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The stands are on fire

Udinese-Arsenal: The Gooner’s Guillotine


Udinese-Arsenal, barrage retour de la LdC

 

MyPremierLeague était devant le petit écran de son computer pour servir sur un plateau le match de l’angoisse. Enjeux (si..piégeux !), jeu, puis enfin après alors, nais-je, flocons de conséquences, nuée de dommages naissants. MPL, pour vous.

Ce mercredi soir, à l’occasion d’un simple match de football, de très grands enjeux financiers et sportifs sont sur la table. Trop grands. En dehors des enjeux sportifs, qui influent sur les financiers, et inversement, ces barrages ont trop valeur de couperet économique. Car ce sont avant tout des couperets sportifs, voire prestigieux. A Arsenal , sont en jeu pas moins de 20-25 M d’€, l’honneur d’un club qualifié 14 fois consécutivement pour les phases finales de la LdC, et son attractivité pour les remplacements de Cesc Fabregas et Nasri. Enfin, l’hémorragie sportive que subit le club Gooner, a l’occasion d’être estompé. En fait, elle doit être estompé, sous peine pour Arsène, et son club, de passer, chacun à leur façon, pour un temps indéterminable, à la trappe de la lasagne européenne. Tout ça, avec des absents (Diaby, Koscielny, Gibbs, Wilshere, Wenger lui-même !), pour suspension ou blessure, voire ventes. Des présents aux diagnostics mentaux alarmants, fantomatiques sur le terrain samedi dernier une fois le match fini, et le ridicule autogoal de Ramsey, à mettre en corrélation avec la réussite actuelle des Gunners. Ils combattent tout, tout les combattent. Et jouer tout, c’est perdre. Opposés à eux sur le carré vert une semaine et un jour plus tôt à l’Emirates, les frioulans de l’Udinese sont dans la pente inverse : un championnat inespéré, une prestation convaincante face à une équipe qui a peur, une force mentale drainée par son capitaine Toto di Natale, et qui habite chaque joueur d’Udine. Reste que ce match, si le résultat en est positif, constitue un palier pour le club. Ce serait une rentrée d’environ 15 M d’€, qui permettrait de reconstruire un effectif semblable en qualité à celui de l’an dernier…bref, Udine peut devenir un club capable chaque année de se qualifier en LdC, avec les surplus de pression que cela représente par rapport au club tranquille qui jongle entre belle saison, et saison pourrie. ça va de soi qu’ils ont eux aussi la pression, une pression qu’ils sentiront plutôt au cours du match, le temps courant. Toto di Natale a parlé de ‘finale de coupe du monde‘: ils se mettent la pression, les bourricots.

Arsène approves me

Vous l’aurez compris, ce n’est un match facile pour personne, un combat aussi avec soi-même. Difficile notamment pour les techniciens Guidolin et Wenger, conscients tout deux des enjeux à la fois sportifs et financiers. Sauront-ils masquer l’énorme pression vis-à-vis de leurs joueurs, et préparer correctement leur match ?

La rencontre alped’huezienne

Le début de match est clair de chez Watwiller. Comme prévu, l’Udinese se sent forte, presque invincible face à des Gunners venu présentés leurs nuques aux bourreaux frioulans. Après un but hors-jeu d’une volée, et 400 bons coups, Toto di Natale, déjà porteur de l’esprit et l’espoir d’Udine, en plus du brassard, endosse le costume du joueur de tête, montrant à quel point il est complet, ne doute de rien, surtout pas de lui. Il se démarque avec malice, le ballon lui est bien centré, mais signé une si belle tête, restant les deux pieds ancrés au gazon, il la dépose avec la précision d’un chimiste avec sa burette graduée, poteau rentrant. Sczesnszy est cloué, et devant notre écran, ou dans le Stade, à n’en pas douter, Arsenal va couler, couler, couler.

L'attachant et excellent Toto di Natale

Nous sommes alors à la demi-heure de jeu. Il faut un tournant avant la mi-temps. Non pas les multiples irrégularités techniques de Walcott, ni la mollesse de l’entrejeu Gunner, tachant gauchement et bien trop humblement de prendre la balle, et de la faire circuler. Udine la prend avec autorité, et se créer de franches occasions : Toto, pas zéro but ce soir, trouve le poteau. Mi-temps. Je respire à peine. Les Gunners sont totalement perdant face à eux-mêmes, se laissant écraser par la pression. Seul Wenger est apte, sur cette mi-temps, à sortir de cette bulle destructrice, presque érosive, et à entrainer avec lui ses joueurs. Pourquoi ne pas coacher, en faisant rentrer qui lui semble apte à transmettre son message.

Jusque-là en résistance avec eux, rongés par la pression, Arsenal va se libérer une 1ère fois de ce joug. Gervinho, en nouveau leader mental de l’équipe, s’extrait de la pression et du marquage de l’arrière droit frioulan pour servir, après un sacré numéro, il faut le dire, Robin van Persie, Captain wrong-foot (Capitaine contre pied), capable de rester lucide, d’abord, puis assez en retrait pour que toute la défense frioulane, qui avançait confiante sur un centre au cordeau de Gervais, soit biaisée. Maintenant, c’est deux buts qu’il faut à Udine. Et le voile de la pression, l’infection presque, s’est partiellement dissipé grâce à cette action des deux bons éléments offensifs d’Arsenal. Rosicky, rentré à la mi-temps, à la place d’un inutile Frimpong (inutile car aligné à coté de Song, traduisant par ce choix la frilosité de Wenger, peureux à l’idée de ce match, un minimum).

Rosicky, auteur de la course qui déplaça la défense frioulane sur l'égalisation.

Tomasz régale par son engagement défensif notamment, et en général, son attitude, qu’il transmet à ses coéquipiers. Mentalement, on assiste, visiblement, tangiblement, presque à une inversion des fluides, du moins des tendances mentales qui s’inversent. Cette perspective va freiner fort, lorsqu’Udine obtient un pénalty, qu’Antonio di Natale est naturellement destiné à tirer. Le 2ème de ce type dans la carrière de ce grand joueur par le talent, mais aussi les valeurs, lui qui est fidèle à l’Udinese, qui réalise toujours des bons matchs, qui est d’une générosité qu’égale à sa justesse technique, sa simplicité et son intelligence. Le 1er était lors d’Italie-Espagne, un pénalty qu’il se vit arrêter, un manqué majeur dans l’histoire du football italien, l’occasion de sortir le favori, avec une Squadra Azzura relativement bénigne alors. J’ai bien dit relativement.

Mais revenons à Toto dans le présent. Il tire, c’est haut, fort, loin du gardien, pas loin de la lucarne. Tiré avec conviction. Tout pour marquer. Seulement, le Polak des bois Gunner s’appelle Wojceh Sczesnszy. Il sort la balle en se déployant, albatros d’un instant, à l’occasion d’un arrêt ultra spectaculaire, mais aussi ultra important. Il n’en faut pas plus pour endeuiller tout le public frioulan, toute l’équipe elle-même, et avant tout, Toto di Natale, le cœur serré, pensant sans doute à ce pénalty face à l’Espagne, en 2008. Y repensant, car il a pu y penser avant ce pénalty. Peut-être son erreur.  Il ne va pas pour autant ‘devenir maçon’, comme il le pensa quelques secondes après son échec en 2008. C’est à Sczesnszy qu’il va falloir penser à faire une statue, et un contrat verrouillé. Ce garçon a 20 ans, il a déjà tout pour lui, et plus encore. Un charisme délirant, un talent fou, une assurance impensable, dès ses débuts, excepté un tout 1ermatch un brin gauche, face à Man U, il y a 6 mois à peine. Quelle progression depuis. Il fait partie des meubles maintenant, véritable leader de sa formation, avec une rare maturité. Mais n’empiétons pas sur l’après match, l’heure des conclusions.

Le Polonais ne veut plus être victime, c'est historique.

A partir de cet instant où l’arrêt est réalisé, le match est mort, les tendances mentales se sont presque définitivement inversées. Manquait plus que Walcott nous fasse un sprint tout moche, entrecoupé d’un beau double relais avec un Sagna de fer ce soir-là, pour qu’Arsenal gagne sa guerre avec lui-même, suffisant pour gagner contre Udine, chez eux. Une équipe forte, mais pas tant que ça, son énergie mentale reposant trop sur un seul homme, celui-ci s’en est rendu compte ce soir. Être un leader, et changer de palier, c’est dur. Arsenal, déjà grand club, sauve les meubles, et Wenger, prouve, ainsi que certains de ses joueurs, qu’il a la carrure pour être de ce club.

Autres conséquences et dommages

 

-Arsenal: 15ème C1 de suite : unique, exceptionnel, splendide, puissant, jizzant. Ça ne doit pas s’arrêter tant que Wenger est là.

-Udinese: palier non franchi. Une saison plus calme se prépare, ils vont pouvoir pister tranquillement de futurs bons petits joueurs…

-Arsenal: Wenger face à ses responsabilités, il a jusqu’au 31 Août au soir pour finir un autre match : Arsenal-Mercato. Le but, trouver les bons brins d’herbres pour compléter sa pelouse-effectif. Et des verts comme Cesc, y’en a pas cent. Gros défis, mais il a écarté le problème Udinese. Je pense que faire le point sur ce match à sa fin, ne sera pas de trop. Je suis impatient qu’il agisse.

-Arsenal: En ayant réussi à gagner face à la pression, en opérant à une désinhibition saine, les Gunners ont grandi, comme lorsqu’ils ont gagné Chelsea 3-1 l’an dernier (fruit perdu depuis, par des matchs-régressions…). Ça, c’est pour les joueurs nus en expérience de matchs de haut niveau, mais aussi pour ceux qui ont peu brillés ou réussis dans ces matchs. Là, des tauliers mentaux se sont révélés : van Persie, Gervinho, Sczesnszy, Song ou Sagna ne sont plus les 2nds couteaux de l’équipe. Ils semblent aptes à prendre les rennnes. Man U est le test idéal, soyons dignes, résistants, et efficaces. Alors, même dans la défaite (logique vu les effectifs en présence), nous aurons que très peu perdu. Juste d’embêtantes encablures en championnat.

-Coeff UEFA : Honnêtement, on peut aller chercher l’Italie, nous les petits français, au coefficient européen. Faut y croire, car l’Udinese est en Europa League, et que les clubs italiens se moquent éperdument de cette compétition. (du nouveau dans les directives de la fédé italienne ?)

HumeursHucrèves

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Cette entrée a été publiée le 26 août 2011 par dans Arsenal, Coupe d'Europe, Saison 2011/2012.
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