresseux sur le terrain et son attitude a énormément déplu aux supporters et à son entraîneur. QPR essaie de le prêter en Championship, mais peut-être qu’il commencera la saison avec les Rangers, malgré qu’il reste derrière Bothroyd et Helguson dans la hiérarchie au poste d’attaquant de pointe.
Note de la saison dernière: 3/10

N°21, Tommy Smith : Joueur clé du vestiaire, c’est lui qui a inscrit le but de la promotion à Watford. Ayant déjà joué en Premier League, ce travailleur est un modèle à suivre pour les jeunes, et une valeur sûre à avoir dans son équipe. Rapide dans son couloir gauche, il crée beaucoup d’opportunités pour ses coéquipiers par ses centres et il marque également. Six buts pour lui en Championship. Un des joueurs les plus sous-estimés en Angleterre.
Note de la saison dernière: 7/10

Transferé cet été: Jay Bothroyd: Venu compléter le secteur où les Rangers sont le plus vulnérable, l’ancien attaquant de Cardiff City a inscrit 20 buts avec les « Bluebirds » la saison dernière, étant au passage le premier joueur de Cardiff City à décrocher une place en équipe nationale anglaise, lors du match amical face à la France. Le grand avant-centre marque de la tête, des deux pieds, et a pour habitude d’inscrire un ou deux buts spectaculaires chaque saison. À 28 ans, l’anglais d’origine jamaïquaine est dans la forme de sa vie, et compte bien le démontrer sur les feuilles de match dès cet automne. Une très bonne acquisition.
Note de la saison dernière avec Cardiff City: 8/10

L’équipe type (AU 15 JUILLET 2011):

Kenny

Orr           Gorkss            Connolly          Hill

Faurlin           Derry

Mackie            Taarabt              Smith

Bothroyd

Joueurs clefs:

Paddy Kenny, Kaspars Gorkss, Alejandro Faurlin et Adel Taarabt qui auront tous à cœur de se prouver en Premier League et Jay Bothroyd qui doit confirmer, après sa première sélection en équipe d’Angleterre l’année dernière.

Tout l’effectif de la saison 2011-2012 avec la Coupe du Championship

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Les Transferts :

Départs :

Wayne Routledge(Newcastle, retour de prêt), Ishmael Miller(West Brom, retour de prêt), Pascal Chimbonda(libre), Rowan Vine (à l’essai à Doncaster), Josh Parker (libre), G. Tofas (libre)

Les nouvelles recrues :

Jay Bothroyd (Libre, précédemment à Cardiff), Kieron Dyer (Libre, précédemment à West Ham)

Ce dont ils ont besoin :

Suite à leur promotion en Premier League, les Queens Park Rangers devront se renforcer dans divers compartiments.
– La défense, où il faudra amener de l’expérience et un peu de vitesse dont elle manque. Loftus Road est un des plus petits terrains d’Angleterre, il y a donc moins de terrain à couvrir mais leur défense est malgré cela beaucoup trop lente.
– Ils auront besoin d’un milieu défensif pour épauler Shaun Derry qui affiche 34 ans, et qui pourrait avoir du mal à tenir le rythme de la Premier League.
– Un ailier sera nécessaire pour compenser la touche technique perdue avec le départ de Routledge.
– Un attaquant de pointe est à dénicher, en couverture pour le nouvel arrivant Jay Bothroyd, Helguson étant trop juste pour la Premier League.
– Et, si Adel Taarabt devait partir, le club devrait se trouver un milieu offensif technique pour le remplacer.

Comme les propriétaires semblent réticents à investir de grosses sommes sur des joueurs, Warnock devrait se tourner vers les joueurs libres. Il devrait disposer d’une petite dizaine de millions d’euros au maximum.

Cibles potentielles :

Kyle Naughton (Tot), Matthew Upson (Libre), Jonathan Parr (Aalesund), Jimmy Bullard (Hull), Darren Ambrose (Crystal Pl), Wayne Routledge (Newcastle), Pasquale Foggia (Lazio), Andy Johnson (Fulham), DJ Campbell (Blackpool).

À l’heure actuelle, QPR s’est mis d’accord sur l’indemnité de transfert de DJ Campbell, mais un accord reste à trouver avec le joueur ayant inscrit 13 buts la saison dernière qui a beaucoup de possibilités. Des discussions ont commencé avec Kyle Naughton et Jimmy Bullard, et sont toujours en cours.  À noter que le PSG est près à mettre £15 millions pour Adel Taarabt, et QPR réfléchissant à le vendre, la piste de Pasquale Foggia est étudiée pour le remplacer. Dernière information, un jeune arrière gauche nommé Kumba est à l’essai au club et a réalisé un match incroyable en amical contre Harrow Borough. Il pourrait très bien figurer sur la feuille de match à la reprise du championnat contre Bolton Wanderers. 
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Objectif du Club pour la saison à venir:

Se maintenir et rester le plus longtemps possible hors de la zone rouge, mais la saison s’annonce très difficile. Cependant, le groupe est composée avant tout de joueurs revanchards ayant quelque chose à prouver, ce qui pourrait donner des ailes à l’équipe comme les pénaliser pour leur inexpérience. Quoi qu’il arrive, avec le retour de Flavio Briatore et Bernie Eccestone au pouvoir, Warnock devra faire de très bons résultats avec peu de moyens, sinon…

Prédiction du Classement : 17ème

L’inconnue :

À l’heure où j’écris ces lignes, les dirigeants Messieurs Ecclestone et Briatore essayent toujours de vendre le club, avec notamment la famille Mittal, déjà actionnaire, intéressée. Un changement de propriétaires pourrait modifier drastiquement les ambitions du club, les cibles de transfert, ainsi que fragiliser ou renforcer Neil Warnock dont la position est déjà très souvent mise en doute par les dirigeants actuels.
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11 réflexions sur “Season Preview: Queens Park Rangers

  1. Mad_Nick, même derrière un écran on peut sentir ton ironie! Content que tu apprécie au moins l’article 😉

  2. Très bon article, rien à redire, Chapeau :hi:
    Tiens Mad, content de te voir. Quand est-ce que tu repasses sur le Fofo ? 🙂

  3. Bon article, gros travail. A noter que Warnock a réussi avec Taarabt là où d’autres ont échoué car il lui a accordé un traitement de faveur, les autres n’ont rien dit. Cela dit, les écarts de salaires et questions de notoriété, etc. arrivant avec la PL, pas sûr que cette stratégie remarche cette année. Et surtout, si le Marocain part ailleurs, pas sûr du tout qu’il retrouve un type comme le sorcier du Yorkshire pour le cadrer.
    Par ailleurs, sur la blessure de Mackie et la polémique entre El-Hadji Diouf et Neil Warnock qui s’ensuivit, voir (entrée du 8 janvier) :

    http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2011/01/30/janvier-dans-le-foot-anglais-13/

    et (entrée du 13 janvier) :

    http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2011/02/02/janvier-dans-le-foot-anglais-23/

  4. Honnêtement, c’est peut-être un peu dur de dire ça comme ça, mais je pense pas que Taarabt ait un avenir en tant que joueur de football professionnel. Il restera toute sa vie au rang d’éternel espoir. Je dis cela en concidérant qu’il quitte QPR, ce qui, pour moi, n’est qu’une question de temps. Comme tu dis, il ne retrouvera jamais la liberté qu’il avait sous Warnock. Et avoir Taarabt et Néné dans la même équipe, question égo et individualisme excessif, ça pourrait faire beaucoup de dégats pour le PSG. Á voir… Je lui souhaite qu’il me donne tord.

  5. Dans l’affaire Mackie-Diouf, ce qui m’a étonné, c’est qu’après que Warnock déclare que selon lui Diouf serait envoyé à l’etranger, Steve Kean ne tolérerait pas cela etc, Kean l’a vraiment envoyé à Glasgow. Manque de personnalité de Kean ou envie de protéger son groupe (ou sa réputation), je ne sais pas, mais ça me laisse songeur…

  6. Kean a aucune personnalité ce mec, c’est un branleur opportuniste arriviste qui n’a pas les épaules pour tenir une équipe de Premierleague… Déjà on ne sait pas réelement à quel point il est impliqué dans l’éjection de Sam Allardyce (faudrait pas prendre les gens pour des cons, il se retrouve deux semaines plus tard avec un contrat de 5 ans…) puis il a réussi à convaincre les Indiens de Venky’s qu’il était possible d’atteindre tout un tas d’objectifs comme accrocher la C1 avec £5M de budget pour les transferts…
    Les proprios lui ont demandé de jouer davantage à terre, il s’est exexuté ; puis évidamment comme il n’a absolument pas la poigne ou le bagage tactique de Big Sam son équipe s’est décomposée. Alors que c’était une des équipes de Premierleague les plus en place tactiquement, le bloc le plus difficile a bouger. Les résultats de 2010/2011 n’ont pas suivi ceux probants de la saison précédente mais au niveau tactique je les trouvais encore plus solide en début de saison, ne leur manquait que la réussite (et un buteur, pas le futur du foot Croate)
    Les joueurs ont continué a adopter leurs statégies sur les coups de pied arrêtés, les montées des DCs… Mais depuis que Kean a pris l’équipe y’a des espaces entre les lignes, plus ressérées comme avant…

    Puis on passe sur le fait que Samba & co aient menacé de se barrer pendant l’hiver, ou sur Kean arrêté en état d’ébriété après le match de MU…

    Moi honnêtement je crains pour Blackburn, c’était une bonne petite équipe depuis qu’ils sont remontés, ils faisaient chier personne et c’était une opposition coriace, puis le club était plutot bien géré avec John Williams… Là les vendeurs de poulet veulent faire de ce club un tremplin pour l’agence de joueurs obscure (dont je n’ai plus le nom) dont ils sont proches…

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